La ressource Moreau En Ligne vise à permettre diverses requêtes dans les métadonnées léguées par la tradition bibliographique autour des Mazarinades (libelles, brochures, «pièces fugitives» parues pendant la Fronde, entre 1648 et 1653).

Il s’agit d’une numérisation automatique, partiellement corrigée et structurée, de la grande bibliographie de Célestin Moreau (1850-1851), qui, en l'absence de rénovation au XXe siècle, fait encore autorité pour l'identification des textes (numérotation Moreau) et de la tentative de recension exhaustive (elle rassemble 80 % des pièces connues à ce jour).

Elle permet de réaliser des requêtes par les différentes métadonnées disponibles : le numéro Moreau, une séquence de caractères du titre, l’année, la date plus précise quand elle est accessible, le lieu de publication, le nombre de pages et la notice Moreau.

Une nouvelle ressource est en cours d'élaboration à la bibliothèque Mazarine (Base Bibliographique des mazarinades) qui offrira à terme une nouvelle numérotation avec un permalien par édition et des métadonnées rénovées issues des travaux d’Hubert Carrier, notamment. Pour plus d’informations sur ce tableur et les bibliographies des mazarinades voir le wiki du projet Antonomaz

Numéro MoreauTitreAnnéeDate PréciseLieuNb. PagesNoticeNote
1A la reine, par un ecclésiastique1652Paris191. A la reine, par un ecclésiastique. « Vade , quoniam vas electionis est mihi , ut portet no- « men meum coram gentibus et regibus et filiis Is- « raël. » Acr., Ix, 15. Paris, 1652, 19 pages. « C’est une sorte de sermon sur l’éloignement de Mazarin, écrit pour le jour de sainte Catherine de Sienne.
2A messieurs du parlementSans DateSans Lieu42. A messieurs du parlement. (S. l. n. d. ), [1650], 4 pages. Rare. Pour la liberté des princes , après leur transfert au Havre.
3A monseigneur Charles de Lorraine, duc d’Elbeuf, généralissime des armées du roiSans DateSans Lieu43. A monseigneur Charles de Lorraine, duc d’Elbeuf, généralissime des armées du roi. (S. l. n. d.), 4 pages. Cette pièce est signée du Bos ( Mathieu). Puisque le duc d’Elbeuf était encore généralissime des armées du roi…. pour le parlement, le prince de Conti n’était pas entré dans Paris. On voit que le sieur Du Bos n’avait pas perdu de temps pour mettre sa plume au service de la Fronde. J’ai rencontré de ce pamphlétaire sept pièces tant en prose qu’en vers, tant en français qu’en latin. La meilleure, sans contredit, est l’Icon tyranni in invectiva contra Mazarinum expressa. Elle est d’une bonne latinité et ne manque ni d’élégance ni de vigueur. Les autres vaudraient tout au plus la peine d’être indiquées par leur titre si l'une d’elles, le Manifeste de M. le prince, n’avait mis l’auteur dans la nécessité de se cacher , et si elle n’avait pas été reproduite en entier dans les Mémoires de Ia minorité de Louis XIV, page 385 de l’édition de 1690, et citée comme document officiel dans la seconde édition de l’Histoire du prince de Condé par Pierre Coste, page 258. Pour se défendre, Du Bos fit paraître le Manifeste de l’auteur du Manifeste de M. le prince , etc. Les autres pièces de Du Bos sont les Illustres présages des avan- tageux succés de nos troupes, etc. ; le Procès-verbal de la canonisation du bienheureux Jules Mazarin, et Archipræsulis in Joanne- Francisco-Paulo Gondæo , etc. On lit dans les Mémoires du cardinal de Retz que le marquis de Vardes fit couper le nez à Dubosc Montandré pour un libelle dans lequel la maréchale de Guébriant, sa sœur, était déchirée. Il paraît que les paroles du cardinal doivent être prises dans leur sens le plus littéral. Du moins voici comment, de son côté, Loret raconte « Témoin ce méchant Manifeste Qui fat à son auteur funeste, Où Vardes étant mal traité En devint si fort irrité, Que ses laquais , gascons ou basques, Ayant pris l’auteur par les basques, Coupèrent à coups de ciseau Son très-infortuné naseau ; Ce qni fait qu’après cet outrage On peut dire de son ouvrage : « Ce sont des discours mal tournés « D’un auteur qui n’a point de nez. » C’est le même fait, comme on voit. Seulement le cardimal de Retz s’est trompé en deux points : l’auteur mutilé n’est point Dubosc Montandré, mais Du Bos ; il n’avait point injurié la maréchale de Guébriant, mais le marquis de Vardes lui-même. Il faut se rappeler que Loret écrivait toujours en présence des faits. Il recueillait jour par jour les nouvelles dont il devait chaque semaine composer une lettre pour mademoiselle de Longueville. Aussi la parfaite exactitude de sa Muse historique est-elle universellement reconnue. Or, la lettre dans laquelle il raconte l’action brutale et cruelle du marquis de Vardes, est datée du 27 juillet 1651. C’est la xxIix° du livre II. Il y est dit en termes exprès que le libelle était un Manifeste qu’on faisait courir sous le nom d’un prince, et que le marquis de Vardes y était maltraité. Dubosc Montandré n’a publié tout au plus qu’un seul Manifeste; c’est celui du cardinal Mazarin ; mais Du Bos est, comme je viens de le dire , l’auteur du Manifeste de M. le prince de Condé, contenant les véritables raisons de sa sortie de Paris le 6 juillet 1681. Ce pamphlet a dù paraître vers le 15 juillet; et j’y lis le passage suivant : « Ce qui me fait croire sans aucun doute que mes ennemis et ceux du repos de la France destinent Brissac pour en faire le port où Mazarin conservera le débris de son naufrage, c’est que je vois qu’on en donne le gouvernement à Vardes , insigne partisan de ce cardinal et lâche déserteur du service de Son Altesse Royale. Évidemment voilà le libelle désigné par Loret. Entre le gazetier qui écrivait sur les lieux, en présence du fait qu’il avait pu vérifier, et le cardinal de Retz qui n’a rédigé ses Mémoires que plus de vingt ans après, il me semble qu’il n’est pas permis d’hésiter.
4À monseigneur le Coadjuteur sur sa retraite du 5 avril 1651, SonnetSans DateSans Lieu14. À monseigneur le Coadjuteur sur sa retraite du 5 avril 1651, Sonnet. (S. l. n. d.), 1 page. Rare. Mauvais vers où l’on met le coadjuteur au-dessus de tous les hommes et sa retraite au-dessus de toutes les actions.
5À monsieur de Broussel , conseiller du roi au parlement de Paris1649Paris45. À monsieur de Broussel , conseiller du roi au parlement de Paris. Paris, François Noël, 1649, 4 pages.
6À nos seigneurs du parlementSans DateSans Lieu76. À nos seigneurs du parlement. (S. l. n. d.), [1650], 7 pages Requête en addition pour la récusation du premier président par Beaufort, Gondy et Broussel.
7À nos seigneurs du parlement1649Sans Lieu27. À nos seigneurs du parlement. (S. l. n. d.), [1649], 2 pages. C’est une requête d’opposition, faite par les propriétaires des maisons, aux arrêts des 10 et 14 avril 1649, qui déchargent les locataires du terme de Pâques. J'y trouve une curieuse liste des métiers qui ont gagné au blocus de Paris : Clinquaillers (sic), fourbisseurs, chapeliers, merciers, malliers, fripiers , drapiers, armuriers, arquebusiers , serruriers, esperonniers, marchands de blé , boulangers, pâtissiers , bouchers, cabaretiers, grenetiers (sic), cordonniers, potiers d'étain , ceinturiers, chaircuttiers (sic), selliers, marchands de chevaux , chandeliers , appotiquaires (sic), chirurgiens , épiciers , orfèvres.
8À qui aime la vérité1649Sans Lieu48. À qui aime la vérité. (S. l. n. d.), [1649], 4 pages. Signé : Le désintéressé à Paris. C’est le second des deux billets que le chevalier de la Vallette sema par les rues de Paris dans la soirée du 11 février. Il y en a une autre édition de Saint-Germain, également de 4 pages, mais sans la signature. Le premier billet est intitulé : Lis et fais. On a publié deux réponses aux billets : la Lettre écrite au chevalier de La Falette sous le nom du peuple, etc., et les Motifs de l’union des bourgeois de Paris avec le parlement, etc. Baillet, cité par Prosper Marchand, attribue le second billet au chevalier de La Valette lui-même ; mais il est plus probable qu’il a été écrit par Cohon , évêque de Dol, comme le premier. Il existe des deux billets des éditions sous le titre de Copie, etc.
9À savoir (l') si nous aurons la paix et si notre guerre civile s'achèvera bientôt1652Paris199. À savoir (l') si nous aurons la paix et si notre guerre civile s'achèvera bientôt. Paris, 1652, 19 pages. Il y a un mot de bon sens dans cette pièce qui d’ailleurs n’est pas commune. L’auteur dit de la Fronde que c’était « une affaire de rivalité de prétentions. » Aussi n’épargne-t-il personne, pas plus la reine que les princes , et le Mazarin que le parlement. Après la députation du clergé.
10À tous les évêques, prêtres et enfants de l’Église, Jean-François-Paul de Gondy, cardinal de Retz, archevêque de Paris1660Sans Lieu4710. À tous les évêques, prêtres et enfants de l’Église, Jean-François-Paul de Gondy, cardinal de Retz, archevêque de Paris. (S. l. n. d.), [1660], 47 pages. La pièce porte la signature autographe du cardinal. C’est le dernier retentissement de la Fronde. Écrite après la paix des Pyrénées, la lettre contient l'histoire entière de l’affaire du cardinal de Retz. Elle est remarquablement bien faite. M. Champollion dit, dans le complément des Mémoires du cardinal (coll. Michaud), page 586, qu’elle fut imprimée en Hollande, C’est possible ; sous la rubrique de Paris , non. Elle est sans nom de lieu. Il ajoute que le cardinal y joignit la lettre au roi, datée du 30 avril 1660, et celle de la même date , adressée, non à son chapitre , mais à ses grands vicaires, pour les envoyer en France. Un ami du cardinal, qui lui écrivait de la cour, dit , dans une lettre du 4 septembre , citée par M. Champollion : « Jeudi dernier, le lieutenant civil et les gens du roi furent mandés d’aller au Louvre pour faire brûler vos trois lettres. » Il ne paraît cependant pas que l’exécution ait eu lieu; et dans une autre du 9: « Votre lettre n’a pas produit tout l’effet qu’on pouvait attendre. » Il s’agit de celle-ci précisément.
11À tous les habitants de la terre, l’heureux génie salut1652Sans Lieu4711. À tous les habitants de la terre, l’heureux génie salut. Les advenues du bien souverain de l’homme, c’est à savoir le traité de la paix entre les hommes, de la guerre contre les vices, et de l’intelligence dans l’amour du ciel, vrai miroir de l’homme d’honneur, de l’homme sage et de l’homme heureux. Sans Lieu, 1652, 47 pages.
12A très-haut prince, nostre très-cher et amé cousin , le seigneur Armand de Bourbon, prince de Conty, du sang royal1652Sans Lieu312. A très-haut prince, nostre très-cher et amé cousin , le seigneur Armand de Bourbon, prince de Conty, du sang royal. (S. l. n. d.), [1652], 3 pages. Datée du 10 avril 1652 et signée CHRISTINE. La reine de Suède offre sa médiation pour la paix ; mais pour- quoi au prince de Conti?
13A un ministre d’État sur les œufs1649Sans Lieu713. A un ministre d’État sur les œufs. Sans Lieu,1649, 7 pag. Toutes les rimes sont en eux. Voilà l’explication du titre.
14Abolition (l’) de M1652Paris814. Abolition (l’) de M. le duc de Beaufort au parlement de Paris, avec les dernières nouvelles de l’armée de M. le prince, et l’ordre que M. le prince a donné pour ôter les vivres au maréchal de Turenne. Paris, L. Laureau, 1652, 8 pages. L’abolition est du 22 septembre. Elle porte sur le duel du duc de Beaufort avec son beau-frère, le duc de Nemours.
15Abrégé de l’Arsenal de la foi qui est contenu en cette copie de la conclusion d'une lettre d’un secrétaire de Saint-Innocent, par lui écrite à sa sœur sur la détraction de la foi d’autrui, lequel n'ayant de quoi la faire imprimer tout entière, il a commencé par la fin à la mettre en lumière, étant en peine d’enfanter la vérité de Dieu en lui, comme une femme enceinte de mettre son enfant au mondeSans DateSans Lieu415. Abrégé de l’Arsenal de la foi qui est contenu en cette copie de la conclusion d'une lettre d’un secrétaire de Saint-Innocent, par lui écrite à sa sœur sur la détraction de la foi d’autrui, lequel n'ayant de quoi la faire imprimer tout entière, il a commencé par la fin à la mettre en lumière, étant en peine d’enfanter la vérité de Dieu en lui, comme une femme enceinte de mettre son enfant au monde. (S. l. n. d.), 4 pages. Signée FRANÇOIS DOSCHE. Il y a du même auteur une autre pièce signée F. D. C. (capucin?) indigne.
16Abrégé véritable de ce qui s’est fait pour le soulagemnent des pauvres des villages du diocèse de Paris; la nécessité de soutenir cette entreprise par des aumosnes extraordinaires, et pareillement de les employer à la continuation de l’assistance du grand nombre des malades des fauxbourgs1652Sans Lieu416. Abrégé véritable de ce qui s’est fait pour le soulagemnent des pauvres des villages du diocèse de Paris; la nécessité de soutenir cette entreprise par des aumosnes extraordinaires, et pareillement de les employer à la continuation de l’assistance du grand nombre des malades des fauxbourgs. (S. l. n. d.),[1652], 4 pages. Les religieux qui se sont le plus activement occupés de cette œuvre, sont les prêtres de la communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet, les jésuites, les capucins, les pères de la Mission et les jacobins. Voir le Mandement de l’archevêque de Paris pour le secours des pauvres.
17Acclamations (les) de joie des bons Parisiens sur l’heureuse arrivée de la paix1649Paris817. Acclamations (les) de joie des bons Parisiens sur l’heureuse arrivée de la paix. Paris, Nicolas de La Vigne, 1649, 8 pages. Avec permission. Cette pièce se termine par des vers médiocres sous le titre de : Les Souhaits des bons villageois en faveur des bourgeois de Paris.
18Accord (l') passé entre les quatre empereurs de l’Orient et les empereurs, rois et princes de l’Occident, pour venger la mort du roi d’Angleterre à la sollicitation de la noblesse de France1649Paris818. Accord (l') passé entre les quatre empereurs de l’Orient et les empereurs, rois et princes de l’Occident, pour venger la mort du roi d’Angleterre à la sollicitation de la noblesse de France. Paris, Claude Morlot , 1649, 8 pages. Curieux et rare. L’un des empereurs de l’Orient est le prêtre Jean, qui , dit l’auteur, se prétend de la race de David comme étant issu de la reine de Saba.
19Accouchée (l') espagnole, avec le caquet des politiques, ou le frère et la suite du politique lutin sur les maladies de l’État, par le sieur de Sandricourt.1652Paris2319. Accouchée (l') espagnole, avec le caquet des politiques, ou le frère et la suite du politique lutin sur les maladies de l’État, par le sieur de Sandricourt. Paris, 1652, 23 pages. Sandricourt est un pseudonyme dont j'aurai tout à l’heure à rechercher le véritable nom. On le compte parmi les pamphlétaires les plus féconds de la Fronde ; et je ne connais guère que Dubosc Montandre et Davenne qui aient écrit autant ou plus que lui. Les pièces de Sandricourt composent un recueil en deux parties sous le titre général de : Les Fictions politiques, ou Sérieux et agréables caprices du sieur de Sandricourt sur les désordres civils arrivés en France ès années 1651 et 1652. Rouen, 1632, in-4°. Ce titre est suivi d’une épître dédicatoire générale A ma princesse et incom- parable amie madame F. P. V. D. S. D. L. B., sous la date du 21 octobre 1652. La Princesse , c'est Paris affligée par Emiarmène , la Providence ou le Destin. Vient ensuite un second titre ainsi conçu : Recueil des pièces du sieur de Sandricourt , première partie, contenant ses fictions politiques , savoir : le Politique lutin porteur des ordonnances , etc.; l’Accouchée espagnole ; la Descente du politique lutin aux Limbes ; les Préparatifs de la descente du cardinal Mazarin aux enfers ; la France en travail sans pouvoir accoucher, etc.; le Censeur du temps et du monde, etc.; la seconde partie du Censeur, etc.; la Réponse de Sandricourt sur la thèse couchée en la seconde partie du Censeur touchant les régences; la Troisième partie du Censeur ; la Quatrième et dernière partie du Censeur. (10 pièces.) Ici se place le troisième Utre : Recueil des pièces du sieur de Sandricourt, seconde partie contenant ses pièces académiques , savoir : le Procès du cardinal Mazarin, autrement le Complot burlesque ; Réponse pour Son Altesse Royale à la lettre du cardinal Mazarin ; Pasquin et Marforio sur les intrigues de l’état ; Réponse pour messieurs les princes à l’Esprit de paix ; les Sentiments de la France, etc.; l’Ombre de Mancini, etc.; les Songes Et réponses d’Hydromanthe ; les Cordeliers d’état, etc.; l'État présent de la fortune de tous les potentats, etc.; le Visage de la cour, etc.; le Maréchal des logis, etc. ; les Très-humbles remontrarices des trois états, etc. C’est l'adieu du sieur de Sandricourt. (12 pièces, en tout 22, ) Enfin le volume se complète par le : Recueil des pièces refutées par le sieur de Sandricourt, savoir : les Sentiments d’un fidèle sujet du roi sur l’arrêt du 20 decembre 1651 ; Lettre du cardinal Mazarin à Son Altesse Royale sur son retour en France du 5 janvier 1652 ; l’Esprit de paix ; le Censeur censuré. (4 pièces). Il faut ajouter les Maximes véritables et la suite, que Sandricourt a oubliées ou négligées, je ne sais pourquoi; de sorte que les trois recueils réunis doivent contenir 28 pièces. Tous les titres que je viens de transcrire, ont été imprimés après l’entière publication des pièces, et quand on a voulu les réunir en corps de volume. Évidemment ce travail a été fait sous la direction de Sandricourt lui-même , puisque la collection s’est accrue de l’épitre dédicatoire , composée tout exprès. Les recueils cependant ne présentent pas les pièces dans l’ordre chronologique de la composition. Voici à cet égard quelques détails que je trouve dans un Avis au lecteur, imprimé à la suite de la quatrième partie du Censeur du temps et du monde. Je crois d’autant plus utile de les reproduire que l’Avis ne se rencontre pas dans tous les exemplaires : le Politique lutin à été publié quinze jours après la vérification limitée de la déclaration contre le prince de Condé; le Complot ou entretien burlesque, aliàs le Proces du cardinal Mazarin, incontinent après l’arrêt du 20 décembre ; l’Accouchée espagnole après le passage de Mazarin avec son armée; la Descente aux Limbes pendant le siège d’Angers; les Préparatifs après que les Maximes véritables eurent paru ; la France en travail ensuite ; le Pasquin trois semaines devant le siége d'Étampes; la première partie du Censeur peu de jours après la prise de Gravelines par les Espagnols; la seconde lorsque le duc de Lorraine arriva à Paris ; « la troisième ni la Réponse au Censeur censuré n’ont que faire du temps ; » la quatrième six jours avant la retraite de Mazarin. Après avoir donné une liste incomplète et inexacte des pamphlets de Sandricourt, Larroque ajoute: « J’ai omis à dessein le titre de quelques autres pièces si hardies que l’auteur n’osa pas les avouer, ni même y mettre son nom d'anagramme. » De ces pièces il en est deux que Sandricourt , bien loin de les avouer, à désavouées expressément au contraire dans les Songes et réponses d'Hydromanthe. « Voir, dit-il dans une note, voir le Visage de la cour et l’État présent de la fortune des princes que je n’avoue pas pour miennes. » Et il fait connaître la raison de ce désaveu ; c’est que «le Visage de la cour se moque de la braverie (Châteauneuf) et du Chien au grand collier (Séguier), disant que la Grand’barbe (Molé) ne fait le philosophe ni l’homme d’état et que le vent lui souffle du derrière. » Nous avons vu cependant que Sandricourt a plus tard compris ces deux pamphlets dans les recueils de Rouen, 1652. D’ailleurs il avait dejà écrit sur le titre du Maréchal des logis : « Demandes au vendeur l'État présent de la fortune des princes et le Visage de la cour, et reçois ces trois pièces comme des divertissements de ma plume. » Je ne serais pas éloigné de croire que Sandricourt est l’auteur du Fourrier d’État. Au moins lit-on dans le Maréchal des logis, qui est certainement postérieur : « Il est juste que nous la logions (la cour) un peu plus au large que par le passé. » Sandricourt se montre toujours très-favorable au duc d’Orléans. Il l’épargne seul dans le Visage de la cour ; et il répond pour lui à la lettre du cardinal Mazarin. Or dans le Fourrier d’État, le roi est logé à Saint-Denis, le duc d’Orléans au Louvre et le duc de Valois à la place Dauphine. Sandricourt avait promis plusieurs autres pièces qu’il ne paraîit pas avoir données. Ainsi dans la seconde partie du Censeur du temps et du monde il annonce la Signora Marforia, le Génie de la France sur la sellette, le Génie de la Suède attentif au bien de la France; il revient sur la Signora Marforia dans Pasquin ; enfin dans les Trés-humbles Remontrances des trois états il promet encore une fois la Signora Marforia et le Génie de la France sur la sellette ; « mais, dit-il , cela marchera d’un style particulier qui pourra être bien venu du magistrat , lequel se gardera de titrer ma plume de séditieuse ; ou je lui ferai voir que je suis vif dans mes ressentiments. » Il ne paraît pas, malgré ces airs fanfarons, que Sandricourt ait donné suite à ses promesses. Je ne vois pas non plus qu’il ait publié la troisième partie et la clef de son Hydromanthe. Le Procès du cardinal Mazarin a été réimprimé, avec une augmentation assez considérable, sous le titre de : Le Complot et entretien burlesque sur l’arréêt du 29 décembre , etc. Il existe deux éditions du Politique lutin, toutes deux portant le même titre, toutes deux de 1652, toutes deux de 24 pages ; mais celle où le titre n’est pas répété tout entier en tête du texte et où on lit seulement : le Politique lutin porteur des ordonnances, etc., est bien meilleure que l’autre. L'opinion générale est que c’est Mézeray qui se cachait sous le pseudonyme de Sandricourt. Larroque, son historien, qui l’avait reçue probablement des contemporains , n’a pas hésité à la transmettre entière. Il a même cherché à la justifier en disant que Sandricourt est l’anagramme de François Eudes. Mézeray, ajoute-t-il, se souvenait d’avoir gagné à ce métier des sommes considérables sous le ministère du cardinal de Richelieu. Cependant les savants continuateurs du père Lelong ont proposé une conjecture nouvelle. À leur avis, le pseudonyme a un autre style que Mézeray ; et sa vaste érudition ne paraît pas convenir à l’historien de la France, Il y a d’ailleurs trop de différence entre François Eudes et Sandricourt. « Si l'on veut s’en tenir, disent-ils, à la preuve de l’anagramme, on croira plutôt auteur de ces écrits un François Duret. » On n’a pas tenu compte de leur conjecture; et on a eu tort. D’abord il est bien certain que François Duret se rapproche beaucoup plus de Sandricourt que François Eudes. Entre le premier nom et le second, il n’y a que deux lettres de différence ; entre le second et le troisième , il y en a six. Puis le pseudonyme semble dire qu’il était medecin ; et l’Accouchée espagnole, les Songes d’Hydromanthe, par exemple , prouvent qu’il avait au moins fait des études médicales. Il avait certainement voyagé sur mer. Il avait vu Rome et l’Italie. L’Ombre de Mancini montre qu’il possédait les langues latine et grecque. On peut croire même qu’il avait quelque connaissance de l’italien et de l’espagnol. A tous ces traits , on ne saurait reconnaître Mézeray. Si François Duret était fils de Jean Duret, premier médecin de Marie de Médicis , petit-fils de Louis Duret, médecin ordinaire de Charles IX et de Henri III, la conjecture des continuateurs du père Lelong serait amplement justifiée. Sa profession,, son érudition, ses voyages, ses opinions même s’expliqueraient sans la moindre difficulté. Jean Duret, on le sait, fut en son temps un forcené ligueur ; mais il ne paraît pas qu’il ait jamais appartenu à la faction espagnole, Nous verrons tout à l’heure que Francois Duret , frondeur ardent , ne voulut jamais avoir de connivence avec l’Espagne. Une dernière observation : le pseudonyme dit, à la fin de la troisième partie de son Censeur du monde Et du temps, qu’il avait cinquante-six ans quand ce pamphlet parut, c’est-à-dire en 1652, ll était donc né en 1596 ou 1597. Or Jean Duret était , à cette date, âgé de trente-trois ans. Il est mort en 1629. Francois Duret venait au moins d’accomplir sa trente-deuxième année. On voit que la supputation des temps ne s’oppose point à la conjecture des continuateurs du père Lelong. Mézeray, lui, est né en 1610 ; il avait donc, en 1652 , quarante-deux ans et non cinquante-six. Comment s’est établie l’opinion qui lui attribue les Fictions politiques du sieur de Sandricourt? Je ne saurais le dire. Veut-on qu’il y ait eu quelque part? C’est possible ; mais assurément il n’en est pas le seul, il n'en est pas même le principal auteur. Larroque juge peut-être un peu sévèrement les pamphlets de Sandricourt quand il les condamne tous au meême titre : « Ce que l’on peut dire de toutes ces pièces, en général, c’est qu’on y voit un composé bizarre d’enjouement , d’un burlesque bas et rampant, de quolibets , de proverbes des halles, souvent aussi de l’esprit, du savoir, mais tout cela mêlé de libertinage. » Il aurait pu ajouter qu’on trouve dans la France en travail les plus exécrables vers que la Fronde ait produits; ce qui n’empêche pas que quelques-unes de ces pièces ne se lisent encore avec beaucoup d’intérêt et un plaisir véritable , notamment l’Accouchée espagnole et les Trés-humbles remontrances des trois états. Il y à dans les pamphlets de Sandricourt de l’esprit de Rabelais et de l’esprit de Montaigne; mais beaucoup plus du premier que du second ; encore n'est-ce pas du meilleur. Sandricourt est bizarre , fantasque, libertin, ordurier comme l’auteur de Gargantua ; il a quelquefois la vigueur de style et la fermeté de jugement de l’auteur des Essais. Il est railleur et sceptique comme tous les deux. Il outrage la reine-mère avec un cynisme d’autant plus odieux qu’il met l’insulte dans la bouche du roi et du duc d’Anjou. Si on le lit avec attention , on remarque qu’il comprend parfois avec une merveilleuse intelligence le caractère des hommes et la portée des événements. J'en veux citer deux exemples seulement. « L’autorité des rois n’étant pas bridée par les États ou par les Parlements , dit Sandricourt dans la troisième partie du Censeur du temps et du monde, dégénérera infailliblement en tyrannie, quand ils ne le voudraient pas, parce que le petit nombre des ministres avares et ambitieux desquels ils sont obligés de dépendre , les y portera insensiBlement. Les sujets tyranniquement traités par les ministres perdront le res- pect, l’obéissance et l’amour pour les rois. » Et dans les Trés-humbles Remontrances des trois états : « Il n’y a point de juge équitable qui ne prononce désormais que toutes nos lois anéanties vont se transformer en voix et simples bons plaisirs bien rudes à l’oreille et à la liberté, et que toute l’harmonie et correspondance de l’État entre le monarque et les sujets se va changer en tyrannie bien funeste aux sujets même, au prince même, aux usurpateurs même de son autorité. » La Fronde était vaincue. Le roi devait rentrer dans Paris le lundi qui a suivi la publication des Trés-huwmbles Remontrances. Les auteurs de la Biographie universelle, à l'article Mézeray, ju- gent d’après cette pièce que Sandricourt était « de ces esprits que les troubles avaient amenés à concevoir de grands changements dans la constitution de l’État. » Eh! mon Dieu , non : Mézeray voulait au contraire, avec les grands seigneurs et les gentilshommes de la Fronde, un retour complet aux anciens usages plutôt qu’à l’ancien droit de la monarchie. Il regrette l’aristocratie ; et il demande les états généraux. Dans les Préparatifs de la descente du cardinal Mazarin aux enfers, il définit l’aristocratie : « Le balancier de l’autorité royale qui règle les minutes et fait sonner l’horloge etentendre trois heures : Rex habet superiorem Deum, une, legem etiam, deux, et curiam, trois.» Curiam, ce n’est pas ici le parlement. Sandricourt s’en explique clairement en vingt endroits de ses pamphlets À son avis , le parlement ne continue pas les anciennes assemblées des Francs et ne saurait suppléer les états géneraux. Il ajoute plus loir, dans la pièce que je viens de citer : « Sache que foutes les rages et les furies qui se préparent contre le Mazarin et ses créateurs, ne sont que pour venger l’ancantissement de l’aristocratie qui avait duré avant et depuis l’établissement de la monarchie. » Ce n’était pas la Fronde qui avait des pensées d’innovation ; c’était la cour. « Veux-tu que je sois Mazarin fieffe comme le duc d’Elbeuf ou qu’on me déclare criminel comme les princes? » Cette phrase de la Descente du politique lutin aux Limbes , vésume très-bien la politique active de Sandricourt. Parce qu’il ne veut être décidément, ni Mazarim, ni prince, comme on disait alors, Sandricourt a des paroles injurieuses pour tous, excepté pour le duc d’Orléans. Il se moque de tous les partis et de toutes les prétentions. Il répète souvent qu’il faut toujours être avec le roi, désirer l’union de la famille royale et se défier de l’Espagnol; mais en fait il ne prend pour lui-même que la dernière de ces trois recommandations. Il est fort peu avec le roi; s’il désire l’union de la famille royale, il n’y paraît guère; car dans le Dialogue du roi et du duc d'Anjou avec la mamman, qui suit le Visage de la Cour, il fait dire à la reine : « Voyez ce qu’on vous fait quand il (Mazarin) n’y est pas; » à quoi le roi répond : « Et je sais ce que vous faites, quand il y est. » Le seul sentiment que Sandricourt ne démente jamais, c’est sa haine de l’Espagnol. Il ne pardonne pas aux princes d’avoir fait alliance avec l’ennemi de l’État ; et dans le Politique lutin, sorte de songe fantastique où l’auteur, changé en lutin, parcourt à peu près toute l’Europe et raconte beaucoup de folies, d'ordures et d’impiétés, Bayard et Duguesclin, qu’il a vus dans les Champs-Élysées en passant par la Thessalie, le chargent de prévenir le prince de Conde que Charles de Bourbon et tous ses adhérents sont damnés ; que si, dans quinze jours, il ne pense à sa conscience, l’arrêt du Parlement sera souscrit des connétables de Montmorency, ses ayeux, des maréchaux de Montluc, Cossé, Biron père et Boucicaut. Mailly ( Esprit de la Fronde) traite Sandricourt, sous le nom de Mézeray, avec une sévérité qui n'aurait rien perdu à être exprimée dans un langage moins violent. Il est difficile de réunir toutes les pièces de Sandricourt. Il est plus difficile encore de trouver complet le recueil de Rouen.
20Accueil (l) fait à Son Éminence par les Bordelois1650Sans Lieu820. Accueil (l) fait à Son Éminence par les Bordelois. Sans Lieu, [1650], 8 pages. Ce sont les Larmes Mazarines accommodées , tant bien que mal, aux affaires de Bordeaux.
21Achat (1’) de Mazarin en vers burlesques1649Sans Lieu1121. Achat (l’) de Mazarin en vers burlesques. Sans Lieu, 1649, 11 pages. Cette pièce a paru pendant le siège de Cambrai.
22Acte de la révocation du vicariat général de M.Du Saussay.165615/05/1656Paris122. Acte de la révocation du vicariat général de M. Du Saussay, en l’archevêché de Paris. Placard in-folio, daté du 15 mai 1656. Trés-rare.
23Acte (l’) d’opposition de M. le duc de Chaulnes, gouverneur et lieutenant général pour le roi du Haut et Bas ( sic) Auvergne, à la proposition faite de donner à M. le duc de Bouillon en propriété lesdites provinces, pour partie du remplacement de Sédan.1649Paris723. Acte (l’) d’opposition de M. le duc de Chaulnes, gouverneur et lieutenant général pour le roi du Haut et Bas ( sic) Auvergne, à la proposition faite de donner à M. le duc de Bouillon en propriété lesdites provinces, pour partie du remplacement de Sédan. Paris, 1649, 7 pages. Z'rés-rare. Malheureusement sans date.
24Acte portant la nomination faite par M. le cardinal de Retz,165628/05/1656Sans Lieu124. Acte portant la nomination faite par M. le cardinal de Retz, archevêque de Paris, d’un official et d’un vice-gérant en l'Officialité de Paris au lieu et place de M. André Du Saussay, évêque de Thoul. Placard in- folio , daté du 28 mai 1656. Non moins rare que la pièce cotée 22 à laquelle il se rattache étroitement.
25Action de grâce à nos seigneurs de parlement par les habitants de la ville et faubourgs de Paris, pour l’acquittement et la décharge des louages des maisons du quartier de Pâques dernier par un arrêt solennel.1649Paris325. Action de grâce à nos seigneurs de parlement par les habitants de la ville et faubourgs de Paris, pour l’acquittement et la décharge des louages des maisons du quartier de Pâques dernier par un arrêt solennel. Paris, Claude Morlot , 1649, 3 pages. L’arrêt est du 19 mai 1649.
26Actions de grâces à Dieu pour la paix, par un prêtre bourdelois1650Sans Lieu1626. Actions de grâces à Dieu pour la paix, par un prêtre bourdelois. (S. l. n. d.), [1650], 16 pages. Très-rare. « Figurez-vous une ville, recommandable soit par la noblesse soit par l’antiquité, blocquée et assiégée par les bestes les plus monstrueuses et les plus farouches que jamais l’Afrique ait nourries; que ses environs soient remplis de lions rugissants ; que les tigres courent de maison en maison ; que l’air soit obscurci par la fumée des dragons; que la terre soit couverte de serpents; ce n’est pas encore assez pour représenter la fougue de cette passion infernale. , La haine avoit enfin armé tous les éléments et tout ce qu’il y a de terrible dans le centre du monde pour renverser l’honneur et la Iiberté d’un peuple jaloux de sa gloire. C’en estoit fait, oh ! mon Dieu, si vostre bras tout puissant n’eût affermi nostre vertu chancelante. Nous vous rendons grâce ; car par une vertu admirable le feu du ciel a amorti les tisons d’enfer ; et l’eau de vos grâces a estouffé le flambeau de la guerre. »
27Actions de grâce de la France au prince de la paix, monseigneur le duc de Beaufort, par le sieur D.P1649Paris827. Actions de grâce de la France au prince de la paix, monseigneur le duc de Beaufort, par le sieur D. P. Paris, veuve À. Musnier, 1649, 8 pages. Les initiales sont celles de du Pelletier, mauvais écrivaim dont je n’ai pas rencontré moins de quatorze pièces, tant en vers qu’en prose. Du Pelletier nous apprend dans quelques-uns de ses pamphlets, et notamment dans les Avis politiques envoyés à un officier de la reine et dans sa première Lettre au duc de Beaufort, qu’il était né à Paris, qu’il habitait au faubourg Saint-Germain une solitude où il vivait en anachorète , « sinon qu’il y faisoit des vers ou de la prose » pour les grands hommes du jour. Les Vers présentés au duc de Beaufort sont signés DU PELLETIER, parisien. Guéret dit à Hydaspe, dans La Carte de la cour, p. 37 : « Il me semble que le solitaire Damon vous retient avec ses sonnets, que vous en admirez la pompe et l’économie, et que tous les illustres ensemble s’excitent à vous faire montre de leurs merveilles. » En marge il a écrit : M. du Pelletier. Hydaspe , conduit par Guéret, était arrivé dans la ville de Petits vers , province de Gentillesses. « Le sieur du Pelletier, qui ne s’est point nommé dans tous ses écrits , dit à son tour l’abbé de Marolles, dans le dénombrement des auteurs qui lui ont fait présent de leurs ouvrages, page 332 du troisième volume de ses Mémoires, pour un très-grand nombre de sonnets qui sont tous très-obligeants et que feu M. le chancelier Séguier n’a pas jugés indignes de sa reconnaissance ; comme aussi l’honnéteté qui les accompagne partout, ne s’y trouve-t-elle pas destituée d’esprit. Il a fait des lettres qu’il nomme Nouvelles. » Un auteur qui a eu la singulière idée de mettre en prose (sous le titre de: La pièce charmante du cabinet découverte) la Pièce du cabinet de Carneau , cite du Pelletier parmi les poêtes célèbres de son temps. Tallemant des Réaux nous a conservé une épigramme de Richelet contre l’abbé d’Aubignac et du Pelletier : « Du critique Hédelin le savoir est extrème ; C’est un rare génie, un merveilleux esprit. Cent fois confidemment il me l’a dit lui-même ; Et le grand Pelletier l’a mille fois écrit. » Il est parlé, dans le numéro 27 de la Muse de la cour, 8 septembre 1637, d’une nouvelle académie Qui joint , par un heureux destin , Notre Seine au Tibre latin , et dont l’ambassadeur vénitien, Contarini, .. Est le prince dignement. » « Le généreux du Pelletier, D’esprit et de corps tout entier, Dedans ces illustres spectacles Ne fait pas de petits miracles, » Pierre du Pelletier avait de l’encens pour toutes les renommées. Il ne s'est peut-étre pas publié de son temps un seul volume qu’il n’ait chargé de ses vers à la louange de l’auteur. Aussi l’appelait- on le portier de Parnasse. Son nom est un de ceux qu’on rencontre le plus souvent dans les satires de Boileau. On trouve dans la Bibliographia gallicana universalis du P. Louis Jacob, l’indication d’un petit livre in-12 mis en ordre et publié par du Pelletier chez la veuve de G. Loyson, sous le titre de : Nouveau recueil des plus belles poésies contenant le Triomphe d’Auguste, la Belle invincible, la Belle mendiante, l’Occasion perdue, le Temple de l’amour, le Temple de la débauche, le Banquet des poètes , le Portrait de Voiture, etc., par MM. de Scudéry, Colletet, Tristan, de Lestoile, Maucroy, du Soucy (d’Assoucy), Morangle, Loret, Benserade, Sarrazin , Gomberville, Chapelain, des Yveteaux, du Pelletier, Théophile et d’autres. Ce livret est dédié à Colletet. Il est assez remarquable que la Biographie universelle ait tout à fait passé cet écrivain sous silence. Richelet lui a consacré quelques lignes dans les Vies des meilleurs auteurs français qui précèdent Les Plus belles lettres françaises sur toutes sortes de sujets ; mais, à en croire l’abbé d’Artigny, il se trompe quand il dit que du Pelletier est mort en 1660. C’est sept ou huit ans plus tard qu’il fallait dire. M. Berriat Saint-Prix, dans son édition des Œuvres de Boileau , fait mourir du Pelletier en 1680. Je ne sais pas où il a pris cette date. J’ai vu et lu de cet écrivain treize pièces, non compris les Actions de grâces. Ce sont 1° les Maximes royales présentées an roi; 2° la Paix en son trône; 3° le Couronnement de la paix ; 4° la Lettre du sieur du Pelletier au duc de Beaufort; 5° Les Vers présentés au duc de Beaufort; 6° l’Hommage des muses françoises aux pieds du roi; 7° Avis politiques envoyés à un officier de la reine ; 8° le Triomphe de Paris ; 9° le Triomphe de la vérité ; 10° le Portrait de M, de Broussel ; 11° Lettre d’un prince anglois envoyée à la reine d'Angleterre ; 12° les Vers présentés au roi à son entrée.… en sa ville de Paris.
28Actions de grâces de toute la France à monseigneur le prince de Condé, touchant son consentement à la paix, fait par un Bourguignon1640Sans Lieu828. Actions de grâces de toute la France à monseigneur le prince de Condé, touchant son consentement à la paix, fait par un Bourguignon. (S. l. n. d.), 8 pages. Ce morceau d’assez mince éloquence a été écrit à l’occasion de la paix de Ruel ; et par consequent il est de mars 1649.
29Actions (les) de grâces des bourgeois et habitants de la ville de Paris faictes au roy, à la reyne et aux princes après l'herex (sic) retour de Sa Majesté en sa bonne ville de Paris1649Paris829. Actions (les) de grâces des bourgeois et habitants de la ville de Paris faictes au roy, à la reyne et aux princes après l'herex (sic) retour de Sa Majesté en sa bonne ville de Paris. Paris, Claude Boudeville, 1649, 8 pages.
30Actions de grâces des pauvres paysans de l’élection de Paris pour le soulagement des tailles que la reine leur a promis par la déclaration de la paix1649Paris1630. Actions de grâces des pauvres paysans de l’élection de Paris pour le soulagement des tailles que la reine leur a promis par la déclaration de la paix. Paris, veuve Jean Rémy, 1649, 16 pages.
31Ad Annam austriacam Ludovici XIV, Gallorum regis christianissimi, reginam matrem de Julio Mazarino solemni senatûs consulto fuger jusso.1649Sans Lieu431. Ad Annam austriacam Ludovici XIV, Gallorum regis christianissimi, reginam matrem de Julio Mazarino solemni senatûs consulto fuger jusso.(S. l.n. d.), 4 pages. Bonne pièce de vers écrite à l’occasion de l’arrêt du 8 janvier 1649. Elle se termine par une épitaphe de Mazarin : « Qui famosus aleator lusit Galliam et regem, Ipsum Deum. »
32Ad christianissimum Francorum et Navarræ regem Ludovicum XIV, a Deo datum, felicem, invictum, clementem, Parrhisios, post civicos tumultus, feliciter reversum, panegyricus gratulatorius, autore Stephano Bachot.1652Parisnan32. Ad christianissimum Francorum et Navarræ regem Ludovicum XIV, a Deo datum, felicem, invictum, clementem, Parrhisios, post civicos tumultus, feliciter reversum, panegyricus gratulatorius, autore Stephano Bachot. Parisiis, 1652. La Biographie universelle et la Biographie médicale en indiquent deux éditions , l’une in-folio, l’autre in-quarto ; mais je n’en ai pas rencontré un seul exemplaire. Je n’ai connu le texte de cette pièce que par la reproduction qui en a été faite dans un petit volume in-12, publié en 1686 chez Gabriel Martin, par Bachot lui-même , sous le titre de : Parerga seu horæ subcessivæ Stephani Bachot, medici parisiensis et regii. C'est au reste un morceau d’une très-mince valeur. Voici pourtant deux courts passages qui méritent, à mon avis, d’être cités. Bachot s’adresse à la reine Anne d’Autriche: « Singularis quippè tui ac frequentis ad D. Mariam cultûs ac pietatis« munus est rex noster quem sub medio fermè Virginis signo non «aliam ob causam natum esse suspicamur quàm quod matri tibi «sacer oriebatur. Acceptam quoque tuæ castitati referimus felicitatem nostram, cæterisque virtutibus quæ in Ludovici XIII conjugis, heu! quondàm tui, thalamos intulisti; ut planè nulla « heroïnarum, tum veterum cùm recentium , tecum vitæ candore « ac integritate certare ausit. » Plus loin il dit à Louis XIV : « Aliud meminimus, etiam priusquàm nascerere, prædictum ab Astrologis (si qua modo huic «hominum generi fides) nimiräm fore te omnibus cùm corporis, « cùm animi dotibus ut cumulatissimum sic et maximè longævum. » Étienne Bachot naquit dans le diocèse de Sens. Il fut docteur de la faculté de Reims , puis bachelier de la faculté de Paris en 1646, docteur le 13 septembre 1648, et mourut le 18 mai 1688 âgé de quatre-vingts ans. Il cultiva les lettres avec peu de succès. Ses plus illustres amis étaient Ménage, Gomberville, Benserade , Charpentier. Il avait dédié son Panégyrique à Louis XIV par une lettre qui se trouve aussi dans le Parerga.
33Ad Deum prepotentem, optimum, maximum, filiumque ejus Jesum Christum, Dominum Nostrum, pro pace generali, deprecatio hebraicè, latinè et gallicè in die solemni sacro sancto Joannis evangelistæ martyri ad Portam Latinam pridiè nonas Maii, A.R.S.H.Sans DateSans Lieunan33. Ad Deum prepotentem, optimum, maximum, filiumque ejus Jesum Christum, Dominum Nostrum, pro pace generali, deprecatio hebraicè, latinè et gallicè in die solemni sacro sancto Joannis evangelistæ martyri ad Portam Latinam pridiè nonas Maii, A.R.S.H. 1652. Nomine omnium typographorum, per M. Joannem Banneret, doctorem Sorbonicum, linguæ sanctæ ac hebraicæ regium interpretem. Parisits, ex typographia Francisci Le Cointe. Sans Date Très-rare.
34Ad regem Ludovicum XTV ut in urbem regni principem redire velit. Ode.1649Paris734. Ad regem Ludovicum XTV ut in urbem regni principem redire velit. Ode. Parisis, Dyonisius Langlœus, 1649, 7 pages. Cette pièce est signée de Madelenet. Gabriel Madelenet était un des meilleurs poètes latins du XVIIᵉ siècle. Naudé, dans le Mascurat, l’appelle « le seul Horace de nostre temps. » L’éditeur du Meragiana dit, page 316 du 1ᵉʳ volume : « Le père Bourbon avait le sceptre poétique de son temps. De lui il a passé à Madelenet. Depuis Madelenet, M. du Perrier et M. de Santeuil se le disputent. » Tous les biographes qui ont parlé de Madelenet, n’ont fait que traduire plus ou moins librement l’éloge écrit en latin par Pierre Petit, et qui a été imprimé en tête du volume de ses poésies. Je n’en excepte pas l’auteur de l’article de la Biographie universelle , qui recommande pourtant de ne lire ses devanciers qu’avec précaution. Dans la notice qui précède les Mémoires de Louis-Henri comte de Brienne, M. Barrière raconte que cet homme d’État honorait Madelenet d’une bienveillance toute particulière ; mais il n’ajoute pas que c’est lui qui a donne la première édition des vers dont le poëte l’avait constitué l’arbitre suprême par son testament. Cette édition parut en 1662, un an après la mort de Madelenet, à Paris, chez Claude Cramoisy, avec ce titre : Gabrielis Madeleneti Carminense libellum, 1 vol. in-12. Une seconde édition a été publiée en 1723 à Paris, chez Barbou ; elle comprend en outre les poésies latines du père Sautel. Les vers de Madelenet sont adressés au prince de Condé , aux cardinaux de Richelieu et de Mazarin, au chancelier Séguier , au maréchal de Gramont, à Bullion, à Bailleul, Colbert, Fouquet, etc., et appartiennent étroitement à l’histoire de Louis XIII et de Louis XIV.
35Addition que les Conseillers secrétaires du roi font aux remontrances et avis qu'ils ont ci-devant dressés pour ce qui regarde le payement de leurs gages et des autres assignés sur les gabelles de France.1649Paris1535. Addition que les Conseillers secrétaires du roi font aux remontrances et avis qu'ils ont ci-devant dressés pour ce qui regarde le payement de leurs gages et des autres assignés sur les gabelles de France. Paris, veuve Jean Rémy, 1649, 15 pages. Il doit y avoir cinq pièces : 1° Remontrances et avis, etc. ; 2° Addition, etc. ; 3° un Acte d’opposition à l’adjudication des gabelles, 4° un secoud acte d’opposition ; 5° Nouvelles Remontrances, etc. Toutes ces pièces ont été publiées dans les mois de décembre 1649 et janvier 1630.
36Adieu (l) burlesque de la France à la guerre.1649Paris836. Adieu (l) burlesque de la France à la guerre. Paris, Pierre du Pont, 1649, 8 pages. Plaisante description de l’armée royale.
37Adieu (l’) de Jules Mazarin à la France, à Paris et à messieurs du Parlement.1649Paris637. Adieu (l’) de Jules Mazarin à la France, à Paris et à messieurs du Parlement. Paris, Mathurm Henault, 1649, 6 pages. Signé Francese Cornelio.
38Adieu (l') de la France au cardinal Mazarin1652Paris638. Adieu (l') de la France au cardinal Mazarin. Paris, 1652, 6 pages. Pièce assez plaisante mais surtout trés-rare.
39Adieu (l') de Mazarin à monseigneur le Prince, avec la réponse qu’il lui a faite pour l’empêcher de partir.1649Paris439. Adieu (l') de Mazarin à monseigneur le Prince, avec la réponse qu’il lui a faite pour l’empêcher de partir. Paris, 1649, 4 pages.
40Adieu (l') de Mazarin, burlesque1649Paris440. Adieu (l') de Mazarin, burlesque. Sur L'imprimé à Paris , chez Claude Huot 1649, 4 pages. C’est une réimpression du commencement de la pièce intitulée : le Passeport et l’Adieu de Mazarin, etc.
41Adieu (l’) de monseigneur le duc de Beaufort fait aux bourgeois de Paris avant son départ pour le soulagement des peuples.1652Paris641. Adieu (l’) de monseigneur le duc de Beaufort fait aux bourgeois de Paris avant son départ pour le soulagement des peuples. Paris, Jacob Chevalier, 1652, 6 pages. M. de Beaufort partait pour aller prendre le commandenient des troupes du duc d’Orléans dans la Beauce. Chevalier a eu soin de mettre à la fin de ce mince pamphlet :. « Par commandement de monseigneur le duc d’Orléans. » Il me semble qu’en 1649 et même en 1652, quelques mois plus tôt, le duc d'Orléans n’avait pas besoin de donner de tels ordres, ou les imprimeurs de prendre de telles précautions.
42Adieu (l’) des écrivains, triolets.1650Paris742. Adieu (l’) des écrivains, triolets. Paris, Denys Pelé, 1650, 7 pages. « Pour Pappétit d’un sol marqué Quoi vous voudriez vous faire pendre! » Les princes étaient à Vincennes. « On n’a rien fait qui vaille sur cette prison , écrit Guy Patin sous la date du 18 février 1650 ; et de peur qu’il ne se fit beaucoup de mauvais, un arrèt de la Cour est intervenu qui l’a défendu. »
43Adieu (l’) du sieur Catalan envoyé de Saint-Germain au sieur de La Raillère dans la Bastille1649Paris843. Adieu (l’) du sieur Catalan envoyé de Saint-Germain au sieur de La Raillère dans la Bastille. Paris, Claude Huot, 1649 , 8 pages. Il faut y joindre la Réponse de La Raillère.
44Adieu (l’) du sieur Scarron faict au roy sur son départ pourl’Amérique1652Paris844. Adieu (l’) du sieur Scarron faict au roy sur son départ pourl’Amérique. Paris, Antoine Chrestien, 1652, 8 pages. Il y a dans ce pamphlet trois stances assez bonnes que voici : « L'un est Mazarin, l’autre est Prince, Et l’autre est cardinal de Retz. Chacun selon ses intérêts Discute, imprime, excuse, pince, Tous parlent (sic) paix de. Au diable, pour l’avoir, Si pas un d’eux fait son devoir. Ce grand corps noir à tant de testes Qui ne sont pas de mesme poids, Le parlement qui, par ses voix, Esmeut et calme les tempestes, N’a pas à son devoir pleinement satisfait. Il en a trop et trop peu fait. L'impertinente populace Qui ne scait point ce qu’elle veut, Qui ne sçait point ce qu’elle peut, Qui tout rejette et tout embrasse, S’est laissé sottement, sans raison ni discours, Mener par le nez comme un ours. L’Adieu est-il bien de Scarron? c’est possible. Il y a pour cela assez de verve et d'esprit. Cependant il faut remarquer que ce pamphlet a été publié également et par Antoine Chrestien sous le titre de Réfexions morales et politiques tant sur la France que sur l’Amérique par un pauvre diable. Ne serait-il pas possible que l Adieu fût une seconde édition sur le titre de laquelle le nom de Scarron aurait été mis pour allécher le public? Voir les Cent quatre vers, etc.
45Adieu (l') et le désespoir des autheurs (sic) et écrivains de libelles de la guerre civile, en vers burlesques1649Paris845. Adieu (l') et le désespoir des autheurs (sic) et écrivains de libelles de la guerre civile, en vers burlesques. Paris , Claude Morlot, 1649, 8 pages. Après la paix de Saint-Germain. Cette pièce contient de très- curieux détails sur les habitudes des pamphilétaires.
46Admirable (l') harmonie des perfections, qualités et reproches de Mazarin1649Paris746. Admirable (l') harmonie des perfections, qualités et reproches de Mazarin. Paris, Claude Morlot, 1649, 7 pages.
47Admirables (les) sentiments d’une fille villageoise envoyée à monsieur le prince de Condé touchant le parti qu’il doit prendre.[1648]1649Paris747. Admirables (les) sentiments d’une fille villageoise envoyée à monsieur le prince de Condé touchant le parti qu’il doit prendre. Paris, Jean Hénauit , 1648, 7 pages. Cette pièce est signée des lettres Ch. H., initiales de Charlotte Hénault. La date de 1648 est assurément fausse puisqu’il y est parlé de la mort du duc de Châtillon. Naudé , page 8 du Mascurat, dit que c’est la quatrième ou cinquième pièce qu’une simple servante de libraire a donnée après avoir bien escuré ses pots et lavé ses écuelles. Il se peut que Charlotte Hénaut ait été la servante de Jean ; mais à coup sûr elle etait sa parente et peut-être sa sœur. Toujours est-il que j'ai compté d’elle six pièces détestables. Ce sont avec celle dont je viens de transcrire le titre, les Palmes héroïques du duc de Beaufort, en prose ; les mêmes en vers ; les Généreux pressentiments d’une fille villageoise ; le Bonheur de la France ; et une Épître héroïque au roi sur sa première commuunion.
48Advertissement , etc.Sans DateSans Lieunan48. Advertissement , etc. Voy. Avertissement.
49Advis, etc.Sans DateSans Lieunan49. Advis, etc. Voy. Avis. On sait que ces deux mots se trouvent écrits de l’une et de l’autre façon. Il m’a semblé que pour la facilité des recherches il valait mieux les ramener à une orthographe uniforme ; et j’ai préféré celle qui est le plus en usage aujourd’hui.
50Affectionnés (les) souhaits du peuple de Paris pour la conservation et progrès de leurs majestés dans leurs voyages (sic) et leur marche en Bourgogne1650Sans Lieu650. Affectionnés (les) souhaits du peuple de Paris pour la conservation et progrès de leurs majestés dans leurs voyages (sic) et leur marche en Bourgogne. Sans Lieu, 1650, 6 pages.
51Affiche1649Sans Lieu151. Affiche. Sans Lieu, 1649, une page. C’est une réponse du prince de Conty et des autres généraux du parlement au pamphlet intitulé : Demandes de nos généraux.
52Affiche : l’arbitre de la paix aux Parisiens.1652Paris852. Affiche : l’arbitre de la paix aux Parisiens. Paris, 1652, 8 pages. C’est un de ces pamphlets qu’on mettait à la fois en placards et en cahiers pour les afficher et pour les vendre ; mais l’affiche n’a guère commencé qu’au moment où la vente a menacé de finir. Les six corps de métiers et les officiers de la garde bourgeoise avaient été reçus à Saint-Germain. La Fronde lance une dernière invective contre la Cour.
53Agatonphile (l’) de la France1649Paris1253. Agatonphile (l’) de la France. Paris, 1649, 12 pages.
54Agréable conférence de deux paysans de Saint-Ouen et de Montmorency sur les affaires du temps.1649Paris1654. Agréable conférence de deux paysans de Saint-Ouen et de Montmorency sur les affaires du temps. Paris, 1649-51. « Je donne lieu entre les bonnes pièces à la Conférence des deux paysans , dit Naude, page 208 du Mascurat, parce qu’elle est composée avec adresse et que son raisonnement, quoique très- faux et très-calomnieux, est si ingénieusement déguisé et si proprement assaisonné qu’elle ne laisse pas de passer pour bonne ou, à mieux dire, pour bien faite. » Naudé y revient encore page 219 : « Entre les plus agréables et ingénieux livrets que l’on ait faits contre le cardinal, l’on peut mettre avec raison les trois parties de la conférence entre deux paysans de Saint-Ouen et de Montmorency, parce qu’elle est fort naïve en son patois et sontenue de pointes assez gaillardes et de conceptions plus pressantes que celles de beaucoup d’autres qui ne médisent pas de si bonne grâce quoiqu’avec plus de malice et à fen plus découvert. » Cinq parties de la Conférence avaient paru quand le Mascurat à été publié. Cependant Naudé n’en loue ici que trois. C’est qu’en effet les deux autres sont beaucoup plus faibles; et elles ne justifieraient pas le témoignage bien mérité que l’apologiste du Mazarin rend ici des trois premières. Il paraît que tel était alors le sentiment du public même; car dès 1649 les trois premières parties de la Conférence furent réimprimées seules sous ce titre : les trois agréables Conférences de deux paysans de Saint-Ouen et de Montmorency sur les affaires du temps. Paris, 1649, 16 pages. Pour que la collection soit bien complète , il faut huit pièces : cinq ont été écrites en 1649 (la dernière, qui porte pour titre Cinquième partie et conclusion, etc., après la paix de Ruel ); la sixième en 1651( elle est intitulée : Nouvelle et suite de la cinquième partie de l’agréable Conférence de Piarot et de Janin, paysans de Saint-Ouen et de Montmorencr, sur les affaires du temps, parle même auteur des précédentes parties. Paris, 1651, 8 pages); la septième aussi en 1651 (elle a paru sous le titre de : Nouvelle er suite de la sixième partie… Paris, 1649, 7 pages :la date de 1649 est évidemment fausse, puisqu’il s’agit dans la pièce de l’arrivée des princes de Condé et de Conty, du duc de Longueville à Saint- Denys après leur prison et de leur rencontre avec le duc d’Orléans); enfin la huitième est de 1652 ; elle a pour titre : Suite véritable des Conférences de Piairot (sic) de Saint-Ouen et Jannin de Montmoreney , 1 pages. Le sujet de la conférence est le retour du cardinal Mazarin. ; Tel a été le suceès de ce curieux pamphlet que près de cent ans après, en 1735, on le réimprimait à Troyes pour P. Garnier, avec approbation et privilège du roi. Il faut dire qu’il a été expurgé pour cette édition, quoiqu’on y ait laissé le triolet de la cinquième conférence sur les Janins. Voici le titre du recueil de Troyes : Conférence agréable de deux paysans de Saint-Ouen et de Montmorency sur les affaires du temps , réduite en sept discours pour divertir les esprits mélancoliques, in-8°. La gravure s’est emparée de ce sujet si populaire. Il existe une caricature contemporaine du pamphlet qui représente Piarrot et Janin , le premier en paysan et le second en soldat. Elle porte pour titre : Les deux paysans de Saint-Ouer et de Montmorency dans leur agréable Conférence touchant la guerre de Paris. Au-dessous de Piarrot on lit ce quatrain : Député de saint Ouen en propre origina, Pon vu la cour du rouay et madame la reine; J'on vu tous les signeux ; J'on vu le cardina ; Et si le rouay me fezi diner dans sa cuizaine. De sa bouche sort une légende ainsi conçue : « Reguette : le rouay a craché sus mon chapiau. » Janin a aussi son quatrain : Mouay, je vien de Pazy où parmi les bourgeas J'on mangé de la garre et du lard militaize ; Mais not proculeux de la rue Quinquampouas Nous frotti pour avoir blâmé sa minagèze. Dans le fond on voit les députés allant à Saint-Germain sur un âne ; Guillot en avant, Piarrot au milieu et le fieu Jaquet en arrière; la procureuse; l’origine des cornes; Janin battu par le procureur ; la grand’Margo à gauche et Robar à droite. Cette caricature , petit in-folio , est de P. Bertrand. Sur le titre de la sixième partie, dans l’exemplaire de la Bibliothèque nationale , un contemporain a écrit : par le sieur Richer.
55Agréable et véritable récit de ce qui s’est passé devant et depuis l’enlèvement du roi hors de la ville de Paris par le conseil de Jules Mazarin, en vers burlesques.1649Paris1655. Agréable et véritable récit de ce qui s’est passé devant et depuis l’enlèvement du roi hors de la ville de Paris par le conseil de Jules Mazarin, en vers burlesques. Paris, Jacques Guillery, 1649, 16 pages. Cette pièce a paru après la prise de Charenton.
56Agréable récit de ce qui s’est passé aux dernières barricades de Paris, décrites en vers burlesques.1649Paris2356. Agréable récit de ce qui s’est passé aux dernières barricades de Paris, décrites en vers burlesques. Paris, Nicolas Bessin, 1649 , 23 pages. L’une des pièces les plus spirituelles et les plus amusantes de la Fronde et aussi l’une des moins rares. Naudé , page 217 du Mascurat, déclare que l’auteur a heureusement suivi et même surpassé le petit Scarron. « Pourquoi ne le dirais-je pas? ajoute-t-il, puisque chacun l’avoue et que l’on disait bien autrefois, en préférant Virgile à Homère : Nescio quid majus nascitur Iliade. » Il existe bien des éditions de l’Agréable récit des barricades. La première est celle dont je viens de transcrire le titre. La seconde , qui contient 24 pages avec l’avis de l’imprimeur au lecteur, ajoute au titre : Revue et corrigée en cette dernière édition. La troisième porte, après ces mots : « dernières barricades de Paris, » faites le 26 août 1648 , décrites en vers burlesques » revues et augmentées dans cette troisième édition. Elle est aussi de 24 pages. Toutes trois ont été publiées par Nicolas Bessin. Dans l’Avis au lecteur de la seconde édition, Bessin se plaint de contrefaçons qui ont, dit-il, ajouté des fautes à celles qui existaient déjà. Je n’ai pas rencontré une seule de ces contrefaçons ; mais je comprends difficilement qu’elles puissent être plus incorrectes que les éditions légitimes. Des douze ou quinze exemplaires qui m’ont passé sous les yeux, il n’en est pas un qui ne soit plein de fautes grossières. Si la troisième édition est préférable aux deux premières, c’est qu’elle a été réellement augmentée de quarante vers environ sur la fuite de quelques membres du parlement à la barricade de la Croix du Tiroir. Encore conseillerais-je à un amateur de se procurer les trois éditions, afin de les corriger les unes par les autres. J'ai vu sur le titre d’un exemplaire qui appartient à M. Paulin Paris, écrit à la main, d’une écriture du temps : « par M. de Verderonne.» J’accepterais volontiers cette indication. Le baron de Verderonne était un gentilhomme du duc d’Orléans. C’est lui qui fut envoyé vers l’archiduc Léopold, lorsqu’au mois de septembre 1650 ce prince fit au duc d’Orléans des propositions de paix auxquelles il n’entendait pas donner suite. À l’époque des barricades il ne pouvait pas être de la Fronde , puisque son maître tenait pour le parti de la reine et du Mazarin. L’auteur de l’Agréable récit , en effet, n’attaque pas la cour; il ne prononce pas une seule fois le nom du cardinal. Toutes ses railleries tombent sur les Frondeurs du parlement et de la bourgeoisie. L’Agréable récit des barricades a été réimprimé à Rouen dans un recueil qui contient cinq pièces burlesques du même temps et dont le titre est : « Les dernières barricades de Paris en vers burlesques avec autres vers envoyés à M. Scarron , par l’arrivée d’un convoi à Paris.
57Agréable (l’) remercîment des enfants sans souci aux donneurs d'avis.1649Paris757. Agréable (l’) remercîment des enfants sans souci aux donneurs d’avis. Paris, 1649, 7 pages. C’est la réponse à la pièce intitulée : le Donneur d'avis aux partisans, etc.
58Alcion (l') des tempêtes de l’État.1652Paris858. Alcion (l') des tempêtes de l’État. Paris, 1652, 8 pages.
59Allarmes (les) de la Fronde et l’insensibilité des Parisiens sur les approches du cardinal Mazarin, où les frondeurs et bons François pourront voir qu’ils ont plus sujet de craindre que si l’archiduc s'avançoit avec une armée de cinquante mille hommes, et que Paris ne sauroit le recevoir qu'avec autant de danger que d’ignominie après l’affront que ce ministre a reçu dans l’entreprise de Bordeaux , et le dessein qu’il a de se faire gouverneur de Provence1650Sans Lieu2459. Allarmes (les) de la Fronde et l’insensibilité des Parisiens sur les approches du cardinal Mazarin, où les frondeurs et bons François pourront voir qu’ils ont plus sujet de craindre que si l’archiduc s'avançoit avec une armée de cinquante mille hommes, et que Paris ne sauroit le recevoir qu'avec autant de danger que d’ignominie après l’affront que ce ministre a reçu dans l’entreprise de Bordeaux , et le dessein qu’il a de se faire gouverneur de Provence. ( S. l.), 1650, 24 pages. Une des plus mauvaises pièces du pamphlétaire le plus fecond de la Fronde, Dubosce Montandré, On raconte que Montandré reçut des coups de bâton ou, suivant l'expression du P. Lelong , eut le visage écharpé par l’ordre du prince de Condé qu’il avait odieusement déchiré dans un libelle. Il jura de se venger, protestant de ne se laisser arrêter par la crainte d’aucun châtiment. Le prince qui en fut averti, jugea à propos de l’adoucir par quelque prévenance ; et, de ce moment, la plume vénale de Montandre lui fut acquise. Cette anecdote peut être vraie; mais ce qui est plus vrai, c’est que le libelle dont le prince aurait si fort ressenti l’injure, est demeuré parfaitement inconnu. On n’en sait pas même le titre. Je crois plutôt que l’anecdote n’a pas d’autre fondement qu’un récit inexact du cardinal de Retz. (Voir 4 Monseigneur Charles de Lorraine, duc d'Elbeuf, etc.) Les pièces nombreuses que Montandré a publiées dans le cours des années 1650, 1651 et 1652, sont toutes à la louange et pour la défense du prince de Condé. On n’en compte pas moins de cinquante-trois; mais il y a des erreurs évidentes. D’abord il faut retrancher de la liste le Manifeste de l’auteur du manifeste de M. le prince; qui est de Mathieu Du Bos. Les Paradoxes d’État ne sont autre chose que le Tombeau du sens commun , que personne n’attribue à Montandré et qui n’est pas de lui. La troisième partie de l'Aveuglement de la France, a été ajoutée par un anonyme que le succès des deux premières avait alléché. Il est fort douteux que Montandré soit l’auteur de l’Apologie de Messieurs du parlement , qui n’est ni de son style ni dans sa manière. Quand le Manifeste du cardinal de Mazarin a paru, la paix était faite sans doute entre le prince de Condé et les deux chefs de la vieille Fronde; mais malgré cela Montandré aurait-il bien écrit toutes ces flatteries qui s’adressent à l’orgueil du coadjuteur? Surtout aurait-il attendu de publier la Suite de Manifeste pour faire l’éloge du prince de Condé ? Mazarin avait quitté la France ; Condé commençait à laisser voir sa répugnance pour le mariage de son frère avec Mademoiselle de Chevreuse. On peut croire d’ailleurs que le Manifeste et sa Suite ne sont pas de la même main. Enfin le Plaidoyer de la maison royale est une réimpression , avec un titre nouveau , du Rapporteur des procès d'État. Ce sont donc quatre pièces qu’il faut retrancher certainement, trois encore très-probablement. Il en restera quarante-cinq. Montandré en avoue trente-quatre. Dans le Courtisan désinteressé, il dit qu’il a publié pour la liberté des princes « la Satyre des satyres, aussitôt leur arrestation ; la Résolution politique, les Aveuglements de la France et le Discours d’État, après la bataille de Réthel ; le Caractère du tyran (le Vrai caractère) , les Allarmes de la Fronde au retour de Bordeaux ; la Pièce curteuse, le Conseiller d’État (sans fourbe), pour le transfert au Havre ; les Convulsions de la monarchie (les Dernières convulsions), le Censeur monarchique (les Décisions du) sur la requête de Madame la princesse ; et le Politique royal, » Les autres pièces que Montandré reconnait pour lui appartenir, sont: 1° La Franche Marguerite ; 2° le Point de l’ovale; 3° la Decadence visible de la royauté ; 4° le Tu autem ; 5° le Coup de partie ; 6° le Contre-coup du Coup de partie ; 7° l'Exorciste de la reine ; 8° le Manuel politique ; 9° l'Excommunication politique ; 10° le Formulaire d'État ; 11° le Caducée d’État ; 12° le Coup d’État du parlement des Pairs; 13° le Royal au Mazarin ; 14° l'Avocat général; 15° l'Apocalypse de l’État; 16° le Rapporteur des procés d’État; 17° l'Anatomie de la politique du coadjuteur ; 18° le Déposttaire des secrets d’État ; 19° l’Écueil de la royauté ; 20° et 21° la Relation et la Seconde relation de ce qui s’est fait et passé au siége d’Angers, etc. J'ai suivi l'ordre chronologique qui résulte des indications de Montandré Iui-même , excepté pour les deux dernières pièces. Voici comment. Il parait que les pièces de Montandré avaient un très-grand succès; au moins se plaint-il plusieurs fois avec colère de ce que l’on usurpe la méthode de ses titres pour tromper la curiosité du public. D’abord il se contente de renier les pièces qu’on lui attribue à tort, comme la Discussion, la Cautèle et le Cator français, dans le Coup de partie. Puis il indique les pamphlets qu’il a composés, par exemple , dans le Formulaire d'État. C’est ainsi que j’ai pu suivre la série de ses publications depuis la Franche Marguerite jusqu’à l’Écueil de la royauté. Cette dernière pièce et le Dépositaire des secrets d’État sont signées D'Orandre. Restent douze pièces qui ne sont point avouées et sur lesquelles la controverse est encore ouverte. Ce sont : 1° le Déréglement de l’État; 2° le Nœud de l’affaire ; 3° le Philosophe d’État qui a paru aussi sous le titre de l’Homme d’État ; 4° le Discours de l’autorité que les oncles des rois de France, etc. ; 5° le Discours important sur l’autorité des ministres; 6° les Pressantes conjurations d'un très-dévot exorciste français ; 7° l'Aveuglement des Parisiens ; 8° la Vérité prononçant ses oracles sans flatterie ; 9° la Férité continuant de prononcer ses oracles; 10° l’Esprit de vérité représentant nuement la puissance et l’autorité du roi; 11° le Sceptre de France en quenouille ; 12° l'Esprit de guerre des Parisiens , etc. Montandré était le pamphlétaire à gages du prince de Condé, C’est lui qui soutint les plus grands efforts de la lutte contre le coadjuteur après la fameuse retraite de ce prélat en 1651. On sait que cette guerre de plume dura trois ou quatre mois avec beaucoup de chaleur. « Le pauvre Montandré s’était épuisé en injures, dit le cardinal de Retz dans ses Mémoires; et il est constant que la partie n’était pas égale pour l’écriture. » Assurément je ne veux comparer Montandré ni avec Gondy, ni avec Patru, ni même avec Joly ou Portail; mais il ne faut pas croire que le coadjuteur ait constamment eu les rieurs de son côté. Ce qu’il y a de plus vrai à dire sur cette polémique , c’est que les deux partis avaient presque toujours raison dans leurs attaques et presque toujours tort dans leurs défenses. Il est incontestable d’ailleurs que Montandré qui cite les pères de l'Église, les poètes latins , les controversistes , les annalistes de France, est pourtant, suivant l’expression du cardinal de Retz, un méchant écrivain. Son plus grand mérite était d’écrire avec une abondance et une facilité déplorables. Le Coup d'État du parlement des Pairs, qui ne compte pas moins de trente-deux pages in-quarto, d’un caractère très-fin, a été composé en un jour. Je suis fâché qu’on puisse établir avec quelque fondement une certaine solidarité entre le prince et le libelliste. L’Apocalypse de l’État n’est pas seulement un mauvais pamphlet , il est surtout une mauvaise action. Il ne convenait pas au prince de Condé qu’on écrivit en son nom les lignes qui suivent, contre la mère du roi : « N’accusons pas la reine; ses inclinations sont débauchées ; ses sentiments sont violentés ; son imagination est renversée ; son esprit est troublé; son jugement est ébranlé ; ses sens sont tous (sic) effarés; enfin elle est possédée par Mazarin, » (l’Exorciste de la reine). Montandré termine la démonstration de chacun des quatre points de la Franche Marguerite par cet abominable refrain : « Vive Dieu! vive le roi! point de Mazarin! point de Mazarins ! point de Mazarines ! main basse sur cette maudite engeance! point de quartier ! tue ! tue! tue! » Et dans le Point de l'ovate : « Faisons carnage sans respecter ni les grands ni les petits, ni les jeunes ni les vieux, ni les mâles ni les femelles, afin que même il n’en reste pas un seul pour en conserver le nom. Allarmons tous les quartiers, tendons les chaînes, renouvelons les barricades , mettons l’épée au vent, tuons, saccageons , brisons, sacrifions à notre vengeance tout ce qui ne se croisera pas pour marquer le parti de la liberté. » Les bourgeois de Paris ont dù se rappeler ces paroles atroces le jour de l’incendie de l’hôtel de ville. Le parlement s’éemut à la publication de ces odieux libelles. Le 27 mars 1652, la Grande chambre , la Tournelle et la chambre de l’édit réunies déclarèrent la Franche Marguerite et le Point de l’ovale méchants, séditieux; tendants à séditions, remplis de maximes et discours abominables ; en conséquence elles ordonnèrent qu’ils seraient brûlés au pied du grand; escalier du palais par l’exécuteur de la haute justice ; ce qui fut exécuté le même jour, Elles firent défense à toutes personnes de les vendre, débiter ou publier à peine de la vie, même de les garder ou retenir sur telles peines qu’au cas appartiendrait Cet arrêt rendit Montandré un peu plus sage. Je vois même dans le Tu autem quelques phrases qui sont apparemment des essais de justification ; celle-ci, par exemple, qui n’est pas très-claire : « Les séditions n’ont jamais rien valu ; mais les états se sont quelquefois bien trouvés de leurs soulèvements. » Et cette autre qui ne laisse pas que d’être ingénieuse : « Si je voulais exhorter le monde à un soulèvement, je n’y voudrais inviter que ceux qui le haïssent le plus, pour empêcher les extrémités auxquelles on se porte pour l’ordinaire lorsqu’on n’y voit que les coquins. » Il est assez difficile de dire quelle était la politique de Montandre. Pamphlétaire aux gages du prince de Condé, il écrit dans le Point de l'ovale : « Voyons que les grands ne sont grands que parce que nous les portons sur nos épaules ; nous n’avons qu’à les secouer pour en joncher la terre. » Dans le Rapporteur des procès d’État il prétend que les princes sont « les assesseurs essentiels de la royauté. » Au moins cela est dans son rôle. Après avoir cité les exemples de Pépin et de Hugues Capet qu’il suppose appelés au trône par les États généraux , il ajoute : « Voilà le pouvoir des États, et le voilà au-dessus de celui des rois qui ne peuvent avoir que des soumissions et des respects pour les lois fondamentales , cependant que les États peuvent légitimement les enfreindre même par le seul motif de leur passion, puisque Hugues Capet ne fut placé sur le trône qu’ensuite de l’aversion que les François concurent contre le légitime héritier de leur couronne… » (Le Formulaire d’État). C’est la souveraineté du peuple; mais attendez : « Comme la monarchie avoisine le plus la divinité, est-il dit dans la Décadence visible de la royauté , aussi faut-il que tout homme raisonnable la tienne pour la moins illégitime. Les républiques sont des imitations ou des expressions parfaites de la révolte des anges; et ceux qui les favorisent, symbolisent avec les premiers mutins. » Que faut-il pour aller de là à la monarchie absolue ? Mais un peu plus loin Montandré se ravise. « L’État françois , dit-il, ne condamme point l’aristocratique ; mais il le soumet au monarchique. Si ce dernier voulait être indépendant jusqu’à ne vouloir déférer en rien à l’aristocratique, c’est-à-dire à la con- duite des plus proches de la couronne ou des plus sages établis par leur participation , il serait despotique ou tyran; et, par conséquent, il faudrait s’en défaire. » Si l'on tient à trouver l’unité dans ces théories discordantes de Montandré, on devra penser peut-être qu’il voulait que le peuple fût tout juste assez souverain pour pouvoir donner la couronne au prince de Condè. Dans ce cas il aurait singulièrement devancé son siècle, pour me servir d’une expression fortcommune aujourd’hui ; et nous devrions reconnaître qu’on n’a pas tout inventé de nos jours, Il resterait à savoir quelle part le prince de Condé avait aux pensées, aux espérances peut-être de Montandré. Les pièces de cet écrivain seraient assez intéressantes à étudier de ce point de vue ; mais il n’est pas toujours facile d’en avoir une collection bien complète. Il paraît que Montandré crut devoir quitter la France avec le prince de Condé en 1652. On le voit en 1656 dédier à messieurs du chapitre de Liége la Vie de Saint Lambert qui ne parut cependant que l’année suivante. Sorti avec le prince, il ne rentra qu’avec lui après la paix des Pyrénées. Il s’occupa alors d’études sérieuses. Il publia successivement la Suite des ducs de la Basse-Lorraine et l’Histoire et la politique de la maison d’Autriche, ouvrages pour lesquels il avait obtenu un privilége le 30 janvier 1662. Le second est dédié par trois lettres différentes au roi, à la reine et à la reine-mère. Ce retour à des habitudes plus calmes n’empêcha pas, que par précaution, il ne fût mis à la Bastille en 1667, à l’occasion de la guerre des Pays-Bas , et en 1672 , après la déclaration contre la Hollande. On dit que sur la fin de sa vie il fut obligé de faire des sermons pour subsister. Ce travail ne lui fut pourtant pas très- profitable ; car il est mort pauvre à quatre-vingts ans passés.
60Alliance (l) des armes et des lettres de monseigneur le Prince avec son panégyrique, présenté à son Altesse Royale.1652Paris7960. Alliance (l) des armes et des lettres de monseigneur le Prince avec son panégyrique, présenté à son Altesse Royale. Paris, 1652, 79 pages. Cette pièce offre ceci de singulier que l’éloge de Mazarin y est accolé à l’éloge du prince… en 1652 !
61Almanach de la cour pour l'an 1649, fait par M. François le Vautier, grand spéculateur des choses présentes.1649Paris661. Almanach de la cour pour l'an 1649, fait par M. François le Vautier, grand spéculateur des choses présentes. Paris , 1649, 6 pages. Mazarin représente janvier, Gaston février, Condé mars, Conti avril, Longueville mai, les princes Lorrains juin, Chavigny juillet, La Meilleraye août , Grammont septembre, Villeroy octobre, Le Tellier novembre et La Rivière décembre. Ces rapprochements de noms autorisent à croire que l’almanach a été publié avant le 6 janvier. J'en connais deux autres éditions , l'une qui doit avoir été faite pendant le blocus; car on y lit au verso du titre un quatrain sur les traitants et partisans. Le Vautier y est appelé Le Vérittier; elle a paru sous la rubrique de Tours, 1649, 7 pages. L’autre qui est aussi de 1649, Sans Lieu, 8 pages, ajoute au titre, après le mot de Cour, ceux-ci qui dit tout. L’Almanach est suivi de : le Tout en tout du temps. Ce Le Vautier devait être quelque astrologue à la façon de Mengau , à moins qu’un charitable confrère n’ait voulu tourner en ridicule François Vautier, médecin de Louis XIV.
62Almanach politique marquant ce qu’on doit attendre de l’état présent des affaires du monde suivant constellation de chaque royaume.Sans DateSans Lieu862. Almanach politique marquant ce qu’on doit attendre de l’état présent des affaires du monde suivant constellation de chaque royaume. ( S. l. n. d.), 8 pages. Après la querelle des tabourets.
63Amazone (l') françoise au secours des Parisiens, ou l’Approche des troupes de madame la duchesse de Chevreuse.1649Paris763. Amazone (l') françoise au secours des Parisiens, ou l’Approche des troupes de madame la duchesse de Chevreuse. Paris , Jean Hénault, 1649, 7 pages. Il y en à ume contrefaçon intitulée : l'Ilustre conquérante, etc.
64Ambassade burlesque , etc.Sans DateSans Lieunan64. Ambassade burlesque , etc. Voy. Embassade.
65Ambassade burlesque des filles de joie au cardinal.1649Paris765. Ambassade burlesque des filles de joie au cardinal. Paris, 1649, 7 pages.
66Ambassade burlesque envoyée à Mazarin de la part de Pluton , où se voit, par dialogue, comme l’Enfer lui reproche l’énormité de ses crimes.Sans DateSans Lieu1266. Ambassade burlesque envoyée à Mazarin de la part de Pluton , où se voit, par dialogue, comme l’Enfer lui reproche l’énormité de ses crimes. (S.l. n.d.), 12 pages. Les personnages sont le Diablotin, Mazarin, Pluton, Proserpine et Caron : « Quoi! un scélérat, un voleur, Un méchant, un traître, un impie, Un barbare, un monopoleur, Un fomenteur de tyrannie, Un second Néron , un (sic) vipère, Un imposteur, un brelandier, etc.» Il n’y a que cela de remarquable ; mais c’est quelque chose.
67Ambassade de l’Ange gardien de la France au roi très-chrétien et de Dieudonné Louis XIV et à la reine régente , sa mère, pour le bien public et particulier de tous leurs États, par le siEur de B.I.C.1649Paris1267. Ambassade de l’Ange gardien de la France au roi très-chrétien et de Dieudonné Louis XIV et à la reine régente , sa mère, pour le bien public et particulier de tous leurs États, par le sieur de B.I.C., gentilhomme à la suite de son Altesse royale. Paris, Rolin de La Haye, 1649, 12 pages. Cette pièce a été écrite six semaines après le commencement du blocus de Paris. L’auteur somme la régente de retirer ses troupes sous peine de l’enfer ! Dans une postface qui occupe la 12° page, il dit qu’il avait servi dix ans. Il exprime son regret de n’avoir pu présenter Iui-même son ouvrage à Leurs Majestés ; mais il espère qu’on le leur mettra sous les yeux. Il offre dans ce cas de faire connaître le moyen qu’il a de dégager le domaine royal et dont il parle dans le pamphlet. Il promet plusieurs suites sur la dernière desquelles il mettra son nom tout au long ; et déjà il annonce : la Harangue à l’une des plus pieuses et plus illustres dames de la terre ; les Réception , Réponse et Régal de Leurs Majestés à cet ange envoyé du ciel et à son respect au secrétaire de son altesse céleste. Les a-t-il données ?
68Ambassade de la bonne paix générale, avec un combat contre ceux qui publient un faux repos et par conséquent la méchante guerre.1650Sans Lieu1668. Ambassade de la bonne paix générale, avec un combat contre ceux qui publient un faux repos et par conséquent la méchante guerre. (S. l. n. d.), 16 pages. Le faux repos, c’est la paix de Bordeaux. L’auteur engage une polémique très-vive contre « la pièce imprimée par Brunet » et les Articles de la Paix de Bordeaux, publiés chez Sassier. Il y a entre ces deux pamphlets une différence d’un jour sur l’entrée du roi dans la ville. « Je vous demande , courriers qui vous contrariez si fort en courant, qui peut vous envoyer de cent cinquante lieues pour nous dire que le roi est entré dans Bordeaux le dimanche 2 octobre suivant l’un, le lundi 3 suivant l'autre, pour le faire imprimer à Paris le mardi 4 et le distribuer le mercredi 5 ? La poste est-elle venue dans un jour? » Cette observation critique pourrait bien n’être pas très-exacte ; car je vois dans la pièce qu’a publiée Sassier, que la nouvelle de la paix de Bordeaux a été portée au palais d’Orléans par le maréchal de L’Hopital, gouverneur de Paris, le mardi 4 octobre , jour apparemment où elle a été recue; et d’'après cette version officielle (Sassier était l’imprimeur privilégié du maréchal), l’entrée du roi avait eu lieu le dimanche. Mais ce que j’ai voulu constater par ma citation , c’est que l'Ambassade de la bonne paix générale est de la première huitaine d’octobre 1650. Au reste je dois faire remarquer que les Articles de la Paix de Bordeaux ont été imprimés par Antoine Estienne. La pièce qui a paru chez Sassier, est intitulée : la Paix véritable accordée par le roi à ses sujets de la ville de Bordeaux , etc. Je trouve encore la Paix accordée par le roi à ses sujets de la ville de Bordeaux,chez Jacques Barlay ; mais je ne vois rien qui soit sorti des presses de Brunet. L’Ambassade de la bonne paix générale se termine par une addition sur la piété des soldats anglais qui devient pour l’auteur une occasion de parler des religions concubines, des religions reines, de la religion « qui est toute seule véritable épouse, » du jansénisme , du molinisme, etc. C’est là que Davenne se révèle clairement. On y reconnaît son esprit ou plutôt sa folie et son style. François Davenne naquit à Fleurance , petite ville du bas Armagnac , capitale du Comté de Gaure. On ne sait précisément ni la date de sa naissance ni celle de sa mort. Quelques auteurs qui ont remarqué qu’il ne figurait pas au procès de Simon Morin dont il avait été le disciple, en ont inféré qu’il avait dû cesser de vivre avant 1663. C’est, comme on le voit, une simple conjecture ; et, j’ajouterai , une conjecture peu solide. Davenne avait, il est vrai, adopté d’abord les extravagances de Simon Morin ; mais il parait évidemment par ses pièces qu’à l’epoque de la Fronde il s’était érigé à son tour en chef de secte , qu’il préchait une nouvelle religion pour son propre compte et qu’il ne prétendait dans ses prédications à rien moins qu’à remplacer Louis XIV sur le trône de France. Il n’y avait donc pas de raison de le comprendre dans le procès de son ancien maître. J'ai d’ailleurs vu un livre, daté de 1674, sur le titre duquel un de ses possesseurs avait écrit : par François Davenne, disciple du fameux Simon Morin. Voici comment ce titre était conçu : le Politique du temps avec des remarques nécessaires à sa parfaite intelligence et une dissertation historique et politique sur l’état présent de la chrétienté. Sans Lieu, 1674, in-12. Dans le peu de temps que j’ai eu pour examiner ce volume, j'ai bien cru y reconnaître de grandes analogies avec les ouvrages avoués de François Davenne ; mais , après tout, je ne donne cette indication que pour ce qu’elle vaut . Le premier qui ait signalé l’existence de François Davenne et qui ait pris la peine de recueillir les pièces de ce frondeur étrange, est Châtre de Cangé. Tous les biographes et bibliographes l'ont copié ensuite avec plus ou moins d’intelligence. Ainsi Châtre de Cangé croit que Simon Morin eut une grande part aux pamphlets de Davenne. Les auteurs de la Biographie universelle renversent la proposition et disent que Davenne a travaillé aux Pensées, Requête, à Debure, le rédacteur du catalogue Mac Carthy, Barbier, M. Brunet attribuent à Davenne le Politique du temps traitant de la puissance, autorité et du devoir des princEs, des divers gouvernements, jusques où l'on doit supporter la tyrannie, ete. Jouxte la copie imprimée à Paris, 1650, petit in-12. C’est une erreur évidente; et Nodier , qui a pourtant suivi l’opinion commune, fait remarquer avec raison qu’on ne retrouve pas la manière de Davenne dans cet opuscule ; le style d’ailleurs n'est pas du XVIIᵉ siècle, Le Politique du temps est un pamphlet protestant écrit contre la régence de Catherine de Médicis. Mais de l’erreur de tant de savants bibliographes je conclus deux choses : la première, que Davenne a aussi publié un Politique du temps; c'est apparemment celui dont je viens de parler ; la seconde , c’est que ce pamphlet est d’une excessive rareté puisqu’ils ne l'ont jamais vu. Discours et Témoignage de Morin. Je ne vois pas de raison d’adopter l’une ou l’autre de ces opinions. Châtre de Cangé a remarqué, dans le pamphlet de Davenne, initulé : Inventaire des pièces, etc., deux blancs dont le second attend incontestablement le nom de Louis XIV. Conséquent avec lui-même, il remplit le premier du nom de Simon Morin ; mais partout Davenne revendique le trône de France pour lui et non pour personne autre. C’est de lui et de lui seul qu’il parle, quand il s’écrie dans la Hiérusalem céleste : « Il est trouvé! il est trouvé! la France a un François qui la convoite et lequel Dieu, de sa souveraine puissance et autorité royale, élit roi de ses provinces. » Ce mauvais jeu de mots sur son nom de François se retrouve encore à la page 31 de la même pièce où il fait dire à Nostradamus : « J’ai annoncé que le roi d’Angleterre aurait la tête tranchée ; et j’ai prédit que ce FRANÇOIS devant Dieu élevé abaissera le roi en la place duquel le Verbe le substitue. » Et pour que le lecteur ne s’y trompe pas, le mot de François est marqué d’un astérique. On sait très-peu de choses de la vie de François Davenne. Je lis dans le Factum de Ia sapience éternelle qu’il avait annoncé vers 1645 la fin ou le renouvellement du monde, suivant qu’il plairait à Dieu, dans un écrit qui paraît avoir été perdu. On peut croire qu’il a été supprimé. Davenne, en effet , fut mis en prison par l’autorité ecclésiastique et retenu par le procureur général au parlement. Puis l’officialité consentit à lui rendre la liberté sous caution; elle s’employa même pour faire lever l’écrou du procureur général. « Il me fut enjoint, dit Davenne , de garder le silence ; ce que je fis. » « Deux ans après, je fus derechef garrotté dans une prison pendant quatre mois, sans savoir pourquoi. » Cette fois ce fut la reine qui le fit sortir. Et maintenant , s’écrie-t-il enfin dans la même pièce qui est évidemment de 1651, « je suis comme suspendu pour savoir si je préviendrai le Judas qui me trahit, en me rendant captif, ou si je le laisserai attenter sur ma liberté. » Que fit-il ? je l’ignore. Toujours est-il que les registres du parlement nous apprennent que le 17 mars 1651 il était prisonnier en la conciergerie du Palais. Il n’est pas probable qu’il se soit présenté volontairement devant la justice ; car la première chose qu’il fit, ce fut de récuser le Châtelet et d’en appeler au parlement. Sa récusation se fondait précisément sur les motifs invoqués par le Factum « Sur ce enquis, porte l’arrêt du 17 mars , à dit qu’il ne peut être jugé par le lieutenant civil parce que Dieu a dicté à lui répondant quelque acte intitulé : Conclusions, qu’il a fait imprimer contre ledit lieutenant civil. » Et dans le Factum : « Après mes divers mouvements, je conclus à ce qu’il plaise à la cour, attendu que les principaux du Châtelet sont mes juges et parties à cause que je les ai particulièrement tancés , de leur interdire la connaissance de ma cause et d’ordonner que je serai transféré à la conciergerie du Palais si, à tout hasard, je suis enfermé dans leurs prisons. » Il résulte de ces faits et aussi du contenu même du Factum que cette pièce a été composée pendant que Davenne, poursuivi par le procureur général, se cachait chez ses amis ou errait parmi les rues, tout absorbé dans l’impulsion divine, et, comme il le dit lui-même , sans savoir où il allait. Il en résulte également qu’il était accusé d’avoir publié la Sapience du ciel et non le pamphlet De la Puissance qu’ont les rois sur les peuples et du Pouvoir des peuples sur les rois , comme l’a cru Châtre de Cange. Malgré la récusation de Davenne, le parlement ordonna que l’affaire serait jugée par le lieutenant civil; mais il semble qu’elle en soit bientôt restée là. Au moins est-il certain que, peu après, Davenne publia la Réfexion morale sur la Sapience par laquelle il s’efforce de faire considérer ses pamphlets comme une sorte d’avertissements prophétiques et comme des témoignages d’une sollicitude particulière de Dieu pour le roi et pour la reine régente. Il avait donc encore une fois recouvré sa liberté. Il en profita pour publier la Hiérusalem céleste avant la fin de 1651 et l'Inventaire au commencement de 1652. L’auteur de la Pierre de touche aux Mazarins explique de la manière suivante la mise en liberté de Davenne : « Ceux qui veillent à la découverte de quelque pièce contre ce pernicieux ministre, sont bien récompensés, dit-il page 12, témoin le surnommé Pacifique qui est dans la conciergerie et qui a passé par ses mains sans nul hasard après avoir fait la Puissance des rois et le Pouvoir des sujets sur les Conclusions proposées par la reine régente, etc. « Le lieutenant en cela incivil , Tardieu, juge plus que criminel, et quelques autres, nourris de chair et de sang et par conséquent adonnés au carnage, font les bons valets pour assouvir ta bonté; mais ils feraient mieux de se préparer à recevoir le coup que l’on ordonne à leur malice, » Page 13. souverains , l’Harmonie de la cour ( de l’amour, etc. ) et plusieurs autres pièces horribles et détestables, dont le lieutenant civil a connaissance, contre la personne du roi et de Son Altesse Royale. Le garçon de son imprimeur est mort en prison, imaginez-vous comment, dans deux jours, afin qu’il n’achevât pas de découvrir les pernicieux ouvrages de cet infâme auteur. Cependant le sieur Pacifique ne reçoit point de châtiment parce que le lieutenant civil prétend qu’il a mérité son pardon en écrivant contre M. le prince. » Ce pamphlet est daté de 1652. Faut-il conclure du passage que je viens de citer que Davenne était encore en prison à cette époque? Mais alors on devrait admettre qu’il a écrit la Hiérusalem céleste sous les verroux ; car il y apostrophe le roi en ces termes : « Roi mineur, voici le roi majeur qui vient te supplanter, » et la majorité du roi a été déclarée le 7 septembre 1651 Je crois que l’auteur de la Pierre de touche n’a pas connu la date précise de la mise en liberté de Davenne, comme il s’est trompé sur les motifs de l’indulgence dont le lieutenant civil paraît avoir usé envers son prisonnier. Davenne attaque, il est vrai, le prince de Condé avec beaucoup de violence ; mais pas plus que le parlement, le duc d’Orléans et la régente elle-même. S’il dit du prince « qu’il est sorti d’un père qui est resté treize mois dans le ventre de sa mère , » il dit de la reine « qu’elle a la douceur du tigre et la débonnaireté de la vipère. » Il a pu écrire avec quelque fondement dans la Lettre d’un particulier sur la sortie de messieurs les princes : « Quoique les pièces que j'ai faites à votre justification ne vous flattent point, vos adversaires en ont été choqués plus qu’en nulles autres. » Nous avons vu que Davenne a été emprisonné trois fois. Quatre de ses pièces ont été saisies et probablement supprimées par arrêt : les Soupirs françois contre la paix italienne, le Véritable ami du public, Harmonie de l'amour et de la justice de Dieu, la Sapience du ciel. La troisième est précisément une de celles que dénonce l’auteur de la Pierre de touche. Si Davenne ne fut pas poursuivi personnellement à cette occasion , c’est qu’on ne savait pas qu’il l’eût composée. « On avait ici, dit Guy Patin dans une lettre datée du 16 septembre 1650, page 343 du 1ᵉʳ vol. des lettres à Spon, on avait mis sous la presse un petit livre in-douze intitulé: l’Harmonie , etc. Il était contre le Mazarin, sa vie, sa fortune et son ministère. Il allait même contre l’honneur de la reine ; le lieutenant civil l'a découvert, l’a supprimé, et en a fait emprisonner les imprimeurs ; duquel néanmoins il n’a jusqu’à présent pu découvrir ni apprendre qui en était l’auteur, L’on m’a dit que l’on en soupçonnait un jésuite qui était fort passionné pour le parti de M. le prince. » Voilà, je pense, le lieutenant civil bien justifié sur ce point. Il est vrai pourtant : la justice à été indulgente pour Davenne ; elle avait même renoncé à saisir la Hiérusalem céleste qui doit être, à meilleur droit que l’Invrentaire, considerée comme le comble des extravagances de l’auteur. C’est là en effet que Davenne dit de lui : « Parce qu’il s’est bien abaissé, Dieu l’exalte. Il sera conducteur des peuples d’autant qu’il est parfait comme son père. » Et ailleurs, pour prouver sa mission : « Appelez le cardinal, la régente, le duc d'Orléans , les princes , Beaufort , le coadjuteur, les partisans et ceux qu’on estime les plus saints dans le monde… Faites allumer une fournaise ; qu’on nous y jette dedans; et celui qui sortira sans lésion de la flamme , comme un phénix renouvelé, celui-là soit estimé le protégé de Dieu et qu’il soit ordonné prince des peuples. » Puis, comme il craint que cette épreuve ne soit pas acceptée , il en propose une autre : « Que le parlement me juge à la mort pour avoir osé dire la vérité aux princes. Qu’on m’exécute ; et si Dieu ne me garantit de leurs mains d’une manière surnaturelle, je veux que ma mémoire soit éteinte, et s’il le fait, qu’on abolisse celle de mes adversaires... Si Dieu ne me preserve des mains des bourreaux , rien ne leur sera fait ; mais si le bras surnaturel rarrache de leurs griffes, qu’ils soient sacrifiés à ma place. » Maintenant on sait pourquoi la justice a été indulgente ; c’est que Davenne était fou. Davenne avait pris le surnom de Pactifique parce qu’il avait été élu de Dieu, disait-il , pour donner la paix aux peuples; et d’abord il devait supplanter Louis XIV, c’est son expression, sur le trône de France. Ses pamphlets ont presque tous pour but de revendiquer la royauté que Dieu lui a attribuée « de sa souveraine puissance et autorité royale. » Il en a donné lui-méme dans la Hiérusalem céleste et dans l’Inventaire une double liste qu’il faudra complêter, sans doute, mais qu’il est utile de connaître telle qu’il l’a dressée, pour apprécier le caractère de sa polémique. Je prends le texte de la Hiérusalem céleste parce qu’il est le moins long et aussi parce que la publication de chaque pièce y est plus nettement motivée. « J'ai, il y a six ans, averti les États du renouveau avec une voix aussi douce que terrible ; et je vous en fais ressouvenir , ces années, de la même sorte. Pour cela j'ai fait l’Harmonie de l’amorr et de la justice de Dieu, aussi ordonnée en ses osts qu’une armée rangée en bataille ; ensuite j'ai bâti la Puissance des peuples sur les rois et des rois sur les peuples , laquelle semble un escadron de cavalerie ; après j'ai formé les Conclusions proposées au sénat par la Vérité, reine régente du ciel et de la terre, pour servir d’un camp volant afin d’attaquer et surprendre ses adversaires ; je composai une Lettre de cachet ensuite pour les détruire de pied ferme ; j'ai fait l’Avis à la reine d’Angleterre afin de faire trembler les méchants monarques par l’exemple de ceux qui les ressemblent ; après j'adressai l’Ambassade de la bonne paix à toutes les nations de la terre et particulièrement à cette nouvelle république (l'Angleterre ) que Dieu incorporera bientôt dans mon nouveau empire ; conséquemment je fabriquai la Balance fixe de la véritable fronde tant pour peser les actions, les œuvres et les paroles que la justice même de ceux qui frondent ; parce qu’un hypocrite, apparemment desintéressé , m’attaqua en vers, je me suis défendu par une réponse en prose (Réponse au frondeur désintéressé ); ensuite de cela, pour poursuivre les lâches intéressés frondeurs jusqu’au bout de la terre, j’ai fait voiler la vérité vivante de l’ombre d’une princesse décédée (l’Ombre de madame la princesse, etc.); après j'ai produit les antéchrists contraires à son verbe et à son évangile (le Jugement et les huit béatitudes de deux cardinaux, etc.); et d’autant que Beaufort a fait transformer d’invisibles malices pour se faire appuyer par ceux qui ont contrefait mon langage, lesquels me prenaient déjà pour un fourbe de cour et par conséquent pour une âme flatteuse , j’ai fait une satyre ( Satyre ou Feu à l’épreuve de l’eau , etc.), pour faire humilier les uns, lesquels m’ont témérairement jugé, et foudroyer les autres qui en sont la cause ; ensuite j'ai tracé un plan de la Sapience céleste estimée folie des sages du monde , dans lequel ouvertement Dieu me manifeste; mon Factum lui succède , dans lequel je requiers justice autant que la faiblesse de ma partie inférieure et la force de la supérieure me le peuvent permettre ; et pour conclure et arborer tout ce que dessus, je présente cette Hiérusalem céleste de laquelle les anges disent « Qui est cette belle qui vient du désert comme une verge de fumée , faite de myrrhe, d’aromates et d’autres parfums aromatiques ? » Il faut ajouter, sur les indications de Davenne, la Tragédie sainte qui est citée dans l’Inventaire, et l’Inventaire même ; en tout seize pièces. Châtre de Cangé a composé un recueil qui en contient vingt-trois; mais en existe-t-il vraiment une qui ait paru sous le titre d'Épêtre écrite à Henri III en lui adressant ses Centuries ? personne ne l'a vue, que je sache. Châtre de Cangé a recueilli cette indication à la page 31 de la Hiérusalem céleste. A-t-il bien pris garde que c’est Nostradamus qui parle et qui dit : « Lisez mon épitre écrite à Henri troisième en lui adressant mes Centuries; et vous verrez que j'ai prophétisé la rénovation, etc.? » Sans doute Nostradamus n’a pas pu écrire à Henri II puisqu’il était mort plus de dix ans avant l’ayénement de ce prince au trône de France ; mais ne peut- on pas supposer une erreur de Davenne? Et dans tous les cas y a-t-il bien dans la phrase que j'ai citée , une raison suflisante d’affirmer l’existence de l'épitre ? ; Les autres pièces signalées par Châtre de Cangé, sont : 1° Le Véritable Ami du Public ; 2° les Soupirs françois sur la Paix Italienne que l’on attribue quelquefois, mais inexactement, à Jean Duval. Davenne dit, en effet, dans la Lettre particulière de Cachet : « Lisez à présent les Soupirs françois ; et vous verrez un prophète qui a prédit les malheurs de ce temps. » Et dans la Sapience du ciel, répondant à un frondeur désintéressé : « Caquetez contre nous ; vous serez aussi croyable que celui qui fit la réfutation aux Soupirs françois sur la Paix Italienne; » 3° le Journal des délibérations tenues en parlement, toutes les Chambres assemblées à l’Hôtel d’Orléans , etc. ; 4° l’Avis d’un religienx contre les faiseurs de libelles diffamatoires ; 5° la Lettre d'un particulier sur la Sortie de messieurs les princes ; 6° la Réflexion morale sur la Sapience estimée folie des sages du monde. Voici une vingt-quatrième pièce qui a échappé à Châtre de Cangé ; c’est la Lettre d’un religieux de Compiègne , etc. Comme l’Avis d’un religieux , elle est signée F. D. F. (François Davenne de Fleurance). Ce sont, avec la Tragédie sainte, les seules sur lesquelles Davenne ait apposé ses initiales. Le titre de cette dernière pièce porte : par F. D. P. (François Davenne pacilique et non poëte , comme le dit Châtre de Cangé). Le catalogue Mac Carthy en indique une vingt-cinquième que je n’ai pas rencontrée encore : c’est l’Inventaire sommaire d’aucuns passages de l’Écriture sainte qui font voir que le monde finira en 1656. Enfin si le Politique du temps dont j'ai parlé plus haut, est vraiment de Davenne, il faudra dorénavant compter vingt-six pièces. Les pamphlets de Davenne sont presque tous rarissimes , même ceux qui ont été imprimés in-4° dans le format ordinaire des Mazarinades. Il n’en existe peut-être pas une seule collection complète.
69Ambassade (l') des Parisiens envoyés à l’éminence Mazarine pour son retour dans la ville de Paris et rendre compte du mal qu’il a fait.1649Paris869. Ambassade (l') des Parisiens envoyés à l’éminence Mazarine pour son retour dans la ville de Paris et rendre compte du mal qu’il a fait. Paris, Nicolas de La Vigne, 1649, 8 pages.
70Ambassadeur (l’) de Savoie envoyé du mandement de son Altesse, par le sénat de Chambéry, à la reine régente, mère du roi.1649Paris870. Ambassadeur (l’) de Savoie envoyé du mandement de son Altesse, par le sénat de Chambéry, à la reine régente, mère du roi. Paris, Claude Morlot , 1649, 8 pages.
71Ambassadeur (l') des États de Catalogne envoyé par don Joseph de Marguerite à la reine régente, mère du roi, touchant les affaires de cette province et la paix particulière et générale.1649Paris871. Ambassadeur (l') des États de Catalogne envoyé par don Joseph de Marguerite à la reine régente, mère du roi, touchant les affaires de cette province et la paix particulière et générale. Paris, Claude Morlot, 1649, 8 pages. Il paraîtrait que les Espagnols auraient voulu profiter des troubles de Paris en jetant des promesses d’amnistie parmi les populations de la Catalogne. Tel est du moins le prétexte de la lettre.
72Ambassadeur extraordinaire apportant à la reine des nouvelles certaines de son royaume et de ce qui s’y passe.1649Paris772. Ambassadeur extraordinaire apportant à la reine des nouvellescertaines de son royaume et de ce qui s’y passe. Paris , N. Charles, 1649 , 7 pages.
73Ambitieux (l’), ou le Portrait d'OElius Séjanus en la personne du cardinal Mazarin.1649Paris773. Ambitieux (l’), ou le Portrait d'OElius Séjanus en la personne du cardinal Mazarin. Paris, Pierre du Pont, 1649, 7 pages. Ce pamphlet a été écrit peu de jours après ce que les frondeurs appelaient l’enlèvement du roi. Cet évènement est en effet le dernier terme de la comparaison. Il y a ici un souvenir des pamphlets contre le maréchal d’Ancre, souvenir que nous trouverons plus complet dans la pièce intitulée : le Sesanus romain.
74Ambrion (l’) de Mazarin sur sa naissance.1651Paris874. Ambrion (l’) de Mazarin sur sa naissance. Paris, 1651, 8 pages. Cela est original et rare ; mais quel sens! et quel esprit !
75Ame (l’) pécheresse dans la solitude.1650Paris875. Ame (l’) pécheresse dans la solitude. Paris, Denys Pelé, 1650, 8 pages. Cet opuscule n’a rien de politique; mais quand, dans les intervalles de paix, les pamphlets ne se vendaient plus, les libraires faisaient colporter de petits livrets de piété ou de poésie. C’est ainsi que l’Ame pécheresse se rattache à la Fronde.
76Amende honorable (l') de Jules Mazarin des crimes qu'il a commis contre Dieu, contre le roi et contre lui-même.1649Paris876. Amende honorable (l) de Jules Mazarin des crimes qu'il a commis contre Dieu, contre lc roi et contre lui-même. Paris , 1649, 8 pages. Peu de jours après l’arrêt du 8 janvier. C’est, je crois, le premier pamphlet où il est parlé de vingt-cinq mille personnes qui auraient été jetées en prison pour n’avoir pas payé la taille, et dont six mille seraient mortes de faim.
77*Amnistie accordée au parlement de Bordeaux, et propositions du duc d'Orléans.1650Sans Lieunan77*. Amnistie accordée au parlement de Bordeaux, et propositions du duc d'Orléans. 1650. Bib. hist. 23183. Extrait de la Gazctte.
78Amuse badaud (l’) Mazarin, on l’Intrigue des créatures du Mazarin qui sont dans Paris, pratiquée jeudi dernier pour empêcher l’effet de l’assemblée du parlement qui se devait faire ce jour-là.Sans DateSans Lieu878. Amuse badaud (l’) Mazarin, on l’Intrigue des créatures du Mazarin qui sont dans Paris, pratiquée jeudi dernier pour empêcher l’effet de l’assemblée du parlement qui se devait faire ce jour-là. (S.l. n. d.), 8 pag. L’Amuse badaud, c’est la nouvelle de la levée du siége de Miradoux que les Mazarins avaient fabriquée, dit l’auteur, chez M. de S. (Senneterre ) , rue Saint-André-des-Arts.
79Anagramma acrostychaeum in Julium Mazarium.1649Paris379. Anagramma acrostychaeum in Julium Mazarium. Paris, 1649 , 3 pages. Signé A. D. B.
80Anagrammes sur l'auguste nom de sa majesté très-chrétienne Louis quatorzième du nom, roi de France et de Navarre, dédiées à la reine par le sieur Douet , écuyer, sieur de Rom Croissant.1649Paris880. Anagrammes sur l'auguste nom de sa majesté très- chrétienne Louis quatorzième du nom, roi de France et de Navarre, dédiées à la reine par le sieur Douet , écuyer, sieur de Rom Croissant. Paris, Francois Noël, 1649, 8 pages non chiffrées. Ce Douet était maître d’hôtel de Paul Yvon,, sieur de La Leu, oncle de Tallemant des Réaux. « Il à un peu voyagé à Maroc et au Levant, cela n’a servi qu’à lui brouiller la cervelle ; car, à cause de ses voyages, il s’est pris pour un habile homme, et s’est mis à faire des livres..…. Depuis la mort de son maître, qui lui a laissé une petite pension, il fait tous les ans une quantité d’anagranumes, imprimées sur le nom du roi, et met tout de suite Louis quatorzième du nom roi de France et de Navarre. Voyez si ce n’est pas une merveille de trouver quelque chose sur un si petit nom! Je les garde ; et c’est un bon meuble pour la bibliothèque ridicule. » Historiette de La Leu, p. 49 du 5° volume. C’est peut-être beaucoup que de dire que Douet faisait tous les ans une quantité d’anagrammes ; mais il est vrai qu’en 1647 il avait publié Une centurie d’anagrammes sententieuses sur l’auguste nom de Sa Majesté Trés-chrétienne Louis XIV du nom roi de France et de Navarre , qui pourra servir d'argument à la neuvieme et dixiéme partie de la France guerrière , Paris, Mathurin Hénault, et qu’il a publié, en 1649 , une seconde édition des Anagrammes sous le titre de Trente-cinq anagrammes, etc. Dans la première édition, il n’y en a que quinze. Je me garderai bien d'ailleurs de contredire le jugement de Tallemant des Réaux, Pourtant je dois ajouter, sur la foi de Douet lui-même, que le maréchal de Villeroy ayant lu hautement les anagrammes dans le palais Cardinal, « en présence des sieurs de Sourdis, de Rhodez, Vautier et l’auteur, » il dit : « Ces anagrammes sont belles. Dieu veuille qu’elles soient véritables ! L’abbé de Marolles a compris le sieur de Rom Croissant dans le dénombrement des écrivains qui lui avaient donné leurs livres. en avait reçu les Aragrammes au roi. Je lui sais gré de n’avoir loué ni l'ouvrage ni l’auteur. Pourtant Naudé paraît avoir fait quelque cas de Douet , sinon de ses anagrammes. Voici en effet ce qu’on lit dans ie Mascurat , p. 212 de la première édition : « Si le sieur Douet vouloit croire ses amis , il occuperoit son esprit, qui est très-bon , à des matières plus considerables. Jamais homme n’observa mieux que lui beaucoup de petites choses qui causeroient néanmoins de grands biens à ceux qui voudroient les mettre en exécution ; mais je ne sais par quelle vérue il a depuis peu quitté la France guerrière pour ne plus s’amuser qu’à des anagrammes. » Les éditeurs de Tallemant des Reaux n’ont pas reconnu le maitre d’hôtel de La Leu dans le Douet de l’abbé de Marolles et de Naudé. Douet a publié encore , 1° la Consolation des bons , et la défense de leurs écrits sincères contre les calomniateurs; 2° la Harangue faite au roi par le recteur de l’Université de Paris, etc., qui se ressent du souvenir de ses voyages. Il avait promis l’Art de faire des anagrammes , qu’il espérait dédier au roi; mais je ne saurais dire s’il l’a donné.
81Anathème (l') et l'excommunication d’un ministre d’État étranger, tiré de l’Écriture sainte.1649Paris1281. Anathème (l') et l'excommunication d’un ministre d’État étranger, tiré de l’Écriture sainte. Paris, Mathieu Colombel, 1649, 12 pages. Naudé, p. 208 du Mascurat, range cette pièce entre les bonnes, c’est-à-dire entre celles qui sont composées avec adresse , et dont le raisonnement est ingénieusement aiguisé et proprement assaisomné.
82Anathème (l’), ou Détestation du tabac.1648Paris482. Anathème (l’), ou Détestation du tabac. Ode, Paris , Claude Boudeville, 1648, 4 pages. Assez mauvais pour n’être plus commun.
83Anatomie (l’) de la politique du coadjuteur faite par le vraisemblable sur la conduite du cardinal de Retz, où l’auteur donne à connaître : 1° que le cardinal n’est innocent que parce qu'il soutient que ses crimes sont plus cachés que ceux des autres; 2° que ce prélat n’est religicux ue parce qu’il a l’adresse de se déguiser sous le voile de l’hypocrisie; 3° que sa conduite est pharisienne, c’est-à-dire apparemment innocente, en effet coupable. Les vraisemblances du vraisemblable sont ensuite combattues l’une après l’autre par des évidences que justifient tous les bruits qui ont couru contre le cardinal de Retz.Sans DateSans Lieu3283. Anatomie (l’) de la politique du coadjuteur faite par le vraisemblable sur la conduite du cardinal de Retz, où l’auteur donne à connaître : 1° que le cardinal n’est innocent que parce qu'il soutient que ses crimes sont plus cachés que ceux des autres; 2° que ce prélat n’est religicux ue parce qu’il a l’adresse de se déguiser sous le voile de l’hypocrisie; 3° que sa conduite est pharisienne, c’est-à-dire apparemment innocente, en effet coupable. Les vraisemblances du vraisemblable sont ensuite combattues l’une après l’autre par des évidences que justifient tous les bruits qui ont couru contre le cardinal de Retz. (S. l. n. d.), 32 pages. Bonne réponse au Vraisemblable sur la conduite de monseigneur le cardinal de Retz. Cette pièce est de Dubose Montandré. Elle appartient à la polémique engagée entre le prince de Condé et le coadjuteur pendant la retraite à laquelle celui-ci crut devoir se condamner après sa promotion au cardinalat. En voici un passage très-curieux : « Faut-il connaître tous les déguisements que ce cardinal a pris pour se rendre méconnaissable lorsqu’il intriguait avec ceux de sa faction, tantôt avec de grandes moustaches noires à l'espagnole , appliquées adroitement sur ses joues, avec des manteaux d’écarlate et des grègues rouges de même couleur; tantôt à la cavalière avec de grands buffles, avec des caudebecs furieusement retroussés à la mauvaise , et de petites brettes traînantes, soutenues de ces beaux baudriers de quinze ou vingt pistoles qui lui couvraient presque tout le corps ?…. Faut-il qu’on ait tenu compte de toutes les maisons bourgeoises que le cardinal de Retz a honorées de ses visites pour haranguer les pères de famille et les engager au parti qu’il brassait au préjudice de notre repos? Faut-il qu'on n’ait pas ignoré un seul festin de tous ceux qu’il a fait faire pour y traiter , de sa part , les bons bourgeois qu’il voulait gagner? »
84Ane (l’) du procureur ressuscité, en vers burlesques.1649Paris1184. Ane (l’) du procureur ressuscité, en vers burlesques. Paris , 1649, 11 pages. Mauvaise pièce qu’il faut joindre à Orophage, si on veut tout avoir.
85Ane (l') rouge dépcint avec tous ses défauts en la personne du cardinal Mazarin : 1° sur son incapacité et (sic) maniement des affaires ; 2° sur son ignorance et ambition démesurée; 3° sur ses actions et entreprises qui font connaître ses trahisons et perfidies contre l’État.1652Paris2485. Ane (l') rouge dépcint avec tous ses défauts en la personne du cardinal Mazarin : 1° sur son incapacité et (sic) maniement des affaires ; 2° sur son ignorance et ambition démesurée; 3° sur ses actions et entreprises qui font connaître ses trahisons et perfidies contre l’État. Paris, Louis Hardouin, 1652. Deux parties de 20 et 24 pages. Qui s’attendrait à trouver dans ce sot pamphlet deux passages de Philippe de Commines sur le droit des États de voter l’impôt?
86Ange (l’) tutélaire de la France aux François amis de la paix.1649Paris2486. Ange (l’) tutélaire de la France aux François amis de la paix. Paris, 1649, 24 pages. Contrefaçon de la pièce intitulée : Remontrance a« peuple, par L.S.D.N.D. S. C. E. T.
87Antidésintéressé (l'), ou l’Équitable censeur des libelles semés dans Paris sous le nom du Désintéressé , commençant par ces mots : « Pauvre peuple abusé, dessille tes yeux , » et tendant à désunir les habitants de cette ville d’avec les princes et le parlement.1649Paris887. Antidésintéressé (l'), ou l’Équitable censeur des libelles semés dans Paris sous le nom du Désintéressé , commençant par ces mots : « Pauvre peuple abusé, dessille tes yeux , » et tendant à désunir les habitants de cette ville d’avec les princes et le parlement. Paris, Cardin-Besogne , 1649, 8 pages. Ce pamphlet répond à l’un des deux billets jetés dans Paris par le chevalier de La Vallette. Le parlement en avait autorisé l’impression sous la date du 3 mars.
88Antidote (l’) au venin des libelles du royaliste « Agathon et de la vérité nue.1652Paris3288. Antidote (l’) au venin des libelles du royaliste À Agathon et de la vérité nue. Paris , 1652, 32 pages. Il faut lire au titre : la Vérité toute nue. Les deux pièces auxquelles répond l’Antidote, sont Mazarinistes; et elles ont été réfutées par la Réponse au séditioux écrit intitulé: le Caractère du royaliste à Agathon, et par l’Avocat général de Dubosc Montandré. ?
89Antidote (l') pour guérir la France.1649Sans Lieu1289. Antidote (l') pour guérir la France. Sans Lieu, 1649, 12 pages. Les pamphlets de cette espèce sont fort rares. L’auteur voudrait bien que Mazarin fût éloigné ; mais il veut surtout qu’on s’en rapporte au roi « qui saura ce qu’il doit faive sans qu’on ait besoin de l’avertir. »
90Antigazette (l') de Flandre contre ceux qui blâment la garde qui se fait à Paris.1651Paris890. Antigazette (l') de Flandre contre ceux qui blâment la garde qui se fait à Paris. Paris, Louis Sévestre, 1651, 8 pages. L’auteur avait, pour devise, ces mots : Cœur affranchi. Il nous apprend, dans un huitain assez ridicule, que c’était son nom tourné, moins un e et un s, « Ne voulant, en ce lieu, Retenir l’e s qui n’appartient qu’à Dieu. Ainsi le nom défaut, je le confesse. » J'ai, de ce plat écrivain, une autre pièce intitulée : Discours adressé aux soldats françois , etc.
91Antilibelle (l'), en vers burlesques.1649Paris1291. Antilibelle (l'), en vers burlesques. Paris, Pierre du Pont, 1649, 12 pages. Après la paix de Saint-Germain.Du Pont, Pierre (Paris, 1648-1665?). (Au mont Saint Hilaire), Rue d'Ecosse, près le Puits Certian. Rue des Sept-Voies, devant Saint-Hilaire. Rue d'Ecosse, proche Saint-Hilaire. Imprimeur-Libraire. Apprenti de l'I-L. parisien Antoine Estienne à paritr d'aout 1629. Reçu maître le 13 février 1648.
92*Antimoine (l’) provençal.Sans DateSans Lieunan92*. Antimoine (l’) provençal. Marrry, Esprit de la Fronde, t. 3, p. 24.
93Antinopcier (l’), ou le Blâme des noces de monsieur le duc de Mercœur avec la nièce de Mazarin.1649Paris1293. Antinopcier (l’), ou le Blâme des noces de monsieur le duc de Mercœur avec la nièce de Mazarin. Amiens “ (Paris), (1649), 12 pages. Le nom d’Amiens seul est une date ; c’est celle du voyage de la cour en Picardie après la paix de Saint-Germain. Il faut joindre à cette pièce le Poulet, la Sauce du poulet, la Salade, etc., l’Outrecuidance (sic) présomption du cardinal Mazarin dans le mariage de sa nièce, Réponse à l’outrecuidante présomption, etc. ° '
94Antiréfutation (l') de la Reponse au bandeau ce Thémis, avec jugement.1649Sans Lieu1594. Antiréfutation (l') de la Reponse au bandeau ce Themis, avec jugement. Sans Lieu, 1649, 15 pages. Cette pièce est la quatrième d’une polémique très-vive qui s'était engagée pour et contre le parlement , un peu avant la paix de Ruel. Les autres sont, dans l’ordre chronologique: le Véritable bandeau de Thémis, etc., la Réponse au bandeau de Thémis, la Réfutation de la re'ponsè , etc., Philothémis ou Contrebandeau du parlement. Ce nom pourrait être François Fauchère ; mais qu’est-ce que Francçois Fauchère ?
95Antirequête (l) civile.1649Sans Lieu895. Antirequête (l') civile. Sans Lieu, 1649, 8 pages, Pauvre réponse à la Requête civile contre la conclusion de la paix.
96Antisatyre (l’), ou la Justification des auteurs.1649Paris796. Antisatyre (l’), ou la Justification des auteurs. Paris, 1649 , 7 pages. Singulière justification! on va en juger : « Ils (les auteurs) font des pièces de mauvais goût et de mauvaise foi parce qu’on n’en veut pas d’autres et qu’il faut vivre… Ils ne sont en cela aucunement coupables. Il leur est indifférent de louer ou de blâmer, de notrcir ou de blanchir la vie d’un homme , de justifier ou de condammner ses actions, de faire son satirique (sic) ou son apologie, de le mettre au rang des saints ou des démons… De croire que les auteurs, au moins pour la plupart, épousent quelque partie et n’écrivent qu’avec dessein , c’est une tromperie manifeste. » C’est à peu près ainsi qu’on parle des journalistes aujourd’hui. Était-ce plus vrai alors? Peut-être. Je le croirais volontiers pour ma part ; mais je ne dirai pas pourquoi. Je suis journaliste. On me permettra pourtant de faire remarquer cette différence, que ceux qui nous jugent de la sorte n’entendent pas nous justifier. Voir la Chasse aux Satyres.
97Antithèze du bon et du mauvais ministre d’État.1649Paris897. Antithèze du bon et du mauvais ministre d’État. Paris, veuve Théodore Pépingue et Est. Maucroy, 1649, 8 pages. Le bon ministre, c’est Joseph ; le mauvais, Mazarin. Peu de jours après l’arrêt du 8 janvier.
98Apocalypse (l') de l'État faisant voir le parallèle, 1° de l’attachement que la reine a pour le Mazarin, avec l’attachement que Brunehautavait pour Proclaïde, et Catherine de Médicis pour un certain Gondy; 2° que l’attachement de la reine pour le Mazarin est criminel d’État ; 3° que ce même attachement donne fondement à toute sorte de soupçons; 4° que par cet attachement la reine fait voir qu’elle aime Mazarin plus que son fils; 5° que par cet attachement la reine dispose toutes choses à un changement d’état ou à l’établissement d’une tyrannie qui sera sans exemple.Sans DateSans Lieu4098. Apocalypse (l') de l'État faisant voir le parallèle, 1° de l’attachement que la reine a pour le Mazarin, avec l’attachement que Brunehautavait pour Proclaïde, et Catherine de Médicis pour un certain Gondy; 2° que l’attachement de la reine pour le Mazarin est criminel d’État ; 3° que ce même attachement donne fondement à toute sorte de soupçons; 4° que par cet attachement la reine fait voir qu’elle aime Mazarin plus que son fils; 5° que par cet attachement la reine dispose toutes choses à un changement d’état ou à l’établissement d’une tyrannie qui sera sans exemple. (S. l.n. d.), 40 pages. C’est une des pièces de Dubosc Montandré. Elle a été composée pendant la retraite de Gondy, après sa promotion au cardinalat (1651 ). Le pamphlet tient autant et plus que ne promet le titre : « Je lui proteste ( à la reine) que , quand bien notre mauvais destin lui feroit trouver une porte pour entrer dans Paris, il est encore trois cents braves qui s’en iroient le lui poignarder entre ses bras pour le sacrifier dans le plus fort de ses feux à la vengeance publique. » Ce n’est plus du soupcon ! Il est douloureux de penser que Dubosc Montandré était le pamphlétaire à gages du prince de Condé! Mailly qui cite ce pamphlet, dans la note de la page 60 de son 5° volume, s’en tient à quelques parties du titre qui, dit-il, donnent une idée assez étendue de tout le reste. Il a raison.
99Apologie curieuse pour les justes procédures du parlement de Paris jusques au jour de la conférence ( de Ruel), et pour servir de supplément aux Motifs véritables de la défense du parlement, etc.1649Paris2299. Apologie curieuse pour les justes procédures du parlement de Paris jusques au jour de la conférence ( de Ruel), et pour servir de supplément aux Motifs véritables de la défense du parlement, etc. Paris, Cardin Besogne, 1649, 22 pages. Il faut lire : les Raisons ou Motifs véritables, etc.
100Apologie de l’Autruche, en vers burlesques.1650Sans Lieu8100. Apologie de l’Autruche, en vers burlesques. Sans Lieu, 1650, 8 pages. L'autruche, c'est ici le prince de Conti ! et ce titre insolent n’est pas ce qu’il y a de plus insolent dans la pièce. Inutile de dire que les princes étaient en prison.
101Apologie de la vertu contre l’imposture de l’envie en faveur de monsieur le Garde des sceaux.1652Paris12101. Apologie de la vertu contre l’imposture de l’envie en faveur de monsieur le Garde des sceaux. Paris, Jacob Chevalier, 1652, 12 pages. Rare.
102Apologie de M. D. P. D. B.1650Sans Lieu11102. Apologie de M. D. P. D. B. Sans Lieu, 1650, 11 pages. Ces initiales, qu’on serait tenté de traduire par messieurs du parlement de Bordeaux , sont en réalité celles de monsieur d'Épernon prince de Buch. Bonne et plaisante pièce.
103Apologie de messieurs du parlement.1650Paris12103. Apologie de messieurs du parlement. Paris, 1650, 12 pages. On peut joindre ce pamphlet aux pièces de la polémique provoquée par le Véritable bandeau de Thémis. L’auteur est une femme qui signe dame de Monterbault Boviv (Bouju?), que Tallemant des Réaux appelle la Montarbault et l’abbé Arnauld Montarbant. J’ai rencontré, d’elle, un autre pamphlet, intitulé : Harangue faite à monsieur le premier président sur som nom historique , etc. A l’époque où elle écrivait ainsi pour la Fronde ou plutôt pour le parlement , elle ne devait plus être jeune ; car elle avait épousé Monterbault avant le siége de Corbie ; et c’était son second mariage. Elle était restée peu de temps , il est vrai, avec son premier mari; mais, dans l’intervalle, elle avait été entretenue par Delorme, le médecin. La dame de Monterbault avait été un peu de tous les métiers. Elle avait prétendu même faire de l’or ; et elle y avait attrapé le duc de Lorraine ; mais il parait que ce qu’elle faisait, c’était de la fausse monnaie. Au moins Tallemant des Réaux raconte qu'ayant eu la maladresse d’accuser un nommé Morel, elle fut accusée à son tour, et « qu’elle eut bien de la peine à se débarrasser. » On peut croire que c’est dans cette circonstance qu’elle eut l’idée d’adresser une Apologie au parlement et une Harangue au premier président. C’était une opinion assez généralement reçue que les frondeurs ne perdaient point de procès. Tallemant des Réaux qui a bien connu la dame de Monterbault, ne parait pas avoir su qu’elle écrivait en prose et en vers. Mais je trouve dans les Mémoires de Pabbé Arnauld (page 489, 2ᵉ col., coll. Michaud ) une anecdote qui prouve qu’elle faisait volontiers courir sa plume sur le papier. C’était pendant le siége de Corbie. Arnauld, général des carabins, l’abbé Arnauld et un de ses oncles allaient de Feuquières à Rambouillet, Ils étaient accompagnés de Monterbault, capitaine dans les carabins, qui avait désiré revoir sa maison dans la vallée de Montfort « par une impatience de mari et peut-être d’un mari un peu jaloux. » « Cet homme, dit l’abbé Arnauld , nous divertit beaucoup pendant le voyage par les contes qu’il nous faisait de sa femme. C’étoit, à l’entendre parler, une merveille accomplie qui ne lui demandoit, quand il étoit obligé de la quitter, que du papier et de l’encre pour lui écrire en prose et en vers. » Monterbault était fort amoureux , si nous en croyons Tallemant ; mais il se lassa bientôt de sa femme ; « car quoiqu’elle fût belle, elle avoit l’esprit si turbulent, si enragé qu’on ne pouvoit vivre avec elle. » Les pièces de la dame de Monterbault sont mauvaises ; mais elles sont rares. L’étrange renom de la dame peut d’ailleurs leur donner un attrait de plus pour les amateurs.
104Apologie à messieurs du parlement de Pontoise1652Paris8104. Apologie à messieurs du parlement de Pontoise. Paris, 1652, 8 pages. Après l’arrêt de ce parlement contre Mazarin , 14 août 1652. Il ne faut cependant pas se fier au titre.
105Apologie de messieurs du parlement, répondant, de point en point, au libelle intitulé : Les Sentiments d’un fidèle sujet du roi sur l’arrét du parlement, du 29 décembre 1651.1652Paris40105. Apologie de messieurs du parlement, répondant, de point en point, au libelle intitulé : Les Sentiments d’un fidèle sujet du roi sur l’arrét du parlement, du 29 décembre 1651. Paris , 1652, 40 pages. L’arrêt du 29 décembre mettait à prix la tête du cardinal Mazarin. Il fut cassé parun arrêt du conseil, rendu à Poitiers le 12 janvier 1652. Cette lutte judiciaire devint aussitôt à Paris l’objet d’une polémique très-passionnée. On publia d’abord les Véritables maximes du gouvernement de la France contre l’arrêt du conseil. Presqu’en même temps parurent les Sentiments d’un fidèle sujet du roi , qui s’attaquaient à l’arrêt du parlement, et auxquels il fut répondu par l’Apologie , par les Observations véritables et désintéressées , enfin par le Complot et entretien Durlesque sur l’arrêt du 29 décembre, l’une des pièces de Sandricourt. Ces trois derniers pamphlets s’appuient, pour la partie doctrinale, sur les Véritables maximes, qui eurent alors un grand retentissement. L’opinion du parti des princes pour qui ils furent écrits, était que la monarchie devait être tempérée d’aristocratie, c’est-à-dire que les princes et le parlement devaient avoir au gouvernement des affaires une part à peu près égale à celle du roi Au contraire , l’auteur des Sentiments d’un fidèle sujet voulait que la royauté fût absolue. Je ne parle pas du libelle intitulé : De la rature et qualité du parlement de Paris, qui n’est guère qu’un plagiat.
106Apologie de messieurs les députés du parlement de Bordeaux sur les affaires de ce temps.1650Sans Lieu8106. Apologie de messieurs les députés du parlement de Bordeaux sur les affaires de ce temps. ( S. l.), 1650, 8 pages. Il s’agit de la première guerre qui fut terminée par une déclaration du roi, du 29 décembre 1649, enregistrée à Bordeaux le 7 janvier 1650. On reprochait aux députés du parlement d’avoir consenti à la paix sans le changement du duc d’Épernon. C’est ici la réponse de la députation dont l’auteur est Constans, jurat de Bordeaux et l’un des députés. On trouvera plus loin une Rarangue de Constans au roi et à la reine pour les remercier de la paix.
107Apologie de monseigneur l’éminentissime cardinal Mazarin.1649Paris11107. Apologie de monseigneur l’éminentissime cardinal Mazarin. Paris , 1649, 11 pages. C'est ici une apologie véritable. La pièce est assez mauvaise pour être devenue quelque peu rare.
108Apologie de M. le baron de Montenay, conseiller du roi au parlement de Normandie, contre les calomnies de ses ennemis, publiées tant à Rouen qu'à Paris.Sans DateSans Lieu9108. Apologie de M. le baron de Montenay, conseiller du roi au parlement de Normandie, contre les calomnies de ses ennemis, publiées tant à Rouen qu’à Paris. (S.l. n. d.), 9 pages. Il paraît que M. de Montenay avait aussi publié son apologie, tant à Paris qu’à Rouen; car je lis sur la 9° page : « Jouxte la copie imprimée à Rouen. » Destitué de ses fonctions de premier capitaine de Rouen, à l’occasion de la prison des princes, il proteste de sa fidélité au service du roi. C’est donc de 1650.
109Apologie de monsieur le Prince pour servir de réponse aux calomnies de deux libelles diffamatoires, c'est-à-dire du Discours libre et véritable sur ta conduite de monsieur le prince et de monsieur le coadjuteur, et de la Remontrance de la province de Guyenne.1651Sans Lieu36109. Apologie de monsieur le Prince pour servir de réponse aux calomnies de deux libelles diffamatoires, c'est-à-dire du Discours libre et véritable sur ta conduite de monsieur le prince et de monsieur le coadjuteur, et de la Remontrance de la province de Guyenne. (S. l. n. d.), 36 pages. Après la majorité du roi (1651). L’auteur a publié quelques jours plus tard (octobre 1651) la Déclaration pour monseigneur le prince de Conty, etc., qui à paru également sous le titre de Apologie particulière de monseigneur le prince de Conty.
110Apologie des bons François contre les Mazarins, ou Réponse au libelle intitulé : Avertissement salutaire donné aux bourgeois de Paris.1650Sans Lieu12110 Apologie des bons François contre les Mazarins, ou Réponse au libelle intitulé : Avertissement salutaire donné aux bourgeois de Paris. Sans Lieu, 1650, 12 pages. Les Mazarins sont ici les frondeurs, et notamment le duc de Beaufort , que l’auteur accuse d’être pensionnaire du cardinal. Le duc d’Orléans avait fait ses propositions pour la paix de Bordeaux, 6 août 1650.
111Apologie des Écossois, et les véritables raisons pour lesquelles ils ont élu Charles second contre l’injuste procédé des Anglais.1649Paris8111. Apologie des Écossois, et les véritables raisons pour lesquelles ils ont élu Charles second contre l’injuste procédé des Anglais. Paris, Antoine Quenet, 1649, 8 pages.
112Apologie des Frondeurs.1650Sans Lieu11112. Apologie des Frondeurs. Sans Lieu, 1650,11 pages. C’est ici un des pamphlets du coadjuteur. Il y a assez de talent et d'hypocrisie pour qu’il soit impossible de s’y tromper. L’Avis important et nécessaire à M. le duc de Beaufort et M. le coadjuteur parut en même temps (avril), mais manuscrit. « M. le coadjuteur les faisoit voir à ses amis, dit Omer Talon, page 384 de ses Mémoires, éd. Michaud ; il me les apporta et dit qu’ils étoient faits contre son parti. » C’était une hypocrisie de plus. Saumur et Bellegarde s’étaient rendus. Les frondeurs, inquiets des succès de Mazarin, songèrent à lui susciter des obstacles. IIs essayèrent de se rapprocher, par ces pamphlets, des partisans du prince de Condé. « Leur dessein avoit été, dit encore Omer Talon, que, toutes choses étant émues dans le royaume et vraisemblablement devant mal réussir dans cette campagne, lorsqu’il y auroit occasion d’appréhender le succès des affaires, à cause des mouvements du dedans et de la guerre du dehors et à cause de la nécessité des peuples misérables dans les provinces, ils se serviroient du malheur des affaires publiques pour décrier le cardimal Mazain et lui faire courir sus. » Mailly n’hésite pas à attribuer à Gondy l’Apologte des frondeurs, dont il cite un passage page 443 de son 3ᵉ volume. . Le cardinal de Retz, dans ses Mémoires, avoue sept pamphlets, qui sont : 1° les Contretemps du sieur de Chavigny ; 2° la Défense de l’ancienne et légitime fronde; 3° les Intérêts du temps; 4° le Manifeste de M. de Beaufort en son jargon ; 5° le Solitaire aux deux désintéressés ; 6° le Vrai et le faux de Monseigneur le prince de Condé et du cardinal de Retz; 7°le Fraisemblable sur la conduite du coadjuteur. Est-ce là tout ce que le cardinal a fait? non, sans doute; et d’abord nous avons de lui deux discours, prononcés, l’un au parlement, Avis de monseigneur le coadjuteur, etc. l’autre devant le roi, la Véritable harangue faite au roi par le cardinal de Retz , etc. Le cardinal a eu une part considérable au Discours libre et véritable sur la conduite de M. le prince, etc., par Caumartin ; et le cardinal Mazarin lui en attribue une non moins grande au Contrat de mariage du parlement et de la ville de Paris (Lettre de Bruhl, 10 avril 1651. Lettres du cardinal Mazarin à la Reine, etc., publiées par M. Ravenel). Il serait l’auteur de l’Avis aux malheureux, si j'en croyais la Réponse d’un malheureux, et de l’Avis désintéressé sur la conduite du coadjuteur (Lettre d’un Bordelois). Quelques pamphlétaires lui ont prêté l'Esprit de paix, qui, à mon avis, serait plutôt du père Faure. On s'accorde généralement à reconnaître sa manière dans l’Apologie des frondeurs et dans l’Avis important et nécessaire à M. de Beaufort, etc. MaillY veut qu’il ait été au moins l’instigateur des Maximes morales et chrétiennes, etc.; et Châtre de Cangé a compris, avec moins de fondement, selon moi, dans la collection des pièces du cardinal , la Lettre du bourgeois désintéressé. Je ne serais pas éloigné de croire que le cardinal de Retz a été pour beaucoup dans l’Avis important et désintéressé sur l’affaire du cardinal de Retz et dans la Déroute des cabalistes, Enfin ceux qui ne voudront rien négliger, recueilleront la Remontrance au parlement par le cardinat de Retz, et la Lettre du C. D. Retz envoyée au cardinal Mazarin sur le sujet de son éloigne ment, qui ne sont pourtant pas de lui. Quoique j’aie rencontré bien souvent le Sermon pour la fête de saint Louis parmi les Mazarinades, je ne puis pas en vérité me décider à lui donner place dans cette liste de pamphlets. Je n’ai pas dû comprendre dans cette énumération les vingt et quelques Lettres écrites par le cardinal au roi, au pape, aux archevêques et évêques, au clergé, depuis son évasion du château de Nantes, non plus que la pièce intitulée : À tous les évéques, prêtres et enfants de l’Église, etc., qui est la dernière de cette longue lutte du prélat contre le gouvernement du roi.
113Apologie des Normands au roi pour la justification de leurs armes.1649Paris12113. Apologie des Normands au roi pour la justification de leurs armes. Paris , Cardin Besongne, 1649, 12 p. Datée de Caen, le 23 février 1649. Détails fort curieux de la misère normande. Voir la Pièce d’État ou Sentiments des sages.
114Apologie du cardinal, burlesque.1649Paris8114. Apologie du cardinal, burlesque. Paris, 1649, 8 pages. Tout ce qu'il y a à en dire, c’est que, malgré le burlesque, c’est une apologie véritable. Voici pourtant un passage qu’il ne faut pas laisser perdre : « Je trouve qu’il faisoit mieux (le père de Mazarin) Que nos obereaux (sic) glorieux , Nourris dans la fainéantise, Qui ne trafiquent qu’en sottise , Et qui mourroient plutôt de faim Que de gagner aiusi leur pain. »
115Apologie du révérend père Chartreux contre le père Faure sur la réponse à la harangue faite à la reine.1652Paris24115. Apologie du révérend père Chartreux contre le père Faure sur la réponse à la harangue faite à la reine. Paris, 1652, 24 pages. Je n'ai point vu la Harangue ; mais l’Apologie est incontestablement d’un homme de talent. Voici qui fera juger de la doctrine du père Chartreux : « Un roi est établi pour conserver et défendre ses sujets, et non pour les oppresser ni molester. Il est roi et père ; et partant, ce lui seroit une inhnmanité de par trop châtier ses enfants. Il est dit que le roi prendra vos fils et vos filles, mais seulement pour s’en servir avec honneur et lui subvenir en cas de besoin: comme si le roi étoit attaqué de ses ennemis, son peuple le doit assister et ne le laisser jamais sans défense ; mais si le roi veut, par un mauvais conseil, détruire le peuple que Dieu lui a mis entre ses mains, il n’est plus roi, mais tyran. » Voici le titre exact de la pièce que l’Apologie réfute : La Reponse du père Faure prédicateur et confesseur de la reine. Je ne crois pas que jamais le père Faure ait dit que « le roi peut mettre un frein à la bouche de son peuple et le mener à courbet (sic). » Aussi n’est-ce pas dans la Réponse qui, elle-même, n’est pas fort authentique. Nous retrouverons cette double thèse, traitée des deux côtés, avec plus de développements et d’une manière dogmatique, à propos de la Lettre d’avis à Messieurs du parlement de Paris écrite par un provincial.
116Apologie du théâtre du monde renversé, ou les Comédies abattues du temps présent , par J. C. D. L. (de Lorme).1649Paris8116. Apologie du théâtre du monde renversé, ou les Comédies abattues du temps présent , par J. C. D. L. (de Lorme). Paris, Rolin de la Haye, 1649, 8 pages.
117Apologie, ou Défense du cardinal Mazarin, traduite ou imitée de l’italien de L.1649Paris8117. Apologie, ou Défense du cardinal Mazarin, traduite ou imitée de l’italien de L. Paris, 1649, 8 pages. La Fronde était en verve d’ironie.
118Apologie particulière de monseigneur le prince de Conty, pour la justification entière de sa conduite, présentée à messieurs du parlement.Sans DateSans Lieu20118. Apologie particulière de monseigneur le prince de Conty, pour la justification entière de sa conduite, présentée à messieurs du parlement. (S. l. n. d.), 20 pages. C’est une réponse à la Lerttre du prince de Conti écrite au roi sur son voyage de Berry. L’auteur suppose que cette lettre est de la même main que le Discours libre et véritable sur la conduite de M. le prince, etc.; et il dit qu’il avait, lui-même, écrit l’Apologie de M. le prince, etc. Mailly cite l’Apologée particulière dans les additions et corrections, page 817, de son 5ᵉ volume.
119Apologie partieulière pour monsieur le duc de Longueville, où il est traité des services que sa maison sa personne ont rendus à l’État, tant pour la guerre que pour la paix, avec la réponse aux imputations calomnieuses de ses ennemis, par un gentilhomme breton.1650Paris116119. Apologie partieulière pour monsieur le duc de Longueville, où il est traité des services que sa maison sa personne ont rendus à l’État, tant pour la guerre que pour la paix, avec la réponse aux imputations calomnieuses de ses ennemis, par un gentilhomme breton. Amsterdamn ( Paris), 1650, 116 pages. Cette pièce est assez curieuse, surtout dans les détails qu’elle contient sur les négociations de Munster. Dès que le duc de Longueville fut arrêté, l’avocat Baudry reçut l’ordre de cesser ses fonctions de syndic des États de Normandie. « On lui a donné, dit l’auteur, un successeur qui sait fort bien faire des vers, mais qu’on dit assez malhabile pour manier de grandes affaires. Bref, il faut qu’il soit ennemi du peuple puisqu’il est pensionnaire du Mazarin. » Cet ennemi du peuple était le grand Corneille ! L’auteur nous apprend dans un avertissement qui est au verso du titre, qu’il préparait une histoire générale de la maison de Longueville et qu’il se proposait de faire quelques ouvrages satiriques sur des grands. Il s’est, en effet, essayé à la satire dans l’Apologie même ; et c’est une des raisons qui firent publier contre lui le Désaveu, etc. On peut croire que cet auteur était Lescornai dont Guy Patin a dit, dans une lettre du 21 octobre 1653 à M. C. S. (Charles Spon), page 211 du 1ᵉʳ vol. : « Il y a ici un avocat nommé M. Lescornai, homme d’étude et de travail, qui a fait une histoire entière de la maison de Longueville, depuis Jean, comte de Dunois, bâtard du duc d’Orléans, tué à Paris, rue Barbette, en 1407, et qui a été le premier chef et le fondateur de cette maison. Il l’a présentée, manuscrite, à M. de Longueville qui l’a trouvée si belle qu’il est résolu de la faire imprimer à ses dépens et d’y ajouter tous les portraits de ses ancêtres que l’on fait graver exprès ... » Il ne paraît pourtant pas que cette histoire ait été publiée; au moins est-elle portée, comme manuscrite, dans la Bibliothèque du père Lelong et encore sur les indications de Guy Patin. Le père Louis Jacob annonce, dans sa Ribliographia parisina, sous la date de 1650, une Apologie pour l'honoraire ou Reconnaissance due aux avocats à cause de leur travail, par M. Jacques de Lescornay, avocat en parlement. C’est assurément le Lescornay de Guy Patin. Il était donc gentilhomme? il a donc pu signer l’Apologie comme au titre ; Par un gentilhomme Breton. A l’Apologie et au Désaveu, il faut joindre la Réponse à une lettre écrite de Rouen, etc.
120Apologie pour la défense des bourgeois de Paris, sur la dernière déclaration du roi, portant amnistie, donnée à Mantes.1652Sans Lieu15120. Apologie pour la défense des bourgeois de Paris, sur la dernière déclaration du roi, portant amnistie, donnée à Mantes. Sans Lieu, 1652, 15 pages.
121Apologie pour la défense du cardinal Mazarin.1649Sans Lieu10121. Apologie pour la défense du cardinal Mazarin. « Aliud in ore promptum, aliud in pectore reconditum. » Sans Lieu, 1649, 10 pages. L’auteur dit que Mazarin est le bras droit du roi et que celui qui le forcerait à quitter la France, offenserait plus le roi que s’il lui crachait au visage. « La couronne Qui n’a point d’autre éclat que ce qu’il lui en donne. » Faites attention à l’épigraphe. C’est encore de l’ironie ; mais ici elle est dans la pièce comme dans le titre.
122Apologie pour la France, sur sa préséance contre l'Espagne en cour de Rome.1651Paris51122. Apologie pour la France, sur sa préséance contre l'Espagne en cour de Rome. Paris, François Noël, 1651 , 51 pages. Pièce curieuse et peu commune.
123Apologie pour le parlement de Bordeaux et pour le père Bonnet contre le Curé bordelois, à messeigneurs du parlement.1651Sans Lieu16123. Apologie pour le parlement de Bordeaux et pour le père Bonnet contre le Curé bordelois, à messeigneurs du parlement. Sans Lieu, 1651, 16 pages. Le père Louis Bonnet, oratorien, était curé de Sainte-Eulalie de Bordeaux. Fils d’un secrétaire de Henry, prince de Condé, il avait embrassé la cause de la fronde avec une sorte de fureur. Ce fut lui qui, au debut de la première guerre de Bordeaux, prononça le sermon pour l’union du parlement et de la ville, quand la population fut appelée à préter serment dans les églises. Il devait faire l’éloge funèbre du marquis de Chambaret, premier géneral des Bordelais , dans la cérémonie des obsèques qui eut lieu après la seconde guerre; mais « l’archevêque lui ferma la bouche par des considérations d’État, » dit Fonteneil, Histoire des mouvements de Bordeaux. Il mourut en 1650. Si j'en crois le Jugement du Lenet lui attribue une relation de la prise de l'ile de Saint-Georges , page 304 de ses Mémoires, Coll. Michaud. curé bordelois , Dussaut , avocat général , fit imprimer un panégyrique du bon père. Un bordelais royaliste publia à son tour le Curé bordelois, grand défenseur de la cause de messieurs de Bordeaux. C’est alors que parut l’Apologie qui n’était rien autre chose qu’une dénonciation du Curé. Ce cri de la fronde fut entendu. Par arrêt du 10 mars 1651, le parlement condamna le Curé bordelois a être brûlé par la main du bourreau ; mais ce jugement ne satisfit pas tous les frondeurs; et dans une pièce intitulée: Arrét de la cour de parlement de Bordeaux, etc., on reprocha au parlement de n’avoir songé à venger que sa propre querelle. Enfin vint le Jugement du curé Bordelois qui est une satire très-spirituelle et très-piquante des juges de la Grande chambre et de la Tourneile de Bordeaux. Dans cette polémique vive et curieuse, tout l’avantage est resté incontestablement aux pamphletaires royalistes, qui se sont montrés pleins de verve, de gaieté et d’esprit. Toutes ces pièces sont peu communes.
124Apologie pour Malefas.1650Sans Lieu11124. Apologie pour Malefas. (S. 1. n. d.), 11 pages. Ce pamphilet est de Paul Hay, marquis du Châtelet, l’auteur de la Politique de la France. C’est une satire très-violente contre Isaac de Laffemas, maître des requêtes et poëte mazariniste. Laffemas avait publié le Frondeur désintéressé , quelques jours après que le roi fut revenu de Bordeaux, en 1650. Davenne, à qui j'emprunte quelques-uns de ces détails (la Sapience du ciel, etc. ), fit aussitôt la Réponse (en prose) au frondeur désintéressé par un frondeur désintéressé ; puis parut le Faux frondeur converti et démasqué, auquel Laffemas repliqua par la Seconde partie du frondeur désintéressé. C’est ici, je crois, que se place l’Apologie pour Matefas. Au moins est-il certain qu’elle fut imprimée avant la Réponse des vrais frondeurs qui nomme du Châtelet dans ces vers adressés à Laffemas : « Votre personne si bien peinte Autrefois par Duchâtelet. » Enfin, Davenne composa la Satyre ou Feu à l'épreuve de l’eau, etc., contre la Réponse des orais frondeurs. C'est l’Éloge funèbre du P. Louis Bonnet , etc, Aucune de ces pièces n’est bien rare ; mais elles ne laissent pas que d’être curieuses, surtout l’Apologie.
125Apologie pour messieurs du parlement contre quelques libelles faits à Saint-Germain-en-Laye.1649Paris12125. Apologie pour messieurs du parlement contre quelques libelles faits à Saint-Germain-en-Laye. Paris , Nicolas De la Vigne, 1649, 12 pages. Après l’arrêt de jonction, rendu sur la demande du parlement de Rouen, 5 février 1649.
126Apologie pour messieurs les princes, envoyée par madame de Longueville à messieurs du parlement de Paris.1650Sans Lieu37126. Apologie pour messieurs les princes, envoyée par madame de Longueville à messieurs du parlement de Paris. (S. l., 1650), 37 pages. Le plus curieux et peut-être le plus habile factum qui aît été fait sur la prison des princes. On y trouve beaucoup de choses qu’on chercherait inutilement ailleurs et qui semblent accuser la coopération directe de madame de Longueville. Je dois dire pourtant que les faits, relatifs aux négociations de Munster, sont perfidement tronqués ; Mais encore pour les dénaturer ainsi, il fallait avoir été trés-avant dans les secrets de l’ambassade. Voici un trait de mœurs fort bon à recueillir : presque toutes les villes de la Champagne et de la Brie étaient protégées par des princes, des Cardinaux, des ducs, des maréchaux qui s’offensaient quand on y mettait des garnisons. L’Apologie a été réimprimée, en 1650, petit in-12, à la sphère en caractéres elzéviriens. C’est un honneur qui n’a été fait qu’à un très-petit nombre de mazarinades.
127Apologie pour monseigneur le cardinal Mazarin, tirée d’une conférence entre son éminence et monsieur ***, homme de probité et excellent casuiste, tenue à Saint-Germain, deux jours consécutifs. Première journée.1649Paris39127. Apologie pour monseigneur le cardinal Mazarin, tirée d’une conférence entre son éminence et monsieur ***, homme de probité et excellent casuiste, tenue à Saint-Germain, deux jours consécutifs. Première journée. Paris , François Preuveray, 1649, 39 pages. La seconde journée commence à la page 21 C’est une apologie telle que la fronde l'a pu et dû faire. La pièce est d’ailleurs fort spirituelle et embrasse la vie presque entière du cardinal; elle a paru après la comédie de l’ambassade espagnole au parlement.
128Apologie pour monsieur de Broussel , conseiller du roi en son parlement, sous-doyen de la Grand’chambre et prévôt des marchands de Paris, contre les imposteurs qui le qualifient du nom de factieux dans les édits, déclarations et arrêts du conseil.1652Paris8128. Apologie pour monsieur de Broussel , conseiller du roi en son parlement, sous-doyen de la Grand’chambre et prévôt des marchands de Paris, contre les impos- teurs qui le qualifient du nom de factieux dans les édits, déclarations et arrêts du conseil. Paris, Jacob Chevalier, 1652, 8 pages.
129Apologie pour monsieur le président Perrault.1651Paris8129. Apologie pour monsieur le président Perrault. Paris, Guillaume Sassier, 1651 (ad calcem), 8 pages. Rare.
130Apologie royale, ou la Réponse au Manifeste de monsieur le prince.1651Sans Lieu4130. Apologie royale, ou la Réponse au Manifeste de monsieur le prince. (S. l., 1651), 4 pages. Il faut se rappeler que le Manifeste de monsieur le prince est de Mathieu du Bos.
131Apologie sur la puissante union des princes, du parlement, de la ville et des peuples pour bannir le tyran de l’État, et pour redonner la paix générale à toute l’Europe.1652Sans Lieu20131. Apologie sur la puissante union des princes, du parlement, de la ville et des peuples pour bannir le tyran de l’État, et pour redonner la paix générale à toute l’Europe. Sans Lieu, 1652, 20 pages. Pendant le siége d’Étampes.
132Apophtegmes de l’esprit de vérité contre les ecclésiastiques qui abandonnent le gouvernement politique des affaires de Dieu pour (sous le masque d’une piété simulée) usurper avec plus de facilité le gouvernement public des affaires d’Etat.22132. Apophtegmes del’esprit de vérité contre les ecclésiastiques qui abandonnent le gouvernement politique des affaires de Dieu pour (sous le masque d’une piété simulée ) usurper avec plus de facilité le gouvernement public des affaires d’Etat. ( S. l. n. d.), 22 pages. L’auteur a composé en outre le Fléau de l’esprit de Dieu, etc., et le Politique universel , etc.
133Aposthume (l’) de toute la cour mazarinistes (sic) crévé contre les Parisiens, avec la réponse des frondeurs aux mazarinistes, Ne dis mot, paix ! paix!15133. Aposthume (l’) de toute la cour mazarinistes (sic) crévé contre les Parisiens, avec la réponse des frondeurs aux mazarinistes, Ne dis mot, paix ! paix! Paris, 1652, 15 pages. Cette sotte et ridicule pièce se termine par un dialogue entre Mazarin et sa bonne amie Cerbère! elle a d’ailleurs les deux conditions principales des pamphlets les plus recherchés : elle est pleine d’ordures, et elle est rare.
134Apothéose (l’) de la paille, prise par les dieux et les déesses en faveur de messieurs les princes, et l'abjection du papier, pris par Priape, les Sylvains, Faunes et Satyres. Galanterie ou caprice.1652Paris8134. Apothéose (l’) de la paille, prise par les dieux et les déesses en faveur de messieurs les princes, et l'abjection du papier, pris par Priape, les Sylvains, Faunes et Satyres. Galanterie ou caprice. Paris, Jean Brunet, 1652, 8 pages.
135Apothéose de madame la duchesse de Longueville, princesse du sang.1651Sans Lieu15135. Apothéose de madame la duchesse de Longueville, princesse du sang. Sans Lieu, 1651, 15 pages. Pièce des plus curieuses par son extravagance, et aussi des plus rares. L’auteur compare l’entreprise de la délivrance des princes à l’expédition des Argonautes. Madame de Longueville est Mêdée; Turenne Jason, Bouteville Thésée, Duras Pollux , et le Canon est le roi Amicque. Le Havre s’appelle l’ile de Lymicaritos. Le bois du vaisseau Argo avait été coupé dans la forét d’Argonne, parce que M. le prince était seigneur de Clermont en Argonne, et que madame de Longueville s’était retirée à Stenay, aussi en Argonne. Jason fit flotter les chênes à bois perdu, par des torrents, dans la Meuse, de la Meuse dans l’Océan, et de l’Océan par les Colonnes d'Hercule qui est le détroit Gaditan, maintenant dit Gibraltar, pour aller de là en Thessalie, où se devait faire son embarquement. Je vois encore, parmi les compagnons de madame de Longueville, Gourville qui ne parle pas de cette expédition dans ses Mémoires, et Sarrazin que l’auteur engage à chanter les exploits de la princesse. Il faut joindre à l’Apothéose , le Temple de la déesse Bourbonie qui est apparemment du même écrivain et qui n’est ni moins extravagant ni moins rare.
136Apothéose (l’), ou le Mémorial de la vie partout célèbre-miraculeuse (sic) du bienheureux maître Jean-Clément, le coustelier, très-illustre méthodiste aux controverses, exterminateur des hérétiques, donnant la fuite à tous leurs ministres par toutes les provinces du royaume de France , et très-merveilleux victorieux triomphateur en conférant, et les convertissant en très-grandes-quantités à la sainte foi catholique , apostolique et romaine, s’étant reposé en Dieu notre Seigneur Jésus-Christ, le 8 février 1650, âgé de quarante-neuf ans.Sans DateSans Lieu3136. Apothéose (l’), ou le Mémorial de la vie partout célèbre-miraculeuse (sic) du bienheureux maître Jean-Clément, le coustelier, très-illustre méthodiste aux controverses, exterminateur des hérétiques, donnant la fuite à tous leurs ministres par toutes les provinces du royaume de France , et très-merveilleux victorieux triomphateur en conférant, et les convertissant en très-grandes-quantités à la sainte foi catholique , apostolique et romaine, s’étant reposé en Dieu notre Seigneur Jésus-Christ, le 8 février 1650, âgé de quarante-neuf ans. (S. l. n. d.), 3 pages. Trés-rare. Mauvais vers signés par J. Mittanour, « phytologue de Son Altesse Royale et astronome de Son Altesse de Conty. » À côté des vers francais, sont des vers latins , semés de mots hébreux et de termes de cabale. Voir, sur maître Clément , la Harangue prononcée aux pieds du roi et de la reine, etc. Mittanour a encore publié la France congratulante à Venise, etc.
137Apparition au cardinal Mazarin, dans Bouillon, de l’ombre de son neveu Manchiny (sic), retourné des enfers pour l’exhorter à bien faire, et sa rencontre avec saint Mégrin en l’autre monde.1652Sans Lieu40137. Apparition au cardinal Mazarin, dans Bouillon, de l’ombre de son neveu Manchiny (sic), retourné des enfers pour l’exhorter à bien faire, et sa rencontre avec saint Mégrin en l’autre monde. (S. I, 1652), 40 pages. Manchiny décrit à son oncle les supplices des rois et de leurs ministres dans les enfers , pour le décider à se retirer à Venise et à renoncer au gouvernement de la France, C’est une bonne pièce. Sa date est dans son titre.
138Apparition (l') d’un fantôme à Saint-Germain-en-Laye, et les discours qu’il tint.1649Paris8138. Apparition (l') d’un fantôme à Saint-Germain-en-Laye, et les discours qu’il tint. Paris, veuve Jean Remy, 1649 , 8 pages. Cette pièce a paru après la Seconde partie du Courrier polonois, qui en a sans doute inspiré l’idée et dont elle peut être considérée comme une sorte de complément. Le fantôme est en effet celui d’un soldat polonais, tué au combat de Brie-Comte-Robert (février 1649).
139Apparition (l') de la guerre et de la paix à l'hermite du mont Valérien, et le dialogue de ce religieux avec un gentilhormme, sur les desseins pernicieux du cardinal Mazarin, sur le mérite du sacerdoce et la gloire du parlement.1649Paris16139. Apparition (l') de la guerre et de la paix à l'hermite du mont Valérien, et le dialogue de ce religieux avec un gentilhormme, sur les desseins pernicieux du cardinal Mazarin, sur le mérite du sacerdoce et la gloire du parlement. Paris, François Noël, 1649 , 16 pages.
140Apparition de la Vierge à la reine régente, mère du roi, dans sa chapelle de Saint-Germain-en-Laye.1649Paris8140. Apparition de la Vierge à la reine régente, mère du roi, dans sa chapelle de Saint-Germain-en-Laye. Paris, Claude Morlot, 1649, 8 pages. “ Pendant la conférence de Ruel.
141Apparition du cardinal de Sainte-Cécile à Jules Mazarin, son frère.1649Paris8141. Apparition du cardinal de Sainte-Cécile à Jules Mazarin, son frère. Paris , veuve Théodore Pépingué et Estienne Maucroy, 1649, 8 pages.
142Apparition merveilleuse de l’Ange gardien à la reine végente.1649Paris8142. Apparition merveilleuse de l’Ange gardien à la reine végente. Paris, Robert Sara, 1649, 8 pages. L’Ange parle à la reine; et il lui parle en prose. Le récit de l’apparition est en vers.
143Apparition merveilleuse de trois phantosmes (sic) dans la forêt de Montargis à un bourgeois de la même ville.1649Paris11143. Apparition merveilleuse de trois phantosmes (sic) dans la forêt de Montargis à un bourgeois de la même ville. Paris, 1649, 11 pages. Les trois fantômes étaient la guerre, la peste et la famine. Ils apparurent au bourgeois, le jeudi de l’octave du Saint-Sacrement (juin). Je ne crois pas que cette pièce soit commune.
144Apparitions (les) épouvantable (sic) de l’esprit du marquis d’Ancre, venu par ambassade à Jules Mazarin. Le marquis d'Ancre en reproches avec Mazarin.1649Sans Lieu8144. Apparitions (les) épouvantable (sic) de l’esprit du marquis d’Ancre, venu par ambassade à Jules Mazarin. Le marquis d'Ancre en reproches avec Mazarin. ( S. l.), 1649, 8 pages. Signée N. T. Drazor, Champenois. C’est l’anagramme de Rozard. J'ai vu de cet écrivain, un des plus mauvais de la Fronde , onze autres pièces qui portent tantôt Rozard, tantôt Drazor, et quel- quefois N. R. Champenois. ° Ce sont : 1° Le Triomphe royal et la Réjouissance des bons François, etc.; 2 Harangue à Messieurs les échevins et bourgeois de Paris, etc.; 3° l'Italie vengée de son tyran, etc.; 4° Histoire tragique de trois magiciens, etc. ; 5° Récit de ce qui s’est passé à l’emprisonnement du père de Jules Mazarin; 6° Relation véritable de ce qui s’est fait et passé devant Saint-Denys , etc. ; 7° les Éloges et louanges du peuple, adressés à l’archevêque de Corinthe, etc.; 8° Panégyrique royal ou Triomphe de Ia paix , etc. ; 9° Première partie des Vérités françoises , etc.; 10° Relation curieuse de la pompe du jour de la Saint-Louis, etc. ; 11° l’Arrivée du Courrier extraordinaire des François.
145*Archi-mazarinade (l').Sans DateSans Lieunan145*. Archi-mazarinade (l'). Jugement du curé bordelois, etc.
146Archipræsulis , in Joanne , Francisco, Paulo Gondœo, propter impugnatum Mazarinum, germanus character. Oratio panegyrica.1649Paris32146. Archipræsulis , in Joanne , Francisco, Paulo Gondœo, propter impugnatum Mazarinum, germanus character. Oratio panegyrica. Parisiis, Mathurinus Henault, 1649, 32 pages. L’épître dédicatoire est signée Mathæus du Bos. Voir À monseigneur Charles de Lorraine, duc d’Elbeuf , etc. Dans le latin de Mathieu du Bos, Gondy est tour à tour un Cicéron, un Démosthènes, un Ambroise, un Bernard, un Martin, un Moïse, un Samuel et même un Alexandre ! Il est un héros de piété, de modestie et de chasteté ! Il faut connaître Mathieu du Bos pour ne pas croire à une ironie. Après la paix de Ruel.
147Ariadne (l) mystérieuse et mystique de madame la princesse.1651Sans Lieu16147. Ariadne (l) mystérieuse et mystique de madame la princesse. Sans Lieu, 1651, 16 pages. « Voici un second Orphée qui..., par la douce et charmante harmonie de son âme, aussi bien viole en effet, qu’il a le nom de Viole (le président), qui viole nos sens et ravit nos esprits, les remplissant de suavité plus grande que les sirops et fleurs de viole ; il attire au son harmonieux de sa magnifique viole toutes les voix de ce temple…; il guérit les princes de la tarentèle. » La pièce est assez rare pour qu’on me pardonne cette citation. Nemours, n’aime ours! princesse palatine, non pas latine ! Les princes étaient sortis de prison.
148Armandus armans.1649Paris7148. Armandus armans. Parisiis, Joannes Henault, 1649, 7 pages. Cette pièce est suivie d’une autre, qui a pour titre : Regalia sine rege. Toutes deux sont signées Mérigot. Armandus, c’est le prince de Conty.
149*Arrêt de la chambre des comptes, prtant suppresosion de l’office quatriennal de l’argenterie de la maison du roi, en conséquence de la déclaration de Sa Majesté, du mois d’octobre 1648, servant d’exemple! pour les autres offices quatriennaux et restans (sic) à pourvoir depuis ladite déclaration.1650Paris8149*. Arrêt de la chambre des comptes, prtant suppresosion de l’office quatriennal de l’argenterie de la maison du roi, en conséquence de la déclaration de Sa Majesté, du mois d’octobre 1648, servant d’exemple! pour les autres offices quatriennaux et restans (sic) à pourvoir depuis ladite déclaration. Du quatorzième jour de février 1650. Paris, Denys de Cay, 1650, 8 pages.
150Arrêt de la cour des Aydes, sur la requête du procureur général du roi, portant qu'il sera informé des abus commis au fait et exécution des contraintes solidaires des tailles et taxes des huissiers et secrgents, employés au recouvrement d'icelles, avec réglement, sur ce sujet, au soulagement des sujets du roi.1648Paris8150. Arrêt de la cour des Aydes, sur la requête du procureur général du roi, portant qu'il sera informé des abus commis au fait et exécution des contraintes solidaires des tailles et taxes des huissiers et secrgents, employés au recouvrement d'icelles, avec réglement, sur ce sujet, au soulagement des sujets du roi. Paris, Pierre Rocollet, 1648, 8 pages. Du 15 décembre 1648.
151Arrêt de la cour des Aydes, portant vérification de la déclaration de Sa Majesté, donné pour faire cesser les mouvements et pour rétablir le repos et la tranquillité en son royaume.1649Paris4151. Arrêt de la cour des Aydes, portant vérification de la déclaration de Sa Majesté, donné pour faire cesser les mouvements et pour rétablir le repos et la tranquillité en son royaume. Du 3 avril 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires de Sa Majesté, 1649, 4 pag.
152Arrêt de la cour des Aydes, obtenu par monsieur le1649Sans Lieu8152. Arrêt de la cour des Aydes, obtenu par monsieur le Il a paru plus convenable de suivre, pour le classement des pièces officielles, l’ordre chronologique qui est toujours possible et facile. C’est ce que j'ai fait ici. Seulement, comme il s’agit d’arrêts rendus par divers parlements, j'ai combiné l’ordre alphabétique des noms des parlements avec l’ordre chronologique des arrêts, Ainsi on trouvera, après les arrêts de la cour des Aydes, ceux du parlement de Bordeaux ; puis ceux du parlement de Bretagne , etc. Les pièces du temps portent, au titre, tantôt arrest avec un s et tantôt arrêt sans s et avec un accent circonflexe, Les deux orthographes étant ainsi autorisées, j'ai cru devoir, pour plus de simplicité et de régularité, m’en tenir à la dernière qui a prévalu définitivement, C'est par la même raison que jai, au commencement des titres, toujours écrit Bordeaux et jamais Bourdeaux, Toulouze et non Tholoze ni Toloze, procureur général du roi, portant injonction, aux officiers des élections, de vérifier incessamment les rôles des tailles, qui leur seront présentés par les collecteurs, ; taxer d’office les puissants des paroisses, et informer des abus et malversations , commis au fait des tailles. Du premier décembre 1649. Paris, P. Rocoliet,1649, 8 p. Cet arrêt n’a pas un rapport direct avec la Fronde; mais il peut servir à faire connaître les abus, qui se commettaient dans la répartition des tailles.
153Arrêt de la cour des Aydes, obtenu par monsieur le procureur général par lequel défenses sont faites d'exécuter des prétendus mandements, donnés à Stenay au préjudice des commissions des tailles et ordres du roi.Sans Date05/02/1650Sans Lieu4153. Arrêt de la cour des Aydes, obtenu par monsieur le procureur général par lequel défenses sont faites d'exécuter des prétendus mandements, donnés à Stenay au préjudice des commissions des tailles et ordres du roi. ( S. l.), par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, Sans Date, 4 pages. Du 5 février 1650.
154Arrêt de la cour des Aydes, donné sur la requête de monsieur le procureur général du roi, portant défenses, aux receveurs des tailles des élections, de décerner des contraintes de solidité contre les habitants des paroisses, sinon ès cas de l’ordonnance.1650Paris4154. Arrêt de la cour des Aydes, donné sur la requête de monsieur le procureur général du roi, portant défenses, aux receveurs des tailles des élections, de décerner des contraintes de solidité contre les habitants des paroisses, sinon ès cas de l’ordonnance. Paris, Pierre Rocollet 1650, 4 pages. Daté du 27 octobre 1650. Les cas de l’ordonnance sont rébellion des habitants , défaut d’assiette des tailles , insolvabilité des collecteurs, icelle préalablement jugée.
155Arrêt notable de la cour des Aydes, rendu à l’audience, le 14 janvier 1651, contre Mᵉ Jacques Amaury et André Daverdoin, commis à la recette des tailles de l’élection de Paris, portant cassation de la sentence de solidité rendue par les élus de Paris, le 4 octobre dernier; élargissement des particuliers emprisonnés en vertu d’icelle; à ce faire, les geôliers contraints par corps; défense à tous receveurs et huissiers de mettre à exécution de pareilles contraintes solidaires ; ledit Amaury condamné aux dépens, dommages-intérêts desdits particuliers ; permis à monsieur le procureur général de faire informer des concussions faites par lesdits huissiers; et défenses auxdits élus de décerner telles contraintes solidaires, simon aux cas de l’ordonnance, à peine de nullité et de tous dépens, dommages-intérêts en leurs propres et privés noms et d’interdiction.1651Paris7155. Arrêt notable de la cour des Aydes, rendu à l’audience, le 14 janvier 1651, contre Mᵉ Jacques Amaury et André Daverdoin, commis à la recette des tailles de l’élection de Paris, portant cassation de la sentence de solidité rendue par les élus de Paris, le 4 octobre dernier; élargissement des particuliers emprisonnés en vertu d’icelle; à ce faire, les geôliers contraints par corps; défense à tous receveurs et huissiers de mettre à exécution de pareilles contraintes solidaires ; ledit Amaury condamné aux dépens, dommages-intérêts desdits particuliers ; permis à monsieur le procureur général de faire informer des concussions faites par lesdits huissiers; et défenses auxdits élus de décerner telles contraintes solidaires, simon aux cas de l’ordonnance, à peine de nullité et de tous dépens, dommages-intérêts en leurs propres et privés noms et d’interdiction. Paris, Claude Marette, 1651, 7 pages.
156Arrêt de la cour des Aydes, donné en faveur des officiers des gabelles de France, portant défenses, à tous maires, échevins, syndics et consuls, de les comprendre aux logements des gens de guerre en quelque sorte et manière que ce soit.1651Paris4156. Arrêt de la cour des Aydes, donné en faveur des officiers des gabelles de France, portant défenses, à tous maires, échevins, syndics et consuls, de les comprendre aux logements des gens de guerre en quelque sorte et manière que ce soit. Du 23 janvier 1651. Paris, Mathieu Colombel, 1651 , 4 pages.
157Arrêts de la cour de parlement de Bordeaux , portant défenses, aux gens de guerre, d'approcher de la ville ; enjoint aux consuls et communautés de les faire vider dans vingt-quatre heures; permis de leur courre sus et s'assembler au son du tocsin ; défenses, à tous officiers de ladite cour et autres officiers du roi, juges, consuls et principaux habitants, de sortir de ladite ville sans congé et sans permission expresse ; enjoint, à tous seigneurs et gentilshommes de la sénéchaussée de Guyenne, de se rendre au plus tôt dans ladite ville pour le service du roi; et défense de continuer la construction de la citadelle de Libourne; donnés, les chambres assemblées, deux du 30 mars, et un [ du 3] avril 1649.1649Paris8157. Arrêts de la cour de parlement de Bordeaux , portant défenses, aux gens de guerre, d'approcher de la ville ; enjoint aux consuls et communautés de les faire vider dans vingt-quatre heures; permis de leur courre sus et s'assembler au son du tocsin ; défenses, à tous officiers de ladite cour et autres officiers du roi, juges, consuls et principaux habitants, de sortir de ladite ville sans congé et sans permission expresse ; enjoint, à tous seigneurs et gentilshommes de la sénéchaussée de Guyenne, de se rendre au plus tôt dans ladite ville pour le service du roi; et défense de continuer la construction de la citadelle de Libourne; donnés, les chambres assemblées, deux du 30 mars, et un [ du 3] avril 1649. Paris, veuve Musnier, 1649, 8 pages.
158Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux , prononcé les chambres assemblées, par lequel il est fait défenses, à monsieur d’Epernon, de faire fabriquer monnaie avec son nom et effigie, et de prendre les qualités de très-haut et très-puissant prince et d’altesse qu'il s’attribue, avec cassation de ses ordonnances.1649Paris11158. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux , prononcé les chambres assemblées, par lequel il est fait défenses, à monsieur d’Epernon, de faire fabriquer monnaie avec son nom et effigie, et de prendre les qualités de très-haut et très-puissant prince et d’altesse qu'il s’attribue, avec cassation de ses ordonnances. Paris, Claude Morlot, jouxte la copie imprimée à Bordeaux chez Millanges, 1649, 11 pages. Daté du 21 mai 1649 (voir ci-après n° 178). Voici la description de la monnaie de M. d’Épernon, Elle était frappée « sous le coing de son effigie d’un côté et de ses armes de l’autre côté, avec les lettres de son nom et de ses qualités et de celle de prince de Buch dans le cordon de ladite monnaie, faite au moulinet… de l’alloy des quarts de louis d’argent. » On sait que le duc d’Épernon répondait que cette monnaie prétendue était simplement un jeton, qui avait été frappé à son insu et qu’il avait reçu du parlement lui-même. L’arrêt est rapporté dans l’Histoire des mouvements de Bordeaux.
159Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, du seizième jour du mois de juillet 1649, contre certains personnages mal affectionnés à la tranquillité publique, qui parsèment des discours dans la ville au sujet du voyage du sieur Ardant, jurat.1649Bordeaux4159. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, du seizième jour du mois de juillet 1649, contre certains personnages mal affectionnés à la tranquillité publique, qui parsèment des discours dans la ville au sujet du voyage du sieur Ardant, jurat. Bourdeaux, J, Mongiron Millanges , 1649, 4 pages.
160Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que les officiers de ladite cour et chambre de l’édict continueront l’exercice de leurs charges.1649Bordeaux12160. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que les officiers de ladite cour et chambre de l’édict continueront l’exercice de leurs charges. Bourdeaux , J. Mongiron Millanges, 1649, 12 pages. On en a fait, à Paris, une édition dont le titre suit:
161Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que les officiers de ladite cour et chambre de l’édit continueront l'exercice de leurs charges, pour le bien du service du roi et la conservation de la tranquillité publique.1649Paris8161. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que les officiers de ladite cour et chambre de l’édit continueront l'exercice de leurs charges, pour le bien du service du roi et la conservation de la tranquillité publique. Paris, jouxte la copie imprimée à Bordeaux, 1649, 8 pages. Daté du 24 juillet 1649. Il est dans l’Histoire des mouvements de Bordeaux.
162Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que le roy sera informé des troubles excités de nouveau dans la ville de Bourdeaux et province de Guyenne par la continuation des actes d’hostilité.164914/08/1649Bordeaux7162. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que le roy sera informé des troubles excités de nouveau dans la ville de Bourdeaux et province de Guyenne par la continuation des actes d’hostilité. Bourdeaux, J. Mongiron Millanges, 1649 , 7 pages. Dans l’édition de Paris, on a ajouté au titre, après les mots : de parlement de Bordeaux, la date du quatorzième août 1649.
163Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant inhibitions et défenses, à tous les gentilshommes de ce ressort, de porter les armes à la suite du sieur duc d'Épernon, à peine de privation de noblesse et autres plus grandes peines, portées par ledit arrêt.164919/08/1649Sans Lieu6163. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant inhibitions et défenses, à tous les gentilshommes de ce ressort, de porter les armes à la suite du sieur duc d'Épernon, à peine de privation de noblesse et autres plus grandes peines, portées par ledit arrêt. Sans Lieu, Jouxte la copie imprimée à Bordeaux, 1649, 6 pages. Daté du 16 août 1649 et publié le 19.
164Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que le roi sera très-humblement supplié de donner un autre gouverneur à sa province de Guyenne.1649Sans Lieu6164. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que le roi sera très-humblement supplié de donner un autre gouverneur à sa province de Guyenne. Sans Lieu, Jouxte la copie imprimée à Bordeaux, 1649, 6 pages. Daté du 9 septembre 1649.
165Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant rabais de la moitié des tailles dans toute l’estendue du ressort du parlement de Bourdeaux.1649Bordeaux12165. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant rabais de la moitié des tailles dans toute l’estendue du ressort du parlement de Bourdeaux. Bourdeaux , Mongiron Millanges, 1649, 12 pages. Daté du 28 septembre 1649. Le pai‘lement mettait une condition à ce rabais de la moitié des tailles ; c’était qu’on lui payerait l’autre moitié. On en a donné, la même annce, à Paris, une édition de $ pages, dont le titre est ainsi conçu :
166Arrêt de la cour de parlement de Rordeaux, portant rabais de la moitié des tailles, et aussi contenant une fidèle relation des ruines et désordres faits dans ladite ville.Sans DateSans Lieunan166. Arrêt de la cour de parlement de Rordeaux, portant rabais de la moitié des tailles, et aussi contenant une fidèle relation des ruines et désordres faits dans ladite ville. Il est rapporté, avec la date du 28 août, dans l’Histoire des mouvements de Bordeaux.
167Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux pour la traite et conduite des blés dans la ville de Paris, suivant la permission et approbation de Sa Majesté, qu’en ont un nommé le Bailly et autres marchands de ladite ville de Paris d’y en amener; et défenses sont faites, sur peine de la vie, d’y mettre empêchement1649Paris6167. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux pour la traite et conduite des blés dans la ville de Paris, suivant la permission et approbation de Sa Majesté, qu’en ont un nommé le Bailly et autres marchands de ladite ville de Paris d’y en amener; et défenses sont faites, sur peine de la vie, d’y mettre empêchement. Paris, Alexandre Lesselin, jouxte la copie imprimée à Bordeaux, 1649, 6 pages. Daté du 11 octobre 1649.
168Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant injonction à tous les marchands du haut pays de faire descendre, par la Garonne, des bleds sur le port et havre de la présente ville, pour subvenir à la nécessité de Paris.1649Paris6168. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant injonction à tous les marchands du haut pays de faire descendre, par la Garonne, des bleds sur le port et havre de la présente ville, pour subvenir à la nécessité de Paris. Paris, Guill. Sassier, jouxte la copie imprimée à Bordeaux, 1649, 6 pages. Daté du 15 octobre 1649.
169Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que les forteresses, construites par le duc d’Épernon sur les rivières de Garonne et de Dordogne, seront rasées , comme faites contre le service du roi et à la ruine du commerce.1649Paris7169. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que les forteresses, construites parl e duc d’Épernon sur les rivières de Garonne et de Dordogne, seront rasées , comme faites contre le service du roi et à la ruine du commerce. Paris, jouxte la copie imprimée à Bordeaux, 1649, 7 pages. Daté du 3 novembre 1649. Les forteresses étaient Libourne sur la Dordogne, et sur la Garonne Rieux, Cadillac et Pondensac. L’arrét est reproduit dans l’Histoire des mouvements de Bordeaux.
170Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant inhibitions et défenses, à toutes personnes, de quelque qualité et condition qu'elles soient, d’empescher la publication de la déclaration du roy dans tout le ressort du parlement de Bourdeaux; ensemble enjoint, à tous marchands et autres personnes, d’apporter des blés, farines et autres vivres en la présente ville.165014/01/1650Bordeaux4170. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant inhibitions et défenses, à toutes personnes, de quelque qualité et condition qu'elles soient, d’empescher la publication de la déclaration du roy dans tout le ressort du parlement de Bourdeaux; ensemble enjoint, à tous marchands et autres personnes, d’apporter des blés, farines et autres vivres en la présente ville. Bourdeaux, J. Mongiron Millanges, 1650, 4 pages. Du 14 janvier 1650.
171Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux pour la paix générale de la province, avec ordre de chanter le Te Deum par toute ladite province.1650Paris8171. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux pour la paix générale de la province, avec ordre de chanter le Te Deum par toute ladite province. Paris, Guill. Sassier, 1650 , 8 pages. Il y a deux arrêts; l’un pour le Te Deum, l’autre pour la vérification de la déclaration du roi; celui-ci du 7 janvier 1650. IIs sont dans la Lettre et déclaration du roi, etc.
172Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que tous ceux qui se sont absentés de cette ville, payeront , chacun, la somme de mil (sic) livres, pour être employées pour la nécessité urgente de la ville.1650Bordeaux4172. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que tous ceux qui se sont absentés de cette ville, payeront , chacun, la somme de mil (sic) livres, pour être employées pour la nécessité urgente de la ville. Bordeaux, J. Mongiron Millanges, 1650 , 4 pages. Du 4 février 1650.
173Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant injonction, à tous collecteurs, cotisateurs et receveurs des levées extraordinaires de la dernière année, faites sous prétexte de subsistance des gens de guerre, construction et entretien de la citadelle de Libourne, d'apporter leurs roolles et estats au greffe de la cour.Sans DateBordeaux8173. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant injonction, à tous collecteurs, cotisateurs et receveurs des levées extraordinaires de la dernière année, faites sous prétexte de subsistance des gens de guerre, construction et entretien de la citadelle de Libourne, d'apporter leurs roolles et estats au greffe de la cour. Du 18 février 1650. Bourdeaux , J. Mongiron Millanges, Sans Date, 8 pages.
174Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant cassation de l’ordonnance du sieur duc d'Épernon.165007/03/1650Bordeaux4174. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant cassation de l’ordonnance du sieur duc d'Épernon. Du septième mars 1650. Bourdeaux, J. Mongiron Millanges, 1650, 4 pages.
175Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant inhibitions et deffenses, à toutes personnes, de quelque qualité et condition qu’elles soient , et mesmes aux officiers du roy de ce ressort, de faire aucunes levées de deniers, pour la subsistance des gens de guerre, sur les habitants du ressort de la cour de parlement, sans permission du roy, enregistrée audit parlement.165014/03/1650Bordeaux4175. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant inhibitions et deffenses, à toutes personnes, de quelque qualité et condition qu’elles soient , et mesmes aux officiers du roy de ce ressort, de faire aucunes levées de deniers, pour la subsistance des gens de guerre, sur les habitants du ressort de la cour de parlement, sans permission du roy, enregistrée audit parlement. Bourdeaux, J. Mongiron Millanges, 1650, 4 pages. Du 14 mars 1650.
176Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant qu'il sera informé contre ceux qui ont voulu ravir et oster par force au portier les clefs de la porte des Salinières, la nuict précédente.165014/03/1650Sans Lieu4176. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant qu'il sera informé contre ceux qui ont voulu ravir et oster par force au portier les clefs de la porte des Salinières, la nuict précédente. Du 14 mars 1650. (S.l. n. d.), 4 pages.
177Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant cassation des jugements, condammnations et ordonnances du sieur Foulé; ensemble inhibition et défenses, aux gens de guerre, de s'employer pour la levée des tailles.1650Paris8177. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant cassation des jugements, condammnations et ordonnances du sieur Foulé; ensemble inhibition et défenses, aux gens de guerre, de s'employer pour la levée des tailles. Paris, Thomas Lozet, 1650, 8 pages. Daté du 18 mars 1650. Voici, d’après l’arrêt, comment Foulé s’y prenait pour lever les tailles : « Par ordonnance du 22 février, il avoit donné, aux gens de guerre, la licence de raser, démolir et brûler tout ce qu’ils prétendoient s’opposer à leurs desseins, sans pouvoir être recherchés. Il condamnoit, sans pourvoi, ceux qu’il supposoit coupables de rébellion envers les gens de guerre. Il prononçoit la contrainte solidaire pour les tailles ; établissoit, par défaut, des peines de mort contre dix des principaux habitants de chaque paroisse, sans les nommer dans l’instance ni dans la dispositive. La descente des cloches, le bannissement des curés et autres ecclésiastiques, la proscription des officiers, la confiscation des biens, la vacance ordonnée des offices et bénéfices, les dommages-intérêts , les rasements des maisons et bâtiments des paroisses entières étoient les plus communes prononciations. Il ordonnoit que des paroisses demeureroient sans culture; condamnoit tous les habitants des paroisses, audessus de l’âge de seize ans et audessous de soixante, à servir par force le roi, le reste de leurs jours, dans les galères et bannissoit le reste hors du royaume. » Tout cela, porte naïvement l’arrêt, est contraire aux ordonnances royaux; mais il est impossible qu’il n’y ait pas beaucoup d’exagération. L’affaire fut portée devant le parlement de Paris. Un sieur Chambrette, fils, de Bordeaux , se constitua partie civile, prétendant que Foulé lui avait fait brûler une maison de vingt mille écus ; mais il ne paraît pas qu’aucun jugement ait été rendu. Il y a, de l’arrêt du 18 mars, une autre édition de 8 pages, de Paris également , mais sans nom d’imprimeur.
178Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant inhibitions et deffenses, au sieur duc d’Épernon, de prendre et usurper, à l'advenir, les qualités de très- haut et très-puissant prince et d’altesse, et à toutes personnes de les lui bailler.165008/04/1650Bordeaux4178. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant inhibitions et deffenses, au sieur duc d’Épernon, de prendre et usurper, à l'advenir, les qualités de très- haut et très-puissant prince et d’altesse, et à toutes personnes de les lui bailler. Bourdeaux, J. Mongiron Millanges, 1650, 4 pages. Du 8 avril 1650 (voir ci-dessus n° 158). Guillaume Sassier en a donné, à Paris, une autre édition sous le même titre et de la même date.
179Arrêt du parlement de Bordeaux, du 6 mai 1650, contre le sieur Foulé en faveur des trésoriers de France, de Limoges.Sans DateParis6179. Arrêt du parlement de Bordeaux, du 6 mai 1650, contre le sieur Foulé en faveur des trésoriers de France, de Limoges. Paris, Thomas Lozet, Sans Date, 6 pages.
180Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux , portant que le roi sera très-humblement supplié d'agréer que madame la princesse de Condé et monsieur le duc d'Anguien (sic), son fils, demeureront en la présente ville, sous sa sauvegarde et de sa justice, avec le registre y mentionné.1650Bordeaux8180. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux , portant que le roi sera très-humblement supplié d'agréer que madame la princesse de Condé et monsieur le duc d'Anguien (sic), son fils, demeureront en la présente ville, sous sa sauvegarde et de sa justice, avec le registre y mentionné. Bordeaux, J. Mongiron Millanges , 1650 , 8 pages. Du 1ᵉʳ juin 1650.
181Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que le sieur duc d’Épernon, le chevalier de La Valette, son frère, et leurs adhérans (sic) sont déclarés infracteurs de la paix, perturbateurs du repos publie, ennemis du roi et de son État.1650Bordeaux3181. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que le sieur duc d’Épernon, le chevalier de La Valette, son frère, et leurs adhérans (sic) sont déclarés infracteurs de la paix, perturbateurs du repos publie, ennemis du roi et de son État. Bordeaux , J. Mongiron Millanges, 1650, 3 pages. Du 25 juin 1650.
182Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que les maîtres boulangers de la présente ville achèteront des blés, pour faire magasin et les convertir en farines , pour les nécessités du public.16504182. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que les maîtres boulangers de la présente ville achèteront des blés, pour faire magasin et les convertir en farines , pour les nécessités du public. Bordeaux , J. Mongiron Millanges, 1650, 4 pages. Du 27 juin 1650. ‘
183Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que toutes les personnes suspectes et mal intentionnées se retireront en tel lieu qu’il sera jugé à propos.1650Bordeaux4183. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que toutes les personnes suspectes et mal intentionnées se retireront en tel lieu qu’il sera jugé à propos. Bordeaux , J. Mongiron Millanges, 1650, 4 pages. Du 21 juillet 1650.
184Arrêts de la cour de parlement de Bordeaux sur le refus de l’entrée des gens de guerre et du cardinal Mazarin dans la ville de Bordeaux, et sur le sujet de la députation vers le roi, garde et sûreté de ladite ville.1650Paris6184. Arrêts de la cour de parlement de Bordeaux sur le refus de l’entrée des gens de guerre et du cardinal Mazarin dans la ville de Bordeaux, et sur le sujet de la députation vers le roi, garde et sûreté de ladite ville. Paris , veuve J. Guillemot, jouxte la copie imprimée à Bordeaux, 1650 , 6 pages. Deux arrêts du 28 juillet 1650.
185Arrêts de la cour de parlement de Bordeaux, portant inhibitions et défenses, à tous les maîtres des chays de farines, de délivrer ni envoyer des blés et métures aux moulins de la Jalle et autres, sur les peines portées par ledit arrêt.1650Bordeaux4185. Arrêts de la cour de parlement de Bordeaux, portant inhibitions et défenses, à tous les maîtres des chays de farines, de délivrer ni envoyer des blés et métures aux moulins de la Jalle et autres, sur les peines portées par ledit arrêt. Bordeaux, J. Mongiron Millanges, 1050, 4 pages. Du 1ᵉʳ août 1650.
186Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant inhibitions et défenses, à toutes personnes, de quelque qualité et condition qu’elles soient, de reconnoître le sieur duc d’Épernon pour gouverneur de la province, suivant la dernière déclaration du roi, ensemble, à ses gardes, de porter la livrée.1651Paris6186. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant inhibitions et défenses, à toutes personnes, de quelque qualité et condition qu’elles soient, de reconnoître le sieur duc d’Épernon pour gouverneur de la province, suivant la dernière déclaration du roi, ensemble, à ses gardes, de porter la livrée. Paris, jouxte la copie imprimée à Bordeaux par J. 4. Millanges, 1651, 6 pages. Daté du 20 décembre 1650.
187Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux pour la liberté de messieurs les princes.1651Paris4187. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux pour la liberté de messieurs les princes. Paris, jouxte la copie imprimée à Bordeaux, 1651 , 4 pages non chiffrées. Daté du 13 février 1651.
188Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux contre le cardinal Mazarin , portant qu’il videra le royaume dans huitaine.Sans Date4188. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux contre le cardinal Mazarin , portant qu’il videra le royaume dans huitaine. Paris, Guill. Sassier, Sans Date, 3 pages. Daté du 15 février 1651. Il y en a une autre édition de 4 pages, Paris, jouxte la copie imprimée à Bordeaux.
189Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que le libelle diffamatoire, intitulé: le Curé bordelois , sera brûlé par la main du bourreau, avec un avertissement au lecteur.1631Paris7189. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que le libelle diffamatoire, intitulé: le Curé bordelois , sera brûlé par la main du bourreau, avec un avertissement au lecteur. Paris, jouxte la copie imprimée à Bordeaux par J. M. Millanges, 7 pages. Daté du 10 mars 1651.
190Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant qu’il sera informé contre ceux qui font des brigues, pratiques et menées, pour le rétablissement du duc d’Épernon dans le gouvernement de Guyenne.1651Bordeaux8190. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant qu’il sera informé contre ceux qui font des brigues, pratiques et menées, pour le rétablissement du duc d’Épernon dans le gouvernement de Guyenne. Du 10 avril 1651. Bordeaux, J. M. Millanges, 1651, 8 pages.
191Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, donné sur la publication des provisions de monseigneur le prince, contenant le dire et réquisitoire de monsieur Dufault (sic), avocat général du roi audit parlement, sur la publication desdites provisions accordées par Sa Majesté, et expédiées au nom de mondit seigneur le prince, pour le gouvernement de Guyenne et de Bordeaux.1651Bordeaux31191. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, donné sur la publication des provisions de monseigneur le prince, contenant le dire et réquisitoire de monsieur Dufault (sic), avocat général du roi audit parlement, sur la publication desdites provisions accordées par Sa Majesté, et expédiées au nom de mondit seigneur le prince, pour le gouvernement de Guyenne et de Bordeaux. Bordeaux. Bordeaux, J. M. Millanges, 1651, 31 pages. Daté du 12 juin 1651. « Fonteneil présente les lettres, dit dom Devienne, page 437 ; et l’avocat général Dussault prononce un discours excessivement long.» On pourra voir que la Harangue, faite au parlement de Bordeaux… par M. Jacques Fonteneil, n’est guère moins longue.
192Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant la justification de monsieur le prince sur le sujet des calomnies, inventées contre son altesse par les factionnaires du cardinal Mazarin, pour le faire sortir de Paris et faciliter le retour de leur maître; ensemble les remontrances du même parlement, faites au roi sur ce sujet, et les lettres écrites à la reine régentè, à monsieur le duc d’Orléans et à monsieur le prince.1651Paris12192. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant la justification de monsieur le prince sur le sujet des calomnies, inventées contre son altesse par les factionnaires du cardinal Mazarin, pour le faire sortir de Paris et faciliter le retour de leur maître; ensemble les remontrances du même parlement, faites au roi sur ce sujet, et les lettres écrites à la reine régentè, à monsieur le duc d’Orléans et à monsieur le prince. Paris, 1651, 12 pages. Toutes ces pièces sont du 30 août 1651. Il y en a une autre édition : Sur l’imprimé à Paris, 8 pages.
193Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux , portant que les intérêts de monseigneur le prince demeureront unis à ceux de ladite cour, pour le service du roi, la conservation de l’État et le repos de cette province.1651Bordeaux8193. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux , portant que les intérêts de monseigneur le prince demeureront unis à ceux de ladite cour, pour le service du roi, la conservation de l’État et le repos de cette province. Bordeaux, J. M. Millanges, 1651, 8 pages. Daté du 23 septembre 1651. On lit à la suite les remontrances, qui ont été ordonnées par cet arrêt, sous la date du même jour.
194Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que très-humbles et itératives remontrances seront faites au roi sur le sujet de la retraite de monsieur le prince et des affaires présentes, avec les remontrances faites en conséquence dudit arrêt.1651Bordeaux30194. Arrêt de la cour de parlement de Bordeaux, portant que très-humbles et itératives remontrances seront faites au roi sur le sujet de la retraite de monsieur le prince et des affaires présentes, avec les remontrances faites en conséquence dudit arrêt. Bordeaux, Mongiron Millanges, 1651, 30 pages. Daté du 27 octobre.
195Arrêt d’union du parlement de Bordeaux, portant ratification du serment, fait en faveur de monseigneur le prince de Condé, gouverneur, pour le roi, dans ladite province, et résolution des quatre autres chefs, contenus dans ledit arrêt; ensemble l’ordonnance de monseigneur le prince de Conty pour faire cesser tout ce qui nuit à l’autorité publique, rendus le 15 juin 1652.Sans DateParis7195. Arrêt d’union du parlement de Bordeaux, portant ratification du serment, fait en faveur de monseigneur le prince de Condé, gouverneur, pour le roi, dans ladite province, et résolution des quatre autres chefs, contenus dans ledit arrêt; ensemble l’ordonnance de monseigneur le prince de Conty pour faire cesser tout ce qui nuit à l’autorité publique, rendus le 15 juin 1652. Paris, Nicolas Vivenay, Sans Date 7 pages.
196Arrêt de la cour de parlement de Bretagne, donné les semestres assembles, touchant la convocation des états généraux du royaume et particuliers de la province.1649Paris4196. Arrêt de la cour de parlement de Bretagne, donné les semestres assembles, touchant la convocation des états généraux du royaume et particuliers de la province. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. Daté du 11 mars 1649. Il y en à une édition de Rennes, François Haran, imprimeur du roi; édition originale, qui est très-rare.
197Arrêt de la cour de parlement de Bretagne contre le cardinal Mazavin et ses adhérents.1651Paris7197. Arrêt de la cour de parlement de Bretagne contre le cardinal Mazavin et ses adhérents. Du 22 mars 1651 . Paris , François Preuveray, 1651, 7 pages.
198Arrêt du parlement de Bretagne, portant défenses, à monsieur de Vendôme et à tous autres, de troubler monsieur le duc de Rohan en la présidence des états de ladite province.165130/09/1651Paris4198. Arrêt du parlement de Bretagne, portant défenses, à monsieur de Vendôme et à tous autres , de troubler monsieur le duc de Rohan en la présidence des états de ladite province. Parts, Pierre Le Petit, 1651, 4 pages. Daté du 30 septembre 1651.
199Arrêt de la cour de parlement de Dauphiné sur l’exécution des déclarations de Sa Majesté, concernant le paiement des tailles , nonobstant l’ordonnance faite par le sieur Le Tillier, conseiller du roi en ses conseils etintendantdesfinances de France.165005/03/1650Sans Lieu4199. Arrêt de la cour de parlement de Dauphiné sur l’exécution des déclarations de Sa Majesté, concernant le paiement des tailles, nonobstant l’ordonnance faite par le sieur Le Tillier, conseiller du roi en ses conseils et intendant des finances de France.(S. l. n. d.), 4 pages. Daté du 5 mars 1650.
200Arrêt de la cour de parlement de Dijon, donné, les chambres assemblées, contre le cardinal Mazarin ; ensemble deux lettres dudit parlement, écrites, l’une à monsieur le prince, et l'autre à messieurs du parlement de Paris.1651Paris8200. Arrêt de la cour de parlement de Dijon, donné, les chambres assemblées, contre le cardinal Mazarin ; ensemble deux lettres dudit parlement, écrites, l’une à monsieur le prince, et l'autre à messieurs du parlement de Paris. Paris, veuve J. Guillemot, 1651, 8 pages. L’arrêt et les lettres sont du 8 mars 146514.
201Arrêt de la cour de parlement de Metz, contre le cardinal Mazarin.1651Paris8201. Arrêt de la cour de parlement de Metz, contre le cardinal Mazarin. Du 20 mars 1651. Toul, S. Belgrand et J. Laurent, imprimeurs du roi, 1651, 8 pages. C’est littéralement la reproduction de l’arrêt du parlement de Paris, en date du 11 mars. Faux. (Journal du Parlement.)
202*Arrêt burlesque, qui défend aux généraux de sortir de ParisSans DateSans Lieunan202*. Arrêt burlesque, qui défend aux généraux de sortir de Paris. Nauné, Mascurat, p. 206.
203Arréêt de la cour de parlement, du 8 janvier 1592, pour la diminution des baux et loyers des maisons en la ville et faubourgs de Paris.1649Paris4203. Arréêt de la cour de parlement, du 8 janvier 1592, pour la diminution des baux et loyers des maisons en la ville et faubourgs de Paris. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages.
204Arrêt de la cour de parlement, du 8 juillet 1617, donné contre le défunt marquis d’Ancre et sa femme.1649Paris4204. Arrêt de la cour de parlement, du 8 juillet 1617, donné contre le défunt marquis d’Ancre et sa femme. Paris, veuveJ. Guillemot, 1649, 4 pages.
205Arrêt de la cour de parlement de Paris contre les intendants de la justice, police et finances dans les provinces de ce royaume du ressort de ladite cour16488205. Arrêt de la cour de parlement de Paris contre les intendants de la justice, police et finances dans les provinces de ce royaume du ressort de ladite cour. Paris, 1651, 8 pages. L’arrét est du 4 juillet 1648. L’Imprimeur en raconte , au lecteur, l’histoire en 4 pages, avec de grandes louanges pour le bonhomme Broussel.
206Arrêts de la cour de parlement, portants (sic) règlement général pour le paiement des rentes constituées sur la ville1648Paris10206. Arrêts de la cour de parlement, portants (sic) règlement général pour le paiement des rentes constituées sur la ville. Des premier et quatrième septembre 1648. Paris; par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi , 1648, 10 pages.
207Arrêt de la cour de parlement, les chambres assemblées, le 27 23 septembre 16481648Paris4207. Arrêt de la cour de parlement, les chambres assemblées, le 23 septembre 1648. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1648, 4 pages. Pour la police de la ville et le passage des vivres. Il y en a une édition, chez Michel Mettayer, 4 pages.
208Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, aux fermiers des aides, leurs commis et autres , de lever à l’avenir, sur le bétail à pied fourché, autres impositions que l’ancien droit, à peine de concussion1648Paris4208. Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, aux fermiers des aides, leurs commis et autres , de lever à l’avenir, sur le bétail à pied fourché, autres impositions que l’ancien droit, à peine de concussion. Du deuxième jour d'octobre 1648. Paris, J. Guillemot, 1648, 4 pages. Cet arrêt a été publié, en même temps, sous le titre, qui suit :
209Arrêt de la cour de parlement pour le rabais du pied fourché, avec défense, aux fermiers et leurs commis, de lever ledit droit1648Paris4209. Arrêt de la cour de parlement pour le rabais du pied fourché, avec défense, aux fermiers et leurs commis, de lever ledit droit. Paris, Michel Mettayer, 1648, 4 pages.
210Arrêt de la cour de parlement, les chambres assemblées, contre les jurés vendeurs de vins de cette ville de Paris1648Paris4210. Arrêt de la cour de parlement, les chambres assemblées, contre les jurés vendeurs de vins de cette ville de Paris. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1648, 4 pages. 14 octobre 1648. Il y en a une édition de Jérémie Bouillerot sous le même titre.
211Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, aux vendeurs contrôleurs de vins, de recevoir et prendre plus grands droits que les deux tiers de ce dont ils jouissent à présent1648Sans Lieu4211. Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, aux vendeurs contrôleurs de vins, de recevoir et prendre plus grands droits que les deux tiers de ce dont ils jouissent à présent. Sans Lieu, veuve J. Guillemot, 1648, 4 pages. xF 14 octobre 1648. L’arrêt est suivi de l’acte de signification aux communautés des vendeurs contrôleurs, des courtiers et des jaugeurs. C’est encore une autre édition de la pièce qui précède.
212Arrêt de la cour de parlement, portant décharge de 58 sols 6 deniers sur chacun muid de vin et autres breuvages à l’équipolent, entrans dans la ville et faubourgs de Paris, lu et publié le 15 octobre 16481648Paris4212. Arrêt de la cour de parlement, portant décharge de 58 sols 6 deniers sur chacun muid de vin et autres breuvages à l’équipolent, entrans dans la ville et faubourgs de Paris, lu et publié le 15 octobre 1648. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1648, 4 pages. Suivi de la mention de publication par Jean Jossier, juré crieur ordinaire. Il y a, de cet arrêt, une autre édition, ainsi intitulée :
213Arrêt du parlement, donné toutes les chambres assemblées, pour le rabais des entrées de vin1648Paris4213. Arrêt du parlement, donné toutes les chambres assemblées, pour le rabais des entrées de vin. Paris, Alex. Lesselin, 1648, 4 pages.
214Arrêt de la cour de parlement, du 17 décembre 1648, portant défenses, sur peine de la vie, à tous gens de guerre, capitaines, soldats et autres , de commettre aucunes exactions et violences à l’endroit des sujets de Sa Majesté, et à eux enjoint de vivre et se contenir suivant les ordonnances.1648Paris4214. Arrêt de la cour de parlement, du 17 décembre 1648, portant défenses, sur peine de la vie, à tous gens de guerre, capitaines, soldats et autres , de commettre aucunes exactions et violences à l’endroit des sujets de Sa Majesté, et à eux enjoint de vivre et se contenir suivant les ordonnances.Paris, 1648, 4 pages.
215Arrêt de la cour de parlement, concernant le nettoyement des boues de la ville et fauxbourgs de Paris, avec injonctions, aux entrepreneurs et receveurs , de continuer l’exercice de leurs charges1649Paris4215. Arrêt de la cour de parlement, concernant le nettoyement des boues de la ville et fauxbourgs de Paris, avec injonctions, aux entrepreneurs et receveurs , de continuer l’exercice de leurs charges. Du 2 janvier 1649, Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. Suivi de la mention de publication.
216Arrêt de la cour de parlement , donné , toutes les “ chambres assemblées , le sixième jour de janvier 1649, pour la sûreté et police de la ville de Paris1649Paris4216. Arrêt de la cour de parlement , donné , toutes les “ chambres assemblées , le sixième jour de janvier 1649, pour la sûreté et police de la ville de Paris. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. Suivi de la mention de publication.
217Arrêt de la cour de parlement , donné, toutes les chambres assemblées, le huitième jour de janvier 1649, par lequel il est ordonné, que le cardinal Mazarin videra le royaume, et qu’il sera fait levée de gens de guerre, pour la sûreté de la ville et pour faire amener et apporter sûrement et librement les vivres à Paris1649Paris4217. Arrêt de la cour de parlement , donné, toutes les chambres assemblées, le huitième jour de janvier 1649, par lequel il est ordonné, que le cardinal Mazarin videra le royaume, et qu’il sera fait levée de gens de guerre, pour la sûreté de la ville et pour faire amener et apporter sûrement et librement les vivres à Paris. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. , C’est l’édition officielle ; l’arrêt est daté à la fin et porte la signature autographe de Du Tillet.
218Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées1649Paris4218. Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées. Du huitième janvier 1649. Paris, Michel Mettayer, 1649, 4 pages. Ici l’arrêt n’est pas daté; et il est signé Guyet. Madame de Motteville a reproduit ce texte avec la signature, dans ses Mémoires , page 224, coll. Michaud.
219Arrêt de la cour de parlement, concernant la levée des deniers pour le payement des gens de guerre, du 9 janvier 1649.1649Paris4219. Arrêt de la cour de parlement, concernant la levée des deniers pour le payement des gens de guerre, du 9 janvier 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages.
220Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, le dixième jour de janvier 16491649Paris4220. Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, le dixième jour de janvier 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. “ Sur ce qu’on avait dit qu’il y avait division entre le parlement et le corps de ville, le parlement ordonna, que les prévôts des marchands et échevins continueraient leurs fonctions dont il se déclara satisfait, et mit leurs personnes, biens et familles sous la protection de la cour.
221Arrêt de la cour de parlement, donné, toutes les chambres assemblées , le 10 janvier 1649, par lequel il est défendu, à tous gouverneurs des villes frontières ou autres places, de laisser sortir aucuns canons, armes et munitions de guerre de leurs dites places, et enjoint, à tous capitaines, soldats et gens de guerre, qui sont proches de Paris, de s’en éloigner de vingt lieues ; à faute de ce, permis aux habitants des villes, bourgs et villages, de s’armer et leur courir sus1649Paris4221. Arrêt de la cour de parlement, donné, toutes les chambres assemblées , le 10 janvier 1649, par lequel il est défendu, à tous gouverneurs des villes frontières ou autres places, de laisser sortir aucuns canons, armes et munitions de guerre de leurs dites places, et enjoint, à tous capitaines, soldats et gens de guerre, qui sont proches de Paris, de s’en éloigner de vingt lieues ; à faute de ce, permis aux habitants des villes, bourgs et villages, de s’armer et leur courir sus. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. Suivi de la mention de publication.
222Arrêt de la cour de parlement, contre les gens de guerre, qui ont quitté les frontières pour empêcher les vivres en cette ville, avec injonction aux communes de courre sus, publié l’onzième jour de janvier 16491649Paris4222. Arrêt de la cour de parlement, contre les gens de guerre, qui ont quitté les frontières pour empêcher les vivres en cette ville, avec injonction aux communes de courre sus, publié l’onzième jour de janvier 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. Il y en a une autre édition, qui diffère de celle-ci seutement en ce qu’au lieu de publié le 11, etc., on lit sur le titre : Du dixième janvier seize cent-quarante-neuf.
223Arrêt de la cour de parlement, concernant les retranchements pour la sûreté de la ville et faubourgs de Paris1649Paris4223. Arrêt de la cour de parlement, concernant les re- tranchements pour la sûreté de la ville et faubourgs de Paris. Du 12 janvier 1649. Paris, par les impri- meurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. Ordonne de prendre les héritages, mais à charge d’indemnité. C’est un arrét réglementaire d’expropriation pour cause d’utilité publique.
224Arrêt de la cour de parlement, portant que tous les biens meubles ou immeubles et revenus des bénéfices du cardinal Mazarin seront saisis, et commissaires, séquestres et gardiens commis à iceux.1649Paris4224. Arrêt de la cour de parlement, portant que tous les biens meubles ou immeubles et revenus des béné- fices du cardinal Mazarin seront’ saisis, et commis- saires, séquestres et gardiens commis à iceux. Du 13 janvier 1649. Paris, par les imprimeurs et librai- res ordinaires du roi, 1649, 4 pages.
225Arrêt de la cour de parlement, portant injonction, à tous marchands et artisans de cette ville et faubourgs de Paris, de tenir leurs boutiques ouvertes et continuer leurs trafics , ainsi qu’il est accoutumé.1649Paris4225. Arrêt de la cour de parlement, portant injonction, à tous marchands et artisans de cette ville et faubourgs de Paris, de tenir leurs boutiques ouvertes et continuer leurs trafics , ainsi qu’il est accoutumé. Du 14 janvier 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinai- res du roi, 1649, 4 pages. Suivi de la mention de publication.
226Arrêt de la cour de parlement, portant absolution de la calomnieuse accusation intentée contre monseigneur le duc de Beaufort par le cardinal Mazarin.1649Paris7226. Arrêt de la cour de parlement, portant absolution de la calomnieuse accusation intentée contre monsei- gneur le duc de Beaufort par le cardinal Mazarin. Pa- ris, veuve Théodore Pépingué et Est. Maucroy, 1649, 7 pages. Du 15 janvier 1649.
227Arrêt de la cour de parlement , portant que tous les deniers publics, qui seront dus par les comptables et fermiers, tant de cette ville de Paris qu’autres de ce ressort, seront saisis et mis ès coffres de l’Hôtel de Ville.1649Paris4227. Arrêt de la cour de parlement , portant que tous les deniers publics, qui seront dus par les comptables et fermiers, tant de cette ville de Paris qu’autres de ce ressort, seront saisiset mis ès coffres de l’Hôtel de Ville. Du 19 janvier 4649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages.
228Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, à toutes personnes en cette ville et faubourgs de Paris, de changer leurs noms et de se travestir et déguiser pour sortir de ladite ville, sur peine de la vie.1649Paris4228. Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, à toutes personnes en cette ville et faubourgs de Paris, de changer leurs noms et de se travestir et déguiser pour sortir de ladite ville, sur peine de la vie. Du 20 jan- vier 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires or- dinaires du roi, 1649, 4 pages. t Suivi de la mention de publication.
229Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, aux gens de guerre, de commettre aucunes violences, voleries, pillages, incendies et autres actes d’hostilité sur les sujets du roi et habitants des villes, bourgs, bourgades et villages ès environs de Paris et ailleurs, à peine de la vie.1649Paris4229. Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, aux gens de guerre, de commettre aucunes violences, vole- ries, pillages, incendies et autres actes d’hostilité sur les sujets du roi et habitants des villes, bourgs, bour- gades et villages ès environs de Paris et ailleurs, à peine de la vie. Du 20 janvier 1649. Paris, par les impri- meurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. Suivi de la mention de publication.
230Arrêt de la cour de parlement, du 25 janvier 1649, par lequel il est ordonné, aux payeurs des rentes, de payer les arrérages dus et échus aux rentiers, qui sont présents en cette ville.1649Paris4230. Arrêt de la cour de parlement, du 25 janvier 1649, par lequel il est ordonné, aux payeurs des rentes, de payer les arrérages dus et échus aux rentiers, qui sont présents en cette ville. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages.
231Arrêt de la cour de parlement pour le payement des rentes de l’Hôtel de Ville de Paris.1649Paris4231. Arrêt de la cour de parlement pour le payement des rentes de l’Hôtel de Ville de Paris. Paris, Gervais Alliot, 1649, 4 pages. Autre édition de l’arrêt qui précède.
232Arrèt de la cour de Parlement, portant défenses, à tous imprimeurs et colporteurs, d’imprimer et exposer en vente aucuns ouvrages et autres écrits concernant les affaires publiques, sans permission registrée augreffe de ladite cour, sur peines y contenues.1649Paris4232. Arrèt de la cour de Parlement, portant défenses, à tous imprimeurs et colporteurs, d’imprimer et exposer en vente aucuns ouvrages et autres écrits concernant lesaffaires publiques, sans permission registrée augreffe de ladite cour, sur peines y contenues. Du 25 jan- vier 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires or- dinaires du roi, 1649, 4 pages.
233Arrêt de la cour de parlement, portant qu’ouverture sera faite de toutes les chambres de la maison du cardinal Mazarin, et description sommaire de tout ce qui se trouvera dans ladite maison.1649Paris4233. Arrêt de la cour de parlement, portant qu’ouver- ture sera faite de toutes les chambres de la maison du cardinal Mazarin, et description sommaire de tout ce qui se trouvera dans ladite maison. Du 25 janvier 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages.
234Arrêt de la cour de parlement, par Îequel il est ordonné que les villes de Meaux, Lagny et autres, voisines du ressort de ladite cour, continueront d’apporter des blés et autres vivres en la ville de Paris, ainsi qu’il est accoutumé.1649Paris4234. Arrêt de la cour de parlement, par Îequel il est or- donné que les villes de Meaux, Lagny et autres, voisi- nes du ressort de ladite cour, continueront d’apporter des blés et autres vivres en la ville de Paris, ainsi qu’il est accoutumé. Du 26 janvier 1649. Parts, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. . Suivi de la mention de publication.
235Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, à tous colonels, capitaines, lieutenants, officiers et gardes des portes de cette ville de Paris, de laisser passer aucunes personnes, de quelque qualité et condition qu'elles soient, avec passeport, que par les portes Saint-Jacques et Saint-Denys.1649Paris4235. Arrêt de la cour de*parlement, portant défenses, à tous colonels, capitaines, lieutenants, officiers et gar- des des portes de cette ville de Paris, de laisser passer aucunes personnes, de quelque qualité et condition qu'ellessoient, avec passeport, que par les portes Saint- Jacques et Saint-Denys. Du 29 janvier 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. Îl y est fait mention d’un arrêt du 22 que je n’ai pas vu, mais (jui, d’après le Jowrnal de Parlement, n’aurait été qu’une sorte de duplicata de l’arrêét du 20, portant défense de se dégutser et tra- vestir pour sortir de la ville. Peut-être, à cause de cela , n'a-t-il pas été publié.
236Arrêt de la cour de parlement, du 30 janvier 1649, portant règlement pour le prix des mousquets avec bandoulières, picques (sic), paire d'armes avec le pot, pistolets avec les foureaux, poudre, plomb et mesche (sic).1649Paris4236. Arrêt de la cour de parlement, du 30 janvier 1649, portant règlement pour le prix des mousquets avec bandoulières, picques (sic),. paire d’armes avec le pot , pistolets avec les foureaux, poudre, plomb et mesche (sic). Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. Mousquets de Charleville, Mézières et Liége. 8 liv. — Hollande et Sédan......... . 10 Piques de frêne.........….…....…..... 24 sols Paire d’armes fortes..........…..…...... 12 — — faibles.................. 10 Pistolets à fusil....20.0010000 0 se 00000 « 18 — ä rouet.......….…....00ceucau0s 16 Poudre à mousquet........0.0.0.+0000000 20 — ÉNE L se 1L e s0 su n e se e us 0000 6 24 Plomb.......22220 0220c aa sn 00 s000 n 0 4 1 CZE 4
237Arrêt de la cour de parlement, portant qu’il sera délivré passeports aux courriers tant ordinaires qu’extraordinaires, sous la signature de deux de messieurs de la cour, commis pour l’ordre des postes, ou de l’un en l'absence de l’autre, et du greffier.1649Paris4237. Arrêt de la cour de parlement, portant qu’il sera délivré passeports aux courriers tant ordinaires qu’extraordinaires, sous la signature de deux de mes- sieurs de la cour, commis pourl’ordre des postes, ou de l’un en l'absence de l’autre, et du greffier. Du 30 jan- vier 1649. Par:s, par les imprimeurs et libraires or- dinaires du roi, 1649, 4 pages. a — Les conseillers commis étaient Viole et Le Doulx.
238Arrêt de la cour de parlement, portant que les quarante-six mille livres, provenant de la recette générale de l'Auvergne, seront apportées dans cette ville, et mis ès coffres de l’hôtel d’icelle.1649Paris4238. Arrêt de la cour de parlement, portant que les qua- rante-six mille livres, provenant de la recette générale de l'Auvergne, seront apportées dans cette ville, et mis ès coffres de l’hôtel d’icelle. Du 30 janvier 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages.
239Arrêt de la cour de parlement, portant que les deniers de la recette générale de Reims seront apportés en cette ville et mis ès coffres de l’hôtel d’icelle.1649Paris4239. Arrêt de la cour de parlement, portant que les de- niers de la recette générale de Reims seront apportés en cette villeet mis ès coffres de l’hôtel d’icelle. Du 30 janvier 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649 , 4 pages.“0et d E 4
240Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, à tous quinqualiers (sic), armuriers et autres marchands de cette ville et faubourgs de Paris, de cacher, recéler ou détourner les armes qu’ils ont en leur possession, avec injonction de faire leur déclaration, au greffe de ladite cour, de la quantité qu’ils en ont.1649Paris4240. Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, à tous quinqualiers (sic), armuriers et autres marchands de cette ville et faubourgs de Paris, de cacher, recéler ou détourner les armes qu’ils ont en leur possession, avec injonction de faire leur déclaration, au greffe de ladite cour, de la quantité qu’ils en ont. 4 février 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. Suivi de la mention de publication. Cet arrèt prouve que les marchands se prétendaient lésés par le tavif du 30 janvier.
241Arrêt de la cour de parlement, pour la validité de tous contrats, obligations et autres actes, faits et passés en cette ville de Paris entre tous particuliers et communautés.1649Paris4241. Arrêt de la cour de parlement, pour la validité de tous contrats, obligations et autres actes, faits et passés en cette ville de Paris entre tous particuliers et com- munautés. Du 4 février 1649. Paris, par les impri- meurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. C’est une riposte à un arrêt du conseil, qui déclarait nul tous les actes passés à Paris depuis le 5 janvier. Je n’ai pas trouvé cet arrêt, qui n'est pas même indiqué dans le Jourral du Parlement.
242Arrêt de la cour de parlement, pour empêcher le divertissement des deniers des tailles, subsistances, fermes, aides, gabelles et autres deniers de Sa Majesté, ordonnés, par précédents arrêts de ladite cour, être portés en l’Hôtel de Ville de Paris.1649Paris4242. Arrêt de la cour de parlement, pour empêcher le di- vertissement des deniers des tailles, subsistances, fer- mes, aides, gabelles et autres deniers de Sa Majesté, ordonnés, par précédents arrêts de ladite cour, être portés en l’Hôtel de Ville de Paris. 8 février 1649. Paris , par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. Les précédents arrêts sont des 19 et 30 janvier (voir ci-dessus, n° 227, 238 et 239).
243Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, aux officiers du présidial , prévôté, maire et échevins d'Orléans, de connaître et juger d’autres matières que de celles à eux attribuées par les édits du roi, vérifiés en ladite cour.1649Paris4243. Arvrêt de la cour de parlement, portant défenses, aux officiers du présidial , pfévôté, maire et échevins d'Orléans, de connaître et juger d’autres matières que de celles à eux attribuées par les édits du roi, vérifiés en ladite cour. Du 8 février 1649, Paris, par les im- primeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. Le présidial avait enregistré, est-il dit dans l’arrét du parlement, un arrêt du conseil qui donnait, aux presidiaux, pouvoir de juger souverainement toutes les affaires dc leur ressort. Je ne sais si cet arrét a été imprimé. Je ne l’ai pas vu, et le Jowrnal du Parlement n’en donne pas la date ; mais il y a une Déclaration du roï en date du 22 janvier. Le parlement n’avait-il rendu son arrêt que sur la rumeur publique?
244Arrêt de la cour de parlement , portant qu'aucunes personnes ne pourront sortir de cette ville en vertu de passeports, après huitaine du jour et de la date d'iceux.1649Paris4244. Arrêt de la cour de parlement , portant qu'aucunes personnes ne pourront sortir de cette ville en vertu de passe-ports, après huitaine du jour et de la date d'iceux. Du 14 février 1649. Paris, par les imprimeurs et li- braires ordinaires du roi, 1649, 4 pages.
245Arrêt de la cour de parlement portant que les arrêts de ladite cour et ordonnances des commissaires, commis pour les taxes, seront exécutés, et les gens d’affaires et traitants contraints au payement desdites taxes par emprisonnement.1649Paris4245. Arrêt de la cour de parlement portant que les ar- rêts de ladite cour et ordonnances des commissaires, commis pour les taxes, seront exécutés, et les gens d’af— faires et traitants contraints au payement desdites taxes par emprisonnement. 13 février 1649. Paris, par les imprimeurset libraires ordinairesduroi, 1649, 4 pages.
246Arrêt de la cour de parlement, portant que les meubles, étans (sic) en la maison du cardinal Mazarin, seront vendus.1649Paris4246. Arrêt de la cour de parlement, portant que les meubles, étans (sic) en la maison du cardinal Mazarin, seront vendus. Du seizième février 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. Gabriel Naudé est commis à la garde de la bibliothèque « à ce qu’elle soit conservée en son entier. »
247Arrêt de la cour de parlement, portant que taxes seront faites sur tous les secrétaires, avocats, procureurs et autres particuliers, habitants de cette ville et fauxbourgs de Paris, comme bourgeois, pour la subsistance des gens de guerre.1649Paris4247. Arrêt de la cour de parlement, portant que taxes seront faites sur tous les secrétaires, avocats, procu- reurs et autres particuliers, habitants de cette ville et fauxbourgs de Paris, comme bourgeois, pour la sub- sistance des gens de guerre. 16 février 1649. Paris, par les imprimeurset libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages.
248Arrêt de la cour de parlement, par lequel il est enjoint, à tous les quartiniers de la ville de Paris, de porter ou envoyer ès mains de Sébastien Cramoisy et Jean-Baptiste Forne, toutes les taxes, par eux reçues, et celles qu’ils recevront ci-après des particuliers, habitants de ladite ville.1649Paris4248. Arrêt de la cour de parlement, par lequel il est en- joint, à tous les quartiniers de la ville de Paris, de porter ou envoyer ès mains de Sébastien Cramoisy et Jean- * Baptiste Forne, toutes les taxes, par eux reçues, et celles qu’ils recevront ci-après des particuliers, habitants de ladite ville. Du 18 février 1649. Paris, par les im- primeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages.
249Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, à tous soldats et autres personnes , de quelque qualité qu'elles soient, d'aller, ès maisons des particuliers, habitants de cette ville et fauxbourgs, demander aucuns deniers, si ce n'est en la présence de deux conseillers de ladite cour.1649Paris4249. Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, à tous soldats et autres personnes , de quelque qualité ('."î . qu'elles soient, d’aller, ès maisons des particuliers, ha- L à U* bitants de cette ville et fauxbourgs, demander aucuns deniers, si ce n'est en la présence de deux conseillers de ladite cour. Du 22 février 1649. Paris, par les im- primeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages.
250Arrêt de la cour de parlement, portant qu’il sera fait recherche des moyens d’avoir argent, pour l’armement et subsistance des gens de guerre, avec défense, aux habitants, de payer aucunes tailles ni autres taxes ; et en cas de contravention , qu’il sera procédé par voie de représailles.1649Paris4250. Arrêt de la cour de parlement, portant qu’il sera fait recherche des moyens d’avoir argent, pour l’arme- ment et subsistance des gens de guerre,, avec défense, aux habitants, de payer aucunes tailles ni autres taxes ; et en cas de contravention , qu’il sera procédé par voie de représailles. Du 22 février 1649. Paris, par les imprimeurset libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. Il y avait un arrêt du conseil, qui taxait les maisons de campa- gne des conseillers et officiers du parlement. L'arrêét du 22 était donc déjà un acte de représailles. Voir les Taxes faites ès maisons sises aux environs de Paris, etc.
251Arrêts de la cour de parlement, pour l’ouverture de la conférence et passage des vivres et autres choses nécessaires en cette ville de Paris, avec députation d’ancuns présidents en ladite cour et autres y dénommés, pour traiter et résoudre de tout ce qui sera utile et nécessaire à cet effet en ladite conférence, pour la paix générale et soulagement des peuples.1649Paris4251. Arrêts de la cour de parlement, pour l’ouverture de la conférence et passage des vivres et autres choses nécessaires en cette ville de Paris, avec députation d’ancuns présidents en ladite cour et autres y dénom- més, pour traiter et résoudre de tout ce qui sera utile et nécessaire à cet effet en ladite conférence, pour la paix générale et soulagement des peuples. Du dernier février et premier mars 1649. Paris, par les impri- meurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. Aubery ( Histoire du cardinal Mazarin , tome III, page 69 ) dit que l’arrêét du 27 février a été falsifié par les frondeurs, Il n’y a point eu d’arrêt le 27; c’est apparemment du 28 qu’il a voulu dire. Je m’ai pas rencontré le faux arrêt.
252Arrêt de la cour de parlement, par lequel il est enjoint , à tous comptables, fermiers, traitants et autres particuliers, d'aller au greffe de ladite cour faire déclaration des deniers par eux dus, recélés ou retenus, dans trois jours, à peine de confiscation de corps et de biens.1649Paris4252. Arrêt de la cour de parlement, par lequel il est en- joint , à tous comptables, fermiers, traitants et autres particuliers, d'aller au greffe de ladite cour faire dé- claration des deniers par eux dus , recélés ou retenus, dans trois jours, à peine de confiscation de corps et de biens. Du 2 mars 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages.
253Arrêt de la cour de parlement, donné, toutes les chambres assemblées, le 8 mars 1649, en faveur du maréchal de Turenne, et pour autoriser l'entrée de son armée en France.1649Paris4253. Arrêt de la cour de parlement, donné, toutes les chambres assemblées, le 8 mars 1649, en faveur du maréchal de T'urenne, et pour autoriser l'entrée de son armée en France. Paris, Gervais Alliot et Jacques Langlois, 1649, 4 pages. L’édition de cet arrêt, que les imprimeurs du roi ont donnée sous le titre de : Véritable arrét de la cour de parlement en faveur de M. le maréchal de Turenne, diffère, en beaucoup de points, du texte publié par Gervais Alliot et Jacques Langlois. Ainsi il n’y est pas question d’arrêt du conseil ou de déclaration, rendus contre Turenne et annulés par le parlement. On n’y voit pas non plus que Turenne aîit adressé de requête pour se mettre en la protec- tion de la cour. Le cardinal de Retz dit, en effet, que l’arrêt fut rendu sur sa proposition : « J’ajoutai que, comme je venois d’être averti que Pon avoit dressé, la veille, une déclaration à Saint-Germain, par laquelle M. de Turenne étoit déclaré criminel de lèse-majesté, je croyois qu’il étoit nécessaire de casser cette déclaration... Cette proposition passa tout d’une voix. » (Page 133, coll. Michaud.) Il résulterait de cette version que les deux éditions de Parrêt seraient inexactes; mais on peut croire que le cardinal a été mal servi par ses souvenirs et que le parlement qui aurait , sans dif- ficulté, cassé un arrêt du conseil , n’a pas osé aller jusqu’à casser une déclaration du roi. L’arrèt des imprimeurs du roi est donc en effet le véritable. Gervais Alliot et Jacques Langlois n’en ont pas moins reproduit, en substance , dans le Journal d purlement, l'arrét qu’ils avaient Imprime,
254Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, à tous gentilshommes et autres, de faire aucunes levées de gens de guerre dans les provinces, qu'en vertu de commissions du roi et attaches de ladite cour sur icelles, à peine de la vie et d'être dégradés de noblesse, et, à tous receveurs et comptables, de délivrer aucuns deniers ni s'en dessaisir, que par ordre de ladite cour, à peine du quadruple, et en cas de contravention, enjoint, aux communes, de s'assembler à son du tocsin et de leur courir sus.1649Paris4254. Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, à tous gentilshommes et autres, de faire aucunes levées de gens de guerre dans les provinces, qu’en vertu de commissions du roi et attaches de ladite cour sur icelles, à peine de la vie et d'être dégradés de noblesse, et, à tous receveurs et comptables, de délivrer aucuns deniers ni s’en dessaisir, que par ordre de ladite cour, à peine du quadruple, et en cas de contravention, enjoint, aux communes, de s’assembler à son du tocsin et de leur courir sus. Du 9 mars 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi , 1649, 4 pages.
255Arrêt de la cour de parlement, portant que tous ceux qui sont compris ès rôles de modérations pour l’armement et subsistance des gens de guerre, demeureront déchus desdites modérations, et seront contraints de payer leurs taxes par emprisonnement de leurs personnes,et les autres particuliers, y dénommés, contraints par la vente de leurs biens.1649Paris4255. Arrêt de la cour de parlement, portant que tous ceux qui sont compris ès rôles de modérations pour l’armement et subsistance des gens de guerre , demeu- reront déchus desdites modérations, et seront con- traints de payer leurs taxes par emprisonnement de leurs personnes,et les autres particuliers, y dénommés, contraints par la vente de leurs biens. Du 10 mars 1649. Paris, par les imprimeurset Hbraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages.
256Arrêt de la cour de parlement, donné en faveur des hahitants de la ville de Rheims contre le cardinal Mazarin, le marquis de la Vieuville et leurs adhérents.1649Paris6256. Arrêt de la cour de parlement, donné en faveur des hahitants de la ville de Rheims contre le cardinal Mazarin, le marquis de la Vieuville et leurs adhérents. Paris, Jean Guignard , 1649, 6 pages. Daté du 11 mars 1649.
257Arrêt de la cour de parlement, sur l'avis que monseigneur le prince de Conty a donné, de l'entrée de l'archiduc Léopold en France.1649Paris4257. Arrêt de la cour dc parlement, sur l'avis que mon- seigneur le prince de Conty a donné, de l'entrée de l'archiduc Léopold en France. Du 22 mars 1649. Paris , par les imprimeurs ct libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages. ' Il y en a une autre édition, chez Guill. Sassier. Le titre com- mence ainsi : Arrét de la cour de parlement du 22 mars , ete. C’est toute la différence.
258Arrêt de la cour de parlement, sur la proposition, faite par monseigneur le prince de Conty, pour l’éloignement du cardinal Mazarin.1649Paris4258. Arrêt de la cour de parlement, sur la proposition, faite par monseigneur le prince de Conty, pour l’éloi- gnement du cardinal Mazarin. Du 27 mars 1649. Pa- ris, par les imprimeurs et libratres ordinaires du roi, 1649, 4 pages.
259Arrêt de confirmation de la cour de parlement, du 8 janvier 1649, donné contre le cardinal Mazarin.1649Paris4259. Arrêt de confirmation de la cour de parlement, du 8 janvier 1649, donné contre le cardinal Mazarin. Paris, Jérémie Bouillerot, 1649, 4 pages. Faux arrêt sous la date du 27 mars. Le procureur général de- manda et obtint, dans l’audience du 29, l’autorisation de faire des informations; mais je ne vois pas qu’il ait été donné de suite à ces premières mesures. Apparemment la paix, qui fut conclue le 1* avril, couvrit tous les délits, commis pendant la guerre. La veuve François Targa avait en même temps publié le même arrêt sous le titre qui suit :
260Arrêt de la cour de parlement, portant confirmation de l’arrêt du 8 janvier dernier à l’encontre du cardinal Mazarin.1649Paris4260. Arrêt de la cour de parlement, portant confirma- tion de l’arrêt du 8 janvier dernier à l’encontre du car- dinal Mazarin. Du 27 mars 1649. Paris, veuve Fr. Targa, 1649, 4 pages.
261Arrêt de la cour de parlement pour la diminution des loyers des maisons dans la ville et fauxbourgs de Paris.1649Paris5261. Arrêt dela cour de parlement pour la diminution des loyers des maisons dans la ville et fauxbourgs deÀA Paris. Du 6 avril 41649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 4649, 5 pages.
262Arrêt de la cour de parlement, pour la diminution des loyers des maisons dans la ville et fauxbourgs de Paris.1649Paris7262. Arrêt de la cour de parlement, pour la diminution des loyers des maisons dans la ville et fauxbourgs de Paris. Du 10 avril 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 7 pages.
263Arrêt de la cour de parlement, portant injonction, à tous les sujets du roi, d’obéir à la déclaration du mois de mars dernier, et aux troupes, étant dans l’Anjou et autres lieux, de poser les armes, avec défense de commettre aucuns actes d'hostilité, sous peine d’être déclarés perturbateurs du repos public.1649Paris4263. Arrêt de la cour de parlement, portant injonction, à tous les sujets du roi, d’obéir à la déclaration du mois de mars dernier, et aux troupes, étant dans l’Anjou et autres lieux, de poser les armes, avec défense de com- mettre aucuns actes d'hostilité , sous peine d’être dé- clarés perturbateurs du repos public. Du 12 avril 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages.
264Arrêt de la cour de parlement, pour la décharge entière des loyers des maisons du quartier de Pâques en la ville et fauxbourgs de Paris, rendu en interprétation de celui du 10 avril dernier, avec règlement pour les baux.1649Paris8264. Arrêt de la cour de parlement, pour la décharge entière des loyers des maisons du quartier de Pâques en la ville et fauxbourgs de Paris, rendu en interpréta- tion de celui du 10 avril dernier, avec règlement pour les baux. Du 44 avril 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 8 pages. Il y a des détails curieux sur les quartiers de Paris. La Ville- neuve-sur-Gravois paraît avoir été du côté du petit Carreau et de Montorgueil; de là encore le nom de la ruc Bourbon-Villeneuve. La Nouvelle-France était entre la porte Montmartre et la porte Richelieu. Les chambrelans étaient ceux qui ne louaient que des chambres.
265Arrêt de la cour de parlement, en faveur des locataires et sous-locataires des maisons de la ville et fauxbourgs de Paris, pour leur décharge du loyer de Pâques dernier, avec règlement pour les baux, rentes foncières et autres, constituées pour la construction des bâtiments, donné sur les requêtes des propriétaires desdites maisons, et pour l’exécution des arrêts précédents des 10 et 14 présents mois et an.1649Paris4265. Arrêt de la cour de parlement, en faveur des loca- taires et sous-locataires des maisons de la ville et faux- bourgs de Paris, pour leur décharge du loyer de Pâ- ques dernier, avec règlement pour les baux, rentes foncières et autres, constituées pour la construction des bâtiments, donné sur les requêtes des propriétaires desdites maisons, et pour l’exécution des arrêts pré- cédents des 10 et 14 présents mois et an. Du 27 avril 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordi- naires du roi, 1649, 4 pages.
266Arrêt de la cour de parlement, portant confirmation des arrêts des dix et quatorzième (sic) de ce mois, pour la décharge du terme de Pâques, avec défenses, aux propriétaires, de présenter aucune requête.1649Paris6266. Arrêt de la cour de parlement, portant confirma- tion des arrêts des dix et quatorzième (sic) de ce mois, pour la décharge du terme de Pâques, avec défenses, aux propriétaires, de présenter aucune requête. Paris, Michel Mettayer, 1649, 6 pages. Daté du 27 avril 1649. Autre édition de l’arrêt qui précèdefl
267Arrêt de la cour de parlement, contre les désordres que commettent les gens de guerre.1649Paris4267. Arrêt de la cour de parlement, contre les désordres que commettent les gens de guerre. Du onzième mai 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pages.
268Arrêt de la cour de parlement, du 19 mai 1649 , par lequel défenses sont faites d'exécuter la sentence du lieutenant civil, qui porte condamnation de payer le terme de Pâques.1649Paris8268. Arrêt de la cour de parlement, du 19 mai 4649 , par lequel défenses sont faites d'exécuter la sentence du lieutenant civil, qui porte condamnation de payer le terme de Pâques. Paris, Edme Pépingué, 1649, 8 pages. La pièce contient la sentence du lieuterant, la requête du con- damné et l’arrêt de la cour. '
269Arrêt de la cour de parlement, contre quelques particuliers, ennemis du repos public, contrevenants aux précédents arrêts de ladite cour, et au préjudice, et depuis la déclaration du roi du mois de mars dernier, publiée tant pour faire cesser les mouvements que pour le rétablissement du repos et de la tranquillité dans son royaume, donné, les prévôt des marchands et échevins ouïs , le 28ᵉ jour de mai 1649.1649Paris4269. Arrêt de la cour de parlement, contre quelques particuliers, ennemis du repos public, contrevenants aux précédents arrêts de ladite cour, et au préjudice, et depuis la déclaration du roi du mois de mars der- nier, publiée tant pour faire cesser les mouvements que pour le rétablissement du repos et de la tran- quillité dans son royaume, donné, les prévôt des marchands et échevins ouis , le 28° jour de mai 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du rol, 1649, 4 pages. « Fait défense , à tous sujets du roi, de quelque qualité qu’ils soient, de composer, semer et publier aucuns libelles diffamatoires, à peine de la vie. »
270Arrêt notable de la cour de parlement contre plusieurs partisans.1649Sans Lieu8270. Arrêt notable de la cour de parlement contre plusieurs partisans. (S. |. n. d.), 8 pages. Daté du 26 août 1649. C’est un arrêt interlocutoire rendu sur le Factum notable pour Thomas Carrel, etc.
271Arrêt de la cour de parlement, du quatrième septembre 1649, portant que le commerce des blés sera libre à un chacun, pour en amener en cette ville tant par eau que par terre, comme aussi qu’il sera informé des violences qui se commettent aux passages des rivières et autres lieux, des empêchements qui se font journellement en l'enlèvement des blés pour la provision de ladite ville.Sans DateParis4271. Arrêt de la cour de parlement, du quatrième septembre 1649, portant que le commerce des blés sera libre à un chacun, pour en amener en cette ville tant par eau que par terre, comme aussi qu’il sera informé des violences qui se commettent aux passages des rivières et autres lieux , des empêchements qui se font journellement en l'enlèvement des blés pour la provision de ladite ville. Paris, Pierre Rocol- let, Sans Date 4 pages. :
272Arrêts de la cour de parlement contre le libelle intitulé : Trés-humbles remontrances du parlement de Normandie , au semestre de septembre, au roi et à la reine, imprimé et publié au préjudice du traîté de paix, avec la lettre du parlement de Normandie, sur ce sujet, au parlement de Paris.1649Paris7272. Arrêts de la cour de parlement contre le libelle intitulé : Trés-humbles remontrances du parlement de Normandie , au semestre de septembre, au roi et à la reine, imprimé et publié au préjudice du traîté de paix, avec la lettre du parlement de Normandie, sur ce sujet, au parlement de Paris. Paris, Claude Hulpeau , 1649 , 7 pages. I y a deux arrêts, l’un du 24 septembre, qui ordonne qu’An- toine Estienne , imprimeur des Rernontrances, sera tenu de com- paraître pour être interrogé sur la permission; l’autre du 27, par lequel le libelle est supprimé et Estienne, admonesté. L’arrêt in- terdit, à tous imprimeurs, d’imprimer aucun livre sans une permis- sion par écrit; d’où on peut conclure qu’Estienne avait excipé d’une permission verbale. La lettre du parlement de Normandie est du 23 septembre. Ce n’est pas, à ce qu’il paraît, le seul grief personnel qu’Antoine Estienne ait eu contre la Fronde ; car il dit lui-même ,, page 1611 de l’édition in-folto, qu’il a donnée, en 1661, du Nouveau théâtre du monde , de Davity (supplément) « qu’aux troubles de 1652, il à hazardé sa vie et celle de sa famille pour l’exécution des ordres du roi. » On peut croire qu’un de ses actes les plus hardis fut d’imprimer lPédit d’amnistie, pour lequel il avait reçu une commis- sion spéciale.
273Arrêt de la cour de parlement pour le paiement des rentes, tant sur la maison de ville que sur le sel.1649Paris8273. Arrêt de la cour de parlement pour le paiement des rentes , tant sur la maison de ville que sur le sel. Paris, Nicolas Vivenay, 1649, 8 pages. Daté du 1°" octobre 1649. Il y en a une autre édition , en tout semblable à celle-ci, si ce n’est qu’elle ne porte pas le nom de l'imprimeur, et une autre encore, chez Nicolas Bessin , jouxte la copie imprimée à Paris.
274Arrêt de la cour de parlement, en vacations, donné pour le maintien de l’autorité de la justice, contre les personnes qui empêchent l’exécution des arrêts de ladite cour par force et voie de fait; avec injonction, aux prévôts et officiers de justice, d’emprisonner tous blasphémateurs du nom de Dieu, joueurs de cartes et dez, fainéants et gens sans aveu.1649Paris6274. Arrêt de la cour de parlement, en vacations, donné pour le maintien de l’autorité de la justice, contre les personnes qui empêchent l’exécution des arrêts de ladite cour par force et voie de fait ; avec injonction, aux prévôts et officiers de justice, d’empri- sonner tous blasphémateurs du nom de Dieu, joueurs de cartes et dez, fainéants et gens sans aveu. Paris, Nicolas Bessin, 1649, 6 pages. Du 1* octobre 1649. Il n’est pas question des blasphémateurs dans l’arrêt.
275Arrêt de la cour de parlement, du 29 décembre 1649, portant réglement pour le paiement des rentes, constituées tant sur les gabelles, clergé, aydes, recettes générales, tailles anciennes, entrées et cinq grosses fermes.1650Paris6275. Arrêt de la cour de parlement, du 29 décembre 4649, portant réglement pour le paiement des rentes, constituées tant sur les gabelles, clergé, aydes, recettes générales, tailles anciennes, entrées et cinq grosses fermes. Paris, Pierre Rocollet, 1650, 6 pages. Arrêt de règlement pour la nomination des syndics des rentiers.
276Arrêts de la cour de parlement, des 29 décembre 1649 et 9 février 1650, portant réglement pour le paiement des rentes, constituées tant sur les gabelles, clergé, aydes, recettes générales, tailles anciennes et nouvelles, entrées et cinq grosses fermes.1650Paris8276. Arrêts de la cour de parlement, des 29 décembre L X 1649 et 9 février 1650, portant réglement pour le T m paiement des rentes, constituées tant sur les gabelles, < Ÿ clergé, aydes, recettes générales, tailles anciennes et nouvelles, entrées et cinq grosses fermes. Paris, Pierre Rocollet, 1650 , 8 pages.
277Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, portant renvoi et décharge de l’accusation contre Messieurs de Vendôme, duc de Beaufort, Gondy, coadjuteur, Broussel et Chareton (sic).1650Paris4277. Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, portant renvoi et décharge de l’accusa- tion contre Messieurs de Vendôme, duc de Beaufort, Gondy, coadjuteur , Broussel et Chareton (sic). Du 22 janvier 1650. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi , 1650 , 4 pages. Il y en a une autre édition chez la veuve J. Guillemot. Elle est intitulée :
278Arrêt de la cour de parlement sur l’accusation portée contre M. le duc de Beaufort, M. le coadjuteur en l'archevêché de Paris M. de Broussel, conseiller en ladite cour, et M. Charton, aussi conseiller, président aux requêtes du palais.Sans DateBeaufort7278. Arrêt de la cour de parlement sur l’accusation portée contre M. le duc de Beaufort, M. le coadjutenr en l'archevêché de Paris, M. de Broussel, conseiller en ladite cour, et M. Charton, aussi conseiller, président aux requêtes du palais. 7 pages.
279Arrêt de la cour de parlement donné en faveur de Monsieur Joly.1650Paris4279. Arrêt de la cour de parlement donné en faveur de Monsieur Joly. Paris, Jean Brunet, 1650, 4 pages. Daté du 1 février 1650.
280Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, à monsieur l’archevêque de Sens, de convoquer aucune assemblée du clergé à Paris ni ailleurs, dans la province dudit ParisSans DateParis4280. Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, à ûfi monsieur l’archevêque de Sens, de convoquer aucune assemblée du clergé à Paris ni ailleurs, dans la province dudit Paris. Paris, Pierre Targa, Sans Date, 4 pages. Daté du 14 mai 1650.
281Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, à toutes personnes, de s'assembler en troupes en la salle du palais et avenues de ladite cour.1650Paris4281. Arrêt de la cour de parlement, portant défenses, à toutes personnes, de s'assembler en troupes en la salle du palais et avenues de ladite cour. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1650 , 4 pages. Daté du 9 août 1650. _
282Arrêt de la cour de parlement , toutes les chambres assemblées , sur les propositions faites par monseigneur le duc d’Orléans pour la pacification des troubles de la ville de Bordeaux et province de Guyenne , avec la nouvelle députation, vers le roi et la reine régente, faite par ledit parlement pour cet effet.1650Paris6282. Arrêt de la cour de parlement , toutes les chambres assemblées , sur les propositions faites par monseigneur le duc d’Orléans pour la pacification des troubles de la ville de Bordeaux et province de Guyenne , avec la nouvelle députation, vers le roi et la reine régente, faite par ledit parlement pour cet effet. Du 5 septembre 1650. Paris, Antoine Estienne , 1650 , 6 pages. C’est par erreur qu’il est daté du 13 septembre dans la Bzblio- thèque du P. Lelong.
283Arrêt notable de la cour de parlement, contre les traitants et partisans, en exécution de la déclaration du mois d’octobre 1648, portant défenses de lever ni exiger aucuns droits sur les vins et marchandises, baissant de la rivière de Loire et fleuves y descendants, sinon en vertu d’édits bien et dâment vérifiés en ladite cour, et ce, nonobstant divers arrêts du conseil et la déclaration que lesdits traitants ont fait vérifier à la cour des aydes.1650Paris4283. Arrêt notable de la cour de parlement, contre les traitants et partisans, en exécution de la décla- ration du mois d’octobre 1648, portant défenses de lever ni exiger aucuns droits sur les vins et marchan- dises , baissant de la rivière de Loire et fleuves y descendants, sinon en vertu d’édits bien et dâment vérifiés en ladite cour, et ce, nonobstant divers arrêts du conseil et la déclaration que lesdits traitants ont fait vérifier à la cour des aydes. Paris, Étienne Pépin- gué , 1650 , 4 pages. Daté du 27 octobre 1650.
284Arrêt de nosseigneurs de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, portant remontrance être faite au roi et à la reine sur l’emprisonnement et liberté de messieurs les princes de Condé, de Conty et duc de Longueville.1650Paris4284. Arrêt de nosseigneurs de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, portant remontrance être faite au roi et à la reine sur l’emprisonnement et liberté de messieurs les princes de Condé, de Conty et duc de Longueville. Du vendredi trantième ( sic) décembre1650. Paris, Jacoh Chevalier, 1651 , 4 pages. Simon Lefêèvre a donné du même arrêt une édition intitulée :
285Arrêt de la cour de parlement, du vendredi trentième décembre mil six cent cinquante, toutes les chambres assemblées, portant que très-humbles remontrances seroient faites au roi et à la reine régente pour la liberté de messieurs les princes.16517285. Arrêt de la cour de parlement, du vendredi tren-° tième décembre mil six cent cinquante, toutes les cham- bres assemblées, portant que très-humbles remontran- ces seroient faites au roi et à la reine régente pour la liberté de messieurs les princes. 1651, 7 pages. L’édition de Chevalier donne, à la fin de l’arrét, la date du 30 dé- cembre et la signature de Guyet; l’édition de Lefèvre , non.
286Arrêt de la cour de parlement, faisant deffenses, à tous soldats du régiment des gardes et autres, de s’attrouper, porter armes deffendues, tenir les advenues de cette ville, exiger de ceux qui y viennent et qui en sortent, à peine de la vie.1651Paris6286. Arrêt de la cour de parlement, faisant deffenses, à tous soldats du régiment des gardes et autres, de s’at- trouper, porter armes deffendues, tenir les advenues de cette ville, exiger de ceux qui y viennent et qui en sortent, à peine de la vie. Du douziesme janvier 4654 .. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, (1651), 6 pages.
287Arrêt dela cour de parlement, toutes les chambres assemblées, portant que le roi et la reine régente seront très-humblement suppliés, de la part de ladite cour, d’envoyer, au plutôt, lettre de cachet pour mettre en liberté messieurs les princes et duc de Longueville, et éloigner de la personne de Sa Majesté le cardinal Mazarin.1651Paris4287. Arrêt dela cour de parlement, toutes les chambres assemblées , portant que le roi et la reine régente se- ront très-humblement suppliés, de la part de ladite cour, d’envoyer, au plutôt, lettre de cachet pour mettre en liberté messieurs les princes et duc de Longueville, et éloigner de la personne de Sa Majesté le cardinal Mazarin. Du 4 février 1651. Paris, Jacob Chevalier, 1651, 4 pages. 5 Il y en a une édition de Rouen, chez Étienne Vereul , jouxte la copie imprimée , etc., 4 pages. Elle contient également l’arrét du 7 février qui suit.
288Arrêt de nos seigneurs du parlement, portant l'éloignement du cardinal Mazarin et sortie hors du royaume, et Leurs Majestés très-humblement suppliées de mettre en liberté messieurs les princes et duc de Longueville, et d’envoyer une déclaration, pour exclure d’entrer ès conseils du roi tous étrangers, même les naturalisés, et qui auront serment à un autre prince que le roi.1651Paris4288. Arrêt de nos seigneurs du parlement, portant l'é- loignement du cardinal Mazarin et sortie hors du royaume, et Leurs Majestés très-humblement suppliées de mettre en liberté messieurs les princes et duc de Longueville, et d’envoyer une déclaration, pour ex- clure d’entrer ès conseils du roi tous étrangers, même les naturalisés, et qui auront serment à un autre prince que le roi. Du 7 février 1651. Paris, Jacob Chevalier, 1651, 4 pages. Ce n’est là qu’une contrefaçon. Voici l’édition officielle :
289Arrêt de la cour de parlement, pour la liberté de messieurs les princes et l’éloignement du cardinal Mazarin hors du royaume de France.Sans DateParis6289. Arrêt de la cour de parlement, pour la liberté de messieurs les princes et l’éloignement du cardinal Maza- rin hors du royaume de France. Du 7 février 16514 Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, Sans Date, 6 pages.
290Arrét de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, portant que le cardinal Mazarin, ses parents et domestiques étrangers vuideront le royaume de France ; autrement permis, aux communes et autres, de courir sus, avec autres ordres pour cet effet.1651Paris4290. Arrét de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées , portant que le cardinal Mazarin,, ses pa- rents et domestiques étrangers vuideront le royaume de France ; autrement permis, aux communes et autres, de courir sus, avec autres ordres pour cet effet. Du jeudi 9 février 1651 . Paris , par les imprimeurs et li- braires ordinaires du roi, 1651, 4 pages.
291Arrêt de la cour de parlement, donné contre le cardinal Mazarin, ses parents et domestiques, à ce qu’ils aient à vuider le royaume de France, terres et places de l’obéissance du roi.1654Paris4291. Arrêt de la cour de parlement, donné contre le car- dinal Mazarin, ses parents et domestiques , à ce qu’ils aient à vuider le royaume de France, terres et piaces de l’obéissance du roi. Du 9 février 1654. Paris, Toussaint Quinet,, 1651, 4 pages. Autre édition de la pièce qui précède. Il y en a encore une, de Rouen apparemment, sur l’inprimé à Paris.
292Arrêt de la cour de parlement, portant qu’aucuns cardinaux étrangers, naturalisés, même françois, ne seront reçus dans les conseils d’État du roi, et que les qualités de Notre cher et bien amé, attribuées au cardinal Mazarin , seront retranchées de la déclaration de Sa Majesté.1651Paris4292. Arrêt de la cour de parlement, portant qu’aàcuns cardinaux étrangers , naturalisés, même françois, ne seront reçus dans les conseils d’État du roi, et que les qualités de Notre cher et bien amé, attribuées au car- dinal Mazarin , seront retranchées de la déclaration de Sa Majesté. Du lundi 20 février 1651. Paris, Jean Guignard, 1651, 4 pages. ' Il y en a une édition de Rouen, chez Étienne Vereul, jouxte la copte imprimée, ete.
293Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, contre le cardinal Mazarin.Sans DateParis6293. Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, contre le cardinal Mazarin. Du samedi 114 mars 1651. Paris , par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, Sans Date, 6 pages. « Confirmation des arrêts des 7, 9, 20 février et Ÿ mars. Il est rapporté dans les Mémoires de madame de Motteville , page 384, coll. Michaud. '
294Arrêt de la cour de parlement, portant évocation, en icelle, de tous les procès et différends, pendants en toutes jurisdictions, touchant les saisies faites sur les revenus et biens du cardinal Mazarin, confections de baux et autres choses généralement quelconques, avec défense de procéder ailleurs qu’en la cour et pardevant messieurs Broussel et Le Meusnier, conseillers en ladite cour, à ce commis et députés par icelle.1651Paris6294. Arrêt de la cour de parlement, portant évocation, en icelle, de tous les procès et différends, pendants en toutes jurisdictions, touchant les saisies faites sur les re- venus et biens du cardinal Mazarin, confections de baux et autres choses généralement quelconques , avec défense de procéder ailleurs qu’en la cour et parde- vant messieurs Broussel et Le Meusnier, conseillers en ladite cour, à ce commis et députés par icelle. Du 24 avril 1651 . Paris, veuve Guillemot, 1651, 6 pages. Il y en a une édition, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, dont le titre commence ainsi : Dernier arrêt de la Cour de parlement contre le cardinal Mazarin, etc.
295Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, monsieur le duc d'Orléans présent, sur l’extrémité des désordres arrivés en ce royaume par les armées et troupes de gens de guerre, avec commission et règlement pour cet effet.16516295. Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, monsieur le duc d'Orléans présent, sur l’extrémité des désordres arrivés en ce royaume par les armées et troupes de gens de guerre, avec commis- sion et règlement pour cet effet. Du 25 mai 1651. Parts , par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1651, 6 pages.
296Arrêt de nosseigneurs de la cour de parlement, donné en faveur des marchands de vin et bourgeois de Paris, portant défense, aux jurés vendeurs de vin, de faire aucune contrainte ni poursuivre lesdits marchands de vin ailleurs qu’en ladite cour, à peine de mille livres d’amende et de tous dépens, dommages et intérêts.Sans DateParis7296. Arrêt de nosseigneurs de lacourde parlement, donné en faveur des marchands de vin et bourgeois de Paris, portant défense, aux jurés vendeurs de'vin, de faire au- cune contrainte ni poursuivre lesdils marchands de vin ailleurs qu’en ladite cour, à peine de mille livres d’amende et de tous dépens, dommages et intérêts. Du 2 juin 1651. Paris, Thomas Lacarrière, Sans Date, 7 pages.
297Arrêt de la cour de parlement donné, en faveur de monseigneur le prince, contre le cardinal Mazarin et ses adhérents.1651Paris7297. Arrêt de la cour de parlement donné, en faveur de monseigneur le prince, contre le cardinal Mazarin et ses adhérents. Paris, Nicolas Vivenay , 1651, 7 pages. Cet arrêt n’est pas daté ; mais c’est celui qui mande à compa- raître, devant la Cour, le duc de Mercœur , à raison de son ma- riage ; et par conséquent il est du % août 1651.
298Arrêt de la cour de parlement, sur les désordres, meurtres et pillage d’une maison, arrivés à Paris en la rue Saint-Denys, le jeudi 40 du présent mois d’août 1651, avec injonction, aux officiers, habitants et bourgeois, d'empêcher les assemblées.1651Paris6298. Arrêt de la cour de parlement, sur les désordres, meurtres et pillage d’une maison, arrivés à Paris en la rue Saint-Denys , le jeudi 40 du présent mois d’août 1651, avec injonction, aux officiers, habitants et bour- geois , d'empêcher les assemblées. Du 11 août 1651. Paris , par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1651, 6 pages.
299Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, du lundi 21 août 1651, sur ce qui s’est passé, ledit jour, au palais.1651Paris4299. Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, du lundi 21 août 1651, sur ce qui s’est passé, ledit jour, au palais. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1651, 4 pages.
300Arrêt de la cour de parlement donné en faveur des créanciers du cardinal Mazarin, portant la vente de ses meubles, et que les deniers en provenant, ensemble ceux des revenus de ses bénéfices, seront mis ès mains de Mᵉ Claude Martinet, payeur des gages de nosdits seigneurs du parlement, pour être distribués entre lesdits créanciers, ainsi qu’il sera par ladite cour ordonné.1651Paris22300. Arrêt de la cour de parlement donné en faveur des créanciers du cardinal Mazarin, portant la vente de ses meubles , et que les deniers en provenant, ensemble ceux des revenus de ses bénéfices, seront mis ès mains de M° Claude Martinet, payeur des gages de nosdits seigneurs du parlement, pour être distribués entre lesdits créanciers, ainsi qu’il sera par ladite cour ordonné. Paris , veuve J. Guillemot, 1651, 22 pages. Daté du 7 septembre 1651. Arrêt d’homologation d’un contrat passé, le 19 juin, entre les créanciers du cardinal Mazarin. Je vois, parmi les créanciers, François Bordoni, sculpteur du roi, demeurant à Paris,, au palais des Tuileries, qui réclame 12,900 livres tournois, pour ouvrages faits en lhôtel dudit sieur cardinal. Le président Tubeuf reçoit 600,000 livres pour ses maisons des rues des Pctits-Champs, Richelieu et Vivien (sic), vendues à Ma- zarin.
301Arrêt de la cour de parlement, du 7 septembre 1651 , donné en faveur des trésoriers de France, de Picardie, portant défenses, à toutes personnes, de prendre qualité d’intendants de finances, sans avoir fait vérifier leur commission en ladite cour, ni, à aucun officier, d’accepter aucune commission sans la délibération du bureau.1651Paris8301. Arrêt de la cour de parlement, du 7 septembre 1651 , donné en faveur des trésoriers de France, de Picardie, portant défenscs, à toutes personnes, de pren- dre qualité d’intendants de financès, sans avoir fait vé- rifier leur commission en ladite cour, ni, à aucun offi- cier, d’accepter aucune commission sans la délibération du bureau. Paris, veuve Lozet, 1651, 8 pages.
302Arrêt de la cour de parlement , toutes les chambres assemblées , portant défenses, à toutes personnes, de quelque état et condition qu’elles soient , de faire aucunes levées de gens de guerre qu’en vertu de lettres patentes, scellées du grand sceau, à peine d’être déclarées criminels(sic) de lèze Majesté.1651Paris4302. Arrêt de la cour de parlement , toutes les chambres assemblées , portant défenses, à toutes personnes, de quelque état et condition qu’elles soient , de faire au- cunes levées de gens de guerre qu’en vertu de lettres patentes, scellées du grand sceau, à peine d’être décla- rées criminels(sic) de lèze Majesté. Du 7 octobre 1651 Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi , 1651, 4 pages.
303Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, contre le cardinal Mazarin.1651Paris8303. Arrêt dela cour de parlement , toutes les chambres assemblées , contre le cardinal Mazarin. Du 13 déceme bre 1651. Paris , par les imprimeurs et libraires or- dinaires du roi , 1651, 8 pages. Suivi de la mention de publication par Canto, juré crieur ordi- naire. H y en a une autre édition de 6 pages, et sur laquelle a été pu- bliée celle de Rouen, David du Petitval et Jcan Viret, imprimeurs ordinaires du roi. Au titre, elle ajoute : e de ses adhérents, en pré- sence de Son Altesse Royale.
304Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, contre le cardinal Mazarin et ses adhérents.1651Paris7304. Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, contre le cardinal Mazarin et ses adhé- rents. Du vingtième jour de décembre 1651. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1651, 7 pages.
305Arrêt de la cour de parlement donné contre le cardinal Mazarin, publié le 30 décembre 1651.1651Paris7305. Arrêt de la cour de parlement donné contre le car- dinal Mazarin, publié le 30 décembre 1651. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1651, 7 pages. Daté du 29. T y a une édition d’Orléans, chez Gilles Hotot, im- primeur du roi, 1651, 8 pages.
306Arrêt de la cour de parlement, portant cassation de la déclaration, donnée contre monseigneur le prince de Condé.1652Paris4306. Arrêt de la cour de parlement, portant cassation de la déclaration, donnée contre monseigneur le prince de Condé. Paris, Nicolas Vivenay, 1652, 4 pages. Daté du 12 janvier 1652. Le titre n’est pas parfaitement exact, car la déclaration ne fut pas cassée ; seulement il fut sursis à l’enre- gistrement. * Nicolas Vivenay a imprimé tout ce qu’on lui a présenté pour le prince de Condé, sans choix, sans examen. Aussi les pièces qui sont sorties de ses presses, sont-elles fort suspectes ; mais 1l gagna, à ce métier, de devenir l’imprimeur du prince qui lui donna un atelier dans son hôtel.
307Arrêt de la cour de parlement, donné au profit de monsieur le prince de Condé, contre la déclaration du sixième septembre dernier, avec l’envoi du trompette de Son Altesse Royale, faisant commandement, au sieur d’Hocquincourt, de rendre monsieur Bitaut, conseiller, ensemble la permission donnée pour empêcher le cardinal Mazarin et ses adhérents d’entrer dans le royaume, et permis, aux communes, de courir sus.1652Paris4307. Arrêt de la cour de parlement, donné au profit de monsieur le prince de Condé, contre la déclaration du sixième septembre dernier, avec l’envoi du trompette de Son Altesse Royale, faisant commandement, au sieur d’Hocquincourt, de rendre monsieur Bitaut, conseiller, ensemble la permission donnée pour empêcher le car- dinal Mazarin et ses adhérents d’entrer dans le royaume, et permis, aux communes, de courir sus. Paris, jouxte la copie imprimée par Nicolas Vivenay, 1652, 4 pages. Daté du 12 janvier 1652. C’est l’arrêt qui précède. L’imprimeur a commis, dans le titre, une singulière bévue ; il a v confondu la déclaration du 6 septembre, qui avait été donnée contre le cardinal Mazarin, avec celle du 5 décembre contre le prince de Conde.
308Arrêt de la cour de parlement, donné, toutes les chambres assemblées, contre le cardinal Mazarin.1652Paris6308. Arrêt de la cour de parlement, donné, toutes les chambres assemblées , contre le cardinal Mazarin. Du 25 janvier 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1652, 6 pages.
309Arrêt de la cour de parlement , toutes les chambres assemblées, du 8 février 1652, portant que les prévôt des marchands et échevins continueront leurs poursuites, et feront toutes diligences nécessaires pour le payement des rentes, conformément à la déclaration et arrêts intervenus en conséquence d'icelle.Sans DateParis7309. Arrêt de la cour de parlement , toutes les chambres assemblées, du 8 février 1652, portant que les pré- vôt des marchands et échevins continueront leurs poursuites, et feront toutes diligences nécessaires pour _le payement des rentes, conformément à la déclaration “et arrêts intervenus en conséquence d'icelle. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, Sans Date, 7 pages. La déclaration est, ici, celle du 22 octobre 1648. Avant cet arrét, 1l y avait eu un arrêt du conseil d’État, en date du 8 janvier, qui ordonnait la suspension des paiements assignés sur les tailles , les aydes , gabelles, ete. ; puis, par des lettres du 16 février, il fut déclaré que les rentes de l’Hôtel de Ville seraient payées sans surseance ni divertissement. On voit, par cet exemple, combien la cour ménageait les bourgeois de Paris malgré la guerre. Le parlement n’aurait peut-être pas obtenu , seul , cette concession ; mais l’initiative avait été prise par le prévôt des mar- chands.
310Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, du 17 février 1652, portant que l’arrêt des rentes, du 8 de ce mois, sera exécuté; a cassé l’ordonnance des trésoriers de France à Lyon; que celui qui a présidé viendra rendre raison à la cour, et qu'assemblée sera faite en la salle de Saint-Louis pour aviser ce qui est à faire pour le payement des gages des officiers et desdites rentes sur la ville.1652Paris7310. Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, du 17 février 1652, portant que l’arrêt des rentes, du 8 de ce mois, sera exécuté; a cassé l’or- donnance des trésoriers de France à Lyon ; que celui qui a présidé viendra rendre raison à la cour, et qu'as- semblée sera faite en la salle de Saint-Louis pour avi- ser ce qui est à faire pour le payement des gages des officiers et desdites rentes sur la ville. Paris , par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1652, 7 pages.
311Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, portant que, sans s'arrêter à l’arrêt du grand conseil du 28 février dernier, les arrêts de la cour de parlement, donnés contre le cardinal Mazarin, seront exécutés.1652Paris4311. Arrêt de la cour de parlement, toutes les chambres assemblées, portant que, sans s'arrêter à l’arrêt du grand conseil du 28 février dernier, les arrêts de la cour de parlement,, donnés contre le cardinal Maza- rin, seront exécutés. Du 21 mars 1652. Paris , par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi , 1652, 4 pages.
312Arrêt de la cour de parlement, du 9 avril 1652, portant la décharge entière du terme de Pâques, tant en la ville qu'aux fauxbourgs, ensemble la sentence de monsieur le lieutenant civil rendue sur icelui, le 12 dudit mois.1652Paris5312. Arrêt de la cour de parlement, du 9 avril 1652, portant la décharge entière du terme de Pâques, tant en la ville qu'aux fauxbourgs, ensemble la sentence de monsieur le lieutenant civil rendue sur icelui, le 12 dudit mois. Paris, Henry Ruffin, 1652, 5 pages. M" I5A e>
313Arrêt de la cour de parlement et lettres patentes du roi pour la vente et distribution du pain à la livre dans Paris, à un prix réglé et certain en faveur des pauvres.1652Paris16313. Arrêt de la cour de parlement et lettres patentes du roi pour la vente et distribution du pain à la livre dans Paris, à un prix réglé et certain en faveur des pauvres. Paris, François Noël , 1652, 16 pages. Très- rare. Voir le Franc bourgeois de Paris, etc. Les lettres patentes sont du 23 août 1651 et l’arrét du 10 mau 1652. On lit à la suite un Ævis important aux bourgeois de Pa- ris, etc.
314Arrêt de la cour de parlement, pour la descente de la châsse de sainte Geneviève.1652Paris5314. Arrêt de la cour de parlement, pour la descente de la châsse de sainte Geneviève. Du 29 mai 1652. Paris, parles imprimeurs et libraires ordinaires du roi, (s. d ), 5 pages.
315Arrêt du parlement de Paris, du 21 juin 1652, toutes les chambres assemblées, contre les évêques absents et suivant le Mazarin, pour les faire résider dans leurs diocèses, comme ils y sont obligés, de droit divin, par les conciles et les ordonnances.1652Paris8315. Arrêt du parlement de Paris, du 21 juin 1652, toutes les chambres assemblées, contre les évêques absents et suivant le Mazarin, pour les faire résider dans leurs diocèses, comme ils y sont obligés, de droit divin, par les conciles et les ordonnances. Paris, L. Chevalier, 1652, 8 pages. L’arrêt se lit en tête de la pièce ; puis viennent les Mocifs const- dérables, etc., tirés des saintes Écritures.
316Arrêt de la cour de parlement portant règlement pour la police du pain.1652Paris4316. Arrêt de la cour de parlement portant règlement pour la police du pain. Paris, veuve F. Guillemot, 1652, 4 pages. Daté du 4 juillet.
317Arrêt de la cour de parlement donné à la requête de monsieur le procureur général du roi, demandeur et complaignant, contre Jean Michel et Claude Guelphe, atteints et convaincus de la sédition arrivée en l’Hôtel de Ville, le 4 du présent mois de juillet, par l’ordre et à la suscitation du cardinal Mazarin1652Paris4317. Arrêt dela cour de parlement donné à la requête de monsieur le procureur général du roi, demandeur et complaignant, contre Jean Michel et Claude Guelphe, atteints et convaineus de la sédition arrivée en l’Hôtel de Ville, le 4 du présent mois de juillet, par l’ordre et à la suscitation du cardinal Mazarin. Paris, veuve J. Guillemot, 1652, 4 pages. C’est assurément la veuve Guillemot qui a ajouté les derniers mots du titre ; et 1l faut se rappeler qu’elle était &mprimeuse du duc d' Ü‘ ’'Orléans, par lettres du prince, en date du 2 décembre 1651.
318Arrêt de la cour de parlement, portant permission de déménager sans payer les termes de Pâques et de Saint-Jean, et défenses, à tous huissiers, sergents et autres, de l’empêcher, à peine de mille livres d’amende.1652Paris7318 Arrêt de la cour de parlement , portant permission de déménager sans payer les termes de Pâques et de Saint-Jean, et défenses, à tous huissiers, sergents et autres, de l’empêcher, à peine de mille livres d’amende, Paris, J. Brunet, 1652, 7 pages. Rendule 12 jhillet, sur la requête personnelle de Dugravey, avo- cat au parlement, âgé de soixante-dix ans« Les termes du titre parurent, au parlement, dangereux dans leur généralité. Aussi les exemplaires furent saisis et Brunet décrété d’ajournement par arrêt du 30 juillet.
319Arrêt de la cour de parlement, touchant la réponse du roi faite à messieurs les députés de ladite cour, du samedi treize juillet 1652, ensemble la lettre, écrite par Son Altesse Royale à monsieur le président de Nesmond en conséquence dudit arrêt, et sur la réponse de Sa Majesté auxdits députés, touchant l'éloignement du cardinal Mazarin.1652Paris8319. Arrêt de la cour de parlement, touchant la réponse du roi faite à messieurs les députés de ladite cour, du sa- meditreize juillet 1652, ensemble la lettre, écrite par Son Altesse Royale à monsieur le président de Nesmond enconséquence dudit arrêt, et sur la réponse de Sa Ma- Jesté auxdits députés, touchant l'éloignement du cardi- nal Mazarin. Paris , veuve J. Guillemot, 1652, 8 pages. La lettre est de la mênre date que l’arrêt
320Arrêt notable du parlement de Paris donné , toutes les chambres assemblées, en présence de Son Altesse Royale, des princes du sang et des officiers de la couronne, le samedi 20 juillet 1652, par lequel le roi est déclaré prisonnier entre les mains des ennemis de l’État, et monseigneur le duc d’Orléans, oncle unique de Sa Majesté, lieutenant général et souverain du royaume pendant la captivité du roi, avec les motifs de cet arrêt solennel.1652Paris8320. Arrêt notable du parlement de Paris donné , toutes les chambres assemblées, en présence de Son Altesse Royale, des princes du sang et des officiers de la cou- ronne, le samedi 20 juillet 1652, par lequel le roi est déclaré prisonnier entre les mains des ennemis de l’État, et monseigneur le duc d’Orléans, oncle unique de Sa Majesté, lieutenant général et souverain du royaume pendant la captivité du roi, avec les motifs de cet arrêt solennel. Paris, J. Chevalier, 1652, 8 pages. Le libraire Lesselin à publié la même pièce, dans le même temps, mais sous un titre beaucoup plus développé :
321Arrêt de la cour de parlemnent de Paris donné , toutes les chambres assemblées, en présence de Son Altesse Royale, des princes du sang et des officiers de la couronne, le samedi 20 juillet 1652, par lequel le roi est déclaré prisonnier entre les mains des ennemis de l’État, enjoint, au capitainedes gardes et autres officiers proche de sa personne, de le ramener incessamment et sans délai dedans sa bonne ville de Paris, à peine d'être déclarés criminels de lèze majesté, et, pendant la captivité dudit seigneur roi, monseigneur le duc d’Orléans, oncle unique de Sa Majesté, établi lieutenant général du royaume, avec les raisons et motifs de cet arrêt solennel.1652Paris8321. Arrêt de la cour de parlemnent de Paris donné , tou- tes les chambres assemblées, en présence de Son A|- tesse Royale, des princes du sang et des officiers de la couronne , le samedi 20 juillet 1652, par lequel le roi est déclaré prisonnier entre les mains des ennemis de l’État, enjoint, aucapitainedes gardes et autres officiers proche de sa personne, de le ramener incessamment et sans délai dedans sa bonne ville de Paris, à peine d'être déclarés criminels de lèze majesté, et, pendant la cap- tivité dudit seigneur roi, monse:gneur le duc d’Or- léans, oncle unique de Sa Majesté, établi lieutenant général du royaume, avec les raisons et motifs de cet arrêt solennel. Paris, 1652 , 8 pages. Il n’y à point de différence entre ces deux pièces, sinon que dans la première, les Matifs sont au commencement et dans la seconde, à la fin. L’arrêt est faux dans toutes les deux. Aussi le parlement, qui n’avait plus la force de punir, se décida-t-il à faire publier, par les imprimeurs du roi, le Véritable arrét… donné, toutes les chambres assemblées, les vendredi et samedi 19 et 20 juillet 1659.
322Arrêt de la cour de parlement, portant qu'’il sera fait fonds de cent cinquante mille livres pour exécuter l’arrêt du mois de décembre contre le cardinal Mazarin.1652Paris4322. Arrêt de la cour de parlement , portant qu'’il sera fait fonds de cent cinquante mille livres pour exécuter l’arrêt du mois de décembre contre le cardinal Maza- rin. Du mercredi 24 juillet 1652. Paris, veuve J. Guil- lemot, 1652, 4 pages.
323Arrêt de la cour de parlement, portant qu'il sera fait assemblée, en l'hôtel de cette ville, pour aviser les (sic) moyens d'entretenir et augmenter les troupes levées contre le cardinal Mazarin, liberté du commerce et des passages, et pour le payement des rentes, dues par Sa Majesté.1652Paris4323. Arrêt de la cour de parlement, portant qu'il sera {fir fait assemblée, en l'hôtel de cette ville, pour aviser les (sic) moyens d'entretenir et augmenter les troupes evées contre le cardinal Mazarin, liberté du commerce et des passages, et pour le payement des rentes, dues par Sa Majesté. Du mercredi 24 juillet 1652. Paris, veuve J. Guillemot, 1652, 4 pages. 971914
324Arrêt de la cour de parlement, portant cassation de l’assemblée de Pontoise.1652Paris4324. Arrêt de la cour de parlement, portant cassation de l’assemblée de Pontoise. Du vendredi 9 août 1652. Paris , par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1652, 4 pages.
325Arrêt de nos seigneurs du parlement, toutes les chambres assemblées, portant cassation de la prétendue translation dudit parlement, à Pontoise, par treize ou quatorze présidents et conseillers de ladite cour.1652Paris6325. Arrêt de nos seigneurs du parlement, toutes les chambres assemblées, portant cassation de la préten- due translation dudit parlement, à Pontoise, par treize ou quatorze présidents et conseillers de ladite cour. Du 9 août 1652. Paris, J. Chevalier, 1652, 6 pages. Autre édition de l’arrêt qui précède.
326Arrêt de la cour de parlement, donné contre le cardinal de Retz, en présence de Son Altesse Royale et de messieurs les princes.1652Paris4326. Arrêt de la cour de parlement , donné contre le cardinal de Retz,, en présence de Son Altesse Royale et de messieurs les princes. Du 142 août 1652. Paris, J. Poirier, 1652, 4 pages. Arrêt facétieux, rendu contre le cardinal , au profit de sa crosse et de sa mitre, « qu’il ne pourra plus forcer de porter le deuil (de madame de Rhodes). » Je crois que , pour être complète , la pièce doit contenir la re- quête de la crosse et de la mitre. Dans ce cas, elle serait de 8 pages. Elle se trouve d’ailleurs, requête et arrêt, dans le pamphlet inti- tulé : les Justes plaintes de lu crosse et de la mitre du coadjuteur de Paris, etc.
327Arrêt de la cour de parlement de Pontoise, donné contre le cardinal Mazarin, sur le sujet de son éloignement.1652Pontoise8327. Arrêt de la cour de parlement de Pontoise, donné contre le cardinal Mazarin, sur le sujet de son éloi- gnement. Du 14 août 1652. Pontoise, Julien Courant, 1652, 8 pages. Malgré la gravité du titre, cette pièce n’est pas autre chose que la Relation des plaisantes singeries du prétendu parlement de Pon- toise, etc. Les seules différences sont qu’ici l’arrêt se trouve au commencement et que, dans Ja Relation, il est daté du 8août. Assu- rément cela n’a pas été imprimé à Pontoise , et encore moins chez Julien Courant, qui était l’imprimeur du roi. * -
328Arrêt de la cour de parlement donné en exécution de la déclaration du roi, du dernier juillet, et injonction, à tous les officiers demeurés à Paris, de se rendre à Pontoise.1652Rouen4328. Arrêt de la cour de parlement donné en exécution * de la déclgration du roi, du dernier juillet, et injonction, à tous les officiers demeurés à Paris, de se rendre à Pontoise. Rouer, veuve Courant, jouxte la copie imprimée à Pontoise, 1652, 4 pages. Daté du 14 août 1652.
329Arrêt de la cour de parlement, les princes et toutes les chambres assemblés, le 22 août 1652, pour remercier le roi de l’éloignement du cardinal Mazarin, et supplier Sa Majesté de retourner dans sa bonne ville de Paris, et de rendre,le calme à son État, avec la déclaration de messieurs les princes.1652Paris7329. Arrêt de la cour de parlement, les princes et toutes les chambres assemblés, le 22 août 1652, pour remercierle roi de l’éloignement du cardinal Mazarin, et supplier Sa Majesté de retourner dans sa bonne ville de Paris, et de rendre,le calme à son État, avec la déclaration de messieurs les princes. Paris , J. Cheva- lier, 1652, 7 pages.
330Arrêt de la cour de parlement, portant injonction, à tous les sujets du roi, de courir sus et tailler en pièces les troupes, qui sont ès environs de Paris (sic) et ailleurs sans les ordres du roi et contre son service.1652Rouen4330. Arrêt de la cour de parlement, portant injonction, à tous les sujets du roi, de courir sus et tailler en pièces les troupes, qui sont ès environs de Poris (sic) et ailleurs sans leS ordres du roi et @ntre son service. fiouen, chez la veuve Courant, jouxte la copie im- primée à Pontoise, 1652 , 4 pages. Daté du 2 septembre 1652.
331Arrêt de nos seigneurs du parlement sur les déclarations de monseigneur le duc d'Orléans et de monsieur le Prince, et supplication faite au roi de vouloir donner la paix dans son royaume et de revenir en sa bonne ville de Paris.1652Paris6331. Arrêt de nos seigneurs d,À parlement sur les décla- £/ B. 816 rations de monseigneur le duc d'Orléans et de mon- sieur le Prince, et supplication faite au roi de vouloir donner la paix dans son royaume etde revenir en sa bonne ville de Paris. Paris, J. Chevalier, 1652, 6 pages. Daté du 3 septembre 1652.
332Arrêt de la cour de parlement, portant décharge des loyers des maisons, chambres et boutiques, tant pour les principaux locataires que sous-locataires, obtenu à la requête des marchands, artisans et bourgeois de Paris, avec la sentence de M le lieutenant particulier, donnée en faveur des conditions ci-dessus dénommées,faisant diminution des termes de Pâques, de Saint-Jean et de Saint-Rèmy.1652Paris8332. Arrêt de la cour de parlement, portant décharge des loyers des maisons , chambres et boutiques, tant pour les principaux locataires que sous-locataires , obtenu à la requête des marchands , artisans et bour- geois de Paris, avec la sentence de M. Je lieutenant particulier, donnée en faveur des conditions ci-dessus dénomméees, faisant diminution des termes de Pâques, de Saint-Jean et de Saint-Rèmy. Paris, À. Lesselin , 1652, 8 pages. Daté du 6 septembre 1652.
333Arrêt de la cour de parlement, portant décharge entière du loyer du terme de Pâques dernier; et, pour faire droit sur la remise de celui de la Saint-Jean ensuivant, à renvoyé les parties à la barre de ladite cour, pour contester par instances séparées.1652Paris6333. Arrêt de la cour de parlement, portant décharge entière duloyer du terme de Pâques dernier ; et, pour faire droit sur la remise de celui de la Saint-Jean ensuivant , à renvoyé les parties à la barre de ladite cour, pour contester par instances séparées. Parts, Alexandre Lesselin , 1652, 6 pages. Daté du 6 septembre.
334Arrêt du parlement de Pontoise donné le 25ᵉ jour de septembre 1652.1652Pontoise7334. Arrêt du parlement de Pontoise donné le 25° jour de septembre 1652. Pontoise, Julien Courant, 1652, 7 pages. ° Arrêt qui met M* Charles Prévost et les bourgeois de l’assem- blée du Palais-Royal sous la protection et sauvegarde du roi.
335Arrêt de la cour de parlement, portant défenses de s'attrouper, faire assemblée et afficher aucuns placards et billets fendant à sédition.1652Paris4335. Arrêt de la cour de parlement, portant défenses de s'attrouper , faire assemblée et afficher aucuns placards et billets fendant à sédition. Du jeudi 26 septembre 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 4652, 4 pages.
336Arrêt de la cour de parlement, portant que députation sera faite vers Sa Majesté, pour la supplier de donner une amnistie dans les termes ordinaires, vérifiée en sa cour de parlement de Paris.1652Paris7336. Arrêt de la cour de parlement, portant que dépu- tation sera faite vers Sa Majesté, pour la supplier de donner une amnistie dans les termes ordinaires, vérifiée en sa cour de parlement de Paris. Dn 3 octobre 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires ordi- naires du roi, 1652, 7 pages.
337Arrêt de nos seigneurs du parlement, toutes les chambres assemblées ,M. le duc d'Orléans y étant, pour obtenir du roi la paix et l'amnistie générale.1652Paris6337. Arrêt de nos seigneurs du parlement, toutes’ les chambres assemblées , M. le duc d'Orléans y étant, pour obtenir du roi la paix et l’amnistie générale. Du 3° jour d’octobre 4652. Paris, J. Chevalier, 1652, 6 pages. Autre édition de l’arrêt qui précède.
338Arrêt du parlement de Pontoise, du 5 octobre 1652, rendu sur les plaintes, faites, en icelui, par les principaux de la cour contre trois sortes de créatures.1652Pontoise8338. Arrêt du parlement de Pontoise, du 5 octobre 1652, rendu sur les plaintes, faites, en icelui, par les principaux de la cour contre trois sortes de créatures. jouxte la copie imprimée à Pontoise par les ünpri- meurs ordinaires de la cour, 1652, B pages. , Les trois sortes de créatures sont les poux, les puces et les pu- Daises. Cette pièce est assez plaisamment libellée pour qu’on ne la néglige pas quand on la trouve. " À
339Arrêt de la cour de parlement rendu, toutes les chambres assemblées, le roi séant et président (sic) en icelle, suffisamment garnie de pairs, contre messire Louis de Bourbon , prince de Condé, ses adhérans (sic) et complices, le lundi 19 janvier 1654.Sans DateParis7339. Arrêt de la cour de parlement rendu, toutes les chambres assemblées, le roi séant et président (sic) en icelle, suffisamment garnie de pairs, contre messire Louis de Bourbon , prince de Condé, ses adhérans (sic) et complices, le lundi 19 janvier 1654. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, Sans Date, 7 pages. Trés-rare.
340Arrêt de la cour de parlement , toutes les chambres assemblées, garnie de pairs, le roi séant et presidant en icelle, et publié en parlement, le roi tenant son lit de justice, contre messire Louis de Bourbon, prince de Condé.1654Paris7340. Arrêt de la cour de parlement , toutes les chambres assemblées , garnie de pairs,, le roi séant et presidant en icelle, et publié en parlement, le roi tenant son lit de justice, contre messire Louis de Bourbon, prince de Condé. Paris, par les imprimeurs ordinaires du roi, 1654, Ÿ pages. Daté du 27 mars 1634.
341Arrêt de la cour de parlement rendu , toutes les chambres assemblées, le roi seant et président (sic) en icelle, contre les sieurs Viole, Le Net (Lenet), le marquis de Persan, Marchim (sic) et autres adhérents du prince de Condé.1654Paris7341. Arrêt de la cour de parlement rendu , toutes les chambres assemblées , le roi seant et président (s:c) en icelle, contre les sieurs Viole, Le Net (Lenet), le marquis de Persan, Marchim (sic) et autres adhérents du prince de Condé. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1654, 7 pages. Tres-rare.
342Arrêt de la cour de parlement de Provence contre les perturbateurs du repos et tranquillité publique.1649Aix8342. Arrêt de la cour de parlement de Provence contre les perturbateurs du repos et tranquillité publique. Aix , 1649 , 8 pages. Daté du 23 juin 1649. C’est une réplique à l’Ordornance de Mer. Louis de Falois , comte d'Alais, etc. Il y en a une autre edition de Paris , Guillaume Sassier, 1649.
343Arrêt du parlement de Provence sur les nouveaux troubles arrivés dans la ville de Marseille.Sans Date3343. Arrêt du parlement de Provence sur les nouveaux troubles arrivés dans la ville de Marseille. (S. l. n. d.), 3 pages. Daté du 21 mars 1630.
344Arrêt du parlement de Provence contre le cardinal Mazarin.1651Paris2344. Arrêt du parlement de Provence contre le cardinal Mazarin. Paris , Pierre Du Pont, 1651 , 2 pages. Daté du 23 février 1651. Je vois dans le Journal du Parlement que cet arrêt est faux.
345Arrêt de la cour de parlement de Rennes en Bretagne contre le nommé Jules Mazarin et ses fauteurs et adhérents, par lequel ils sont tous déclarés criminels de lèse majesté, tous leurs biens acquis et confisqués.1649Paris4345. Arrêt de la cour de parlement de Rennes en Bretagne contre le nommé Jules Mazarin et ses fauteurs et adhérents, par lequel ils sont tous déclarés criminels de lèse majesté, tous leurs biens acquis et confisqués. Paris, veuve Théod. Pépingué et Est. Maucroy, 1649, 4 pages. Daté du 18 janvier 1649. Naudé, page 16 du Mascurat, dit que cet arrêt est faux ; et son opinion est confirmée par ce passage du Journal du Parlement, 1 février 1649 : « Ce jour, les colporteurs ayant vendu, par Paris, un arrêt du parlement de Bretagne contre le cardinal Mazarin, et ledit arrêt s’étant trouvé faux , les exem- plaires en furent saisis et déchirés, avec défense de les plus ex- poser. »
346Arrêt de la cour de parlement de Rouen, portant que le cardinal Mazarin, qui séjourne dans les places de ladite province, lève les garnisons et les change, ait à s'en retirer promptement, ses parents et domestiques étrangers, autrement permis, aux communes et autres, de courir sus.1651Paris4346. Arrêt de la cour de parlement de Rouen, portant que le cardinal Mazarin, qui séjourne dans les places de ladite province , lève les garnisons et les change, ait à s'en retirer promptement, ses parents et domesti- ques étrangers, autrement permis, aux communes et autres, de courir sus. Du 15 février 1651. Paris, Alexandre Lesselin , 1651 , 4 pages.
347Arrêts notables du parlement de Toulouse, des 30 avril et 5 mai 1650, donnés contre le sieur Moran, maître des requêtes, et autres soi prétendants intendants de justice.Sans DateParis7347. Arrêts notables du parlement de Toulouse, des 30 avril et 5 mai 1650, donnés contre le sieur Moran, maître des requêtes, et autres soi prétendants inten- dants de justice. Paris, Thomas Lozet, Sans Date, 7 pages. Il n’y a que le second arrêt qui ait été donné contre Moran. Le premier est un arrêt de règlement en exécution de la déclara- tion de 4648.
348Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné, les chambres assemblées, contre les intendants.1650Paris7348. Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné, les chambres assemblées, contre les intendants. Paris, N. Bessin, 1650 , 7 pages. Daté du 25 juin 1650.
349Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné, les chambres assemblées, le 1er jour d’août 1650, sur les désordres de la province de Guyenne, causés par le duc d'Épernon, portant que le roi sera très-humblement supplié de donner la paix à la ville de Bordeau et un autre gouverneur à ladite province.1650Toloze4349. Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné, les chambres assemblées, le 4* jour d’août 1650, sur les désordres de la province de Guyenne, causés par le duc d'Épernon, portant que le roi sera très-humble- ment supplié de donner la paix à la ville de Bordeauxp «et un autre gouverneur à ladite province. Jouxte la copie imprimée à Toloze, 1650, 4 pages.
350Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné contre ceux qui arment pour M. le duc de Bouillon.1650Paris4350. Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné contre ceux qui arment pour M. le duc de Bouillon. Paris, Guill. Sassier, 1650, 4 pages. - Daté du 11 août 1650.
351Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné, les chambres assemblées, contre les commissions extraordinaires et les intendants de justice dans les provinces du ressort de ladite cour.1651Taloze8351. Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné , les chambres assemblées , contre les commissions extraordinaires et les intendants de justice dans les provinces du ressort de ladite cour. Jourte lA copte imprimée à Toloze, 1651 , & pages. 1l est daté du 23 décembre 1650.
352Arrêt de la cour de parlement de Toulouse, donné contre le duc d’Épenon et ses adhérents.1651Paris6352. Arrêt de la cour de parlement de Toulouse, donné contre le duc d’Épemon et ses adhérents. Du 1" février 1651. Paris, jouxte la copie imprinée à Toulouse, 1651, G pages.
353Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné aux chambres assemblées le 15 février 1651 portant cassation des délibérations des États de la province de Languedoc des 15 novembre, 5 et 9 janvier derniers.1651Paris8353. Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné . aux chambres assemblées le 15 février 1651, por- tant cassation des délibérations des États de la pro- vince de Languedoe des 15 novembre, 5 et 9 jan- vier derniers. Paris, Louis Sévestre, jouxte la copie imprimée à Toulouse, 1651 , 8 pages. Il s’agit d’une querelle particulière entre les États et le parle- ment, querelle sur laquelle on. peut consulter la Délibération des trois États du Languedoc, la Remontrance au roi pour le parlement e Toulouse etla Remontrance du clergé de France… par Godeau, etc. Le Manifeste du sieur de Carlincas a aussi trait à cette affaire, qui fut arrangée par des commissaires royaux.
354Arrêt du parlement de Toulouse, donné contre le cardinal Mazarin, ses parents et domestiques étrangers, avec la lettre dudit parlement, envoyée à messieurs du parlement de Paris.1651Paris7354. Arrêt du parlement de Toulouse, donné contre le cardinal Mazarin, ses parents et domestiques étrangers, avec la lettre dudit parlement, envoyée à messieurs du parlement de Paris. Du 20 février 1651. Paris, Jacob Chevalier , 1651 , 7 pages. Il y en a une édition, sans la lettre, sous ce titre :
355Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné contre le cardinal Mazarin.1651Paris4355. Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné contre le cardinal Mazarin. Paris, jouxte la copie emprimée à Tholose, 1651 , 4 pages. -
356Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné contre Le Tellier, Servient (sic), Lyonne et autres pensionnaires du cardinal Mazarin, sur la lettre de monseigneur le Prince.1654Paris6356. Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné contre Le Tellier, Servient (sic), Lyonne et autres pensionnaires du cardinal Mazarin, sur la lettre de monseigneur le Prince. Paris, Nic. Vivenay, 1654 , G pages. ' La lettre est du 8 juillet 1651 et l’arrêt du 15.
357Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné, les chambres assemblées, le 5 octobre 1651, contre la défection de Marsin et ses troupes, faisant défense de briguer ni monopoler les sujets du roi, et à tous gouverneurs, officiers et consuls, de prendre garde à la sûreté des villes.1651Paris6357. Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné, les chambres assemblées, le 5 octobre 1651 , contre la défection de Marsin et ses troupes , faisant défense de briguer ni monopoler les sujets du roi, et à tous gouverneurs , officiers et consuls, de prendre garde à la sûreté des villes. Paris, 1051 , G pages.
358Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné, toutes les chambres assemblées, le 25 novembre 1651, déclarant le sieur Guyonnet, conseiller au parlement de Bordeaux, criminel de lèse majesté; défense, à tous sujets, de le reconnaître ni payer les tailles ni arrérages en conséquence de ses ordonnances, et que le présent arrêt sera remis ès-mains de M. de Saint-Luc, lieutenant du roi en la province de Guyenne, pour exécuter tant le présent arrêt que celui du 23 octobre dernier.Sans DateTolose4358. Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné, toutes les chambres assemblées, le 25 novembre 1651, déclarant le sieur Guyonnet , conseiller au parlement e Bordeaux, criminel de lèse majesté; défense, à tous sujets, de le reconnaître ni payer les tailles ni arrérages en conséquence de ses ordonnances, et que le présent arrêt sera remis &s-mains de M. de Saint-Luc, lieutenant du roi en la province de Guyenne, pour exécuter tant le présent arrêt que celui du 23 actobre dernier. Tolose , par les. imprimeurs et libraires ordinaires du roi, Sans Date, 4 pages.
359Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné, les chambres assemblées, contre le retour du cardinal Mazarin.1651Paris7359. Arrêt de la cour de parlement de Toulouse donné, les chambres assemblées,, contre le retour du cardinal Mazarin. Du 29 decembre 1651. Paris, veuveJ. Guil- G … Wman ÆSllemot 1652, 7 pages.
360Arrêts du conseil d’État du roi portant réglement général pour le paiement des rentes constituées sur l ’hôtel de ville de Paris, registrés, en parlement le vingt-sixième juillet mil six cens (sic) quarante-neuf.1649Paris22360. Arrêts du conseil d’État du roi portant réglement c g ‘ > général pour le paiement des rentes constituées sur t ü} Ÿ a,îä’«" ’hôtel de ville de Paris , registrés, en parlement le « h d V1ugt-—smeme juillet mil six cens (sic) quarante-neuf. Ÿ “ Paris, Pierre Rocollet, 1649, 22 pages. n Six arrêts des 10, 15 et 24 juillet.
361Arrêt du conseil d’État du roi portant réglement entre les trésoriers de Franee et les élus et officiers des élections, touchant l’imposition et levée des deniers des tailles, pour le soulagement des collecteurs et habitants des paroisses, contribuables auxdites tailles.1649Paris8361. Arrêt du conseil d’État du roi portant réglement entre les trésoriers de Franee et les élus et officiers des élections, touchant l’imposition et levée des deniers des tailles, pour le soulagement des collecteurs et habitants des paroisses, contribuables auxdites taulles. Paris, Nicolas Bessin, 1649 , 8 pages. Daté du & septembre 1649.
362Arrêt du conseil d’État du roi pour faciliter l’enlèvement et transport des blés des villes de ce royaume en celle de Paris.1649Paris4362. Arrêt du conseil d’État du roi pour faciliter l’en- lèvement et transport des blés des villes de ce royaume en celle de Paris. Paris, Pierre Rocollet, 4649, 4 pages. Du 9 septembre 1649.
363Arrêt du conseil d’État du roi portant que par les commissaires, députés par Sa Majesté, il sera procédé au bail de la ferme générale des gabelles de France, au château du Louvre; ensemble l’ordonnance desdits sieurs commissaires portant que ledit bail sera publié ès prônes des églises parrochiales (sic) et affiché ès lieux publics et endroits accoutumés.1649Paris8363. Arrêt du conseil d’État du roi portant que par les commissaires, députés par Sa Majesté, il sera procédé au bail de la ferme générale des gabelles de France, au château du Louvre ; ensemble l’ordonnance desdits sieurs commissaires portant que ledit bail sera publié ès prônes des églises parrochiales (sic) et affiché ès lieux publics et endroits accoutumés. Paris, Pierre Rocollet, 1649, 8 pages. L’arrêt est du 27 octobre et l’ordonnance du 4 novembre 1649.
364Arrêt du conseil d’État du roi, pour la liquidation des prêts et avances faites (sic) à Sa Majesté par plusieurs de ses sujets, et pour leur remboursement après lesdites liquidations.1649Paris4364. Arrêt du conseil d’État du roi, pour la liquidation des prêts et avances faites (sic) à Sa Majesté par Ta plusieurs de ses sujets, et pour leur remboursement Ÿ après lesdites liquidations. Du 13 novembre 1649. Paris, Pierre Rocollet, 1649, 4 pages.
365Arrêt du conseil d’État du roi, portant réglement du paiement des rentes, assignées sur les gabelles, qui seront payées, en l'hôtel de cette ville de Paris.1649Paris4365. Arrêt du conseil d’État du roi, portant réglement ‘ du paiement des rentes, assignées sur les gabelles, qui seront payées, en l'hôtel de cette ville de Paris. Du 13 novembre 1649. Paris, Pierre Rocollet, 1649, 4 pages.
366Arrêt du conseil d’État du roi, contre les menées et pratiques secrètes, fomentées par quelques particuliers dans la ville de Limoges au préjudice du service de Sa Majesté, avec translation et établissement, dans la ville de Saint-Léonard, des bureaux des trésoriers de France et recettes générales et particulières des tailles et taillons, ci-devant établis en ladite ville de Limoges.1650Paris7366. Arrêt du conseil d’État du roi, contre les menées et pratiques secrètes, fomentées par quelques particu- liers dans la ville de Limoges au préjudice du service de Sa Majesté, avec translation et établissement, dans la ville de Saint-Léonard, des bureaux des trésoriers de France et recettes générales et particulières des tailles et taillons, ci-devant établis en ladite ville de Limoges. Du[3 du | mois de juin 1650. Paris, Antoine Estienne, 1650, 7 pages.
367Arrêt du conseil d’État qui déclare criminels de lèze majesté tous ceux qui sont dans la rébellion de Bordeaux, si, dans trois jours, ils n’ont recours à Sa Majesté.1650Bourg15367. Arrêt du conseil d’État qui déclare criminels de lèze majesté tous ceux qui sont dans la rébellion de Bordeaux , si, dans trois jours, ils n’ont recours à Sa Majesté. Bourg, A. Dalvy, 1650, 15 pages. Daté du 30 août 1650.
368Arrêt du conseil d’État du roi, Sa Majesté y séant, portant défenses, aux receveurs généraux et particuliers des généralités de Bordeaux et Montauban, de faire aucun paiement par les ordres de M. le prince de Condé et de ses adhérents, à peine de la vie et de la confiscation de leurs biens.1651Paris4368. Arrêt du conseil d’État du roi , Sa Majesté y séant, portant défenses, aux receveurs généraux et particuliers des généralités de Bordeaux et Montauban, de faire aucun paiement par les ordres de M. le prince de Condé et de ses adhérents, à peine de la vie et de la confiscation de leurs biens. Paris, Antoine Estienne, 1651 , 4 pages. Daté, de Fontainebleau, le 2 octobre 1651.
369Arrêt du conseil d’État du roi, en faveur de tous les officiers de ce royaume, dépendants de ses parties casuelles, pour être reçus, sans aucun prêt ni avances, à payer le droit annuel de l’année 1652 pour la conservation de leurs offices, avec décharge des années précédentes, en payant seulement l’annuel de celle de 1651.1651Paris4369. Arrêt du conseil d’État du roi, en faveur de tous les officiers de ce royaume, dépendants de ses parties casuelles, pour être reçus, sans aucun prêt ni avances, à payer le droit annuel de l’année 1652 pour la con- servation de leurs offices , avec décharge des années précédentes , en payant seulement l’annuel de celle de 1651. Du 48 novembre 4=1651. Paris, Ant. Estienne, 54 4 pages.
370Arrêt du conseil d’État du roi, Sa Majesté y étant, avec commission pour surséance des paiements, assignés par les trésoriers de l’Épargne, sur les deniers provenant des tailles, aydes, gabelles et autres fermes et droits, du 8 janvier 1652; en interprétation du susdit arrêt, le roi, par lettres et arrêts du 16 février audit an, a déclaré entendre n’y comprendre les rentes de l’hôtel de ville de Paris, et les gages des officiers que Sadite Majesté veut être payés sans aucune surséance ni divertissement de fonds.1652Paris8370. Arrêt du conseil d’État du roi, Sa Majesté y étant, avec commission pour surséance des paiements, assignés par les trésoriers de l’Épargne, sur les deniers prove- nant des tailles, aydes, gabelles et autres fermes et droits, du 8 janvier 1652; en interprétation du sus- dit arrêt , le roi, par lettres et arrêts du 16 février audit an, a déclaré entendre n’y comprendre les rentes de l’hôtel de ville de Paris, et les gages des officiers que Sadite Majesté veut être payés sans aucune sur- N séance ni divertissement de fonds. Paris , par les im- primeurs et libraires ordinaires du roi, 1652, 8 pages. La commission est de Poitiers , le mème jour 8 janvier. ll y a, dans cette affaire, un arrét du parlement de Paris en date du eter, 20 4Rs o Lÿ8 février 1652. Voir ci-dessus, n° 309.
371Arrêt du conseil d’État du roi donné en faveur du cardinal Mazarin.1652Poitiers4371. Arrêt du conseil d’État du roi donné en faveur du cardinal Mazarin. Jouxte la copte imprimée à Poitiers par Julien Thoreau, 1652, 4 pages. Daté du 18 janvier 1652. ,
372Arrêt du conseil du roi, tenu à Pontoise le dix-huitième jour de juillet 1652, portant cassation de l’arrêt de la cour de parlement de Paris, du 1er juillet 1652, et autres procédures.Sans DateSans Lieu8372. Arrêt du conseil du roi, tenu à Pontoise le dix- huitième jour de juillet 4652, portant cassation de l’arrêt de la cour de parlement de Paris, du 4" juillet 1652, et autres procédures. {S. Î. n. d.), 8 pages.
373Arrêt du conseil d’Etat du roi donné contre les auteurs des troubles présents et des assemblées, résolutions et délibérations faites et à faire tant en la cour de parlement que dans l’hôtel de ville, contre le service de Sa Majesté et tranquillité de son royaume.Sans DateSans Lieu8373. Arrêt du conseil d’Etat du roidonné contre les au- teurs des troubles présents et des assemblées, résolutions et délibérations faites et à faire tant en la cour de par- lement que dans l’hôtel de ville, contre le service de Sa Majesté et tranquillité de son royaume. (S. l. n. d.), 8 pages. Daté du 18 juillet 1652 , à Pontoise. Il est textuellement dans les Mémoires du cardinal de Retz , note -L. ?, ? de la page 372, coll. Michaud.
374Arrêt du conseil d’État du roi, portant nouveau règlement sur toutes les marchandises et denrées qui entreront dans la ville de Paris, tant par eau que par terre; avec le tarif de ce que chaque marchandises et denrees (sic) doivent payer.1652Sans Lieu7374. Arrêt du conseil d’État du roi, portant nouveau règlement sur toutes les marchandises et denrées qui entreront dans la ville de Paris, tant par eau que par terre; avec le tarif de ce que chaque marchandises et denrees (sic) doivent payer. ( S. l. n. d.), jouxrte l copie imprimée à Pontoise, 7 pages. Daté de Pontoise, le 31 juillet 1652. C’est une copie collationnée, par un notaire au Châtelet de Melun non soussigné , le 14 août.
375Arrêt du conseil d'État, portant défense de lever droits d’entrée en la ville de Paris, du quatorzième jour d'août 1652 Autre, portant le payement des rentes de l'hôtel de ville (à Pontoise et dans les provinces fidèles), du 17 dudit août. Et autre, portant cassation de la prétendue élection faite du sieur Broussel à la charge de prévôt des marchands de la ville de Paris, et des nommés Gervais et Holry à celle d'échevins, du 19 du même mois ci-dessus.1652Pontoise8375. Arrêt du conseil d'État, portant défense de lever S7nou p droits d’entrée en la ville de Paris, du quatorzième v ‘L3!J $ jour d'août 1652. Autre, portant le payement desren- ,> D tes de l’hôtel de ville (à Pontoise et dans les provinces fidèles ), du 17 dudit aout Et autre, portafit cassation de la prétendue élection faite du sieur Broussel à la ' charge de prévôt des marchands de la ville de Paris, et des nommés Gervais et Holry à celle d'échevins, du 19 du même mois ci-dessus. Pontoise , Julien Cou- rant, 1652, 8 pages.
376Arrêt du conseil d’État du roi, du 29 août 1652, portant injonction, à messieurs de la cour des aydes de Paris, de se rendre, dans trois jours, dans la ville de Pontoise; à faute de ce, déclarés criminels d’Etat, désobéissants et rebelles à Sa Majesté.1652Pontoise6376. Arrêt du conseil d’État du roi, du 29 août 1652, portant injonction, à messicurs de la cour des aydes de Paris, de se rendre, dans trois jours, dans la ville de Pontoise ; à faute de ce, déclarés criminels d’Etat, dés- obéissants et rebelles à Sa Majesté. Pontoise, Julien Courant, 1652, 6 pages.*
377Arrêt du conseil d’État du roi, portant cassation de tout ce qui a été et pourrait être fait contre les particuliers qui se sont assemblés au Palais royal et autres lieux pour le service du roi.1652Pontoise7377. Arrêt du conseil d’État du roi, portant cassation de tout ce qui a été et pourrait être fait contre les parti- culiers qui se sont assemblés au Palais royal et autres lieux pour le service du roi. Du 5 octobre 1652. Pon- toise , Julien Courant, 1652, 7 pages. “Il est dans les Mémoires du cardinal de Retz, note de la page 297 , coll. Michaud.
378Arrêt du conseil d’État, portant commandement, au parlement de Paris et de Pontoise, de se rendre au château du Louvre, le mardi, 7 heures du matin, donné, à Saint-Germain-en-Laye, le 18 octobre 1652.1652Paris7378. Arrêt du conseil d’État, portant commandement, au parlement de Paris et de Pontoise, de se rendre au château du Louvre, le mardi, 7 heures du matin, donné, à Saint-Germain-en-Laye, le 18 octobre 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1652 , 7 pages.
379Arrêt du conseil d’État du roi, portant cassation des arrêts du parlement de Paris, des 18 août , 1er et 4 septembre derniers, donnés par attentat contre l’autorité royale, avec défenses, audit parlement, de plus s’assembler sur les matières y contenues.1652Paris8379. Arrêt du conseil d’État du roi, portant cassation des arrêts du parlement de Paris, des 18 août , 1”" et 4 sep- tembre derniers , donnés par attentat contre l’autorité royale, avec défenses, audit parlement, de plus s’assem- bler sur les matières y contenues. Du dix-neuvième jour d’octobre 1652. Paris, par les imprimeurs ordinaires du roi , 1652, 8 pages.
380Arrêt du conseil d’État du roi, portant révocation des droits imposés sur toutes les marchandises, destinées pour la provision de la ville de Paris, avec défenses, à toutes personnes, d’en recevoir aucuns, à peine de la vie, sur les blés, vins et autres marchandises venant en ladite ville, et pour rétablir la liberté du commerce.1652Paris7380. Arrêt du conseil d’État du roi, portant révocation des droits imposés sur toutes les marchandises, desti- nées pour la provision de la ville de Paris, avec dé- fenses, à toutes personnes, d’en recevoir aucuns, à peine de la vie, sur les blés, vins et autres marchan- dises venant en ladite ville, et pour rétablir la liberté du commerce. Paris, Pierre Rocollet , 1652, 7 pages. Daté du 29 octobre 1652.
381Arrêt du conseil d’État, du 27 mars 1654, contre aucuns soidisants grands vicaires du cardinal de Retz.1654Paris6381. Arrêt du conseil d’État, du 27 mars 1654, contre aucuns soidisants grands vicaires du cardinal de Retz. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du * roi, 1654, 6 pages.
382Arrêt (l') du conseil d’en haut, prononcé par le prophète royal David, contre Mazarm et les partisans par F. M. S. D. R.Sans DateParis8382. Arrêt (l') du conseil d’en haut, prononcé par le prophète royal David, contre Mazarm et les partisans par F. M. S. D. R. Paris, Sans Date, 8 pages. 2 Quatre pièces : 1° le Dixi insipiens de la France au duc de- . Beaufort ; 2° six vers ridicules ; 3° sonnet aux partisans sur l’em- prisonnement de La Raillère et Launay Gravé; 4° rondeau à l’antique sur le même sujet. Ni hon ni rare.
383Arrêté de messeigneurs de l'assemblée générale du clergé de France touchant les affaires de monseigneur le cardinal de Retz.1657Paris15383. Arrêté de messeigneurs de l'assemblée générale du es clergé de France touchant les affaires de monse1gneur ££“' { h ‘ le cardinal de Retz. Paris , 1657, 15 pages. ' 6 “ H
384Arrhes de la paix universelle sur les cérémonies et allégresses, faites à Rome pour le roi très-chrétien Louis XIV, dit Dieudonné, présentés à la reine régenté à Saint-Germain-en-Laye.1649Paris16384. Arrhes de la paix universelle sur les cérémonies et ô 77 allégresses, faites à Rome pour le roi très-chrétien Louis XTV, dit Dieudonné , présentés à la reine ré- genté à Saint-Germain-en-Laye. Paris, J. Pétrinal et Nic. Jacquard, 1649, 16 pages. La permission d’imprimä‘ avait été donnée, à la date du 17 avrii 1649, par le lieutenant civil d’Aubray. - e On lit, à la fin de la pièce , trois quatrains fort ridicules sur la paix générale,, à la reine , au chancelier et à Mademoiselle. L’auteur est un certain Jacques Labbé dont 1l existe une pièce antérieure, intitulée : Le fidéle domestique à Mgr le duc d’Or- léans , etc.
385Arrivée (l') de l’armée de l’archiduc Léopold à La Ferté-Milon, et la honteuse fuite du maréchal de Turenne; ensemble les particularités de ce qui s’est passé au combat de messieurs les ducs de Beaufort et de Nemours.1652Paris8385. Arrivée (l') de l’armée de l’archiduc Léopold à Fa Ferté-Milon , et la honteuse fuite du maréchal de Tu- renne ; ensemble les particularités de ce qui s’est passé au combat de messieurs les dues de Beaufort et de Ne- mours. Paris, Louis Legaillard, 1652, 8 pages.
386* Arrivée (l’) de Leurs Majestés à Poitiers, et ce qui s’est passé dans leur séjour.1650Parisnan386.* Arrivée (l’) de Leurs Majestés à Poitiers, et ce qui s’est passé dans leur séjour. Paris, 1650. Bib. hist., 23180. Extrait de la Gazette.
387Arrivée de monseigneur le Prince à la ville d’Orléans, avec le sujet de son arrivée, et les généreuses résolutions des bourgeois de la ville de Paris.1652Paris7387. Arrivée de monseigneur le Prince à la ville d’Or- léans, avec le sujet de son arrivée, et les généreuses résolutions des bourgeois de la ville de Paris. Paris, Jacob Chevalier, 1652, 7 pages. Il n'y aurait rien à dire si le prince était en effet entré dans Orléans.
388Arrivée (l') de monsieur le duc de Beaufort dans la ville d’Orléans, et la sortie du marquis de Sourdis hors ladite ville.1652Paris7388. Arrivée (l') de monsieur le duc de Beaufort dans la ville d’Orléans, et la sortie du marquis de Sourdis hors ladite ville. Paris, Antoine Matias, 1652, 7 pag. Le duc de Beaufort était reparti d’Orléans « samedi 23 mars 1652. »
389Arrivée de M. le duc de Nemours à Bruxelles, pour prendre le commandement de l’armée de M. le prince de Condé levée contre le cardinal Mazarin avec la déroute d'un régiment allemand de douze cents hommes dudit Mazarin.1652Paris8389. Arrivée de M, le duc de Nemours à Bruxelles, pour prendre le commandement de l’armée de M. le prince de Condé , levée contre le cardinal Mazarin ; avec la déroute d'un régiment allemand de douze cents e hommes dudit Mazarin. Paris, 1652, 8 pages. are.
390Arrivée (l’) des ambassadeurs du royaume de Patagoce et de la Nouvelle-France; ensemble ce qui s’est passé à leur voyage, avec des remarques curieuses, traduit par le sieur J. R.1649Paris8390. Arrivée (l’) des ambassadeurs du royaume de Pata- goce et de la Nouvelle-France; ensemble ce qui s’est passé à leur voyage , avec des remarques curieuses , traduit par le sieur J. R. Paris, veuve Jean Remy, 1649 , 8 pages. Facétie sans esprit et sans style. Tl existe du même auteur une autre pièce non moins mauvaise et intitulée Les Justes sonpirs et pitoyables regrets des bons Anglois , etc.
391Arrivée (l’) des troupes de l'archidue Léopold à Nanteuil, Haudoin et Dammartin; ensemble le nom de leurs régiments, tant cavalerie qu’infanterie, conduite (sic) par le duc de Witemberg (sic); avec la liste de leurs marches, depuis leur départ jusqu’à ce jourd’huy; ensuite la prise des mulets du maréchal de Turenne ; plus la lettre de Mademoiselle à l’archiduc et la réponse qu'il lui a faite.1652Parisnan391. Arrivée (l’) des troupes de l'archidue Léopold à Nanteuil, Haudoin et Dammartin; ensemble le nom de leurs régiments, tant cavalerie qu’infanterie, con- duite (s7e) par le duc de Witemberg (sic); avec la liste de leurs marches, depuis leur départ jusqu’à ce jour- d’huy ; ensuite la prise des mulets du maréchal de Turenne ; plus la lettre de Mademoiselle à l’archidue et la réponse qu'il lui a faite. Parts, Claude Le Roy, 1052, B pages. Les prétendues Jettres sont datées des 2 et 4 juin.
392Arrivée (l') du courrier extraordinaire des François, qui apporte bonnes nouvelles (sic), et une harangue par écrit, faite par un grand seigneur à MM. les prévôt, échevins et bourgeois de Paris; ensemble ce qui c'est (sic) passé à Paris dans ce grand convoi, par le sieur Rozard.1649Paris8392. Arrivée (l') du courrier extraordinaire des François, qui apporte bonnes nouvelles (sëc), et une harangue parécrit, faite par un grand seigneur à MM. les prévôt, échevins et bourgeois de Paris; ensemble ce qui c’est (sic) passé à Paris dans ce grand convoi, par le sieur Rozard. Paris, veuve Jean Remy, 1649, 8 pages. Le convoi du 25 février. L’auteur voulait sans doute élever une concurrence au Courrier françois ; car il promettait une suite.
393Arrivée (l') du courrier Mazarin, rapportant le sujet de sa sortie hors de France, aux Mazarinistes. Sans Lieu1651Sans Lieu8393. Arrivée (l') ducourrier Mazarin, rapportant le sujet de sa sortie hors de France, aux Mazarinistes. (S. 1.), 16514 , 8 pages. Réimpression d’une pièce de 1649 intitulée : Zettre du cardinal Mazarin aux pères Théatins , etc.
394Arrivee (l') du duc de Guise en la ville de Bourg, cinq lieues de Bordeaux, avec deux mille Espagnols; ensemble l'ordre du roi d'Espagne, envoyé à l'archiduc Léopold, de lever toutes les garnisons de France, pour assister MM. les princes.1652Paris7394. Arrivee (l') du duc de Guise en la ville de Bourg, . à cinq lieues de Bordeaux, avec deux mille Espagnols; ensemble l’ordre du roi d’Espagne, envoyé à l’archiduc Léopold, de lever toutes les garnisons de France, pour assister MM, les princes. Paris, André Chouqueux , 1652, 7 pages. L’éditeur avait une permission expresse du duc d’Orléans. C’est que l’incendie de l’hôtel de ville avait eu lieu, que les Lourgevis de Paris s’éloignaient, tous les jours davantage, du parti des princes et qu’il fallait faire croire qu’on pouvait compter sur les Espagnols.
395Arrivée (l') du duc de Lorraine dans cette ville avec la réception de Son Altesse Royale et de messieurs les princes.1652Paris7395. Arrivée (l) du duc de Lorraine dans cette ville avec la récepÏion de Son Altesse Royale et de messieurs les princes. Paris, François Pousset, 1652, 7 pages.
396Arrivée du nonce françois pour la majorité du roi, le 7 septembre 1651.1651Rouen7396. Arrivée du nonce françois pour la majorité du roi, le 7 septembre 1651 . Rouen, jouxte la copie imprimee à Paris par Sébastien Martin, 1651, 7 pages. « Il y atreize ans quatre mois révolus, que sous un autre nom que celui que je prends aujourd’hui…, je mis aujour un petit traité al- légorique sur ces paroles : « La droite du Seigneur a fait vertu ; la droite du Seigneur m’a exalté ; je ne mourrai pas ; mais je vivrai. » L’auteur annonçait la naissance d’un prince. « Qui doutera que le roi étant né le jour d’un dimanche , attri- bué au soleil, entre l’onze et douzième heures du matin , quand ce roi des planètes et ce grand astre benin et gracieux étoit venu presqu’en son apogée, le 5 septembre 1638 , jour mystique et nombre plein de félicité et de bonheur, et sous le signe de la balance qui présente ( sic) la justice, dis-je encore une fois, qui doutera quece grand prince ne fasse choses grandes durant son règne. » Assez rare pour être curieux. Les astrologues se sont largement donne carrière pendant la Fronde. On en verra d’autres et plus sin- guliers exemples.
397Arrivée (l’) du septième courrier Bourdelois, apportant le journal du siége de Bordeaux depuis son commencement jusqu’à la trève.1650Sans Lieu16397. Arrivée (l’) du septième courrier Bourdelois, appor- tant le journal du siége de Bordeaux depuis son com- mencement jusqu’à la trève. Sans Lieu, 1650, 16 pages. C'est la neuvième course de l’Histoire de ce qui s’est passé en Guyenne, etc.
398Arrivée (l') du sixième courrier Bordelois, apportant toutes sortes de nouvelles.1650Sans Lieu8398. Arrivée (l) du sixième courrier Bordelois, apportant toutes sortes de nouvelles. (S. |.), 1650, 8 pages.
399Arrivée extraordinaire du courrier françois, apportant les nouvelles du royaume de France et ce qui s'est passé à Paris, depuis le 1er mars jusqu’au 8 dudit mois.1649Paris8399. Arrivée extraordinaire du courrier françois, appor- tant les nouvelles du royaume de France et ce qui s'est passé à Paris, depuis le 1 mars jusqu’au 8 dudit mois. Paris, Jean Musnier, 1649, 8 pages. Cette pièce porte le numéro 1. L'auteur, en effet, promet une seconde partie que je n’ai pas rencontrée. C’était encore une con- currence au Courrier françois.
400Article principal du traité, que madame de Longueville et monsieur de Turenne ont fait avec Sa Majesté catholique.1650Sans Lieu4400. Article principal du traité, que madame de Lon- gueville et monsieur de Turenne ont fait avec Sa Majesté catholique. (S. |., 1650), 4 pages.
401Articles accordés à Ruel pour la paix.1649Sans Lieu7401. Articles accordés à Ruel pour la paix. (S. 1.), 1649, 7 pages.
402Articles accordés entre messieurs le cardinal Mazarin, le garde des sceaux Châteauneuf, le coadjuteur de Paris et madame la duchesse de Chevreuse , lesdits articles trouvés sur le chemin de Cologne dans un paquet, porté par un courrier, appartenant au marquis de Noirmoutier, gouverneur de Charleville.1652Paris8402. Articles accordés entre messieurs le cardinal Maza- rin, le garde des sceaux Châteauneuf, le coadjuteur de Paris et madame la duchesse de Chevreuse , lesdits articles trouvés sur le chemin de Cologne dans un paquet, porté par un courrier, appartenant au marquis de Noirmoutier, gouverneur de Charleville. Paris, 1652 , 8 pages. Madame de Motteville, qui a publié cette pièce en entier dans ses Mémoires, page 416, coll. Michaud, la regardait comme très- authentique. Les Articles ont paru également sous le titre de : Les Secrètes intelligences de la cour avec le coadjuteur, etc. Si j’en crois une note manuscrite , et apparemment contempo- raine , de exemplaire de la bibliothèque de l’Arsenal, ils étaient attibués au président de Longueil et au comte de Maure.
403Articles accordés entre monsieur le comte de Palluau, maistre (sic) de camp de la cavalerie légère de France, commandant, pour le service du roi, en sa province du, Berry, lieutenant général ès armées de Sa Majesté, et monsieur le marquis de Persan, commandant dans le château de Mouron, appartenant à monsieur le prince, situé dans la rivière de Cher entre le Bourbonnais et le Berry, assiégé, il y a un an, par ledit sieur de Palluau.1652Paris8403. Articles accordés entre monsieur le comte de Pal- luau, maistre (s:c) de camp de la cavalerie légère de France, commandant, pour le service du roi, en sa province du, Berry, lieutenant général ès armées de Sa Majesté, et monsieur le marquis de Persan, comman- dant dans le château de Mouron , appartenant à monsieur le prince, situé dans la rivière de Cher entre le Bourbonnais et le Berry, assiégé, il y a un an, par ledit sieur de Palluau. Paris, Nicolas Vaillant, 1652, 8 pages. Datés du camp devant Mouron, le 22 août 1652 , et signés de Palluau et de Persan. L'armée du roi y est appelée, deux fois, l’armée de Mazarin! Cependant ils paraissent authentiques. Voir la Réduction du château et forteresse de Mouron, etc.
404Articles accordés par le roy et la reyne régente, sa mère, sur les présents mouvements de la ville de Bourdeaux1649Sans Lieu4404. Articles accordés par le roy et la reyne régente, sa mère, sur les présents mouvements de la ville de Bourdeaux. (S. |., 1649), 4 pages. lls sont datés du 26 décembre 1649. La note, qui se trouve à la fin de la Zettre du roy {du 25 décembre), permet de croire qu'ils ont été imprimés par Guill. Sassier.
405*Articles accordés par M. le duc de Merccœur à la ville de Toulon,1652Aixnan405*. Articles accordés par M. le duc de Mercœur à la ville de Toulon, du 13 septembre 1652. Æix, 1652. Bib. hist. 23682.
406Articles (les) accordés par Sa Majesté, dans la ville de Pontoise, le 10 août 1652, pour la retraite du cardinal Mazarin dans la ville de Metz1652Paris7406. Articles (les) accordés par Sa Majesté , dans la ville de Pontoise, le 10 août 1652 , pour la retraite du cardinal Mazarin dans la ville de Metz. Paris, jouxte la copie imprimée à Pontoise chez Laurent Courant, 1652, 7 pages. La mention d’une copie, imprimée chez Courant, n’a été imagi- née que pour faire croire à l’authenticité des articles.
407Articles (les), apportés par l’ambassadeur du roi d’Espagne à Leurs Majestés, pour la paix générale1651Paris8407. Articles (les), apportés par l’ambassadeur du roi d’Espagne à Leurs Majestés, pour la paix générale. Paris, Hubert Hablon, 1651 , 8 pages. C’est, au contraire, la proposition de trêve et surséance, faite à Stenay par Fouquet de Croissy, après la délivrance des princes, et à laquelle Friquet répondit , aussi à Stenay, le 2 avril 1651 , par un refus embarrassé.
408Articles de l’union de l’Ormée et de la ville de Bordeaux1652Paris4408. Articles de l’union de l’Ormée et de la ville de e Bordeaux. Paris, sur un autre imprimé à Bordeaux, sur un autre imprimé (1652), 4 pages. Tout au plus seraient-ce les statuts de l'Ormée. Il n’y à aucune stipulation ni de la ville ni pour la ville.
409Articles (les) de l’union des princes, du parlement et de la maison de ville de Paris, faits et arrêtés dans leurs assemblées, le 25 juin 1652, avec les articles de ladite union, pour agir conjointement à l’exécution des arrêts donnés contre le cardinal Mazarin1652Paris8409. Articles (les) de l’union des princes, du parlement et de la maison de ville de Paris, faits et arrêtés dans leurs assemblées, le 25 juin 1652, avec les articles de ladite union, pour agir conjointement à l’exécution des arrêts donnés contre le cardinal Mazarin. Paris, François Le Porteur , 1652, 8 pages. Ce n’est qu’un projet, en douze articles, qui ne touche d’ailleurs à aucune question d’autorité ou de liberté.
410Articles (les) de la composition que Mazarin offre aux assemblées du clergé et de la noblesse, avant que d’entreprendre rien contre le repos de l’État1651Sans Lieu19410. Articles (les) de la composition que Mazarin offre aux assemblées du clergé et de la noblesse, avant que d’entreprendre rien contre le repos de l’État. (S. 1.), 1651 , 19 pages. Contrefaçon de la pièce intitulée : Les Propositions que le car- dinal Mazarin fait à la France, etc.
411Articles (les) de la dernière délibération de messieurs les princes avec les bourgeois de la ville de Paris, faite en parlement et en la maison de ville, les 6 et 8 juin 1652.1652Paris8411. Articles (les) de la dernière délibération de mes- sieurs les princes avec les bourgeois de la ville de Paris, faite en parlement et en la maison de ville, les 6 et 8 juin 1652. Paris, François Chaumusy, 1652, 8 pages. Il y a quatorze articles. Le plus digne d’attention, aujourd’hui, est le quatrième : « Pour remettre l’État en sa première forme, rétablir, sous l’autorité souveraine du roi, le conseil légitime des princes du sang , des autres princes et officiers de la couronne et des anciens conseillers d'État, qui ont passé par les grandes charges, et ceux qui sont extraits de grandes maisons et de familles anciennes, qui, par affection naturelle et par intérét particulier, sont portés à la conservatinn de l’État, à qui, de droit, durant le bas âge de nos rois et pour leur indisposition, l’administration, gouvernement et di- rection des affaires publiques est défèéré par les lois anciennes et fondamentales du royaume , qui exclusent (see) les femmes et les étrangers. » C’est le gouvernement aristocratique cue défepdaient Sandricourt et Dubosc Montandré. Si ces articles n’ont pas été délibérés en parlement, ils ont été imprimés en vertu d’une permission du duc d’Orléans ; ce qui n’est pas sans quelque importancê. Au reste, la pièce n’est qu’une réimpression de l’Union ou Às- soctation des princes sur l’injuste détention des princes de Condé, etc.
412Articles de la paix, accordés entre messieurs du parlement de Bordeaux et monsieur d'Argençon (sic)1649Paris6412. Articles de la paix, accordés entre messieurs du parlement de Bordeaux et monsieur d'Argençon (sic). Paris, veuve Musnier, 1649 , 6 pages. Le traité est du 1°" mai 1649.
413Articles (les) de la paix conclue et arrêtée à Ruel, le mercredi 11ᵉ mars 16491649Saint-Germain-en-Laye8413. Articles (les) de la paix conclue et arrêtée à Ruel , le mercredi 11° mars 1649. Sarnt-Gerrmain-en-Laye, 1649, 8 pages. C’est le texte officicl. Il y en a une autre édition, également de Saint-Germain, également de huit pages, mais qui se distingue de celle-ci en ce qu’on a omis, entre fa signature de Louis de Bour- bon et celle de Molé , ces mots : pour le parlement Les articles sont dans les Mémoires de madame de Motteville, page 263, coll. Michaud.
414Articles de la paix conclue et arrêtée à Ruel, le 14ᵉ mars 1649,Sans DateSans Lieu7414. Articles de la paix conclue et arrêtée à Ruel, le 14° mars 1649, (S. 1. n. d. ), 7 pages. Texte avec les signatures.
415Articles (les) de la paix de Bordeaux, appôrtés à Paris pair un courrier extraordinaire, le mercredi 5 octobre 1650, avec les précédents, rendus à Son Altesse Royale par M. le comte de L'Hospital, du 4 dudit mois; ensemble d'autres particularités, avec l'entière défaite de deux régiments espagnols en la province de Champagne,et de cent cinquante prisonniers parM. de Villequier, l'un des généraux de l'armée du roi; extraits d'une lettre, écrite de Donchery, le 2 de ce mois d'octobre, à M. le Marquis de Coeuvres, à Laon.1650Paris8415. Articles (les) de la paix de Bordeaux, appôrtés à Paris par un courrier extraordinaire, le mercredi 5 octobre 1650, avec les précédents, rendus à Son Al- tesse Royale par M. le comte de L'Hospital, du 4 dudit inois; ensemble d’autres particularités, avec l’entière défaite de deux régiments espagnols en la province de Champagne, et de cent cinquante prisonniers par M. de Villequier, l’un des généraux de l’armée du roi; extraits d’une lettre, écrite de Donchery, le 2 de ce mois d’octobre, à M. le Marquis de Coeuvres, à Laon. Paris, Anthoine Estienne, 1650, 8 pages.
416Articles (les) de la paix, proposée à la cour par MM. les princes1652Paris8416. Articles (les) de la paix,' proposée à la cour par MM. les princes. Paris, Jea Loisel, 1652, 8 pages. Mazarin éloigné! un conseil de douze personnes établi auprès du roi! le duc d'Orléans lieutenant général du royaume! le prince de Condé lieutenant général des armées! les sceaux rendus au chancelier ! Châteauneuf et Chavigny dans le conseil! quatre ma- réchaux de France désignés par les princes ! le roi marié à Made- moiselle! Cela n’a pas été proposé. L’article 18 a été vivement attaqué dans le libelle intitulé : Les Intérêts des peuples représentés à Son Altesse Royale, etc.
417Articles(les) de la paix, proposés à Saint-Germain- en-Laye et envoyés à Son Altesse Royale par M. le duc de Rohan, le comte de Chavigny et Goulas, députés vers Sa Majesté, le 27.1652Paris8417. Articles(les) de la paix, proposés à Saint-Germain- en-Laye et envoyés à Son Altesse Royale par M. le duc de Rohan, le comte de Chavigny et Goulas, députés vers Sa Majesté , le 27. Parts , J. Le Gentil, 1652, 8 pages. Il ne sont pas plus sérieux que les précédents.
418Articles (les) des crimes capitaux, dont est accusé le cardinal Mazarin et desquels il se doit justifier.1652Paris8418. Articles (les) des crimes capitaux, dont est accusé le cardinal Mazarin et desquels il se doit justifier. Parrs, S. Le Porteur, 1652, 8 pages. Pamphlet du très-petit nombre de ceux dont le titre est orne d’une sphère.
419*Articles donnés par le comte d’Alais à MM. les députés des États de Languedoc, et la réponse d'iceux par l'Assemblée des cours souveraines et autres corps de la ville d'Aix. En juin1649.164901/06/1649Sans Lieunan419*. Articles donnés par le comte d’Alais à MM. les dé- putés des États de Languedoc, et la réponse d’iceux par l’Assemblée des cours souveraines et autres corps de la ville d’Aix. En juin 1649. » Bib, hist. 23005. Extrait de la Gazette.
420*Articles donnés (sur la fin de juillet) par le comte d'Alais au sieur d’Étampes, conseiller d'Etat, envoyé par Sa MajestéSans DateSans Lieunan420*. Articles donnés (sur la fin de juillet) par le comte d'Alais au sieur d’Étampes, conseiller d'Etat, envoyé par Sa Majesté. Bib. kist. 23194 Extrait de la Gazette.
421Articles (les) donnés par Son Altesse Royale à M. le prince, sur son départ de la ville de Paris, avec les ordres qu'il lui a baillés pour le sujet de la paix.1652Paris7421. Articles (les) donnés par Son Altesse Royale à M. le prince, sur son départ de la ville de Paris, avec les ordres qu’il lui a baillés pour le sujet de la paix. Paris, Laurent Toussaint, 1652, 7 pages. Rare. Il s’agissait surtout de l’éloignement des troupes; mais je ne crois ni aux ordres ni aux articles.
422Articles (les) du dernier traité fait entre nos seigneurs les princes de Condé, de Conty, les ducs de Nemours, de Richelieu, de laTrémouille, du Daugnon, et plusieurs autres seigneurs et officiers de la couronne, avec les très-illustres seigneurs le parlement et les jurats de la ville de Bordeaux, le 4ᵉ janvier 1652, contre les ennemis de l’Estat1652Sans Lieu15422. Articles (les) du dernier traité fait entre nos sei- gneurs les princes de Condé, de Conty, les ducs de Nemours, de Richelieu, de laTrémouille, duDaugnon, et plusieurs autres seigneurs et officiers de la couronne, avec les très-illustres seigneurs le parlement et les ju- rats de la ville de Rordeaux, le 4° janvier 1652, contre les ennemis de l’Estat. (S. 1.), jouxte la copie imprimée à Bordeaux par Guillaume La Court, 1652, 15 pages. C’est une invention de quelque pamphlétaire ou de quelque im- primeur; et je serais très-disposé à croire qu’il n’y a pas même d’édition de Bordeaux. La plupart des articles existent dans toutes les publications du même genre.
423Articles du traité accordées (sic) entre le duc de Lorraine et le cardinal Mazarin, pour retirer son armée d’avec celle de Son Altesse Royale1652Paris8423. Articles du traité accordées (sic) entre le duc de Lorraine et le cardinal Mazarin, pour retirer son ar- mée d’avec celle de Son Altesse Royale. Paris, Jean Brunet, 1652, 8 pages. C’est un des mille mensonges de la Fronde.
424Articles et conditions dont Son Altesse Royale et monsieur le prince sont convenus, pour l’expulsion du cardinal Mazarin hors du royaume, en conséquence des déclarations du roi et des arrêts des parlements de France, intervenus sur icelles1652Paris8424. Articles et conditions dont Son Altesse Royale ct monsieur le prince sont convenus, pour l’expulsion du cardinal Mazarin hors du royaume, en conséquence des déclarations du roi et des arrêts des parlements de France, intervenus sur icelles. Paris, 1052, 8 pages. Datés du 24 janvier 1632 et signés Gaston, Charles Léon de Fiesque et Joseph de Gaucourt. Ils ont été réimprimés à la suite des Mémoires de La Rochefou- cauld , éd. de 1662 et autres.
425Artictes (les) et particularités du nouveau traité fait et arrêté dans une maison, au delà du pont de Charenton, entre M. le prince deCondé et le duc de Lorraine, en présence de Son Altesse Royale, le 12 septembre 1652.1652Paris8425. Artictes (les)et particularités du nouveau traité fait et arrêté dans une maison, au delà du pont de Charen- ton, entre M. le prince de Condé et le duc de Lorraine, en présence de Son Altesse Royale, le 42 septembre 1652. Paris, Simon le Porteur, 1652, 8 pages. Aussi peu vrais que les précédents.
426Assemblée(l') de messieurs les princes, sur le sujet de la rupture du second traité de paix, conclu à Saint- Denys en France, le vingt-neuvième jour de juin , ensemble l’union formée et jurée entre eux, le premier jour de juillet 16521652Paris8426. Assemblée(l') de messieurs les princes, sur le sujet de la rupturè du second traité de paix, conclu à Saint- Denys en France, le vingt-neuvième jour de juin , en- semble l’union formée et jurée entre eux, le premier jour de juillet 1652. Paris , Tean Brunet, 1652, 7 p. Mensonge de la Fronde, qui prouve qu’il n’y avait de populaire alors que la paix. Très-rare.
427Assemblée (l') des fripiers en la maison d’un officier de leur compagnie, pour adviser aux moyens de remédier à la cruauté de leur grand crime, suivant le Monitoire, qui se publie contr’eux par les paroisses de Paris, où, ne trouvant point de remèdes asseurés, un d’entr’eux, nommé Jean Laloué, s'est jetté dans un puits par désespoir ; et aussi avec le refus de la somme d’argent, qu'ils ont offerte à Son Altesse Royale pour tascher d’estouffer cette action barbare1652Paris7427. Assemblée (l') des fripiers en la maison d’un offi- cier de leur compagnie, pour adviser aux moyens de remédier à la cruauté de leur grand crime, suivant le Monitoire , qui se publie contr’eux par les paroisses de Paris, où , ne trouvant point de remèdes asseurés, un d’entr’eux, nommé Jean Laloué, s'est jetté dans un puits par désespoir ; et aussi avec le refus de la somme d’argent, qu'ils ont offerte à Son Altesse Royale pour tascher d’estouffer cette action barbare. Paris, 1652, 7 pages. Le titre en dit plus que la pièce; mais la pièce est très-rare. Voir le Récit naïf et véritable , etc.
428Assurances (les) données par le roi pour la paix, sur la harangue, faite à Leurs Majestés par monseigneur le cardinal de Retz, servant d’apologie contre la médisance1652Paris7428. Assurances (les) données par le roi pour la paix, sur la harangue, faite à Deurs Majestés par monseigneur le cardinal de Retz, servant d’apologie contre la mé- disance. Paris, Philippe Lambert, 1652 , 7 pages._
429Astrologue (l') burlesque1649Sans Lieu11429. Astrologue (l") burlesque. ( S. 1.), 1649, 11 pages. Pamphlet mazarmiste, qui avait pour but d’expliquer le voyage de Compiègne, après la paix de Saint-Germamn.
430Astrologue (l’) françois, prédisant les événements singulier (sic) et universels des États et empires du monde, selon le changement des globes célestes dans la présente année astronomique1649Paris8430. Astrologue (l’) françois, prédisant les événements singulier (sic) et universels des États et empires du monde, selon le changement des globes célestes dans la présente année astronomique. Parrs, Claude Mor- lot, 1649, B pages.
431Attaques (les) et prise de Charenton, la mort de M. de Clanleu, la blessure mortelle de M. de ChâtilIon, les plaintes et regrets qu'en fait M. le prince, et la réponse généreuse de M. de Châtillon à M. le prince avant mourir(sic).1649Paris8431. Attaques (les) et prise de Charenton, la mort de M. de Clanleu, la blessure mortelle de M. de Châtil- lon, les plaintes et regrets qu’en fait M. le prince, et la réponse généreuse de M. de Châtillon à M. le prince avant mourir (sic). Paris, Robert Feugé, 1649 , 8 pages.
432Au prince du sang, surnommé la CuirasseSans DateSans Lieu7432. Au prince du sang, surnommé la Cuirasse. (S. d. n. l.), 7 pages. La Cuirasse, C’est le prince de Condé. « Fais connoître à tous les François , En les ôtant de tyrannie, Que les princes, quoi qu’on en die, Penvent bien naître à treize mois. » Insulte grossière, dont il y a d'autres exemples et qui ne pouvait tout au plus s’adresser qu’au père du prince. La Censure générale de tous les libelles diffamatoires nous ap- prend que ce pamphlet a été publié en 1649, après la conclusion de la paix. Il a été réimprimé, en 1650, avec une addition et sous le titre de Prédiction de l’année 1649, etc:
433Augure (l') favorable à la bonne ville de Paris, sur les affaires présentes, exprimé dans une ode latine et françoise, par J. L. M. M.1649Paris7433. Augure (l) favorable à la bonne ville de Paris, sur les affaires présentes, exprimé dans une ode latine et françoise, par J. L. M. M. Paris, Sébastien Martin, 1649, 7 pages. ; Cet augure favorable , c’est l'inondation du mois de janvier, qui « Marque la pénitence et l’orage appaisé. » L’ode est suivie d’un sonnet, intitulé : Prédiction du retour du roi.
434Autorité (l') des rois, des princes, des républiques et des parlements, présenté au roi, dans la ville de Pontoise, par un grand prélat1652Paris31434. Autorité (l') des rois, des princes, des républiques et des parlements, présenté au roi, dans la ville de de Pontoise, par un grand prélat. Paris, 1652, 31 pag. Il n’est question ni de rois, ni de princes, ni de républiques ; mais de Louis XIV tout seul, à qui Pauteur donne de bons conseils, exprimés en style un peu vulgaire. La pièce n’en est pas moins intéressante.
435Aux fidèles du diocèse de Paris1654Sans Lieu3435. Aux fidèles du diocèse de Paris. (S. 1., 1654), 3 pages in-folio. Pour le cardinal de Retz , qui venait de recevoir le palliwm des mains du pape.
436Aux François fratricides, par un ecclésiastique : Videte, ne ab invicem consumamini. Galat., 5, 15.1652Paris15436. Aux François fratricides, par un ecclésiastique : Videte, ne ab invicen consumamini. Galat, 5, t5, û e> Paris , 1652, 15 pages.
437Avant coureur (l’) de la paix, par le retour du roy dans Paris1652Paris8437. Avant coureur (l’) de la paix, par le retour du roy dans Paris. Paris, Antoine Chrestien, 1652, 8 pages.
438Avant coureur (l’) pour la délivrance de messieurs les princes de Condé, de Conty et duc de Longueville1651Sans Lieu6438. Avant coureur (l’) pour la délivrance de messieurs les princes de Condé, de Conty et duc de Longueville. (S. 1.), 1651, 6 pages. Deux parties, également insignifiantes (la Seconde partie de l’Avant coureur, etc.), publiées, toutes deux, à l’occasion des remon- trances du parlement.
439Avant courrier (l'). Je suis avant courrier, député de la Divinité, pour publier dans le ciel, témoigner à la mer et justifier à la terre les énormités que la mer et le ciel produisent.1649Paris8439. Avant courrier (l'). Je suis avant courrier, député de la Divinité, pour publier dans le ciel, témoigner à la mer et justifier à la terre les énormités que la mer et le ciel produisent. Paris, Nicolas de La Vigne, 1649, - 8 pages. Mélange affreux de prose et de vers. Cela à pourtant été réimprimé, moins les vers, en 1632, sous Je titre qui suit :
440Avant courrier (l’) de la cour, ou le Guidon françois, disant les vérités1652Paris7440. Avant courrier (l’) de la cour, ou le Guidon fran- çois, disant les vérités. Paris, 1652, 7 pages.
441Avant courrier (l') infaillible de la paix1649Paris8441. Avant courrier (l') infaillible de la paix. Paris, Mathieu Colombet , 1649, 8 pages.
442Avantages (les) de la paix et de l’union de la ville de Paris, par le sieur B.1649Paris8442. Avantages (les) de la paix et de l’union de la ville de Paris, par le sieur B. Paris, Nicolas Pillon, 1649, 8 pages. Il y a, de cet écrivain, deux autres pièces, publiées, l’une avant la paix et intitulée : Les Sertiments du vrai citoyen, etc., l’autre après la paix, sous le titre de Les Délices de la paiz, etc. La pre- mière n’est signée que de l’initiale B.; la seconde l’est du nom de Bertaut. On en comprend aisément la raison : Bertaut n’était pas frondeur. Il défendait, il exaltait le premier président Molé et la paix. Tant que la Fronde fut maîtresse de Paris, il n’eut garde de lui livrer son nom. Après la paix, il n’avait plus rien à craindre.
443Aventures d’un valet de chambre, envoyé par son maître faire compliment à une dame de Saint-Germain1649Paris6443. Aventures d’un valet de chambre, envoyé par son maître faire compliment à une dame de Saint-Germain. Paris, Claude Morlot, 1649, 6 pages.
444Avertissement à Cohon, évêque de Dol et de Fraude, par les cuistres de l'Université de Paris1649Sans Lieu8444. Avertissement‘ à Cohon, évêque deDol et deFraude, par les cuistres de l'Université de Paris. (S. 1.), jouxte la copiè imprimée à Douai, 1649, 8 pages. Écrit à propos de la Lettre interceptée du sieur Cohon, etc. (16 février 1649).
445Avertissement à messieurs les notables bourgeois de Paris, contenant l’explication des prodiges, qui doivent arriver en France, l’année prochaine 1653, douzième partie1652Paris16445. Avertissement à messieurs les notables bourgeois de Paris, contenant l’explication des prodiges, qui doivent arriver en France, l’année prochaine 165ä, douzième partie. Paris, Jacques Papillion, et chez l'auteur, 1652, 16 pages. Le dernier' Avertissement de J. Mengau (Voy. l’article qui suit). Il annonce, pour 1633, débordements de rivières, grêle, tremble- ments de terre, guerre, peste, famine, etc. Il y a eu, en 1652, trois éclipses : la première de lune, le 24 mars; la seconde de soleil, le 7 avril ; la troisième de lune, le 47 sep- ! On trouve, dans les titres des pamphlets qui vont suivre, tantôt À dvertissement et tantôt Avertissement. P’ai pensé que , pour la commodité des recherches, il fallait choisir entre ces deux orthographes ; et j’ai pré- féré la dernière, parce qu’elle est seule en usage aujourd'hui. Pen ai fait autant et par la méme raison pour le mot dvis tembre. C’était signe de mortalité. Aussi Mengau affirme que, de Pâques au mois d’août, il est mort, dans les hôpitaux de Paris, quatre-vingt-dix mille personnes, sans compter celles qui sont mortes chez elles. C’est beaucoup , sans doute. Voici pourtant ce qu’on lit dans la trente-cinquième lettre du livre III° de la Muse historique, 1* sep- tembre 1652 : a Le nombre est fort grand des malades ; Et l’on ne voit à tous moments Que quantité d’enterrements De gens morts de la fièvre chaude… De plus ces maux originels, Hérités des flancs maternels, Savoir la petite vérole Et pareillement la rougeole, S’épandent dans tous les quartiers. »
446Avertissement, à messieurs les prévost des marchands et eschevins de la ville de Paris, sur la fuite et le retour funeste du cardinal Mazarin, prédit par Michel Nostradamus1651Paris20446. Avertissement, à messieurs les prévost des marchands et eschevins de la ville de Paris, sur la fuite et le retour funeste du cardinal Mazarin, prédit par Michel Nos- tradamus. Paris, J. Boucher, 1651, 20 pages, avec un portrait de Nostradamus, gravé en bois sur le titre. La pièce est précédée d’une Lettre d’avertissement et de présen- tation , signée J. M. (Jacques Mengau). Ce Mengau était professeur ès mathématiques *. Il avait obtenu , le 10 mai 1649, un privilége général pour toutes ses œuvres, spé- cial pour le « Dictionnaire, servant à l’explication des mots les plus difficiles, desquels les anciens cosmographes, géographes et as- tronomes ont parlé fort obscurément, soit par énigmes, paraboles, emblêmes que par figures. » Il en profita , en 1651 et en 1652, pour publier douze pièces de rêveries astrologiques, qui ne lais- sèrent pourtant pas que de faire assez de bruit. * Est-ce’ de lui qu’il est Ïmrlé dans ces vers de la Rimaille sur les plus célèbres bibliotières de Paris {1649) : « Mangot...…. Gonin Fournissent le Zoar Rabbin. » On verra plus loin que l’auteur du S?ratagème écrit Mangot au lieu de Mengau. Mancini dit à son oncle, dans ]’Apparition, au cardinai Maza- rin dans Bouillon, de l'ombre de son neveu, Manchini : « Tu peux, toi mesme, estre un jour pape. Et Mengau l’a-t-il pas prédit? Mais ses prédictions vaines Semblent estre fort incertaines. On ne les croit pas volontiers. » L’auteur du Stratagesme est blessé des grandeurs promises à Mazarin : « .... Fera mentir ce magot Qui , portant le nom de Mangot , Tient vostre grande destinée Au seul Mazarin enchaisnée. Sire, c’est ce fameux devin , Qui, glosant sur vostre destin, Jure qu’avez une horoscope La plus heureuse de l’Europe. Il dit que serez empereur… Mais que Mazarin , estant pape, En nous bravant, rira sous cape. » Dans le Paquet de Mazarin , il est dit que Île roi consentit an départ du cardinal , après les remontrances du parlement de Pon- toise , parce qu’il avait lu dans Nostradamus que , devenu pape, il le couronnerait empereur. Mazarin emportait dans son paquet la prophétie de Mengau. ' Sandricourt parle trois fois de Mengau, dans la Descente du politique lutin aux enfers , dans la Quatriéme et dernière partie du Censeur du temps et dans Pasquin et Marforio. Il ne s’étaït pas contenté de le lire; il avaît voulu le voir et l’entendre. Tl Pavait donc visité rue de l’Arbre-Sec, chez M. Bastié , orfévre; mais il ne raconte rien de leur entrevue. Sculement il accuse Mengau d’être intéressé , c’est-à-dire de recevoir de l’argent, apparemment du cardinal Mazarin. Les douze pamphlets de Mengau sont : L'Avertissement..… sur la fuite et le retour funeste du cardinai Mazarin, etc., qui est le premier ; le Second , le Troisième, le Sixième avertissements ; l’A- vertissement contenant l’explication de l’éclipse, qui est le cin- quième ; l’Avertissement à nos scigneurs les protceteurs de la cause juste , etc., le septième; l’Avertissement aux bons François sur ce qui doit arriver devant la ville d’Étampes , etc., le lruitième ; lA- vertissement sur la sanglante bataille , etc., le neuvième ; l’Avertis- sement à messieurs les notables bourgeois de Paris, etc., le douzième et dernier ; le Céstéme général ou Révolution du monde , etc., qui a paru le quatrième ; l’Horoscope impérial et la Révolution impériale de Louis XIF, qui sont les dixième et onzième. Tous les pampliets de Mengau sont rares. Je ne crois pas qu’il en existe , nulle part, une collection complète. Ils sont d’ailleurs cu- rieux. On va voir comment : Dans son prenrier avertissement, qui est du mois d’avril 1651, Mengau prédit le retour du cardinal Mazarin, à la tête d’une ar- mée , avec le titre de général, que lui donnent en effet tous les pamphlétaires. Dans le second, il prédit la guerre de Guyenne.….. Mais causée par une descente des Anglais ! Il entre, à ce sujet, dans les détails les plus minutieux. Par exemple, il raconte que les Anglais, vain- queurs d’abord, appelleront la Guyenne Anglequitaine; mais les Français lui donneront, à leur tour, le nom de Barbaxitane. Voici pourquoi : « D’autant que le général anglois aura une grande barbe, lequel, perdant la bataille, s’enfuira dans une caverne, où l’on renferme les chèvres ; si bien qu’on le fera prisonnier; et on l’attachera par la barbe, comme un bouc par les cornes. Pour lors on dira : Barbaxitane , je tiens l’Anglois par la barbe, prenant la partie pour le tout. » « Par le loup, il entend parler des Anglais ou de l’Angleterre, d’autant qu’en Angleterre, il n’y à pas de loup. » Je ne m’étonne plus que Mengau aît vu tant de choses dans Nostradamus. Il y a vu... « un serpenteau qui fut trouvé dans la chambre de la veine, le jour de la naissance de Louis XIV. On l’avait apporté dans un fagot qu’on mit dans le feu pour chauffer les langes du nou- veau-né. » Troisième avertissement. Mengau raconte, dans le Sixième avertissement, qu’il présenta le second au duc d’Orléans , qui lui répondit, sur la guerre de Guyenne : « Je ne le crois pas. » Cela se comprend. Cependant il lui est arrive de faire de bien remarquables ren- contres. Ainsi, dans l’Haroscope impérial, i annonce que Louis XIV « a été donné pour renouveler la France de nouvelles constitutions, corriger les abus qui s’y commettent, et pour extirper les héré sies. » Qui empéche de voir là les ordonnances civile et criminelle et la révocation de l’édit de Nantes? Un peu plus loin, Mengau trouve, dans le 49° sixain de la 41* centurie , le mariage du roi avec Marie-Thérèse d'Autriche. « Nous inférons de là , dit-il, comme Sa Majesté sera mariée avec la fille d’Espagne par l’entremise d’un ami. Quand je dirois que ce sera par l’entremise de M. le cardinal, je ne me tromperois point. On a beau dire : « le cardinal s’en va. » Il est vrai, il s'en va. Ce n’est pas à dire qu’il ne gouverne toujours et tout ainsi qu’il faisoit autrefois. Son génie estant auprès du roi, je vous laisse à penser qu’est-ce qu’il ne fera pas à son aveu. » Voilà certes qui est net et précis. Malheureusement Mengau avait, dans son troisième avertissement, promis la paix générale pour 1656 ou 1657 au plus tard. Pai vu, dans la collection de M. Paulin Paris, un exemplaire du second avertissement jouxte la copie emprimée chez Jean Boucher. Le portrait de Nostradamus, sur le titre, est plus petit et d’une apparence plus jeune. Boucher n’a imprimé que les deux premiers avertissements , Mengau ne lui ayant pas pardonné d’avoir écrit qu’il était sub- … stitué au privilége de l’auteur pour dix ans. Les autres sont sortis des presses de Brunet , de François Huart , de Papillon et de Pé- trinal. Les neuf premiers avertissements ont été réunis en un volume in-8°, sous le titre de : Les Vraies centuries de M° Michel Nostra- damus, etc.; et, dans cette forme encore, ils sont rares.
447Avertissement à messieurs les prévost des marchands et eschevins de la ville de Paris, contenant l’explication de l’éclipse qui se doit faire le huitiesme jour d'avril de la présente année, et autres choses qui doivent arriver à la poursuite du cardinal Mazarin, avec le dénombrement des villes qui seront investies ou vexés (sic) par les gens de guerre, prédit par Michel Nostradamus1652Paris15447. Avertissement à messieurs les prévost des marchands et eschevins de la ville de Paris, contenant l’explica- tion de l’éclipse qui se doit faire le huitiesme jour d'avril de la présente année, et autres choses qui doi- vent arriver à la poursuite du cardinal Mazarin, avec le dénombrement des villes qui seront investies ou vexés (sic) par les gens de guerre, prédit par Michel Nostradamus. Pares , Jean Pétrinal, 1652, 15 pages. C'est le cinquième Avertissement de Jacques Mengau.+ L’éclipse presageait « la guerre, la famine ct la rénovation des lois en France. » Entre les autres choses qui devaient arriver à la poursuite du car- dinal Mazarin, il faut remarquer celles-ci : Le cardinal sortirait de France , serait élu pape et couronnerait Louis XIV, comme empe- reur, à Savone ! Mengau était si sûr de ce dernier événement qu’il n’hésita pas à le prédire encore une fois, quelques semaines plus tard, dans le Cistéme général au révolution du monde , etc. Tours, Orléans, Blois, Angers, Rennes et Nantes étaient les villes menacées par l’éclipse.
448Avertissement à nos seigneurs les protecteurs de la cause juste, le parlement de l’aris, contenant le changement et rénovation de paix, prédit par Michel Nostradamus, septième partie1652Paris19448. Avertissement à nos seigneurs les protecteurs de la cause juste, le parlement de l’aris, contenant le chan- gement et rénovation de paix, prédit par Michel Nos- tradamus, septième partie. Paris, François Huart, et chez l’anteur, 1652, 19 pages. J. Mengau. « Depuis qu’il n’y a plus de croix sur les monnoies, les démons entrent plus aisément dans le palais des rois. » _ v e
449Avertissement aux bons bourgeois, sur le sujet de la conférence pour la conclusion de la paix générale et particulière, avec l’exil perpétuel du cardinal Mazarin1652Paris8449. Avertissement aux bons bourgcois, sur le sujet de la conférence pour la conclusion de la paix générale et particulière, avec l’exil perpétuel du cardinal Mazarin. Jouxte le placard affichéle = mai 4652. Paris, Ni- colas Vivenay, 1652, 8 pages. Explications sur la députation de Chavigny et de Goulas à Saint- Germain. Vivenay était l’imprimeur ordinaire du prince de Condé. Ces explications sont donc officielles ; mais elles n’en sont pas plus véridiques, E y a une Réporse des bourgeois. Le père Lelong dit : aux bons François , au lieu de : aux bons bourgeois; mais c’est une erreur.
450Avertissement aux bons François, sur ce qui doit arriver devant la ville d’Estempes (sic), prédit par Michel Nostradamus, huietiesme partie1652Paris7450. Avertissement aux bons François, sur ce qui doit arriver devant la ville d’Estempes, prédit par Mi- chel Nostradamus, huictiesme partie. Pares, François Huart et chez l’auteur, 1652, 7 pages. Jacques Mengau. L’armée du roi devait être battue dans la forêt de Tourfou. Le commentateur de Nostradamus n’avait pas voulu le dire trop tôt, de peur de nuire au stratagème , imaginé par le duc de Beaufort , pour amener la bataille et déterminer la victoire.
451Avertissement aux bourgeois de Paris, pour les obliger à retirer le roi des mains du cardinal Mazarin, comme étant le plus insigne magicien qui ait paru en France1652Paris6451. Avertissement aux bourgeois de Paris, pour les obliger à retirer le roi des mains du cardinal Mazarin, comme étant le plus insigne magicien qui ait paru en France. Paris, 1652, 6 pages.
452Avertissement aux maires, échevins, capitouls, jurats, consuls et magistrats populaires des villes du royaume par les bourgeois et habitants de la ville de Paris, servant d’éclaircissement à la lettre circulaire à eux envoyée par le prévôt des marchands et échevins1652Paris8452. Avertissement aux maires, échevins, capitouls, ju- rats, consuls et magistrats populaires des villes du royaume par les bourgeois et habitants de la ville de Pa- ris, servant d’éclaircissement à la lettre circulaire à eux envoyée par le prévôt des marchands et échevins. Pa- ris, veuve J. Guillemot, 1652, 8 pages. Daté du 8 août 1632. Une des pièces importantes qui ont été ubliées alors pour la cause des princes. peuet Fs" Al ln Qes 5
453Avertissements aux rois et aux princes, pour le traité de la paix et le sujet de la mort du roi de la Grande-Bretagne1649Paris8453. Avertissements aux rois et aux princes, pour le traité de la paix et le sujet de la mort du roi de la Grande-Bretagne. Paris, veuve André Musnier, 1649, 8 pages. Rare. L’auteur a dédié son pamphlet au duc de Beanfort, à qui il de- vait, dit-il, la liberté de sa personne. « O roi, je vous parle par écrit, après avoir eu l’honneur de vous parler, autrefois , de bouche. » Est-il vrai que, pendant la prison du duc de Beaufort, le roi Charles I‘* ait demandé ce prince , pour lui donner le commande- mentl de son armée ?
454Avertissement charitable à M. Cohon, évêque de Dol en Bretagne et de Fraude en Guyenne.Sans DateSans Lieu4454. Avertissement charitable à M. Cohon, évêque de Dol en Bretagne et de Fraude en Guyenne. S. |. n. d., 4 pages. Sonnet daté de Saint-André de Bordeaux , le 9 octobre 1650. Il est suivi d’un quatrain et de deux distiques latins eontre Cohon.
455Avertissement désintéressé d’un François à sa patrieSans DateSans Lieu13455. Avertissement désintéressé d’un François à sa pa- trie. (S.l.n. d.), 13 pages. Bonne et rare. L’auteur soutient que les sujets ne peuvent ja- mais s’armer contre le prince.
456Avertissement, envoyé aux provinces pour le grand soulagement du peuple, sur la déclaration de monseigneur le duc d’Orléans, lieutenant-général du roi par toute la France, pays, terres et seigneuries de son obéissance1652Paris23456. Avertissement, envoyé aux provinces pour le grand soulagement du peuple, sur la déclaration de mon- seigneur le duc d’Orléans, lieutenant-général du roi par toute la France, pays, terres et seigneuries de son obéissance. Par:s, Samuel de Larru, 1652, 23 pages. Ce pamphlet, qui a été publié en vertu d’une permission spcciale, contient le programme des plus larges réformes : réduction des tailles à neuf millions, dispense pour les campagnes pendant trois ans, rappel des intendants de justice, convocation des États géné- raux à Paris , cahiers reçus pour lois, organisation d’une milice “ avec des officiers élus, etc. Que ne promettait-on pas au peuple ? Il est à remarquer, cependant, qu’on ne touchait aux priviléges d’aueune classe, d’aucune corporation. C’était l’autorité royale qui faisait les frais de la guerre. L’Avertissement est une sorte de charte, où tout est réglé , méme le prix du sel et du charbon. Ajoutons que les exemplaires n’en sont pas communs ; et nous aurons donmné toutes les raisons, qui doivent le faire rechercher.
457Avertissement fait par M. de Châtillon, revenu des Champs-Elysées, à M. le prince de Condé, à Saint-Germain-en-Laye.1649Paris8457. Avertissement fait par M. de Châtillon, revenu des Champs-Elysées, à M. le prince de Condé, à Saint- Germain-en-Laye. Paris, Claude Morlot, 1649, 8 pages. Il n’y a pas d’événement de la Fronde qui soit devenu le texte d’autant de pamphlets que la mort du duc de Chätillon L’Avertisse- ment a été reimprimé, à Rouen, par Robert Daré, à la suite des Avis héroïques et importants, etc., 1649. [ G14 )
458Avertissement politique au roi1649Paris8458. Avertissement politique au roi. Paris, 1649, B pages. Après la paix.
459Avertissement, pour Mademoiselle, à l'archiduc Léopold, touchant le parti qu’il doit prendre1649Paris7452. Avertissement aux maires, échevins, capitouls, jurats, consuls et magistrats populaires des villes du royaume par les bourgeois et habitants de la ville de Paris, servant d’éclaircissement à la lettre circulaire à eux envoyée par le prévôt des marchands et échevins. Paris, veuve J. Guillemot, 1652, 8 pages. Daté du 8 août 1632. Une des pièces importantes qui ont été publiées alors pour la cause des princes. peuet Fs" Al ln Qes 5
460Avertissement salutaire, donné aux bourgeois de Paris, contre les fourbes secrètes des ennemis de leur repos et de leurs familles1650Sans Lieu6460. Avertissement salutaire, donné aux bourgeois de Paris, contre les fourbes secrètes des ennemis de leur repos et de leurs familles. ( S. 1.), 1650, G pages. Le duc d’Orléans avait fait, dans le parlement, ses propositions pour la paix de Bordeaux. L’auteur attaque vigoureusement les partisans des princes , qui sont défendus aveec bien plus d’habileté dans l’.fpologie des bons François, etc.
461Avertissement sur la sanglante bataille, qui se doit faire, dans peu de temps d'ici, entre l'armée mazarine et celle de nos seigneurs les princes, prédit par Michel Nostradamus, neuvième prédiction1652Paris8461. Avertissement sur la sanglante bataille, qui se doit faire, dans peu de temps d'ici, entre l'armée mazarine et celle de nos seigneurs les princes, prédit par Michel Nostradamus, neuvième prédiction. Paris, Claude Le Roy, et chez l'auteur, 1652, 8 pages. Encore de J. Mengau. L’auteur donne cet Avertissement, comme son adieu ; cependant il en publiera encore trois.
462Avertissement très-Important et très-utile au public, touchant le retour du sieur d’Emery, avec l’arrêt de la cour contre Jean Particelly, banqueroutier et faussaire, et autres complices, du 9 avril 16201649Sans Lieu23462. Avertissement très-Important et très-utile au public, touchant le retour du sieur d’Emery, avec l’arrêt de la cour contre Jean Particelly, banqueroutier et faussaire, et autres complices, du 9 avril 1620. (S. 1.), 1649, 23 pages. Conrart nous apprend, page 609 de ses Mémoires , coll. Mi- chaud, que le président de Maisons et le marquis de La Vieuville étaient accusés d’avoir fait faire ce pamphlet, dans lequel d’É- mery est traité comme il pouvait l’être par des envieux de sa fortune. Peut-être est-ce pour l'ÆAvertissement que Vivenay a été mis en prison et condamné à cinq ans de galères, au commencement de novembre 1649. Au moins, Guy Patin dit qu’il distribuait quelques papiers diffamatoires contre d’Emery, quand il fut surpris et arrêté par les agents du lieutenant civil ( Zettres à Spor, 1* vol., p. 250). La sentence de condamnation avait été portée par le Châtelet, sauf appel ; et je ne vois pas qu’il ait été statué par le parlement.
463Avertissements charitables faits à Mazarin par son bon ange, par N. S. B. D. C. Beausseron.1649Paris8463. Avertissements charitables faits à Mazarin par son bon ange, par N. S. B. D. C. Beausseron. Parts, veuve Théod. Pépingué et Est. Maucroix, 1649, 8 pages. Cette détestable pièce se termine par sept vers plus détestables encore.
464Aveuglement (l’) de la France découvert par un désintéressé, J. E. D. Ch.1652Paris8464. Aveuglement (l’) de la France découvert par un désintéressé, J. E. D. Ch. Parts, Louis et François Pousset , 1652, 8 pages.
465Aveuglement de la France depuis la minorité.1650Sans Lieu31465. Aveuglement de la France depuis la minorité. (S.1. n. d.), 31 pages. Trois parties, qui se divisent : la première en 15 chapitres, la se conde en 10, la troisième en 15. Les deux premières ont 31 pages chacune ; la troisième en a 32. La seconde est datée de 1650 ; la troisième de 1651. Les deux premières ont été écrites pendant la prison des princes ; la troisième, après leur mise en liberté. Enfin, les deux premières sont de Dubosc Montandré ; la troisième, d’un anonyme « qui n’a pris la plume que parce que l’auteur des deux premières parties n’avoit pas poursuivi sa pointe. » Il y a une réponse intitulée : dvis à la reine d’Angleterre et à la France, ete.
466Aveuglement des esprits de ce temps discours qui sert de réponse à toutes les pièces qui choquent l’État et qui peuvent retarder le retour du roi à Paris1649Paris14466. Aveuglement des espnts de ce temps discours qui sert de réponse à toutes les pièces qui choquent l’É- tat et qui peuvent retarder le retour du roi à Paris. Paris, Nicolas Jacquard, 1649, 14 pages. Les libelles que l'auteur combat avec plus de zèle que de talent, sont : « les Soupirs françois sur la paizx italienne ; la Requête civile contre la conclusion de la paix; VAvis au parlement ; le libelle contre la députation du parlement au prince de Condé (Discours sur lu députation, etc.); la Vérité cachée ; les Entretiens scerets (du roi, de la reine et du duc d’Anjou) ; la Barbe du premier président. »
467Aveuglement (l’) des Parisiens, faisant voir qu'ils sont bien aveugles de ne pas voir : 1° que la cour ne veut pas la paix, quelque montre qu'elle fasse du contraire ; 2° qu’ils ne peuvent point espérer cette paix, si la cour a le dessus; 3° qu’ils peuvent terminer les troubles, s'ils s’entendent avec les princes; et qu'ils prolongent ces mêmes troubles, s'ils s'entendent avec la cour; 4° qu’ils sont plus obligés aux princes qu’à la reine, ou qu’ils ne peuvent se passer des princes et qu’ils peuvent se passer de la reine ; 5° que la reine en veut à Paris, et que , pour faire triompher cette haine, elle veut premièrement se défaire des princes ; 6° que la reine fait reconnoître cette haine par le peu de cas qu’elte fait de nos conquêtes de Catalogne, de Flandre et d’Italie; 7° que la reine dispose tout à une désolation générale par la mauvaise éducation et par les mauvais principes qu'elle inspire au roi son fils1652Sans Lieu71467. Aveuglement (l’) des Parisiens, faisant voir qu'ils sont bien aveugles de ne pas voir : 1° que la cour ne veut pas la paix, quelque montre qu'elle fasse du con- traire ; 2° qu’ils ne peuvent point espérer cette paix, si la cour a le dessus; 3° qu’ils peuvent terminer les troubles,, s'ils s’entendent avec les princes; et qu'ils prolongent ces mêmes troubles, s'ils s'entendent avec la cour; 4° qu’ils sont plus obligés aux princes qu’à la reine, ou qu’ils ne peuvent se passer des princes et qu’ils peuvent se passer de la reine ; 5° que la reine en veut à Paris, et que , pour faire triompher cette haine, elle veut premièrement se défaire des princes ; 6° que la reine fait reconnoître cette haine par le peu de cas qu’elte fait de nos conquêtes de Catalogne, de Flandre et d’Italie; 7° que la reine dispose tout à une désolation générale par la mauvaise éducation et par les mauvais principes qu'elle inspire au roi son fils. (S. 1. n. d. ), 74 pages. Publié le 18 septembre 1652. C’est un des pamphlets de Dubosc Montandré ; et ce n’est pas le plus mauvais.
468Aveuglement (l’) du conseil d’État du roi, avec les raisons pourquoi on doit refuser leur loi d’amnisticSans DateSans Lieu24468. Aveuglement (l’) du conseil d’État du roi, avec les raisons pourquoi on doit refuser leur loi d’amnistic. S.l.n.d.}, ages. (S. L n. d.), 24 pag Cette loi d'amnistie est celle dont parte le père Berthod , p. 592 de ses Mémoires, coll. Michaud, et qui fut remise à M. de Beauvais par le sieur de Poix. « M. de Beauvais fit imprimer l’amnistie , sans en parler à personne , et en donna quantité de copies à un homme, pour les afficher dans les carrefours ; mais cet homme fut pris par un conseiller, que M. le prince avoit mis au guet, et mené prison- nier dans la Conciergerie avec tous ces imprimés. » Cela se passait le 27 septembre 1652. « Ne savez-vous pas bien, dit l’auteur de l’Averglement du con-19 seil d'État , que le roi ne peut équitablement contracter avec son peuple que par le ministère de son parlement. » Voilà pour les opinions. Voici pour le style : « Si les Parisiens abandonnoient les princes et le parlement, ils ne seroient plus que des Samsons , privés de toute espèce de chevelure. »
469Aveuglement (l') du conseil de Sa Majeste, dans les fausses prétentions qu’il a de pouvoir justifier le rétablissement de Mazarin, sur le prétexte de rétablir, par le même moyen, l'autorité souveraine1652Sans Lieu14469. Aveuglement (l') du conseil de Sa Majeste, dans les fausses prétentions qu’il a de pouvoir justifier le réta- blissement de Mazarin, sur le prétexte de rétablir, par le même moyen, l'autorité souveraine. (S.1. n. d.), 1 pages. Le titre indique assez que ce pauvre libelle est de 1652.
470Aveuglement (l') et mélancolie de Mazarin, présenté à monseigneur de La Mothe Houdancourt, avec un éloge sur ses triomphes et conquêtes, par le sieur N. R. Bossancourois.1649Paris7470. Aveuglement (l') et mélancolie de Mazarin, pré- senté à monseigneur de La Mothe Houdancourt, avec un éloge sur ses triomphes et conquêtes, par le sieur N. R. Bossancourois. Paris, veuve J. Remy, 1649, 7 pages.
471Avis à la reine d’Angleterre et à la France, pour servir de réponse à l'auteur qui en a représenté l'aveuglement.1650Sans Lieu7471. Avis à la reine d’Angleterre et à la France, pour servir de réponse à l'auteur qui en a représenté l'aveu- glement. ( S. !. ), 1650, 7 pages. C’est ici le pamphlet le plus audacieux de la Fronde. L’auteur a des idées très-avarcées sur le régicide. Il pense que les Anglais pourraient aider les Français à chasser leurs tyrans. On ne trouve- rait pas, deux fois, l’expression d’une opinion pareille.
472Avis à la reine, sur la conférence de Ruel.1649Paris4472. Avis à la reine, sur la conférence de Ruel. Puris, Robert Sara, 1649, 4 pages. ‘ Signé E. B.F ® Ce n’est pas sans raison que Naude , p. 11 du Maseurat, le met au nombre des pièces « soutenues et raisonnées. » Il n'y a peut- être rien de cette force, surtout de cette hardiesse, au temps de la conférence. ; « Le sujet, armé contre son souverain,, devient son egal. » « Jusqu’ici le roi règne paisiblement; Votve Majesté est régente ; et Paris en état et en volonte et inême en impatience de revoir l’un , et l’autre. Il ne faut qu’un moment et une résolution mal prise pour 4 renverser toutes ces choses. » F Naudé attribue cette pièce à l’abbé de Chambon, frère de Du A HO Châtelet.
473Avis à messieurs du parlement, sur la continuation de la trève et suspension d’armes.1649Paris6473. Avis à messieurs du parlement, sur la continuation de la trève et suspension d’armes. Paris, Michel Mé- tayer, 1649, G pages. « Depuis le commencement de la trève, 1,500 hommes des troupes parlementaires ont pris parti dans l’armée du roi. »
474Avis à messieurs les notables, convoqués à présent en assemblée de l’Hôtel-de-Ville de Paris, pour l’expulsion du cardinal Mazarin.1652Sans Lieu16474. Avis à messieurs les notables, convoqués à présent en assemblée de l’Hôtel-de-Ville de Paris, pour l’ex- pulsion du cardinal Mazarin. (S. 1. ), 1652, 16 pages. Pièce curieuse et rare, dans laquelle l’auteur établit que la guerre doit coûter aux Parisiens un million cing cent soixante livres par mois.
475Avis à M le cardinal Mazarin, sur le sujet de sa sortie hors le royaume de France.1649Paris8475. Avis à M. le cardinal Mazarin, sur le sujet de sa sortie hors le royaume de France. Paris , Gervais Al- Hot et Jacques Langlois, 1649, 8 pages.
476Avis à nos seigneurs du parlement, sur la vente de la bibliothèque de monsieur le cardinal Mazarin.Sans DateSans Lieu4476. Avis à nos seigneurs du parlement, sur la vente de la bibliothèque de monsieur le cardinal Mazarin. (S. 1. n. d.), 4 pages. Signé G. N. P. (Gabriel Naudé, Parisien.) La date doit être de 1632. M. le comte Léon de Laborde l’a publiée dans les notes (p. 251) de son excellent ouvrage surle palais Mazarin.
477Avis à tous les peuples de France, sur le manifeste publié sous le nom de monsieur le Prince.Sans DateSans Lieu8477. Avis à tous les peuples de France, sur le manifeste publié sous le nom de monsieur le Prince. (S. 1. n. d.), 8 pages. On sait que le Manifeste de AT. le Prince est de Mathieu du Bos-
478Avis au maréchal de Turenne, sur son traité avec les ennemis de l’État.1650Paris24478. Avis au maréchal de Turenne, sur son traité avec les ennemis de l’État. Paris, Pierre Variquet, 1650, 24 pages. C’est peut-être ici qu’on a imprimé, pour la première fois ce, mot du cardinal Mazarin sur Turenne : « Il faut les efforts de plus d’un siècle pour produire un pareil homme. » L’auteur ajoute qu’à cause de cela on appelait Turenne la maîtresse de Mazarin. L’Avis n’est pas d’un frondeur.
479Avis au peuple, sur les calomnies contre M. le prince.1651Paris8479. Avis au peuple, sur les calomnies contre M. le Prince. Paris , Nicolas Vivenay, 1651, 8 pages. Il y en eut bientôt un second, intitulé : Second avis sur les calom- nies contre M. le Prince, également chez Vivenay. Ce sont des explications que le prince de Condé faisait donner sur sà rencontre avec le carrosse du roi, dans le Cours de la Reine, sur sa visite à Mademoiselle, sur une augmentation de la garnison espagnole de Stenay , sur son refus de joindre son armée à celle du roi. Le peuple pensait , comme le premier président , que le prince de Condé semblait vouloir élever autel contre autel ; et il en murmurait.
480Avis aux bons et fidèles serviteurs du roi, les bourgeois de Paris, de demander Au parlement et à l’échevinage , supplier le roi qu'il plaise D'ordonner, aux bourgeois, de prendre les armes pour son entrée dans Paris; De faire sa demeure au Louvre ; D'employer les revenus des biens et bénéfices de Mazavin à payer les ouvriers, qui achèveront ledit Louvre; D'agréer le duc d’Elbeuf pour gouverneur de Paris, etc.1649Sans Lieu3480. Avis aux bons et fidèles serviteurs du roi, les bour- A hl geois de Paris, de demander/ Au parlement et à l’échevinage , supplier le roi qu'il plaise D'ordonner, aux bourgeois, de prendre les armes pour son entrée dans Paris; De faire sa demeure au Louvre ; D'employer les revenus des biens et bénéfices de Ma- zavin à payer les ouvriers, qui achèveront ledit Louvre ; D'’agréer le duc d’Elbeuf pour gouverneur de Pa- ris, etc. C’est la copie d’un placard (S. |. n. d.), 3 pages. L’auteur suppose que Mazarin se retirera, en exécution du der- nier arrêt du parlement; ce qui donne la date de janvier 1649.
481Avis aux bons François1649Sans Lieu8481. Avis aux bons François. (S. l., 1649), 8 pages. Contre les libelles et les libellistes. Ce pamphlet n’est pas mau- vais; et il est rare. :
482Avis aux bourgeois de Paris, pour la conservation de leurs personnes et de leurs familles1649Paris7482. Avis aux bourgeois de Paris, pour la conservation de leurs personnes et de leurs familles. Paris, Claude Morlot, 1649, 7 pages. Ce sont des conseils pour se garantr ou se guérir de la peste. Est-ce qu’on la craignait?
483Avis aux bourgeois de Paris, sur une levée de gens de guerre, ou raisons pour lesquelles il est plus expédient de faire présentement des recrues, tant cavalerie qu’infanterie, des troupes de l’armée de monseigneur le duc d'Orléans et de M. le Prince que de nouvelles troupes, avec la réponse aux objections contraires.1652Paris4483. Avis aux bourgeois de Paris, sur une levée de gens de guerre, ou l'aisons pour lesquelles 1l est plus expé- dient de faire présentement des recrues, tant cavalerie qu’infanterie, des troupes de l’armée de monseigneur le duc d'Orléans et de M. le Prince que de nouvelles troupes, avec la réponse aux objections contraires. Paris , André Chouqueux, 1652, 4 pages. dou Tn
484Avis aux cours souveraines.1651Sans Lieunan484. Avis aux cours souveraines. (S. |., 4651) , 8 pag. Trées-rare. Bonne critique de la situation financière, dirigée en partie contre le marquis de La Vieuville. L’auteur voudrait que les financiers, en entrant en charge, re- missent au roi un inventaire de leur bien, signé et certifié.
485Avis aux Flamens (sic), sur-le traité que les Espagnols ont fait avec la duchesse de Longueville et le maréchal de Turenne.1650Sans Lieu12485. Avis aux Flamens (sic), sur-le traité que les Espa- gnols ont fait avec la duchesse de Longueville et le maréchal de Turenne. (S. |.), 1650, 12 pages. Cette pièce est de Silhon , qui l’a fait réimprimer à la suite de ses Éclatrcissements de quelques difficultés touchant l’administration du cardinal Mazarin. Davenne y à répondu dans la Lertre particuliére de cachet , en- voyée par la reine régente à Messieurs du parlement, ete. J'en ai vu une édilion en plus gros caractères et de 16 pages, qui ne porte au titre que ces maîs : dvis aux Flamens.
486Avis aux gens de bien1654Sans Lieu6486. Avis aux gens de bien. (S. 1., 1654), 6 pages. Sur la retraite du prince de Condé à Saint-Maur. Cette pièce a été suivie du Second avertissement aux Parisiens , de la Troisième affiche, apposée à Paris, dont il y a deux éditions, et enfin de Le prince de Condé aux bons bourgeois de Paris, qui n’est que la reproduction de la seconde moitié de la 7roisième affiche. Ce ne sont ici que les copies des placards.
487Avis aux grands de la terre, sur le peu d’assurance qu’ils doivent avoir en leurs grandeurs, dédié aux conservateurs de leur vie.1649Paris11487. Avis aux grands de la terre, sur le peu d’assurance qu’ils doivent avoir en leurs grandeurs, dédié aux conservateurs de leur vie. Paris, veuve d’Anthoine Coulon , 1649,414 pages. Naudé, p. 195 du Mascurat, le cite parmi les pièces qui partent d’une plume violente. Il lattribue à un cnré, qui serait auteur du Théologien politique , du Courtisan qui déclare ce qui est de l’au- torité royale, de la France languissante, etc. Quand j’ajouterais que ce curé était ami de Mathurin Questier , on n’en tirerait pas de grandes lumières ; mais il ne sera peut-être pas inutile de rappelerù que M. Brousse, curé de Samnt-Roch, était un des partisans les plus déveués du coadjuteur. L’archevéque de Paris se crut obligé de lui interdire la chaire dans le caréme de 1650. Voir la Lettre de M. Brousse, ducteur en théologie, etc. Ce qui pourra donner quelque autorité à nos conjectures , c’est que Naudé attribue au même curé guatre ou cing lettres. Or, j'ai trouvé, sur le titre de la Lertre d'un religieux envoyée à M. le prince de Condé, à Saint-Cermain-en-Laye, etc. (VII° vol., 2° coll. de la Bibliothèque Sainte-Geneviève), cette mention, d’une écriture du temps : « L’auteur est M. Brousse, curé de Saint-Roch, rue Saint- Honoré. » Je montrerai, à l’article du Fhéologien politique, quelles étaient les doctrines de cet écrivain.
488Avis aux malheureuxSans DateSans Lieu7488. Avis aux malheureux. (S.|. n. d.), 7 pages. De 1652, après le combat de la porte Saint-Antoine. La Réponse d'un malheureux au cardinal de Retz, etc., altribue cette pièce au coadjuteur ; et ce n’est peut-être pas sans raison. Au moins, l’Aves est-il écrit avec une grande habileté et une grande vigueur. On y à répondu, sous le nom de Scarron, par le Cœur des princes entre les mains de Dieu, etc.
489Avis aux ParisiensSans DateSans Lieu7489. Avis aux Parisiens. Il y a, sous ce titre , trois pièces. La première est un placard in-4°, affiché le 4 novembre 1650 et dans lequel Mazarin est accusé d’avoir empoisonné le duc de Beaufort ; la seconde , un placard in-folio, relatif à une prétendue conspiration des habi- tants de Libourne contre le prince de Condé. L’auteur propose, par occasion , de raser les maisons de D'Elbeuf,, d’Hocquincourt , de La Ferté Senneterre, d’Aumont, Le Tellier, Servient , de Lyonne, de Chevreuse , d’Harcourt, de La Vieuville, d’Ampus, de la prin- cesse Palatine, de Manican, de Guénégaud, de Grandpré, etc. La troisième, enfin, est une copie du placard par lequel est an- noncée l’arrivée de M. le Prince à Paris, après le combat de Ble- neau. Elle porte au titre : Paris, jouxte la copie imprimée, 1632, 7 pages. Il en existe une autre édition, où Parisiens est écrit Pa- rissiens , et qui n’a que 6 pages. Le placard avait été affiché, le mardi de Pâques. Voir l‘Avis important et nécessaire donné aux Pa- risiens par le duc de Beaufort.
490Avis aux Parisiens, pour la conservation de M. le duc de Beaufort.1650Sans Lieu8490. Avis aux Parisiens, pour la conservation de M. le duc de Beaufort. (S. 1.), 1650, 8 pages. Cette pièce est relative à l’affaire du jardin de Renard.
491Avis aux Parisiens, servant de réponse aux impostures du cardinal Mazarin1650Sans Lieu31491. Avis aux Parisiens, servant de réponse aux impos- tures du cardinal Mazarin. (S. 1.), 1650. 31 pages. C’est une réponse à la Lettre du roi sur la détention des princes. Elle n’est certes pas sans mérite. Guy Patin la cite sous le titre d’Avis au peuple , dans sa letre du 24 mai 1650 , à Charles Spon.
492Avis aux Parisiens, sur la descente de la châsse de sainte Genfeviève et la procession qui se doit faire, pour demander la paix, par un curé de la ville de Paris1652Paris22492. Avis aux Parisiens, sur la descente de la châsse de sainte Genfeviève et la procession qui se doit faire, pour demander la paix, par un curé de la ville de Pa- ris. Paris, 1652, 22 pages. T'rés-rare. T’auteur est Antoine Godeau, évêque de Grasse et de Vence, qui a composé également l’Hymne de sainte Geneviève et dont on avait publié, en 1651, une Remontrance du clergé de France, etc. L’Avis a été reproduit dans le tome II de ses œuvres en prose.
493Avis aux partisans, maitôtiers, monopoleurs et fermiers de ce royaume, trouvé dans le cabinet du sieur d’Emery, après sa mort.1650Paris24493. Avis aux partisans, maitôtiers, monopoleurs et fermiers de ce royaume, trouvé dans le cabinet du sieur d’Emery, après sa mort. Parts, 1650, 24 pages. C’est une seconde édition, revue et abrégée , de la Description des vies, mœurs et façons de faire des péagers, etc. h* 4&{.ÿ
494Avis burlesque du cheval de Mazarin à son maître.1649Paris8494. Avis burlesque du cheval de Mazarin à son maître. Paris , veuve Musnier, 1649, 8 pages. Il y a assez d’esprit et de libertinage pour en faire une des pièces les plus curieuses de la Fronde.
495Avis charitables et burlesques aux religieuses réfugiés (sic) dans Paris, sur leurs occupations ordinaires.1652Paris12495. Avis charitables et burlesques aux religieuses réfu- glés (sic) dans Paris , sur leurs occupations ordinaires. Paris , 1652, 12 pages. Rare. Il ne faut pas juger trop sévèrement cette pièce sur le titre.
496Avis chrétien et politique à Charles II, roi de la Grande-Bretagne.1649Paris20496. Avis chrétien et politique à Charles IT, roi de la Grande-Bretagne. Paris , veuve J. Remy, 1649, 20 p.
497Avis d’Angleterre, envoyé en France par les communes de Londres, au cardinal Mazarin, lui représentant l’histoire de Gaverstou, favori d’un de leurs rois, et les malheurs qui lui sont arrivés, sur le même sujet d’une guerre qu'il exerce aujourd'hui.1652Paris14497. Avis d’AnglefeËx‘e , envoyé en France par les com- munes de Londres, au cardinal Mazarin, lui repré- sentant l’histoire de Gaverstou, favori d’un de leurs rois, et les malheurs qui lui sont arvivés, sur le même sujet d’une guerre qu'il exerce aujourd'hui. Pares, 1652, 14 pages. Cette histoire de Gaverston est empruntée à un pamphlet de 1588, intitulé : « Héistoire tragique et mémorable de Gaverston, jadis le mignon d'Édouard IT, dédiée au duc d'Épernon. Elle avait déjà été mise en vers burlesques, sous le titre de Portrait des Javoris, 1649. Il y a une réponse qui s’intitule : Pièce justificative du cardinal Mazarin, etc.Ph Auk
498Avis d'État à la reine, sur le gouvernement de sa régence.1649Sans Lieu30498. Avis d'État à la reine, sur le gouvernement de sa régence. ( S. 1.), 1649, 30 pages. Il est rangé par Naudé, p. 14 du Mascurat, parmi les pièces « soutenues et raisonnces. »
499Avis d’État à monsieur le Prince, pour la sûreté de sa personne et de sa vie, et pour l'augmentation de sa gloire.1649Paris15499. Avis d’État à monsieur le Prince, pour la sûreté de sa personne et de sa vie, et pour l'augmentation de sa gloire. Paris, 1649, 15 pages. Après la paix.
500Avis d’importance, envoyé au cardinal Mazarin, portant conseil de se déguiser avant que de venir à Paris.1652Paris7500. Avis d’importance, envoyé au cardinal Mazarin, portant conseil de se déguiser avant que de venir à Paris. Paris, 1652, 7 pages. Daté du bureau de la Fronde. Plus de libertinage encore que d’esprit.
501Avis d’un bon père hermite, donné à un autre sur les malheurs du temps.1649Paris8501. Avis d’un bon père hermite, donné à un autre sur les malheurs du temps. Paris, Claude Huot, 1649, 8 pages.
502Avis d'un bourgeois véritablement désintéressé à ses confrères, sur les affaires présentes.1652Paris7502. Avis d'un bourgeois véritablement désintéressé à ses confrères, sur les affaires présentes. Paris, 1652, 7 pages. Rare. ”
503Avis d’un hermite solitaire à Mazarin, sur les conspirations qu’il a faites contre nos seigneurs de Beaufort et de Vendôme.1649Paris7503. Avis d’un hermite solitaire à Mazarin, sur les con- spirations qu’il a faites contre nos seigneurs de Beau- fort et de Vendôme. Paris, François Musnier, 1649, 7 pages.
504Avis d’un religieux contre les faiseurs de libelles diffamatoires, touchant l’emprisonnement des princes et affaires du temps.1650Paris8504. Avis d’un religieux contre les faiseurs de libelles diffamatoires , touchant l’emprisonnement des princes et affaires du temps. Paris, Guill. Sassier, 1650,8 p. Signé F. D. F. (François Davenne de Fleurance.)
505Avis de l’âme du maréchal d’Ancre à l’esprit du cardinal Mazarin, touchant la résolution qu'il doit rendre sur les troubles, qu'il a nouvellement suscités en France.« Les véritables morts en la grâce conseilloient Saül pour le perdre, vu qu'il avoit mis toute sa confiance en des hommes vaillants et aguerris, et qu'il ne consultoit que des démons et des sorciers.» I SAM., 13, 2, 28, 7 et 8.1649Paris8505. Avis de l’âme du marvéchal d’Ancre à l’esprit du cardinal Mazarin, touchant la résolution qu'il doit rendre sur les troubles, qu'il a nouvellement suscités en France. « Les véritables morts en la grâce conseilloient Saül pour le perdre, vu qu'il avoit mis toute sa confiance en des hommes vaillants et aguerris, et qu’il ne con- sultoit que des démons et des sorciers. » I Sam., 13, 2, 28, 7 et 8. Paris, Pierre Variquet , 41649, 8 pag.
506Avis de monseigneur le coadjuteur, prononcé au parlement, pour l’éloignement des créatures du cardinal Mazarin, le 12 juillet 1651.1651Paris8506. Avis de monseigneur le coadjuteur, prononcé au parlement, pour l’éloignement des créatures du cardi- nal Mazarin, le 12 juillet 1651. Paris, veuve J. Guil- lemot, 1651, 8 pages. Il est reproduit en entier dans le Jouwrnal du parlement, et dans les Mémoires du cardinal de Retz, p. 283, coil. Michaud. Le cardinal dit, p. 284, que c’est lui-même qui l’a fait publier, après s’en être concerté avec la reine.
507Avis de M. le maréchal de Turenne et de M. de Villeroy, présenté à Son Altesse Royale et à M. le Prince, sur les affaires présentes.1652Paris7507. Avis de M. le maréchal de Turenne et de M, de Villeroy, présenté à Son Altesse Royale et à M. le Prince, sur les affaires présentes. Paris, Jean Gué- rard,1652, 7 pages. 11 n’y a pas un mot de Villeroy ni de Turenne.
508Avis de monsieur le Prince à messieurs du parlement, contenant les particularités de la bataille qu’il a gagnée, et le sujet de sa venue en leur assemblée.1652Paris7508. Avis de monsieur le Prince à messieurs du parle- ment, contenant les particularités de la bataille qu’il a gagnée , et le sujet de sa venue en leur assemblée. Paris, Jacob Chevalier, 1652, 7 pages. H s’agit du combat de Bleneau , dont l’auteur ne raconte pas la moindre particularité.
509Avis des bourgeois de Paris, donné à messieurs les princes au sortir de la maison de ville, pour chasser tous les Mazarins hors de la ville.1652Paris7509. Avis des bourgeois de Paris, donné à messieurs les princes au sortir de la maison de ville, pour chasser tous les Mazarins hors de Ja ville. Paris, Gilles de l*‘msnc, 1652, 7 pages
510Avis désintéressé sur la conduite de monseigneur le coadjuteur.1651Paris16510. Avis désintéressé sur la conduite de monseigneur le coadjuteur. Paris, 4651, 16 pages. Cette pièce appartient à la polémique qui s’engagea entre M. le Prince et lecuadjuteur, à l’occasion des secrétaires d’État. Il y eut, tout de suite, une réponse intitulée : Réponse d’un véritable désinté- ressé à l’avis du faux désintéressé, ete. Le cardinal de Retz répliqua par Ze Solitaire aux deux désintéressés. Puis les partisans du prince firent paraître, successivement , la Leittre d’un Bordelois à un bourgevis de Paris , le Bon frondeur qui fronde les mauvais fron- deurs, etc., et le Frondeur bien intentionné aux faux frondeurs. L’Avis n’est pas dans la liste que le coadjuteur donne de ses pièces, p. 258 de ses Mémoires, coll. Michaud ; malgré cela, il n’est pas douteux, à mon sens , qu’il ne soit entièrement de lui. L’au- teur de la Lettre d’ur Bordelois paraît en avoir la certitude. D’ail- leurs le cardinal de Retz se reconnaît, pour ainsi dire, à toutes les lignes. C’est bien lui qui se plaint de ce qu’on veut « empécher les patriotes de prendre en main le gouvernement des affaires. » C’est bien lui , encore, qui a écrit : « Il n’y a rien de plus constant dans la politique que le crédit est toujours plus dangereux dans la per- sonne des princes qu’en celle des particuliers… : leur naissance les élève assez, sans les élever davantage. » Les partisans du prince de Condé ne s’y sont pas trompés. Il n’est peut-être pas un de leurs pamphlets, où ils ne reprochent ces phrases au coad- Juteur. . A ce moment, Gondy se regardait presque comme en possession du ministériat, ainsi qu’on disait alors: Il ne doutait pas qu’il ne fût prochainement appelé à remplacer le cardinal Mazarin ; et il prenait déjà, vis-à=vis du prince de Condé , le langage d’un maître. L’Avis est, de toutes les pièces du coadjuteur, celle qui accuse le plus franchement ses espérances. II dement les protesta- tions tardives des JMémoires. Est-ce pour cela que Gondy ne l’a- voue pas? 514. Avis donné aux Parisiens avant leur entière déso- lation. Jouxte l’affiche du 5 juin 1652. Paris, Sans Date, T pages: Violente sortie contre le coadjuteur et la duchesse de Chevreuse, dont l'auteur demande l’expulsion ou la mort.
511bis. Avis donné aux Parisiens avant leur entière désolation. Jouxte l'affiche du 5 juin 1652.(s.d.)Paris7511. bis. Avis donnés au roi, etc. FVoir plus loin, à la page 174, le n°554.
512Avis du mauvais riche à Mazarin.1649Paris8512. Avis du mauvais riche à Mazarin. Paris, veuve Musnier, 1649, 8 pages.
513*Avis du riche inconnu de la Parabole, envoyé à Mazarin.Sans DateSans Lieunan513*. Avis du riche inconnu de la Parabole , envoyé à Mazarin. Mème pièce apparemment. Je n’ai vu le second titre que dans le P. Lelong, art 22,509. 513 bis, Avis et moyens justes, etc. Voir plus loin , à la page 170, le n° 883.
514Avis (les) héroïques et importants, donnés à M. le prince de Condé par monsieur de Châtillon, revenu de l'autre monde, par l'auteur même des Triolets.1649Paris12514. Avis (les) héroïques et importants, donnés à M. le prince de Condé par monsieur de Châtillon, revenu de l’autre monde, par l'auteur même des Triolets. Pa- ris, Denys Langlois, 1649, 12 pages. On lit, au bas de la 12° page, un Avis particulier de l’auteur à M. le Prince. Je ne veux pas manquer l’occasion, qui m’est donnée ici , de noter que, dans un très-grand nombre de pièces, on engage le roi, les princes ou le parlement à venger la mort du roi d’Angleterre. Il existe une édition de Rouen, chez Robert Daré , sur l’im- primé à Paris, 1649, 16 pages. Elle contient aussi l’Avertissement Jait par M. de Châtillon, revenu des Champs-Élysées, à M. le prince de Condé, à Saint-Germain-en-Laye. Les Triolets, dont il est parlé dans ce titre, sont les Triolets du prince de Condé; mais l'auteur n’en reste pas moins inconnu. Les Avis héroïques ont été réimprimés sous le titre de POmbre de M. de Châtillon, etc. C’est apparemment le même pamphilet que les Avertissements héroïques de M. de Chätillon à M. le prince de Condé, qui sont cités par Naudé, p. 285 du Muscurat.
515Avis horrible et épouvantable pour détruire le cardinal Mazarin, avec les puissants moyens de le faire haïr au roi et à ceux qui le tiennent près de sa personne.1652Paris4515. Avis horvrible et épouvantable pour détruire le car- dinal Mazarin, avec les puissants moyens de le faire haïr au roi et à ceux qui le tiennent près de sa per- sonne. Paris , J. du Crocq, 1652, 4 pages.
516Avis important d’un abbé au cardinal Mazarin, sur le sujet de sa sortie hors du royaume de France.1652Paris19516. Avis important d’un abbé au cardinal Mazarin, sur le sujet de sa sortie hors du royaume de France. Pa- is, François Preuveray, 1652, 19 pages. Signe N., et daté de la plus désolée ville, jour du malheur public et veille des plus grands maux. « Vous n’avez point manqué à la France; c’est le bonheur qui vous a manqué. » Voilà l’esprit de cette p1ece qui n’est pas sans mérite.
517Avis Important de M. de Châteauneuf, donné avant le départ de Sa Majesté de Fontainebleau, touchant la résolution, qu'on doit prendre sur le mécontentement de M. le Prince.1651Sans Lieu16517. Avis Important de M. de Châteauneuf, donné avant le départ de Sa Majesté de Fontainebleau, touchant la résolution, qu’on doit prendre sur le mécontente- ment de M. le Prince. (S. |.), 1651, 16 pages. Il y a un Second avis, donné à Poitiers et une Lettre écrite de Poitiers , portant la réponse aux avis, etc. L’anteur permet de croire, dans la J'ustification de monseigneur le Prince, que l Avis a été condammé par le parlement.
518Avis important de M. le maréchal de Villeroy, donné à Sa Majesté par ses ordres, dans Saumur, le 12 du courant, sur la nécessité pressante de réunir au plutôt les divisions de l'État.Sans DateParis16518. Avis important de M. le maréchal de Villeroy, donné à Sa Majesté par ses ordres, dans Saumur, le 12 du courant, sur la nécessité pressante de réunir au plutôt les divisions de l’État. Paris, jouxte la copie impri- mée à Saumur, chez François Laynié, ( s. d.), 16 pages. Je ne crois pas à cette impression de Saumur, parce que je ne crois pas à l’authenticite de l’Ævis. La pièce est bien faite pourtant ; et si bien dans le caractère de Villeroy, qu’elle a pu tromper bean- coup de lecteurs. Elle s'annonçait d’ailleurs avec une permission du duc d’Orléans, à laquelle je ne me fierais pas. 12 février 1652.
519Avisimportant donné à monseigneur le Prince, sur l'état des affaires présentes, par un des notables bourgeois de Paris, le 20 de juin 1652.Sans DateParis19519. Avisimportant donné à monseigneur le Prince, sur l'état des affaires présentes, par un des notables bour- geois de Paris, le 20 de juin 1652. Paris, Sans Date, 49 p
520Avis important et désintéressé sur l’affaire de M. le cardinal de Retz.Sans DateSans Lieu8520. Avis important et désintéressé sur l’affaire de M. le cardinal de Retz. (S. 1. n. d.), 8 pages. Écrit en 1656 , deux ans après la fuite du cardinal. L’Avis est assez habile pour étre de lui.)
521Avis important et nécessaire à monsieur de Beaufort et à monsieur le coadjuteur.1650Sans Lieu20521. Avis important et nécessaire à monsieur de Beau- fort et à monsieur le coadjuteur. ( S. 1.), 1650, 20 p. Un des pamphlets du cardinal de Retz. Il parut d’abord manu- scrit. Il ne se vendait pas alors. Il se donnait, ou se prétait. Ce fut le coadjuteur lui-même qui le porta chez Omer Talon. Cependant, il paraît qu’il ne tarda pas à être imprimé ; car Guy Patin en annonce la vente, dans sa lettre, du 24 mai 1650, à Charles Spon ; et il a dû être composé vers la fin d’avril. Il en existe une édition, petit in-12 (s. 1.), 1650, à la sphère, qui porte pour titre : le Véritable avis donné à M. de Beaufort et à M. le coadjuteur. On le réunit ordinairement, dans un même vo- lume, avec l’Apologie pour messieurs les princes. Omer Talon parle de l’4vis dans ses Mémoires, p. 384, coll. Mi- chaud. Mailly le cite p. 442 du ÎTI° vol. de l’Æsprit de la Fronde.
522Avis important et nécessaire, aux corps de ville, bourgeois et citoyens de la ville de Paris, sur la prochaine élection d’un prévôt des marchands, par lequel, par de grandes et importantes raisons, il leur est montré que, pour le bien et salut de la ville, il est nécessaire de procéder à l’élection d'un prévôt des marchands suivant les anciens droits et usages, et comme il a été pratiqué en l’élection de M. de Broussel, conseiller au parlement, et sans plus recevoir ordre ni lettre de cachet de la cour ni autre puissance, comme contraire aux'ordonnances; avec la réponse aux objections contraires, et les moyens de se rétablir en cet ancien droit d'élection.1652Paris24522. Avis important et nécessaire, aux corps de ville, bourgeois et citoyens de la ville de Paris, sur la pro- chaine élection d’un prévôt des marchands, par lequel, par de grandes et importantes raisons, il leur est montré que, pour le bien et salut de la ville, il est né- cessaire de procéder à l’élection d'un prévôt des mar- chands suivant les anciens droits et usages, et comme ila été pratiqué en l’élection de M. de Broussel , con- seiller au parlement, et sans plus recevoir ordre ni lettre de cachet de la cour ni autre puissance, comme contraire aux ordonnances; avec la réponse aux ob- jections contraires , et les moyens de se rétablir en cet ancien droit d’élection. Paris, André Chouqueux, 1652 , 24 pages. Pièce intéressante et qui n’est pas commune.
523Avis important et nécessaire, donné aux Parisiens par M. le duc de Beaufort.1652Paris15523. Avis important et nécessaire, donné aux Parisiens par M. le duc de Beaufort. Paris, 1652, 15 pages. Signé François de Vandôme (sic), duc de Beaufort. L’Avis aux Parisiens , affiché le mardi de Pâques , attira une grande foule de peuple au-devant dn prince de Condé qui venait à Paris après le combat de Bleneau. 11 y eut emeute. On injuria et vola madame d’Ornano , la duchesse de Châtillon, Fontrailles , le comte de Brancas , le marquis de Mouy, le commandeur de Saint- Simon, le prince de Tarente et son frère, le commandeur de Merce ‘et madame de Bonel (sic) « qui envoya cent fois fairef... le Ma- zarin. » L’auteur accuse à la fois Mazarin et le coadjuteur. Est-il possible que le duc de Beaufort ait signé une pareille pièce?
524Avis important et nécessaire, donné par un politique désintéressé, à messieurs du parlement, sur le sujet de leur dernier arrêt contre le cardinal Mazarin.1652Sans Lieu12524. Avis important et nécessaire, donné par un politi- que désintéressé, à messieurs du parlement, sur le sujet de leur dernier arrêt contre le cardinal Mazarin. (S. 1.), 1652, 12 pages. « Vous vous perdrez tout seul ; et vous ne vous sauverez qu’a- vec lui (M. le prince). » Cela peut être politique; mais désinté- ressé, Non.
525Avis important et nécessaire sur l’état et le bien des affaires présentes, donné par un notable bourgeois en l’assemblée de l'hôtel de ville.1652Paris16525. Avis important et nécessaire sur l’état et l_ç,biefi des affaires présentes, donné par un notable bourgeois en l’assemblée de l'hôtel de ville. Paris, 1652,16 p. Le duc d'Orléans avaît pris le titre et les fonctions de lieutenant général du royaume. L'auteur a un système d’impôt fort plaisant, qui repose sur cette extravagance : que Paris compte six millions d’habitants. Il ne faut pas, après cela , s’étonner qu’Isaac Loppin suppose soixante millions d’âmes dans toute la France. Voir ci-après l’Avis trés-jüste et légitime au roi trés-chrétien, etc.
526Avis nécessaire, donné aux Parisiens, sur le sujet de la bataille, qui doit être donnée, devant Chartres, entre l’armée de messieurs les ducs de Beaufort et de Nemours et celle du cardinal Mazarin.1652Sans Lieu8526. Avis nécessaire, donné aux Parisiens, sur le sujet de Ja bataille, qui doit être donnée, devant Chartres, entre l’armée de messieurs les ducs de Beaufort et de Nemours et celle du cardinal Mazarin. (S. |.), 1652, 8 pages.
527Avis politique au roi, pendant l’année de sa majorité.1651Paris8527. Avis politique au roi, pendant l’année de sa majo- rité. Parrs, 1651, 8 pages.
528Avis politique et nécessaire sur les urgentes affaires du présent.1652Paris12528. Avis politique et nécessaire sur les urgentes affaires du présent. Parrs, veuveJ. Guillemot, 1652, 12 pag. Manifeste de la Fronde, qui gourmande l’indifférence des Pari- siens et voudrait Jeur faire comprendre qu’il y a nécessité de lui donner de l’argent. L’auteur excuse le duc d’Orléans de n’avoir pas arrété le Mazarin, dans sa marche à travers la France, sur ce que les peuples ne se sont pas émus sur son passage.
529Avis politiques, envoyés à un officier de la reine, touchant l'état des affaires présentes.1649Paris7529 Avis politiques, envoyés à un officier de la reine, touchant l'état des affaires présentes. Paris , Nicolas de La Vigne, 1649, 7 pages. Cette pièce n’est pas signée ; mais Du Pelletier s’y désigne assez clairement.
530Avis présenté au roi et à nos seigneurs du parlement sur le règlement des monnoies.1651Paris15530. Avis présenté au roi et à nos seigneurs du parle- ment sur le règlement des monnoies. Paris, 1651, 15 pages.
531Avis pressant et nécessaire, donné aux Parisiens, sur la demande que la cour fait de l’Arsenal et de la Bastille.1652Paris15531. Avis pressant et nécessaire, donné aux Parisiens, sur la demande que la cour fait de l’Arsenal et de la Bastille. Paris , Pierre Heulin, 1652, 15 pages.
532Avis prompt et salutaire, donné par les bons bourgeois de Paris à messieurs les princes, pour se rendre maîtres des passages et villes des environs de Paris, où il y a garnison mazarine, pour la conservation de M. le duc de Beaufort dans le gouvernement de la ville, pour la continuation de M. de Broussel en la charge de prévôt des marchands, dont l'élection doit appartenir cy-après aux bourgeois, pour l'éloignement du coadjuteur hors de Paris, et pour la perfection des cinquante mille écus promis, par arrêt de la cour, à celui qui présentera le cardinal Mazarin vif ou mort.1652Paris19532. Avis prompt et salutaire, donné par les bons bour- geois de Paris à messieurs les princes, pour se rendre maîtres des passages et villes des environs de Paris, où il y a garnison mazarine, pour la conservation de M. le duc de Beaufort dans le gouvernement de la ville, pour la continuation de M. de Broussel en la charge de prévôt des marchands, dont l’élection doit appar- tenir cy-après aux bourgeois , pour l’éloignement du coadjuteur hors de Paris, et pour la perfection des cinquante mille écus promis, par arrêt de la cour, à ce- lui qui présentera le cardinal Mazarin vif ou mort. Paris, 1652, 19 pages.
533Avis, remontrance et requête, par huit paysans de huit provinces, députés pour les autres du royaume, sur les misères et affaires du temps présent, 1649, au parlement de Paris, et de ceux (sic) députés et assemblés à Ruel pour la conférence.1649Paris72533. Avis, remontrance et requête, par huit paysans de huit provinces, députés pour les autres du royaume, sur les misères et affaires du temps présent, 1649, au parlement de Paris, et de ceux (sic) députés ‘et as semblés à Ruel pour la conférence. Paris, composé par Misère et imprimé en Calamité, 1649, 72 pages. Les huit paysans sont le Bourguignon, le Picard, le Champenois et Briois, le Poitevin , le Breton , le Tourangeau, le Normand et le Manceau. Ils ont formulé leurs griefs et remontrances en articles dont voici les plus importants : Art. 4. Assemblée des États ; 6. La no- blesse sera remise en sa première splendeur; néanmoins la porte sera toujours ouverte à la vertu pour les charges, de quelque con- dition qu’on soit ; 10. Tous les juifs seront bannis du royaume ; ou on ne chantera plus messe ; 12. Plus d’étrangers pour faire la guerre ; un Suisse dépense plus que six François. Honte et dom- mage pour la France, qui a tant d’hommes et ne sauroit se passer de ses voisins ; 19. Les financiers, gens d’église et de chicane con- tribueront pour achever le Louvre ; 20. Les princes et seigneurs n’auront plus de pensions; 21. Aucun valet ne pourra quitter son maître sans billet, sous peine des galères ; 22, Les charges de gou- verneur de province , de ville, etc,, ne seront plus héréditaires ; 22. Les jésuites ne hanteront plus la cour et n’iront plus en car- rosse ; 30. Il n’y aura plus d’ambassadeurs ordinaires vers les étrangers, ni d’eux à nous ; 31. Le premier président demeurera en sa charge tant qu’il lui plaira ; et le feu saint Antoine échauffe quiconque voudra lui faire quitter ; 36. Nul ne pourra être chan- celier , s’il n’est gentilhomme portant épée. ‘Toutes ces propositions sont remarquables à divers titres. Voilà certes un vigoureux pamphlet. Les hvit paysans deman- dent aux députés du parlement de faire la paix. Ils ont des maximes d’État souvent pleines de raison et des railleries toujours pleines d’esprit. Is voient fort bien qu’on n’a soin de l’intérêt public dans aucun parti. Ils se plaignent de l’inobservation des lois et déclarent qu’il y a, dans les établissements de la monarchie, remède à tous les maux. « Si les lois ne sont pas observées , c’est la faute du roi, disent- ils hardiment ; et pendant sa minorité, la faute de son conseil. » « C’est une honte que le roi soit obligé de paycr la fidélité de ses sujets. » ' Au merite de la pensée et du style , l’Avis en joint un autre, qui n’est pas moins apprécié des amateurs, celui de la rareté.
534Avis salutaire à ceux qui baillent leurs bleds à boulanger et qui sont soigneux du profict et de la santé de leurs familles, contenant les qualités des deux seules sortes de pain que l’on fait à présent dans le magasin du grand pain bourgeois, marqué cy-dessous pour remédier à toutes les inégalités et défauts qu’on y peut avoir rencontré jusques icy, et la quantité qu’on prend pour chaque stier (sic) de bled, encore plus grande que par le passé, sans pourtant prendre plus grands droits, pour les frais du moulin et de la cuisson, que trois deniers pour livre dudit pain; ensemble les advantages tous évidents et les seurtés (sic) toutes entières qu'y trouvent ceux qui se servent de cette commodité; avec les instructions nécessaires sur ce sujet, très-utiles à toute sorte de personnes.Sans DateSans Lieu4534. Avis salutaire à ceux qui baillent leurs bleds à bou- langer et qui sont soigneux du profict et de la santé de leurs familles, contenant les qualités des deux seules sortes de pain que l’on fait à présent dans le magasin du grand pain bourgeois, marqué cy-dessous pour re- médier à toutes les inégalités et défauts qu’on y peut avoir rencontré jusques icy, et Ja quantité qu’on prend pour chaque stier (sic) de bled, encore plus grande que par le passé, sans pourtant prendre plus grands droits, pour les frais du moulin et de la cuisson, que trois deniers pour livre dudit pain; ensemble les ad- vantages tous évidents et les. seurtés ( sic) toutes entières qu’y trouvent ceux qui se servent de cette commodité; avec les instructions nécessaires sur ce sujet, très-utiles à toute sorte de personnes. (S. |. n. d.), 4 pages. Voir le Franc bourgeois de Paris, etc.
535Avis salutaire aux bourgeois de Paris1649Sans Lieu4535. Avis salutaire aux bourgeois de Paris. (S. 1. n. d.), 4 pages. Entre les conférences de Ruel et de Saint-Germain. La date est donc de 1649. L’esprit de la pièce indique qu’elle a dû être im- primée à Saint-Germain. Les pamphlets de cette espèce sont pres- que toujours rares.
536Avis salutaire, donné à Mazarin pour sagement vivre à l’avenir.1614Paris7536. Avis salutaire, donné à Mazarin pour sagement vi- vre à l’avenir. Paris, Arnould Cottinet, 164$, 7 pag. Imitation d’une pièce de 1614, intitulée : Avis salutaire, donné au cardinal de Sourdis pour sagement vivre & l’avenir.
537Avis salutaire, envoyé par les boulangers, cabaretiers, bouchers, gazetiers et arquebusiers à Jules Mazarin à Saint-Germain-en-Laye.1649Paris14537. Avis salutaire, envoyé par les boulangers, cabare- tiers, bouchers, gazetiers et arquebusiers à Jules Maza- rin à Saint-Germain-en-Laye. Paris , veuve Musnier, 1649, 14 pages. Signe Philogène. Cette pièce, assez origmale, a été publiée pen- dant le carème de 1649.
538Avis salutaire pour le temps présent, sur le sujet du mot de Mazariniste.1649Paris8538. Avis salutaire pour le temps présent, sur le sujet du mot de Mazariniste. Paris, veuve Théodore Pé- pingué et Est. Maucroy, 1649, 8 pages. C’est un pauvre diable, qui se plaint d’avoir été appelé Mazu- riniste, frappé et poursuivi à coups de pierres, parce qu’il avait soutenu l’opinion du Théologier politique, qui, dit-il très-judicieu- ment, avait été imprimé avec permission. Les troupes du roi jetaient les prisonniers de Charenton dans la Seine, en leur disant : « Vous irez voir le parlement. »
539Avis salutaires aux citoyens et peuple de la ville de Paris sur l’état présent des affaires.1649Sans Lieu8539. Avis salutaires aux citoyens et peuple de la ville de Paris sur l’état présent des affaires. (S. 1.), 1649, 8 pages. Pour le duc d’Elbeuf contre le prince de Conti. C’est par consé- quent un des premiers pamphlets.
540Avis salutaires, donnés à messieurs de Bordeaux par un citoyen de la ville.1650Sans Lieu27540. Avis salutaires, donnés à messieurs de Bordeaux par un citoyen de la ville. (S. 1.), 1650, 27 pages. Détails très-curieux sur les institutions municipales de Bordeaux. L’auteur défend, en passant, le sieur de La Chabanne, son ami, qui a publié une réponse à la Lettre de M. le duc d’Epernon à un de messieurs du parlement de Paris , et auquel il a été repliqué par la Lettre du sieur de Giac, domestique de monseigneur le duc d’Eper- non , etc.
541Avis salutaires et généreux à tous les bons François et aux véritables bourgeois de Paris.1649Sans Lieu7541. Avis salutaires et généreux à tous les bons François et aux véritables bourgeois de Paris. (S. |.), 1649, 7 pages. Pendant la conférence de Saint-Germain. On y a fait une réponse , sous le titre de : Frai amateur de la paiz, etc.
542Avis, signé Beaudouyn, daté du 19 février 1649, et donné, au nom de l’archevêque de Paris, à tous les curés et aux supérieurs des monastères, de déclarer à leurs prédicateurs « qu’ils n’aient à traiter, dans leurs prédications, de matières contentieuses ni des affaires publiques, sous peine d'interdiction et autres plus grandes , s'il y échet.»Sans DateSans Lieunan542. Avis, signé Beaudouyn, daté du 19 février 1649, et donné, au nom de l’archevêque de Paris, à tous les curés et aux supérieurs des monastères, de déclarer à leurs prédicateurs « qu’ils n’aient à traiter, dans leurs prédications, de matières contentieuses ni des affaires publiques, sous peine d'interdiction et autres plus grandes , s'il y échet. » Demi-page d’impression, sans nom de lieu ni d’imprimeur.
543Avis sincère aux bourgeois de Paris, sur ce qui s'est passé en leur ville depuis l’an 16481652Sans Lieu46543. Avis sincère aux bourgeois de Paris, sur ce qui s'est passé en leur ville depuis l’an 1648. (S. 1.}, 1652, 46 pages. Histoire un peu vulgaire de la Fronde, jusqu’au voyage du clergé de Paris à Compiègne. On y trouve, cependant, quelques bonnes observations, principalement sur les mesures financières. La reine ayant remis une partie des tailles, elle fut obligée de manquer à ceux qui lui avaient fait des prèts et avances sur ses revenus. Les particuliers retirèrent Jeur argent des mains des financiers ; de là des faillites à Paris et dans toutes les villes de commerce. « I n’y a coin de rue où l’on ne voie son portrait ( de Broussel). » « Par un contrat solennel, passé devant notaire, le cardinal Mazarin avoit rendu sa bibliothèque publique et l’avoit dotée d’un revenu suffisant pour l’entretien des bibliothécaires, l’ayant même mise sous la protection du parlement, » quand le parlement jugea à propos de la vendre. Je dois pourtant dire que , dans l’Avis au parlement sur la vente de la Bibliothèque du cardinai Mazarin, Naudé ne parie point de ce contrat; mais il affirme, lui aussi, que es premiers présidents des trois cours souveraines et le procureur général devaient étre appelés à veiller sur la bibliothèque. On comprend assez que ce pamphlet est royaliste. Il y en a une autre édition, qui porte pour titre :
544Avis sincère aux bourgeois de Paris, par le récit véritable de ce qui s'est passé en leur ville depuis l’an 1648.1652Sans Lieu50544. Avis sincère aux bourgeois de Paris, par le récit véritable de ce qui s'est passé en leur ville depuis l’an 1648. {S. 1.), 1652, 50 pages.
545Avis sincère du maréchat de Lhopital, donné à Sa Majesté daas Saint-Denys, avec les raisons pour lesquelles on l’a fait arrêter en cour.1652Paris16545. Avis sincère du maréchat de Lhopital, donné à Sa Majesté daus Saint-Denys, avec les raisons pour les- quelles on l’a fait arrêter en cour. Paris, Guill. Hardy, 1652, 16 pages. Il en a été publié une contrefaçon, sous le titre de Harangue de M. le Chancelier, faite à Sa Majesté, etc. On peut y joindre la Relation véritable, contenant tout ce qui s’est passé au conseil du roi sur les remontrances de messieurs le maré= chal de L’Héôpital, etc snéaned
546Avis sincère d'un évêque pieux et désintéressé, envoyé au cardinal de Retz, sur une lettre publiée dans Paris sous le nom de ce cardinal.1655Sans Lieu126546. Avis si}wè/re d'un évêque pieux et désintéressé, en- voyé au cardinal de Retz, sur une lettre publiée dans Paris sous le nom de ce cardinal. (S. 1.), 1655, 426 pages in-folio. Rare. Savante discussion du droit des évéques ; critique sévère de la conduite du cardinal de Retz. Depuis l’amnistie « on vous a vu continuer la trame de vos mêmes intelligences et de vos mêmes intrigues dans Paris et dans tout le royaume; ou en jettant des semences de murmures dans le peuple; ou en préparant sous main les créanciers de l’Hôtel de Ville à de nouveaux dégoûts et de nouvellesclameurs; ou en ména- geant dans les provinces, par vos émissaires, des assemblées de gen- tilshommes, pour demander celle des états généraux, où votre ambition, à ce qu’on dit, eût rencontré pleinement de quoi se satisfaire et une occasion très-ample de se déployer en toute lberté ; ou en offrant à monseigneur le duc d’Orléans, par une bravade que vous savez bien être au-dessus de votre crédit et de vos forces, de le rassurer contre la cour par le tumulte de nouvelles barrica- des, pour-le détourner d’abandonner Paris à l’abord du roi, en même temps que la bonté de ce prince le convioit à se retirer et lui avoit inspiré la résolution de rendre respect à Sa Majesté. » Avant son arrestation, le cardinal de Retz avait reçu Saint-Mars, envoyé du prince de Condé, qui était venu des Pays-Bas en France par l’Angleterre. Plus tard le maréchal de Grammont avait arrété, près de Bayonne, un certain Beaulieu, chargé de commissions et de depêches pour le cardimal, alors en Espagne. « Le cardinal de Retz me paroît assez bien disposé pour le pré- sent; mais je ne voudrois pas répondre que l’air de la Loire ne le changeât, » disait le premier president de Bellièvre, au momentde la translation du cardinal au château de Nantes.49 Jai cru devoir recueillir tous ces faits, parce qu’évidemment les Ævis ont été composés sur des communications ministérielles, et qu’ils ont été imprimés à l’imprimerie royale.
547Avis sur l’Etat, touchant les affaires présentes et le gouvernement étranger.1649Paris16547. Avis sur l’Etat, touchant les affaires présentes et le gouvernement étranger. Paris , (1649), 8 pag- Contrefaçon des Raisons d’État contre le ministre étranger. On en a fait une édition, in-12, Cologne (1648-1649), 16 pages, et dont le titre est ainsi réduit :
548Avis sur l’ÉtatSans DateSans Lieunan548. Avis sur l’État. Ceite édition est très-rare.
549Avis sur le temps qui court.1652Paris16549. AvisËäï‘ le temps qui court. Paris, Guillaume Véron ,1652, 16 pages. Rare.
550Avis très-important de don Gabriel de Tolède, apporté à messieurs les princes, de la part du roi d'Espagne, pour faire avancer l’armée du duc de Lorraine en France.1652Paris7550. Avis très-important de don Gabriel de Tolède, apporté à messieurs les princes, de la part du roi d'Es- pagne , pour faire avancer l’armée du duc de Lorraine en France. Paris , Louis Hardouin , 1052, 7 pages.
551Avis très-important sur les affaires présentes1651Sans Lieu44551. Avis très-important sur les affaires présentes. (S. |. ), 1651, 44 pages. Les affaires présentes sont les affaires du carnaval.
552Avis très-juste et légitime au roi très-chrétien, pour le repos et soulagement des trois ordres de son État, et le moyen de dresser une milice de cinquante mille hommes, pour la décharge de toutes tailles, taillons, aydes, gabelles, et généralement tous subsides et impôts, tant anciens que nouveaux, par Isaac Loppin, secrétaire ordinaire de la chambre du roi.1648Paris8552. Avis très-juste et légitime au roi très-chrétien , pour le repos et soulagement des trois ordres de son État, et le moyen de dresser une milice de cinquante mille hommes, pour la décharge de toutes tailles, taillons, aydes, gabelles, et généralement tous subsides et im- pôts, tant anciens que nouveaux, par Isaac Loppin, secrétaire ordinaire de la chambre du roi. Paris, 1648, 8 pages, et (S. 1.), 1649, 12 pages. 1?dois de Me Loppin est trop curieux pour que je n'en dise pas un mot. L’auteur caleule qu’il y & en France 15 archevéchés, 95 évéchés et 120 000 cures ou paroisses; d’où il conclut que le roi commande à 60 millions de sujets! que 6 millions payent un petittribut de 12 deniers ou un sou par jour; cela fait 109 milhions 120 mille livres par an. D’autres pourront payer deux, trois, etc. deniers , suivant leur position. Si maintenant on érige en titre d’office des charges de receveurs dudittribut, sinon en chacune paroisse, au moins en chacune élec- tion, prévôté, châtellenie, et de receveurs généraux en chacune pro- vince, la finance de cesoffices monterà à pareille somme que le tribut. Comme les sujets du roi seront francs de tout impôt autre que celui-là, les peuples voisins voudront vivre sous sa domination ; et, en deux ou trois ans, letribut sera doublé…. et le royaume aussi. On voit que M° Loppin avait trouvé là un grand secret. Il faut croire, cependant, que sa découverte ne fit pas d’abord beaucoup de bruit; car, peu de temps après, il se vit obligé de don- ner une nouvelle édition de son opuscule, avec un titre qui frappât davantage l’attention publique, distraite par les événements de la Fronde. Voici cette seconde édition :
553Avis et moyens justes, légitimes et de très-facile exécution, par lesquels, sans foule ni oppression d’aucun des sujets du roi (mais au très-grand repos et soulagement des trois ordres de son État), et sans toucher à son domaine ni à plusieurs anciens droits de sa couronne, Sa Majesté peut avoir les avantages et les utilités suivantes : 1° un revenu annuel et perpétuel de plus de six vingts millions de livres; 2° une finance d’offices très-utiles et nécessaires, montant à pareille somme; revenant, les deux ensemble, à deux cent quarante millions de livres, ou davantage, qui pourront entrer ès coffres de Sadite Majesté dans la première année de l’exécution desdits moyens; 3° augmenter le susdit revenu annuel, voire le doubler en moins de trois années suivantes; 4° dresser promptement et entretenir à peu de frais une milice de cinquante mille hommes, bien exercés et disciplinés, et toujours appareillés au service du roi et au grand bien et prospérité de son Etat et empire; 5° et établir une police très-digne de Sa Majesté très-chrétienne et exemplaire à tous les États, empires et républiques de l'univers; et le tout avec telle facilité qu'en moins de six semaines, il se pourra mettre en bon train et très-heureux acheminement.1649Sans Lieu4553. Avis et moyens justes, légitimes et de très-facile exécution, par lesquels, sans foule ni oppression d’au- cun des sujets du roi (mais au très-grand repos et soulagement des trois ordres de son État), et sans tou- cher à son domaine ni à plusieurs anciens droits de sa couronne, Sa Majesté peut avoir les avantages et les utilités suivantes : 1° un revenu annuel et perpétuel de plus de six vingts millions de livres; 2° une finance d’offices très-utiles et nécessaires, montant à pareille somme ; revenant, les deux ensemble , à deux cent qua- rante millions de livres, ou davantage, qui pourront entrer ès coffres de Sadite Majesté dans la première année de l’exécution desdits moyeris; 3° augmenter le susdit revenu annuel, voire le doubler en moins de trois années suivantes; 4° dresser promptement et entrete- nir à peu de frais une milice de cinquante mille hom-. mes, bien exercés et disciplinés, et toujours apparcillés au service du roi et au grand bien et prospérité de son État et empire ; 5° et établir une potice très-digne de Sa Majesté très-chrétienne , et exemplaire à tous les États, empires et républiques de l’univers; et le tout avec telle facilité qu’en moins de six semaines, il se pourra mettre en bon train et très-heureux achemine- ment. (S. |., 1649), 4 pages. Signé Isaac Loppin, secrétaire ordinaire de la chambre du roi. En même temps que Loppin allongeait son titre, il raccourcis- sait son texte ; l’opuscule n’a plus ici que 4 pages. Le succès fut complet cette fois , il faut le croire ; car il parut, presqu’en même temps, une contrefaçon chez Mathurin Hénault, sous le titre de l’Heureuse rencontre d’une mine d’or, etc. Ce qui, pour le dire en passant, prouve que le libraire entendait, bien mieux que le secré= taire, le charlatanisme de la publicité. Deux ans plus tard, M° Loppin donna une troisième édition de son Avis :
554Avis donnés au roi, pour l'accroissement et prospérité de son État et empire et pour la félicité incomparable de tous les peuples et sujets de Sa Majesté.1651Sans Lieu8554. Avis donnés au roi, pour l'accroissement et pros- périté de son État et empire et pour la félicité incomparable de tous les peuples et sujets de Sa Ma- Jesté. (S. 1.), 1651 , 8 pages. Cette édition est aussi signée Isaac Loppin, etc. Nous avons vu qu’il y en avait une dernière de 1652 : Ævis Important et néces- saire sur l’état etle bien des affaires présentes, etc. Les biographes ont négligé de parler de M° Loppin. Je ne puis donc rien ajouter à ces détails, si ce n’est qu’il n’a été tenu aucun compte de son Avis.
555Avocat général (l’), soutenant la cause de tous les grands de l'État, outrageusement offensés dans le libelle intitulé : La Vérité toute nue, dans laquelle l’auteur insolent choque: 1° l’honneur de la reine ; 2° la réputation de Son Altesse Royale; 3° la gloire de monseigneur le Prince, de M. de Nemours, de M. de Larochefoucault; 4° la justice et l'intégrité du parlement 5° la générosité et la naisssance de M. de Beau fort; 6° et la vie irréprochable de M. de Broussel.1652Sans Lieu32555. Avocat général (l’), soutenant la cause de tous les grands de l'État, outrageusement offensés dans le li- belle intitulé : Za Vérité toute nue, dans laquelle l’auteur insolent choque : 4° l’honneur de la reine ; ° la réputation de Son Altesse Royale; 3° la gloire de monseigneur le Prince, de M. de Nemours, de M. de Larochefoucault; 4° la justice et l’intégrité du parle- ment; 5° la générosité et la naisssance de M. de Beau- fort; 6° et la vie irréprochable de M. de Broussel. (S. 1., 1652), 32 pages. Une des pièces et des plus mauvaises pièces de Dubosc Mon- tandré.
556Babillard (le) du temps, en vers burlesques.1649Paris8556. Babillard (le) du temps, en vers burlesques.Paris , Nicolas de La Vigne, 1649. Six pièces , chacune de 8 pages. C’est à tort que M. Leber n’en annonce que cinq dans son Catalogue. Naudé , page 194 du Mascurat, range l’auteur parmi ceux qui « s’obligeoient à faire rouler la presse moyennant une pistole par semaine. » Cela ne valait pas davantage. Il a paru une autve édition du premier numéro, sous ce titre : Le Premier babillard dutemps, en vers burlesques; et une du second, ainsi intitulée : Le Second babillard du temps , ete., avec les triolets de la ville de Miradoux, rendue à l’obétssance de M. le prince de Condé. Paris, Marignon Jacquet, 1632, 8 pages.
557Bail, fait par le roi à Mᵉ Adrien Montagne, bourgeois de Paris, de la ferme générale des aydes de France, pour six années, commençant au 1er janvier 1648; ensemble les déclarations du roi, règlements et arrêts donnés en conséquence desdits droits, le tout vérifié, en la cour des Aydes, les 14 décembre 1647, 28 avril 1648 , 21 mai et 5 juin 1649.1649Paris76557. Bail, fait par le roi à M° Adrien Montagne, bour- geois de Paris, de la ferme générale des aydes de France, pour six années, commençant au 1" janvier 1648; ensemble les déclarations du roi, règlements et arrêts donnés en conséquence desdits droits, le tout vérifié, en la cour des Aÿdes, les 14 décembre 1647, 28 avril 1648 , 21 mai et 5 juin 1649. Paris, Pierre Rocollet, 1649, 76 pages.
558Baillon (le) de la sédition, faisant voir, par un examen désintéressé, que les moyens, qui sont proposés dans la Franche Marguerite, le Point de l’ovale et la Décadence de la royauté, sont contraires à la fin du parti de messieurs les Princes.1652Paris14558. Baillon (le) de la sédition, faisant voir, par un exa- men désintéressé, que les moyens, qui sont proposés dans la Franche Marguerite, le Point de l’ovale et la Décadence de la royauté, sont contraires à la fin du parti de messieurs les Princes. Parts, 1052, 14 pages. L’auteur ne réfute ici que les deux premiers pamphlets désignés dans le titre ; mais il à écrit, plus tard, la Chrte de la tyrannie, etc., qui est la réponse au troisième.
559Balance (la) d'État, tragi-comédieSans DateSans Lieu102559. Balance (la) d'État, tragi-comédie. (S. |. n. d.), 102 pages , non compris les deux pages de la clef. Contrefaçon de l’Intrigue de l’emprisonnement et de l’élargisse- ment de Messieurs les princes, etc. Ici la signature est À. M. D. G.
560Balance (la) stable de la véritable Fronde1650Sans Lieu7560. Balance (la) stable de la véritable Fronde. (S. 1.), 1650, 7 pages.
561Ballade1649Sans Lieu4561. Ballade. (S. 1.), 1649, 4 pages. « Le faquin s’en ira, comme il étoit venu. » C’est la ballade de Marigny que le cardinal de Retz appelle la ballade en x@, ne, ni, no, nu, page 169 de ses Mémoires, coll. Michaud. Marigny la présenta au prince de Condé, sur les degrés du palais de l’archevêque, le lendemain du jour où ce prince, mécontent de Mazarin pour l’affaire de Pont de l’Arche, lui dit en le quittant , au souper de la reine : Adieu Mars ! Mailly qui n’a pas manqué d’emprunter cette anecdote au cardi- val de Retz, ajoute ingénument : « etle prince la reçut, comme il n’aurait peut être pas reçu un chef-d’œuvre de Corneille ou de Racine. » Sans contredit. On sait que Marigny est aussi l’auteur du Tarif du prix dont on est convenu , dans une assemblée de notables..……. Ppour ré- compenser ceux qui délivreront la France du Mazarin ,, etc. Pai trouvé encore de lui, la Re/atäon véritable de ce qui se passa, le 2 de juillet, au faubourg Saint-Antoine , etc., les Ballades, ser- vant à l’histoire, revucs ct augmentées, ct quelques triolets, compris dans les pièces intitulées : Triolets de Saint-Germain etles Triolets u temps, selon la vision d'un petit-fils du grand Nostradamus.
562Ballade1649Sans Lieu4562. Ballade. ( S. 1.), 1649, 4 pages. C’est la seconde des Ballades.…. revues et‘augmentées. Le sujet est l’entreprise de Cambrai par le cardinal de Mazarin. Il y en a une autre édition, où la ballade est suivie de la Centæ- rie T17 de Nostradamus, et d’un triolet intitulé : Adieu Mars. S. |., 1649, 6 pages. '
563Ballade à Jules Mazarin sur son jeu de hoc1649Paris4563. Ballade à Jules Mazarin sur son jeu df hoc. Paris, 1649, 4 pages. Cette ballade a été aussi imprimée sous les titres de : Satyre deOze Mazarin envoyée à M. le duc de Beaufort, de Ballade du Ma- zarin, grand joueur de hoc, et de Ballades servant à l’histoire. Les rimes sont en ac, ec, tc, oc, ue ; et le refrain est : I ne peut éviter le mat en cet échec.
564Ballade burlesque des partisansSans DateSans Lieu4564. Ballade burlesque des partisans. (S, 1. n. d.), 4 p. « Jule déloge; adieu donc la boutique. »
565Ballade des maltôtiers1649Sans Lieu4565. Ballade des maltôtiers. ( S. 1.), 1649, 4 pages. « A Montfaucon, l’un vous dresse un bureau. »
566Ballade du Mazarin, grand joueur de hoc1649Sans Lieu4566. Ballade du Mazarin, grand joueur de hoc. (S. 1.), 1649, 4 pages. C’est une autre édition de la Ballade à Jules Mazarin sur son jeu de hoc. Au premier vers de la première strophe , il faut lire : le fouet fait clac au lieu de : le forfait clac. Le sixième vers de la même strophe a été omis : « Toutes ses actions s’observent ric à ric. »
567Ballade sur le cardinal.1649Sans Lieu3567. Ballade sur le cardinal. ( S. 1.,1649), 3 pages. « Trousse hagage et quitte la partie. » Elle a été publiée dans le recueil de Sautereau de Marsy et Noël, intitulé : Le rouveau siècle de Louis XIF ou Poésies anecdotes du règne et de la cour de ce prince, p. 217 du I* volume.
568Ballades servant à l’histoire1651Sans Lieu2568. Ballades servant à l’histoire. ( S. 1.), 1651, 2 pages. Il n’y en a qu’une, celle qui est ailleurs intitulée : Ballade à Jules Maszarin , sur son jeu de hoc.
569Ballades servant à l’histoire des troubles advenus en Berry.1652Paris8569. Ballades servant à l’histoire des troubles advenus en Berry. Paris , 1652 , 8 pages. Rare. Trois ballades : 1° Sur l’arrivée de M. le prince à Bourges, en septembre 1651 ; 2° Sur la démolition de la grosse tour ; 3° Sur la capitulation de Montrond (sic), le 1 septembre 1652.
570Ballades (les) servant à l’histoire, revues et augmentées.1652Paris12570. Ballades (les) servant à l’histoire, revues et augmentées. Paris , Nicolas Vivenay, 1652 , 12 pages. Cinq ballades : 4° Sur la naissance de la Fronde ; 2° Sur l’entre- prise de Cambray par Mazarin ; 3° Sur la déclaration que M. le prince fit contre ce vilain en 49; 4° Sur la fuite nocturne du com- pagnon ; 5° Sur le retour du drôle. Les couplets sont tous de dix vers. La première rime et la qua- trième contiennent un æs la deuxième et la troisième un e; la cinquième et la sixième un ;; la septième et la neuvième un o; la huitième et la dixième un æ. Ainsi elles font entendre le son de toutes les voyelles. Marigny dit, dans une lettre adressée à Lenet, le 25 juillet 1652 : « Je vous envoie mes cinq ballades, que Son Altesse a voulu faire imprimer. » (Manuscrits de la Bibliothèque nativnale.)Ce sont assu- rément les Ballades servant à l'histoire. Nicolas Vivenay était l’im- primeur en titre du prince de Condé. On a vu, plus haut, que la seconde, celle qui a été faite sur l’en- treprise de Cambray, avait déjà eu deux éditions en 1649, peut- être sans le consentement de l’auteur.
571Ballet dansé devant le roi et la reine régente, sa mère, par le trio mazarinique, pour dire adieu à la France, en vers burlesques. Première entrée: Mazarin, vendeur de baume. Seconde entrée: Ses deux nièces, deux danseuses de corde. Troisièmeentrée: Les partisans,arracheursde dents. Quatrième entrée: Mazarin, vendeur d'oublies. Cinquième entrée: Sa grande nièce, maquerelle; sa cadette, garce. Sixième entrée: Les partisans, leveurs de manteaux. Grand ballet: Le trio mazarinique représentant les figures des sept planètes.1649Paris8571. Ballet dansé devant le roi et la reine régente, sa mère, par le trio mazarinique, pour dire adieu à la France, en vers burlesques. Première entrée : Mazarin, vendeur de baume. Seconde entrée : Ses deux nièces, deux danseuses de corde. Troisième entrée : Les partisans, arracheurs de dents. Quatrième entrée: Mazarin, vendeur d’oublies. Cinquième entrée : Sa grande nièce, maquerelle; sa cadette, garce. Sixième entrée : Les partisans, leveurs de manteaux. Grand ballet: Le trio mazarinique représentant les figures des sept planètes. Paris , Claude Morlot, 1649, 8 pages.
572Ballet ridicule des nièces de Mazarin, ou leur théâtre renversé en France, par P. D. P., sieur de Carigny.1649Paris11572. Ballet ridicule des nièces de Mazarin, ou leur théä- tre renversé en France , par P. D. P., sieur de Cari- gny. Paris, Fr. Musnier, 1649, 11 pages. Le sieur de Carigny est encore auteur de l’7dole renversée ou le Ministre d'État puni, la Véritable apparition d'Hortensia Buffalini à Jules Mazarin, et la Lettre d’un gentilhomme italien à un Fran- ÇOLS SOn amni, etc.…. Il nous apprend, dans l’Zdole renversée, qu’il avait brülé son encens sur l’autel de Mazarin; mais il se dédit de ses panégyriques parce qu’il n’est pas de savants qui puissent se vanter des libéra- lités du ministre ; ce qui signifie que le sieur de Carigny s’est lassé de brûler un encens qu’on ne lui payait pas.
573Bandeau (le) de l’honneur, en vers burlesques1649Paris11573. Bandeau (le) de l’honneur, en vers burlesques. Paris, 1649, 11 pages. Il y a une Réponse , également en vers burlesques.
574Bandeau (le) levé de dessus les yeux des Parisiens pour bien juger des mouvements présents et de la partie qu’eux et tous les bons François y doivent tenir.Sans DateSaint-Germain12574. Bandeau (le) levé de dessus les yeux des Parisiens pour bien juger des mouvements présents et de la partie qu’eux et tous les bons François y doivent te- nir. (Saint-Germain, s. d.), 12 pages. « Achevé d’imprimer le 27 février 1649. » Les pamphilets de cette espèce ne sont pas communs, Celui-ci est une rude attaque contre le parlement. ; « Ils devoient commencer par eux-mêmes, ôtant ou du moins diminuant leurs épices et autres droits, puisqu’ils sont obligés de rendre la justice gratuitement, abolissant les chicaneries, abrégeant la longueur des procès et jugeant sommairement ceux que l’on peut vuider sur-le-champ, au lieu de les appointer, comme ils font contre l’ordonnance, et les rendre immortels. » « Se montrant grands zélateurs du bien public, lorsqu’ils ne trouvent point d’autre remède pour se garantir des taxes, qu’on leur demande pour jouir de la Paulette; ce qui fait appeler, par quelques-uns, nos désordres la Guerre du droit arnnuel. » « Ils se plaignent des grandes charges du peuple; et ils ont plus dépensé en deux mois que le roi ne faisoit en six pour une armée de cent mille hommes. » « Ils ont voulu qu’un prisonnier d’État ne pût être détenu plus de vingt-quatre heures, sans être interrogé ; et ils ont rempli la Bastille de plus d’accusés qu’il n’y en a eu durant les six années de la régence. « Is ont blâmé les partisans d’avoir ruiné les affaires du roi; et ils ont fait raffle sur toutes les tailles ettous les deniers publics, vendant le sel des greniers de Sa Majesté à moitié prix, sans oublier Pargent des particuliers sur lequel ils ont pu mettre la main.» « Hs se sont plaints qu’on leur ôtoit leur liberté ; et ils ont tenu jusqu’aux ambassadeurs et aux évêques prisonniers dans leur ville. » Pai rencontré dc ce pamphlet une autre édition , également de Saini-Germain, également de 12 pages, mais beaucoup moins nette. Le mot de Présents est écrit dans le titre avec un a; celui de Bandeau est imprimé en majuscules plus petites ; il n’occupe pas; seul, toute la première ligne ; et quelques différences encore,
575Bannissement (le) de Mazarin.1651Paris8575. -Bannissement (le) de Mazarin. Paris, 1651, 8 p- Épigrammes , rondeaux , sonnets, tous fort médiocres.
576Bannissement (le) du mauvais riche, rempli de choses curieusesSans DateParis7576. Bannissement (le) du mauvais riche, rempli de choses curieuses. Paris , Sans Date, 7 pages. Cinq épigrammes contre Mazarin ; une sur la mort de Charles Ler; un madrigal au prince de Conti ; un sonnet au duc d’Elbeuf ; le tout de peu de valeur. La date doit être de fevrier 1649.
577Bataille (la) de LensSans DateSans Lieu31577. Bataille (la) de Lens. (S. 1. n. d.), 31 pages. Cette excellente relation est d’Isaac de Lapeyrère , l’auteur des Préadamites.
578Bataille (la) générale, avec les particularités de la grande défaite des troupes du cardinal Mazarin, commandées par les maréchaux d'Oquincourt (sic) et de Thurenne (sic), par l’armée de Son Altesse Royale, commandée par monsieur le Prince et messieurs les ducs de Beaufort et de Nemours en la plaine de Galle, entre Chastillon-sur-Loin et Briare, le huitième avril 1652.1652Paris7578. Bataille (la) générale, avec les particularités de la grande défaite des troupes du cardinal Mazarin, com- mandées par les maréchaux d'Oquincourt (sic) et de Thurenne (sic), par l’armée de Son Altesse Royale, commandée par monsieur le Prince et messieurs les ducs de Beaufort et de Nemours en la plaine de Galle, entre Chastillon-sur-Loin et Briare , le huitième avril 1652. Paris, Jean Brunet, 1652, T pages. Rare. C’est le combat de Bleneau dont il y a dix relations, tout aussi véridiques que celle-ci. Je vois ici pourtant que le duc d’Orléans défendit les feux de joie, disant que les vaincus étaient français aussi bien que les frondeurs.
579Belle gueuse (la)Sans DateSans Lieu12579. Belle; gueuse (la). Paris , François Noël, (S, 1. n. d.), 12 pages. Le pamphlet se termine par la Belle aveugle. François Noël a également publié une suite, la Muette ingrate; puis une suite et troisième partie, la Belle voilée. Ces deux pièces sont de 1650. La première a 7 pages; la seconde 14. Tallemant des Réaux nous apprend qu’on appelait la Belle gueuse mademoiselle de Chemerauit, fille d’honneur de la reine Anne d’Autriche , qui épousa ensuite le trésorier de l’épargne, de la Bazinière, et dont le nom appartient assez étroitement à l’histoire du çardinalŸde Richelieu. Est-ce‘d’elle qu’il s’agit ici ?
580Bernarde (la), comédie. (5 a. v.)1651Dijonnan580. Bernarde (la), comédie. ( 5 a. v.). Dijon, J. Thi- bault, 1651 « Copie d’une mazarinade rarissime, qui n’est citée ni par Beau- champ ni par La Vallière, ete., et que nous ne voyons mentionnée nulle part. C’est une satire posthume contre Bernard, duc d’Eper- non, gouverneur de Guyenne, quoiqu’elle roule sur les barricades de Paris en 1648. Il est question des troubles qui furent réprimés avec tant de rigueur par le cardinal Mazarin, On remarque une telle animosité dans ce drame historique, qu’il faut supposer que Fauteur avait été tourmenté et mis en prison après la sédition de Bordeaux. On voit d'ailleurs à son style et à son orthographe qu’il était bour- delois. Chaque acte cst terminé par des stances gasconnes, qui ne manquent ni d’esprit ni de verve. Voici les noms des personnages : « Le duc d'Orléans,, le duc de Beaufort, un conseiller du parle- ment de Paris, un conseiller du parlement de Bordeaux, le Maza- rin, défunt ministre d'État, le duc d’Épernon,, défunt gouverneur de la Guyenne et amant de Nanon, la nièce de Mazarin, Nanon, Marion , sœur de Nanon et maîtresse de Saint-Quentin, Saint- Quentin, écuyer du duc d’Épernon et amant de Marion , Parisiens, soldats , etc. » ‘ Extrait du Catalogue de Solcinne, art. 374$. La copie de cette mazaritade était manuscrite dans la bibliothèque de M. de Soleinne. La note assez singulière de M. Paul Lacroix n’en fait pas connaître l’origine.
581Berne (la) mazarine, suite de la Mazarinade.16518581. Berne (la) mazarine, suite de la Mazarinade. Sur la copie imprimée à Bruxelles, 1651, 8 pages. Il est assez remarquabie que personne ne s’est avisé d’attribuer à Scarron la Berne mazarine. On sait que les pamphlets s«r copie imprimée à Bruxelles, à Anvers, sortaïent des presses de Paris. C’est au commencement de la conférence de Ruel, en 1649, qu’on s’avisa de cette ruse pour échapper aux poursuites de la justice. Voici ce qu’en dit l’auteur de la Nocturne chasse du lieutenant civil : a Lieutenant civil et commissaires. . . Pour empêcher de barbouiller, Chez les imprimeurs vont fouiller De nuit , par cruauté extrème , Jusques dans la cave mème. » C’est alors que sortirent « Sans nom, ni marque De la presse de Variquet, De Prévetay, Sara et Cotinet Qui ne se vend et ne s'achète Qu’entre chien et loup, en cachette , Des satyriques ouvrages en vers … Jouxte sur exemplaires d’Anvers. » La Berne mazarine se trouve dans le Nouveau siècle de Louis XIV, vol. 4°", p. 313.
582Bibliotheca venalis, seu Mazarinus proscriptusSans DateSans Lieu4582. Bibliotheca venalis, seu Mazarinus proscriptus. (S.1. n. d.), 4 pages. Par Gabriel Naude.
583Bienvenue (la) présentée à monseigneur le Prince, après son arrivée dans Paris1651Paris8583. Bienvenue (la) présentée à monseigneur le Prince, après son arrivée dans Paris. Paris, Guillaume Sassier, 1651, 8 pages. 51gne T. B. L. L’auteur dit, dans l’épître dédicatoire, qu’il avait déjà présenté au prince une anagramme au sujet de la prise de Dunkerque.
584Bon (le) bourgeois de la paroisse des Saints Innocents à messieurs de et cætera.1649Sans Lieu11584. Bon (le) bourgeois de la paroisse des Samts Inno- cents à messieurs de et cætera.(S. |.), 1649, 11 pages. Après la paix. « Ce considéré , grand roi, et vous, ma bonne princesse, faites ce que bon vous semblera. Dites seulement : « Qui « nous aimera, nous suivé ; qui ne voudra venir avec nous, se « tienne chez soi. » Vous avez des princes , des -grands et quantité de noblesse , qui ne vous abandonncront non plus que j'ai envie de perdre de vue les cloches de Paris. » L’auteur est royaliste, comme on voit; et s’il n’est pas hostile à Mazarin, il n’est pas non plus mazariniste. Il y a des exemplaires qui portent simplement : Le bourgeois de la paroisse, etc. M w
585Bon (le) citoyen faisant voir : 1° l’anatomie des maximes d'Etat et de la religion chrétienne touchant la guerre ; 2° que , puisqu'il y va de l'honneur des princes et du salut des peuples de laisser le roi prisonnier entre les mains du cardinal Mazarin, les Parisiens le doivent aller querir où il est ; 3° que, laissant perdre l’occasion qui se présente,, la ruine de Paris est infaillible.1652Paris23585. Bon (le) citoyen faisant voir : 4° l’ayatofmie des maximes d'Etat et de la religion chrétienne touchant la guerre ; 2° que , puisqu'il y va de l'honneur des prin- ces et du salut des peuples de laisser le roi prisonnier entre les mains du cardinal Mazarin, les Parisiens le doivent aller querir où il est ; 3° que, laissant perdre l’occasion qui se présente,, la ruine de Paris est infail- lible. Paris , 1652, 23 pages. Le duc d’Orléans avait pris la lieutenance génerale du royaume.
586Bon (le) et le mauvais François en contraste sur le sujet de la guerre passée et sur celui de la paix présente.1649Paris14586. Bon (le) et le mauvais François en contraste sur le sujet de la guerre passée et sur celui de la paix pré- sente. Dialogue. Paris , 1649, 14 pages. L’auteur est royaliste. Il dit que si, au lieu de revenir à Paris, le roi est allé à Compiègne, c’est pour s’opposer aux progrès de l’archiduc Léopold. « Pendant le blocus, les échevins avoient ordonné aux habi- tants d’abattre les Rauts-vants de leurs maisons, de boucher les soupiraux de leurs caves et de tenir à leurs portes des muids rem- plis d’eau , parcequ’ils craignoient les mauvaises dispositions de la populace. » ’ ° Il y a, vers le milieu, un très-long passage, emprunté aux Pres- santes sollicitations de l’Europe, etc., que l’auteur a tout simple- ment coupé en dialogue.
587Bon (le) François à monsieur le Prince1652Paris16587. Bon (le) François à monsieur le Prince. Paris, Gilles de Halline, 1652, 16 pages. C’est une pièce de 1614, écrite en réponse au libelle intitulé : Le Vieux gaulois à Messieurs les princes. L'imprimeur ne s’est même pas donné la peine de l’arranger pour la circonstance. Il faut croire que la permission du duc d'Orléans a été donnée sur l'étiquette.
588Bon (le) François au véritable Mazarin, déguisé sous le nom du Franc bourgeois de Paris.1651Paris19588. Bon (le) François au véritable Mazarin, déguisé sous le nom du Franc bourgeois de Paris. Paris, Nicolas Vivenay, 1651, 19 pages. « L’usage des placards est un abus que M. le prince n’a pas inventé. Sa prison a été le produit des affiches sanglantes que l'on à publiées pour décrier sa conduite dans le public. » Il faut y joindre la Réponse au libelle intitulé: Le Franc bourgeois.
589Bon (le) frondeur qui fronde les mauvais frondeurs, et qui ne flatte point la fronde mazarine de ceux qui ne sont plus bons frondeurs.1651Paris20589. Bon (le) frondeur qui fronde les mauvais fron- deurs, et qui ‘ne flatte point la fronde mazarine de ceux qui ne sont plus bons frondeurs. Paris, 1651, 20 pages. Attaque très-violente contre le coadjuteur ; détails biographi- ques sur son grand-père, banqueroutier , son père, muletier , sa mère, p... et maquerelle. Pour le faive consentir à la prison des princes, Mazarin lui avait promis l’abbaye de Corbie ; et parce qu’il ne la lui donna pas, Gondy se retourna contre lui. « Quand M. le coadjuteur agira sincèrement, il ne se fera pas jetter un manteau sur la téte-à la sortie des assemblées, ni enlever par des affidés.. Pourquoi envoie-t-il Matarel solliciter de sa part les libraires qui étoient sur le Pont-Neuf, pour les faire venir au palais avec des armes à feu et des bayonnettes, leur promettant leur rétablissement sur ledit Pont, de la part de la reine ? » Le caractère général de ce pamphlet ne permet guère d’ad - mettre qu’il soit l’un des deux papiers dont il est parlé dans les Carnets du cardinal Mazarin (Man. de la Bibliothèque nationale), sous la date de juillet 1650. Le coadjuteur fut si vivement touché des injures qui blessaient l’honneur de sa famille, qu’il y fit répondre, en 1652 , par des Remarques sommaires sur la maison de Gondy. Le Bon frondeur appartient à la polémique soulevée par l’Avis désintéressé sur la conduite du coadjuteur.
590Bon (le) ministre d’État.1649Paris12590. Bon (le) ministre d’État. Paris, Jacques Guillery, 1649, 12 pages.
591Bon (le) succès de toute la France, prouvé par la nature des astres.1649Paris10591. Bon (le) succès de toute la France, prouvé par la nature des astres. Paris , Pierre Sévestre , 1649,10 p.
592Bonne (la) et salutaire union et résolution que doit faire la ville de Paris.1652Sans Lieu7592. Bonne /la) et salutaire union et résolution que doit faire la ville de Paris. ( S. 1.), 1652, 7 pages.
593Bons (les) avis par révélation de sainte Géneviève à l’hermite solitaire.1652Sans Lieu34593. Bons (les) avis par révélation de sainte [Géneviève à l’hermite solitaire. (S. 1.), 1652, 34 pages. La date doit-être de juin 1652, peu après la descente de ‘la châsse de sainte Geneviève. . Ce pamphlet ne laisse pas que d’être assez curieux. Il est pour le prince de Condé contre lc coadjuteur, que la sainte traite d’âne rouge, sans respect pour sa dignité de cardinal. J’ajoute qu’il n’est pas commun.
594Bons avis sur plusieurs mauvais avisSans DateSans Lieu28594. Bonsavis sur plusieurs mauvais avis. (S.l.n.d.), 28 pages. Ce pamphlet, qui annonce un talent exercé aux luttes de la presse, est attribué à Mathieu de Morgues, abbc de Saint-Germain, le plus infatigable et peut-être le plus habile défenseur de la reine Marie de Medicis. Il appartient à la faction du coadjuteur et du duc de Beaufort. Àæ/f… v ; Il y est fait mention, success_1veœç(}& jeÏ!_’.{4 ologie d'xfrondeur, de l'Avis aux frondeurs, de l’Aol.cä dic de Beaufort egan condjuteur; de l’Æois & la ville de Paris, du Factum pour M le/prince', de l’Avis aux Parisiens , etc., à l’auteur duquel Mathieu de Morgues ; adresse, en terminant, un avis particulier. Le Laboureur a publié la Réponse au libelle intitulé : Bons avis sur plusieurs mauvais avis; et Davenne s’attaque au pamphlet de Mathieu de Morgues dans la Zettre particulière de cachet, cte.
595Bonheur (le) de la France en la mort de Mazarin et de ses adhérents.Sans DateParis7595. Bonheur (le) de la France en la mort de Mazarin et de ses adhérents. Paris ,"Sans Date, 7 pages. Même pièce que l’Honrneur du ministre étranger enseveli dans le tombeau.
596Bonheur (le) de la France, ou la Malice découverte, présenté à monseigneur le duc de Beaufort sur sa justification, par C. H. (Charlotte Hénault).1650Paris14596. Bonheur (le) de la France, ou la Malice découverte, présenté à monseigneur le ducide Beaufort sur sa jus- tification, par C. H.(Charlotte Hénault). Paris, 1650, 14 pages.
597Bonheur (le) de la France, ou Réjouissance universelle de la liberté des princes, avec tout ce qui s'est passé à leurs sorties (sic) du Hâvre.1651Paris8597. Bonheur (le) de la France, ou Réjouissance univer- selle de la liberté des princes, avec tout ce qui s'’est passé à leurs sorties (sic) du Hâvre. Paris, 1651, 8 p. « Je puis me vanter d’avoir employé ma plume, tout ce que j'ai de voix contre ce ministre ridicule..…. Pai été outragé en ma per- sonne par la peine du cachot, quoique ses émissaires eussent emprunté d’autres prétextes , pour colorer leur injustice. »
598Bonheur (le) de la France par la paix générale sous le règne du roi Louis XIV.1649Paris8598. Bonheur (le) de la France par la paix générale sous le règne du roi Louis XIV. Paris , Claude Boudeville, 1649 , 8 pages.
599Bouclier (le) et l’Épée du parlement et des généraux contre les calomniateurs, par M. L.1649Paris23599. Bouclier (le) et l’Épée du parlement et des géné- raux contre les calomniateurs, par M. L. Paris, 1649, 23 pages. Après la paix de Ruel. Il v a trois autres pièces qui portent la même signature M. L. : Réponse ct réfutation du discours intitulé : Lettre d’avis à Messieurs du parlement de Paris par un provincial ; Discours et considérations politiques et morales sur la prisor des princes, etc.; Lettre ou exhor- tation d’ur particuïier à M. le maréchal de Turenne, etc. « Ce sénat de demi dieux est une parfaite et naïve représenta- tion du royaume, ayant en mains l’autorité du roi et pratiquant lobéissance des sujets. »
600Bouquet (le) présenté au roi, le jour de sa fête, par le sieur J. B. D L. R.1649Paris7600. Bouquet (le) présenté au roi, le jour de sa fête, par le sieur J. B. D. L. R. Paris, Claude Boudeville, 1649 , 7 pages. -
601Bouquet (le) sacré, illuminant les Mazarins1652Sans Lieu8601. Bouquet (le) sacré, illuminant les Mazarins. Sans Lieu, 1652, 8 pages. Mars 1652. Le bouquet est une pièce de vers tré et tétradécades à Jésus, Marie et saint Joseph , Rois de France! Il n’y ani beaucoup de pamphlets aussi compiétement originaux, ni beaucoup d’exemplai- res de ce pamphilet.
602Bourgeois (le) de la paroisse des Saints-Innocents à messieurs de et cætera1649Sans Lieu11602. Bourgeois (le) de la paroisse des Saints-Innocents à messieurs de et cætera. (S. 1.) 1649, 11 pages. Même pièce que le Bon bourgeois , etc,
603Bourgeois (le) Saturnien, errant par la ville de Paris pour apprendre ce qui se fait et passe tant du parlement, de l’Hôtel de Ville que du peuple de Paris.1652Paris8603. Bourgeois (le) Saturnien, errant par la ville de Paris pour apprendre ce qui se fait et passe tant du parle- ment, de l’Hôtel de Ville que du peuple de Paris. Paris, 1652, 8 pages.
604Bouteille (la) cassée, attachée avec une fronde au cul de Mazarin, fuyant après avoir su la grande défaite de son armée par celle de Son Altesse Royale, commandée par monseigneur le prince de Condé.1652Paris15604. Bouteille (la) cassée, attachée avec une fronde au cul de Mazarin, fuyant après avoir su la grande défaite de son armée par celie de Son Altesse Royale, comman- dée par monseigneur le prince de Condé. Satyre divertissante. Parts, par l’ordre commun de plusieurs bons et fidèles François, 1652 , 15 pages. Après le combat de Bleneau. C’est ici une des pièces les plus rares, j'en conviens, mais aussi une des plus sales.
605Branle-Mazarin (le), dansé au souper de quelques-uns de ce parti là chez M- Renard, où monsieur de Beaufort donna le bal.1649Paris8605. Branle-Mazarin (le), dansé au souper de quelques- uns de ce parti là chez M. Renard, où monsieur de Beaufort donna le bal. Paris, 1649,fl pages. Omer Talon et Mailly le citent sous le titre inexact de : Le Branle des Mazarins, dansé dans la maison de Renard et fait par M. le duc de Beaufort. Blot a fait, sur cette aventure du jardin de Renard, le joli triolet que voici : « Il deviendra grand potentat Par ses actions mémorables , Ce duc dont on fait tant d’état ! Il deviendra grand potentat, S’il sait renverser notre état Comme il sait renverser la table. Il deviendra grand potentat Par ses actions mémorables. »
606Bref du pape à M. le cardinal de Retz.Sans DateSans Lieu4606. Bref du pape à M. le cardinal de Retz. (S. l n. d.), 4 pages. Daté du 30 septembre 1654. Ce bref est suivi de quelques réflexions sans portée. Il est dans les Mémoires du cardimal de Retz, page 448, coll. Michaud, note.
607Bréviaire (le) des ministres d’État, leur faisant connoître les cas auxquels ils sont inférieurs au parlement de Paris : 1° Pour faire voir comme quoi le conseil d’État n’a le pouvoir de recevoir le serment des ducs et pairs ; 2° Pour ne pouvoir faire le procès aux princes du sang ; 3° Pour ne pouvoir faire valider les édits et déclarations du roi ; 4° Et pour ne pouvoir contraindre le ressort du parlement de Paris d’obéir à ses arrêts.1652Paris15607. Bréviaire (le) des ministres d’État, leur faisant connoître les cas auxquels ils sont inférieurs au parle- ment de Paris : 1° Pour faire voir comme quoi le conseil d’État n’a le pouvoir de recevoir le serment des ducs et pairs ; 2° Pour ne pouvoir faire le procès aux princes du sang ; 3° Pour ne pouvoir faire valider les édits et déclarations du roi ; 4° Et pour ne pouvoir contraindre le ressort du parlement de Paris d’obéir à ses arrêts. Paris, 1652, 15 pages.
608Bulle de notre saint Père le pape, Innocent X, pour le jubilé universel de l’année 1650, donnée à Rome le 4ᵉ de mai 16491649Paris4608. Bulle de notre saint Père le pape, Innocent X, pour le jubilé universel de l’année 1650, donnée à Rome le 4° de mai 1649. Paris, jouxte la copie imprimée à Rome, etc., 1649, 4 pages. Texte latin. La traduction a été publiée sous le titre de :
609Bulle de notre saint Père le pape, Innocent X, pour l’indiction et célébration du jubilé universel de l’année 1650, avec une autre bulle pour la suspension de toutes sortes d’indulgences durant l’année du jubilé; et les mandements de monseigneur l’Illustrissime et Révérendissime archevêque de Paris.1649Paris6609. Bulle de notre saint Père le pape, Innocent X, pour l’indiction et célébration du jubilé universel de l’année 1650, avec une autre bulle pour la suspension de toutes sortes d’indulgences durant l’année du jubilé; et les mandements de monseigneur l’Tllustrissime et Révéren- dissime archevêque de Paris. Paris, Pievre Targa, 1649, 6 pages.
610Burlesque (le) Festin, ou l’Alliance contractée entre Mardi Gras et la Foire Saint-Germain1649Paris8610. Burlesque (le) Festin, ou l’Alliance contractée entre Mardi Gras et la Foire Saint-Germain. Paris, Fr. Noël, (1649), 8 pages. Il y en a une autre édition, s. 1. n. d.
611Burlesque (le) On de ce temps, qui sait tout , qui fait tout et qui dit tout1649Parisnan611. Burlesque (le) On de ce temps, qui sait tout , qui fait tout et qui dit tout. Paris, 1649. M. Leber, dans son Catalogue, compte cinq parties de ce journal. C’est une erreur ; 1l en faut trois ou huit. Expliquons-nous : Le Burlesque On parut au commencement de la conférence de Ruel et fut continué jusqu’à la paix. Dans ce premier période, il se compose de trois parties sous un titre uniforme, avec la seule adjonction de ces mots suife ef seconde partie, suite et troisième, chaque partie de huit pages ct paginée séparément. Après la paix, l’auteur fut arrété par la pénurie des nouvelies. C’est lui-mêéme qui nous l’apprend. Mais le 20 juin 1649, il reprit sa publication qu’il intitula :
612Buflesque (le) On de ce temps renouvelé, qui sait, qui fait et qui dit tout ce qui s’est passé depuis la guerre. Première partie.1649Parisnan612. Buflesque (le) On de ce temps renouvelé, qui sait, qui fait ct qui dit tout ce qui s’est passé depuis la guerre. Première partie. Paris, Étienne Iébert, 1649. Il la continua jusqu’au 12 juillet, peut-être plus loin ; car il promettait encore une suite ; mais si cette suite a été publiée, je ne l’ai pas vue. Dans ce second période , toutes les parties se suivent régulière- ment, sous une même série de chiffres, de 1 à 60; mais il y en a de seize pages, de quatorze, de huit, et les titres varient. La seçonde, la troisième et la quatrième partie portent, après quë dit tout, « ce qui s’est passé de nouvean. » Entre la seconde et la troisième, se place, à la date du 1* juillet et de la page 29 à la page 36, /’Ex- traordinaire arrivée du burlesque On de ce temps, qui sait, qui fait et qui dit toutes les particularités du siége de Cambray, avec un sommaire de l'ordre du festin fait aux généraux ct parlement d’Angleterre par les communes. C’est donc trois parties pour le premier période, cinq pour le second ; en tout huit. On peut lire d’assez curieux détails des opérations devant Cam- bray dans l’Æxfraordinaire arrivée. « On a fermé les boucheries, Deux jours devant Pâques fleuries. Maint boucher en est endévé ; Mais Paris se fût soulevé Si l’on n’eût fait cette ordonnance. Et la halle étoit en balance D’équiper quantité de bras Contre tous les mangeurs de gras. » (Suite et seconde partie, etc.) Un anonyme a publié, en 1649, une mauvaise imitation du Burlesque On de ce temps, sous le titre de : On dutemps tout nou= veau, etc.
613Burlesque (le) remerciment des imprimeurs et colporteurs aux auteurs de ce temps1649Sans Lieu8613. Burlesque (le) remerciment des imprimeurs ct colporteurs aux auteurs de ce temps. (S. 1.), 1649, 8 pages. Pièce piquante et curieuse. « Six deniers pour quatre feuillets Entrent dans mon gousset tout nets, L’imprimeur payé de sa feuille.... Nous sommes huit cents, voire mille.. . . Nous avons aussi triste mine Que le pain à la Mazarine.…. Contentez-vous d’un imprimeur Qui ne fut jamais grand rimeur. » L’auteur était-il imprimeur?
614Burlesque sur la fuite de Mazarin et la rencontre de madame la duchesse de Longueville, retournant de Stenay à Paris1651Sans Lieu6614. Burlesque sur la fuite de Mazarin et la rencontre de madame la duchesse de Longueville, retournant de Stenay à Paris. (S. 1.), 1651 , G pages.
615Busire (le) étranger, démonté par les Alcides de France, sur la résolution généreuse de messieurs les princes pour la ruine du parti Mazarin, où se voient les justes causes du refus de plusieurs villes, fait à ce cardinal, de le recevoir.1652Paris15615. Busire (le) étranger, démonté par les Alcides de France, sur la résolution généreuse de messieurs les princes pour la ruine du parti Mazarin, où se voient les justes causes du refus de plusieurs villes, fait à ce cardinal, de le recevoir. Paris, 1652, 15 pages.
616Cacus (le) Italien renversé par l’Hercule François, en prose et en vers burlesques, par le sieur D. L. G.1652Paris8616. Cacus (le) Italien renversé par l’Hercule François, en prose et en vers burlesques , par le sieur D. L. G. Paris, 1652, 8 pages.
617Caducée (le)d'État, faisant voir par la raison et par l’histoire : 1° Que nous ne pouvons pas espérer la paix pendant que la reine sera dans le conseil ; 2° Que l’entrée du conseil est interdite à la reine par les lois de l’État ; 3° Que la reine est obligée de se retirer dans son apanage, pour ses seuls intérêts et pour son honneur; 4° Qu’on ne peut point dire que Mazarin est chassé pendant que la reine sera dans le conseil ; 5° Que les tendresses de fils ne doivent faire aucune impression dans l’esprit du roi, pour l’obliger à retenir sa mère dans le conseil, si sa présence y est contraire au repos de l’État ; 6° Et que si la reine aime son fils, elle doit consentir à cette retraite sans aucune résistance.1652Paris32617. Caducée (le)d'État, faisant voir par la raison et par l’histoire : 1° Que nous ne pouvons pas espérer la paix pendant que la reine sera dans le conseil ; 2° Que l’en- trée du conseil est interdite à la reine par les lois de l’État ; 3° Que la reine est obligée de se retirer dans son apanage , pour ses seuls intérêts et pour son hon- neur; 4° Qu’on ne peut point dire que Mazarin est chassé pendant que la reine sera dans le conseil ; 5° Que les tendresses de fils ne doivent faire aucune impression dans l’esprit du roi, pour l’obliger à rete- nir sa mère dans le conseil, si sa présence y est con- traire au repos de l’État ; 6° Et que si la reine aime son fils, elle doit consentir à cette retraite sans aucune résistance. Paris , Pierre Le Muet, 1652 , 32 pages. Du 20 juillet 1652. C’est une des pièces de Dubosc Montandré. Mailly la cite , p. 62 du cinquième volume de l’Esprit de la fronde.
618Calomnies (les) du cardinal Mazarin réfutées et rejettées sur Son Eminence.1649Paris6618. Calomnies (les) du cardinal Mazarin réfutées et rejettées sur Son Eminence. Paris, François Preuve- ray, 1649 fipag“Ês. . Cette pièce est signée : Par l’auteur du discours intitulé : Raëson- nement sur les affaires présentes , etc. Les deux pamphlets ont pour objet de montrer en quoi les affai- res d’Angleterre différaient des affaires de Paris. Voici un curieux passage du premier : « Les parlements d’Angleterre se devroient plutôt nommer États généraux que parlements, comme l’on peut juger par la description que j’en vais faire. Ils sont composés de deux chambres, qu’ils nom- ment Ja chambre haute etla chambre basse, autrement la chambre des seigneurs et celle des communes. La chambre hante est com- posée du clergé, des pairs du royaume, du roy et des princes du sang; la chambre basse est composée de deux gentilshommes de chaque province et d’un bourgeois de chaque ville ou communauté, et dé tous'les fils des nobles, qui y ont séance sans eslection. Les gens de justice n’y ont point de voix et ne s’y trouvent que pour décider les difficultés, touchant ce qui regarde la loy du royaume et la justice. En quoi les parlements diffèrent extrèmement des nôtres, où les gens de justice font le principal corps. Il y a encore une différence, qui est que les parlements d’Angleterre se font par eslection et les nôtres au contraire; d’où vient que nous devons estre bien plus assurés de la sincérité de nos parlements, parce qu’ils sont toujours en charges, qu’ils les acheptent chèrement et les transfèrent mesme à leurs enfants; de façon que s’il leur arrivoit de malverser , ils sont toujours remarqués pour cela et peuvent estre chastiés de tout le corps par la perte de leurs charges, à leur grand déshonneur et au détriment de leurs héritiers ; là où les par- lements d’Angleterre ne se formant que par eslection et pour un certain temps seulement que le roy peut limiter, le parlement dis- sous, chacun s’en retourne en sa province ; et s’il arrive que leur conduite ait esté ruineuse au public , à peine en peut-on reconnoi- tre les autheurs ; et le pis qu’il leur puisse arriver, est de n’estre pas esleus une seconde fois. Oustre que, la noblesse et le clergé y présidants en qualité de juges et d’arbitres, il peut arriver, par les attachements qu’ils ont au souverain , qu’ils trahissent la cause du - peuple; ce qui ne peut arriver en nos parlements, où la noblesse et le clergé peuvent bien empescher véritablement qu’on ne fasse tort au souverain, mais non pas contraindre le parlement d’en faire au peuple. C’est pourquoi je trouve nostre gouvernement bien plus juste et plus raisonnable que celui des Anglois. » ‘
619Calotte (la) de Mazarin renversée. Sur la mort de son neveu Manchiny, par le sieur Scaron (sic).1652Paris8619. Calotte (la) de Mazarin renversée. Sur la mort de son neveu Manchiny, par le sieur Scaron (sic). Paris, 1652, B pages. Détestables vers qui ne peuvent pas être, qui ne sont pas de Scarron.
620Camouflet (le) donné à la ville de Paris pour la réveiller de sa léthargie.1652Paris18620. Camouflet (le) donné à la ville de Paris pour la réveiller de sa léthargie. Paris, (1652), 18 pages.
621Canons (les) foudroyants, ou les Redoutables paroles du conducteur de nos armées aux princes et aux peuples.1649Paris8621. Canons (les) foudroyants , ou les Redoutables pa- roles du conducteur de nos armées aux princes et aux peuples. Paris, François Noël , 1649 , 8 pages. La pièce se termine par un mauvais sonnet.
622Cantique de réjouissance des bons François pour l’heureux retour du roi dans sa bonne ville de Paris, avec une très humble remontrance à la reine régente.1649Paris19622. Cantique de réjouissance des bons François pour l’heureux retour du roi dans sa bonne ville de Paris, avec une très humble remontrance à la reine régente. Paris, veuve Jean Remy, 1649, 19 pages.
623Capitulation (la) de la ville de Bellegarde, le 21 mars.1650Parisnan623. Capitulation (la) de la ville de Bellegarde , le 21 mars. Paris , 1650. Bib. hist. 23101 - Extrait de la Gazette.
624Caprice bachique et burlesque sur la paix.1649Paris8624. Caprice bachique et burlesque sur la paix. Paris, 1649, 8 pages.
625Caprice (le) des esprits, ou la Philosophie des fous.1649Sans Lieu8625. Caprice (le) des esprits, ou la Philosophie des fous. (S.1. n. d.), 8 pages. Du mois de juin 1649. Véhémente sortie contre les pamphlets , contre les pamphlétaires et même contre le parlement qui ne sévissait pas.
626Caprice sur l’état présent de Paris. Stances.1652Sans Lieu8626. Caprice sur l’état présent de Paris. Stances. (S. 1.), 1652 , 8 pages. Trés-rare. Plus de violence que d’esprit. « Enfin la fronde est au rouet..… . Les princes en font leur jouet ; Et le peuple se raille d’elle. ‘Tel qui faisait le dépiteux Contre la cour et pour la fronde , Qui baiseroit le trou honteux Du plus grand Mazarin du moude.….
627Capture de deux courtisannes italiennes, habillées en hommes, faite par le corps de garde de la porte St-Honoré, qui portoient des intelligences secrètes au cardinal Mazarin; et ce qui se passe dans Paris, avec la lettre d’un partisan.1649Paris7627. Capture de deux courtisannes italiennes, habillées en hommes, faite par le corps de garde de la porte St-Honoré, qui portoient des intelligences secrètes au cardinal Mazarin ; et ce qui se passe dans Paris, avec la lettre d’un partisan. Paris , Pierre Variquet, 1649, 7 pages.
628Caquet (le) de la paille.1652Sans Lieu8628. Caquet (le) de la paille. (S. 1.), 1652, 8 pages. Le duc d’Orléans est ici fort maltraité. C’est la seule fois, je pense. L'auteur lui reproche avec aigreur de n’avoir pas étc au combat de la porte Saint-Antoine, ou du moins de n’y avoir pas envoyé ses officiers. /
629Caquet (le) des marchandes poissonnières et harangères des halles sur la maladie du duc de Beaufort, soupçonné de poison, et leur voyage au palais de ce prince.1649Paris12629. Caquet (le) des marchandes poissonnières et haran- gères des halles sur la maladie du duc de Beaufort, soupçonné de poison, et leur voyage au palais de ce prince. Par:s, 1649 , 12 pages. Plaisante pièce , qui malhenreusement n’est pas rare.
630Caquet(le) ou entretien de l’accouchée, contenant les pernicieuses entreprises de Mazarin découvertes.1651Paris39630. Caquet(le) ou entretien de l’accouchée, contenant les pernicieuses entreprises de Mazarin découvertes. Paris , 1651 , 39 pages. Mauvaise imitation du Caquet de l’accouchée, s. |., 1622. L’année suivante ; on a publié le Nouveau caquet, etc., quine vaut pas mieux.
631Caractère (le) de la royauté et de la tyrannie, faisant voir par un discours politique : 1° Les qualités nécessaires à un prince pour bien gouverner ses sujets ; 2° Les maux qui arrivent aux peuples lorsque les souverains sont incapables de les gouverner.1652Paris24631. Caractère (le) de la royauté et de la tyrannie, fai- sant voir par un discours politique : 1° Les qualités nécessaires à un prince pour bien gouverner ses sujets ; 2° Les maux qui arrivent aux peuples lorsque les sou- verains sont incapables de les gouverner. Parts, 1652, 24 pages. Pièce curieuse, principalement par sa violence. L’auteur raconte une anecdote, que Gatien de Courtilz a reproduite dans les Remar- ques sur le gouvernement du royaume, durant les règnes de Henry IWV, Louis XIIT et Louis XIF; c'est Catherine de Médicis voyant dans un miroir magique les destinées de la France jusqu’à Louis XIII.
632Caractère (le) des Mazarins, faisant voir: 1° Ceux qui le sont par affection; 2° Ceux qui le sont par ambition; 3° Ceux qui le sont par avarice; 4° Ceux qui le sont par crainte et par lâcheté.Sans DateSans Lieu24632. Caractère (le)des Mazarins, faisant voir: 1° Ceux qui le sont par affection ; 2° Ceux qui le sont par ambition ; 3° Ceux qui le sont par avarice ; 4° Ceux qui le sont par crainte et par lâcheté. (S. l. n. d.), 24 pages. Du commencement de 1652, après la première rentrée de Mazarin. Mazarins par affection : le roi, la reine d’abord, puis beau- coup d’autres; car Mazarin est Homme aux femmes et femme aux hommes Pour de poires et pour de pommes !. Par ambition : Turenne, Bouillon, Harcourt, Hocquincourt, les plus considérés du tiers État, les plus relevés dans l’Eghse, les plus braves de la noblesse. Par avarice : les pensionnaires de la cour, les prétendants aux dignités ecclésiastiques,, le roë qui est double Mazarin. Par lâcheté : le parlement, les bourgeois de Paris, Le pamphilet est bon ; et :l est rare.
633Caractère (le) du royaliste à Agathon.1652Paris38633. Caractère (le) du royaliste à Agathon. Paris, 1652, 38 pages. Pamphlet mazariniste : « La majesté est tout entière dans le berceau. Son aurore la met dans la plénitude de son état, sa nais- sance dans sa perfection , sa petitesse dans toute l’étendue de sa grandeur. Attendre qu’elle croisse pour lui obéir, égaler nos respects à ses années , c’est raccourcir son règne et croire de l’in- termission dans le mouvement de sa puissance. Un roi d’un jour est aussi souverain qu’un vieux conquérant ; et celui que nous ne devons regarder que par nos soumissions, est toujours grand et élevé. » Si l’on veut savoir ce que le parti des princes pensait de cette doctrine , il faut lire la Réponse au séditieux écrit intitulé : le Caractère du royaliste à Agathon. Voici maintenant une anecdote, que je n’ai rencontrée nulle part ailleurs : « Depuis sa retraite à Saint-Maur, M. le prince prit la * Ces deux vers sont de la Mazarinade. peine de faire des largesses aux colporteurs et aux mariniers… Le jour de la Pentecôte, il fit ses dévotions aux jésuites de Saint-Louis; et le soir, il alla au jardin du Roi où , un de ses valets de chambre ayant porté une musette, il fit danser les bourgeoises et dansa lui= même. » , : On a composé depuis , contre le chancelier Séguier, l’Interprète du caractére du royaliste, etc. C’est la Suite dont parle l’auteur de la Pièce de Pontoise, et qu’il affirme être d’une autre main que le Caractère, etc. - Tl existe, du Caractère du royaliste à Agathon, une édition de 1633, s. 1., 51 pages in-8.
634Cardinal (le) errant.1651Sans Lieu8634. Cardinal (le) errant. (S. 1.), 1651 , 8 pages. Sautereau de Marsy, qui a publié ce pamphiet dans son Nouveau Siècle de Louis XIV, page 304 du I" volume, lui assigne la date du 16 février.
635Cardinal (le) Mazarin en deuil, quittant la France.1649Paris7635. Cardinal (le) Mazarin en deuil, quittant la France. Paris, veuve J. Remy, 1649, T pages.
636Cardinal (le) Mazarin pris au trébuchet.1649Paris12636. Cardinal (le) Mazarin pris au trébuchet. Paris, , Pierre Sévestre, 1649, 12 pages.-
637Cardinal (le) pélerin, ou le Bourdon de Saint- Jacques présenté à Son Éminence par messieurs de la ville de Liège.1651Paris7637. Cardinal (le) pélerin, ou le Bourdon de Saint- Jacques présenté à Son Éminence par messieurs de la ville de Liège. Ziège (Paris, 1651), 7 pages.
638Caresme (le) de Mazarin, ou la.Suite des triolets. Sur la copie imprimée à Anvers.1651Paris8638. Caresme (le) de Mazarin, ou la.Suite des triolets. Sur la copie imprimée à Anvers. (Paris), 1651, 8 pages. C’est la suite des Trinlets de Mazarin sur le sujet de sa fuite. Maudit, maraut, malicieuxî Sot, superbe, symoniaque, Avare, asnier, ambitieux, Maudit, maraut , malicieux, Pendart, pelé, pernicieux , Plus dangereux qu’un maniaque, Maudit , maraut , malicieux , Sot , superbe, symoniaque. Infâme, impertinent, ingrat, Tygre, testu, tyran et traistre , Fourhe, faquin , fantasque, fat, Infime, impertinent, ingrat, Ribaut , rodomont , rénégat, Meschant enfin par toute lettre , Infâme, impertinent , ingrat, Tygre, testu , tyran et traistre. F'aurais pu en citer de plus insolents.
639Caresme (le) des Parisiens pour le service de la patrie.1649Paris8639. Caresme (le) des Parisiens pour le service de la patrie. Paris, Jean Petrinal, 1649, 8 pages. Ily en a une édition de Rouen, chez Jean Berthelin, 1649.
640Caresme (le) prenant de Mazarin.1651Sans Lieu8640. Caresme (le) prenant de Mazarin. (S. 1.), 1651 , 8 pages. « Les masques , à la promenade , Nomment une Mazarinade Ce que l’on appelle un mommon. »
641Carnaval (le) des princes au bois de Vincennes.1650Paris8641. Carnaval (le) des princes au bois de Viñcennes. Paris, 1650 , 8 pages.
642Cartel aux bons François pour la majorité du roi.1651Paris8642. Cartel aux bons François pour la majorité du roi. Paris, veuve J. Guillemot, 1651, 8 pages.
643Cartel (le) burlesque entre deux amis, envoyé de Paris à Ruel et refusé pendant la conférence.1649Paris11643. Cartel (le) burlesque entre deux amis, envoyé de Paris à Ruel et refusé pendant la conférence. Paris, Nicolas Jacquard , 1649, 11 pages.
644Cassandre (la) françoise, avec le Riéveil-matin des Parisiens.1649Paris7644. Cassandre (la) françoise, avec le Riéveil-matin des Parisiens. Paris , Étienne Hébert, 1649, 7 pages.
645Castille (la) aux pièds de la reine, demandant la paix : avec la Prédiction du retour du roi dans sa bonne ville de Paris.1649Paris15645. Castille (la) aux pièds de la reine, demandant la paix : avec la Prédiction du retour du roi dans sa bonne ville de Paris. Paris, Sébastien Martin , 1649, 15 pages. : Cela se compose d’une épitre dédicatoire à la reine, signée Aldimary, de la Castille , etc., de vers pour la reine , d’un sonnet à la reine, de vers sur l’accident arrivé à la reine le jour qu’on mit des chevaux de Danemark à son carrosse (nous apprenons, par ces vers, que le cocher de la reine s’appelait Papillon), de la Pre- diction, ete., en latin d’abord et puis en français. « Il y a eu un secrétaire, nommé Aldimari, dit Tallemant des Réaux, qui n’étoit pas plus sage qu’un autre. Il faisoitles plus ridi- cules vers du monde et a été si sot que de les faire imprimer. » J'ai rencontré, de ce poête, une autre pièce, intitulée : Sutyre première de M. Aldimary — la Vieille; et je n’ai pas de raison pour protester contre le jugement de Tallemant des Réaux.
646Catalogue des partisans, ensemble leur généalogie et extraction, vie, mœurs et fortune.1649Sans Lieu20646. Catalogue des partisans, ensemble leur généalogie et extraction , vie, mœurs et fortune. (S. 1.), 1649, 20 pages. C’est peut-être le pamphlet qui a eu le plus de succès , et aussi qui est le moins rare aujourd’hui. Il a été réimprimé quatre fois ; deux fois en 1649, avec une augmentation dans le texte et un titre amplifié que voici :
647Catalogue des partisans, ensemble leurs généalo- gles , sur lesquels on peut et on doit agir pour la con- tribution aux dépenses de la guerre présente1651Sans Lieu37647. Catalogue des partisans, ensemble leurs généalo- gles , sur lesquels on peut et on doit agir pour la con- tribution aux dépenses de la guerre présente. De ces deux réimpressions, l’une a 17 pages, l’autre 20. En 1651 on publia, de nouveau , le Caralogue avec l’augmenta- tion ; mais on revint au titye de l’édition originale. Une dernière édition, enfin, parut en 1652, sous le titre de : la Lisée générale de tous les Mazarins , etc. « Le chancelier a été partisan, des boues et de tous les partis. Son bisayeul étoit apothicaire; son ayeul, procureur, a été enterré sous les charniers de Saint-Séverin, où étoit son épitaphe, qui a été tiré par force. » C’est le passage le plus curieux qui ait été ajouté aux dernières éditions. Il ya, de 1651, un pamphlet intitulé : Réponse au Catalogue des partisans, en vers burlesques; mais ce n’est qu’une contrefaçon de l’Échelle des partisans ; et encore un autre pamphlet dont le titre est : Réponse des partisans à leur Catalogue, etc.; mais il ne répond à rien. 647 brs. Catalogue des rois et princes souverains du monde, tant ecclésiastiques que séculiers, vivants cette année 1648 , avec la liste des princes puînés des mai- sons souveraines et un catalogue de tous les car- dinaux. P. P. G. D. S. M. E. S. D. M., 1648. À. P. (& Paris), 16 pages.
648Catastrophe (la) burlesque sur l’enlèvement du roi, avec la représentation du miroir enchanté, dans lequel on voit la justification de Mazarin en la place de Grève.1649Paris12648. Catastrophe (la) burlesque sur l’enlèvement du roi, avec la représentation du miroir enchanté, dans lequel on voit la justification de Mazarin en la place de Grève. Paris, veuve André Musnier, 1649 , 12 pages.
649Catastrophe (la) Mazarine.1652(s. l. )8649. Catastrophe (la) Mazarine. (S. 1.), 1652, 8 pages. Il n’y à point de catastrophe. Mazarin, au contraire, venait d’en- trer en France avec une armée. Plus de violence que d’esprit. L’auteur appelle Mazarin « une éponge à toutes injures. »
650Catéchisme (le) de la cour.1652Paris8650. Catéchisme (le) de la cour. Paris, Philippe Clé- ment, 1652. Deux parties de 8 pages chacune. Parodie spirituelle, mais peu décente du catéchisme. Ce pamphlet n’a rien de commun avec le Catéchisme des courtisans, qui parut en 1649, ou avec celui qui porte la date de 1668, Cologne, petit in-12.
651Catéchisme des courtisans de la cour de Mazarin.1649(s. l. )8651. Catéchisme des courtisans de la cour de Mazarin. (S.1.), 1649, 8 pages. — Ce spirituel pamphlet a un second titre , que je préfère de beau- coup , car il est plus exact : Questions de la cour. C’est assurèment l’original du petit in-12 de 4668 : « Qu’est-ce qu’un procureur ? — Un homme qui, avec sa langue, sait vuider la poche de sa partie sans y toucher. — Qu’est-ce qu’un prince? — Un criminel que l’on n’ose punir. — Qu’est-ce qu’un homme riche? — Celui que la fortune flatte pour le perdre. — Qu'’est-ce que Paris? — Le paradis des femmes, le purgatoire des hommes et l’enfer des chevaux, » Il en a été publié une contrefaçon, sous le titre de : Définition sur l’état et condition d’un chacun.
652Catéchisme des partisans ou Résolutions théologiques touchant l’imposition, levée et emploi des finances, dressé par demandes et par réponses, pour plus grande facilité, par le R. P. D. P. D. S. J.1649Paris32652. Catéchisme des partisansou Résolutionsthéologiques rr touchant l’imposition, levée et emploi des finances, ;1 & % dressé par demandes et par réponses, pour plusgrande — î ÏÂg facilité, par le R. P, D. P. D. S. J, Paris, Cardin yp°",, , W Besongne, 1649, 32 pages. Très-remarquable pamphlet. « Aujourd’hay la flatterie met la royauté en un tel point, l’intérét, l’ambition et l’avarice s’en for- ment une idée si étrange que, si Dieu venoit, non plus dans la vie abjecte de Jésus-Christ, mais dans l’éclat, la splendeur et la vertu d’un de ses séraphins , à peine trouveroit-il place, non pas dans la maison du roi, mais parmi les domestiques d’un favori. » Après la paix de Saint-Germain, il parut une Suite du Catéchisme des partisans ou des résolutions théologiques touchant l’impôt, levée - # et emploi des finances, par M. J. B. D.T. E. K. O. D. P. M.; mais + ŸM ! elle n’a pas été écrite dans la même pensée. Elle n’a ni le même s? }f sens ni le même intérêt. Les premières initiales sont celles du révérend père dom Pierre de Saint-Joseph. Ce père était de l’Ordre des Feuillants.
653Catéchisme royal.1650Paris36653. Catéchisme royal. Paris, 1650, 36 pages. « Maximes pleines de sagesse, dont il existe plusieurs éditions, dit M. Leber, art. 4471 de son Catalogue. La première est de 1643.» C’est donc à Richelieu et à Mazarin qu’il est fait allusion dans ce passage : « Un essai de quinze jours seulement a fait voir à nos yeux, depuis un peu de temps, la différence qu’il y a entre un profès en l’art de gouverner et un novice en ce même art, quoique d’ail- leurs très—intelligent en toute autre sorte de connoissances. » L’auteur s'étonne qu’un gentilhomme puisse être impunément libertin, ivrogne, pillard et qu’il se déshonore s’il est trafiquant. Il bläme le préjugé qui ne permet pas à un gentilhomme d’être juge. « Quoi ! s’écrie-t-il, un soldat en faction fait office de gentilhomme, et un chancelier, non ! » ; « Comme la noblesse tire sa première origine de la vertu, c’est déroger que d'être vicieux. Le Catéchisme royal est de Pierre Fortin , sieur de La Hoguette. On le trouve, quelquefois, à la suite du livre‘intitulé : Testament ou Conseils fidéles d’un bon père à ses enfants , notamment dans la jolie édition de 1653, Paris, Antoine Vitré, petit in-8. Le style y est revu et corrigé. Il y a prxs des formes cicéroniennes, qui, à mon avis, lui ont fait perdre en“force ce qu’il a gagné en abondance On lit dans l’édition de 1633 : « Ce fondement posé que la noblesse ait tiré sa première origine de la vertu , je ne sais d’où nous est venue cette fausse illusion que ce ne soit pas y déroger que d’être vicieux, » Est-ce que la phrase de 1650 ne vaut pas infiniment mieux? Pen dis autant de cet autre passage : « Maintenant un faux brave, n’ayant que l’épée et point de cape, peut-être en tirant quelque mauvais éclaircissement, ou un soldat en faction à la porte de son capitaine fera acte de gentilhomme ; et un chancelier de France, qui est l’organe des volontés de votre majesté, et tous vos parlements ensemble, qui jugent souverainement de la vie, des biens et de l’honneur des princes, des pairs de France et généralement de tous vos sujets et des droits même de votre couronne, en faisant la fonction de leurs charges, ne la feront pas de gentilhomme. » C’est ici l’édition de 1653. Combien est plus vive et plus saisissante la phrase de 1650 !
654*Catholicon (le) de MarignySans DateSans Lieunan654*. Catholicon (le) de Marigny. Mémoires du cardinal de Retz, p. 369, coll. Michaud. A-t-il été publié? Marigny lançait, dans les salons et au milieu du public de la Fronde, beaucoup de vers et de pièces manuscrites dont il ne se souciait guère.
655Caton (le) françois disant les vérités : 1. du roi, de la reine et du Mazarin; 2. des princes; 3. des parlements 4. des peuples.1652(s. l. )23655. Caton (le) françois disant les vérités : 4. du roi, de la reine et du Mazarin ; 2. des princes ; 3. des parle- ments ; 4. des peuples. (S. I, 16 maï 1652), 23 pag. Voici les vérités. 1° Du roi : « Il est plus mazarin que françois. » 2° De la reine : « Si l’on vouloit m’en croire, on les (la reine et le cardinal) mettroit en état qu’il seroit vrai, de toutes façons, qu’il n’y auroit rien de si chaud que leur cul. Toute la cour sait que la reine a dit qu’elle oublieroit plutôt Dieu que Mazarin. Ft, par là, il semble qu’elle ait rendu véritable la rencontre de son ana- gramme qui porte qu’elle est Chérte de Satan. » 3° Du parlement : « Ces sénateurs ont peur de perdre leurs char- ges, qui leur sont si chères , que beaucoup se sont ruinés pour les acheter. Que peut-on aussi espérer de personnes qui ont fait, du temple de Dieu ou de la justice, une caverne de brigands et de voleurs? » 4° Des peuples : « Les bourgeois , les marchands sont si lâches qu’après qu’ils ont dit point de Mazarin , néanmoins ils voudroient recevoir ce ministre, pourvu qu’il leur fit part de ses louis. » 1l fallait que le parti des princes fât bien abandonné. On s’expli- que, après un tel pamphlet , l’incendie de l’Hôtel de Ville. Ce n’était pas assez, pour l’auteur, de cette prose brutale. Il a voulu y ajouter des vers. En voici quelques-uns : « Encore un peu plus outre, et votre heure est venue. Rien ne vous sauroit garantir ; Etla foudre qui va partir, Toute prête à crever la nue, —— Ne peut plus être retenue ‘ « Par l'attente du repentir. » C'est au roi que cela s’adresse ! Un siècle et demi plus tard, Lebrun exprimait, presque devant l’instrument du supplice de Louis XVI , la même pensée dans son Ode patriotique sur les événements de l’année 1192, depuis le 10 août jusqu’au 13 novembre : ; « Il pouvait régner sur les cœurs, Ce monarque faible.. . et parjure , Il prétend régner sur des morts ! Vainement la pitié murmure. Le ciel veut plus que des remords. » Il faut conventr que le pamphlétaire inconnu de la Fronde à tous les avantages sur le Pindare de la Révolution. Le titre de ce pamphlet est emprunté à une pièce de 1614; mais le titre seulement. °
656Causes de récusation contre monsieur le premier président, monsieur de Champlâtreux, son fils, leurs parents et alliés au degré de l’ordonnance.1650(s. l. )24656. Causes de récusation contre monsieur le premier président , monsieur de Champlâtreux, son fils , leurs parents et alliés au degré de l’ordonnance. (S. 1., 1650), 24 pages. . C’est pour ce pamphiet que le président de Mesmes fut frondé par les Enquêtes. Il y en a une autre édition, dont le titre est sm- gulièrement amplifié : 656 bis. Causes de récusation proposées par M. le duc de Beaufort, messire Jean-François-Paul de Gondy, archevêque de Corinthe et coadjuteur de Paris , M. de Broussel , conseiller en la cour, M. Charton , président aux requêtes du palais et autres, contre messire Ma- thieu Molé, premier président au parlement de Paris, M. Molé de Champlâtreux , son fils , conseiller hono- raire en ladite cour, et leurs parents et alliés au degré de l’ordonnance. (S. 1. n. d.), 15 pages.
657Causes (les) du retardement de la paix entre le roi d’une part, le roi d’Espagne et l’empereur d’autre, et les remèdes qui s’y peuvent apporter1649Paris8638. Caresme (le) de Mazarin, ou la Suite des triolets. Sur la copie imprimée à Anvers. (Paris), 1651, 8 pages. C’est la suite des Triolets de Mazarin sur le sujet de sa fuite. Maudit, maraut, malicieuxî Sot, superbe, symoniaque, Avare, asnier, ambitieux, Maudit, maraut , malicieux, Pendart, pelé, pernicieux , Plus dangereux qu’un maniaque, Maudit , maraut , malicieux , Sot , superbe, symoniaque. Infâme, impertinent, ingrat, Tygre, testu, tyran et traistre , Fourhe, faquin , fantasque, fat, Infime, impertinent, ingrat, Ribaut , rodomont , rénégat, Meschant enfin par toute lettre , Infâme, impertinent , ingrat, Tygre, testu , tyran et traistre. J'aurais pu en citer de plus insolents.
658Causes et moyens d’appel proposées (sic) par le procureur du roy au Chastelet contre Bernard de Bautru, avocat au parlement et ès conseils du roy, accusé, avec les responses auxdites causes et moyens d’appel.1649(s. l. )7658. Causes et moyens d’appel proposées (sic) par le pro- cureur du roy au Chastelet contre Bernard de Bautru, avocat au parlement et ès conseils du roy, accusé, avec les responses auxdites causes et moyens d’appel. (S. 1., 1649), 7 pages. Voir le Factum pour M. Bernard de Bautru, etc.
659Cautèles (les) de la paix, faisant voir : 1. si la paix, avant l'exécution des arrêts et de la déclaration contre le cardinal Mazarin, seroit plus préjudiciable que la guerre 2. si le soupçon qu'on a d'un traité secret de la cour avec les princes, est injuste; 3. la sincérité des intentions du roi et de la reine de la Grande-Bretagne 4. ce que la ville de Paris peut et doit faire en cas de trahison.Sans Date(s. l. )23659. Cautèles (les) de la paix, faisant voir : 4. si la paix, avant l’exécution des arrêts et de la déclaration contre le cardinal Mazarin, seroit plus préjudiciable que la guerre ; 2. si le soupçon qu’on a d’un traité secret de la cour avec les princes, est injuste; 3. la sincérité des intentions du roi et de la reine de la Grande-Bretagne ; A. ce que la ville de Paris peut et doit faire en cas de trahison. (S. !. n. d.), 23 pages. . 1652, après la députation des cours souveraines à Saint-Germain. « La plupart estiment que le roi et la reine d’Angleterre sont plutôt mazarins que frondeurs. Quels qu’ils puissent être, on a violé le respect qui leur est dû , d’avoir reproché à ce jeune prince, dans son carrosse , d’être cause que le roi est venu à Saint-Germain. » Malgré la netteté de ce blème, l’auteur n’en reste pas moins un frondeur très-entété. Il ne veut pas de l’assistance des Anglais, à cause de la différence des religions. « Mais s’ils prétendoient seule- ment donner du secours aux peuples qui sont opprimés sous le joug d’une rude tyrannie, leur zèle scroit louable, quand même leur dessein seroit plus grand que leurs forces. » Il conseille, en cas de trahison des princes, « de chasser premiè- rement tous ceux qui seront soupçonnés d’être mazarins, et, pour ceux qui le sont ouvertement, de les dépêcher sans remise et sans pltlé »
660Cavalier (le) d’outremer1649(s. l. )12660. Cavalier (le) d’outremer. (S. |.), 1649 , 12 pages.
661Cavalier (le) démonté1649Paris8661. Cavalier (le) démonté. Paris, veuve Théod. Pépin- gué et Est. Maucroy, 1649 , 8 pages. Cette pièce a paru aussi sous le titre de : Le Noble confus ou le Point d’argent du temps présent.
662Cayer contenant les très-humbles remontrances des députés du parlement de Bordeäux , présenté au roi et à la reine régente, le second octobre 1649.1649(s. l. )27662. Cayer contenant les très-humbles remontrances des députés du parlement de Bordeäux , présenté au roi et à la reine régente, le second octobre 1649.(S.1.), 1649, 27 pages.
663Cayers des remontrances faites au roi et à la reine régente par les députés du parlement de Provence.1649(s. l. )12663. Cayers des remontrances faites au roi et à la reine régente par les députés du parlement de Provence. (S.1, n. d.), 12 pages. De la Gin de 1649 et pour l’exécution du traité, conclu entre le parlement et le gouverneur, comte d’Alais, par la médiation du cardiral Bichy. En général, les pamphlets d’origine provencale ne sont pas communs. C’est apparemment celui-ci que Pitton range parmi les plus con- sidérables sous le titre de : /a Remontrance du parlement. Les autres sont le Manifeste de la oille d’Aïz; le Manifeste du comte d’Alais; l’Examen de la remontrance du parlement; la Remon- trance au peuple de Provence ; la Voiæ de la justice opprimée ; la Justification des armes du gouverneur. Le P. Lelong cite une édition des Cayers sous la rubrique de Paris.
664*Célèbre (la) Cavalcade pour la majorité du roi.Sans DateSans Lieunan664*. Célèbre (la) Cavalcade pour la majorité du roi. Mémoires de Madame de Motteville, p. 448, coll. Michaud. Extrait de la Gazette.
665Célèbre (le) Festin des mouchards , en vers burlesques.1649Sans Lieu8665. Célèbre (le) Festin des mouchards , en vers burlesques. (S. 1.), 1649, 8 pages.
666Censeur (le) censuré, dédié au sieur de Sandricourt.1652Sans Lieu16666. Censeur (le) censuré, dédié au sieur de Sandri- court. Sans Lieu, 1652 16 pages. L’auteur est D’Audiguier du Mazet, avocat général de la reine. Tl a donné une seconde édition de son opuscule, sous le titre de : 666 bis. Censeur (le) censuré, adressé au sieur de San- dricourt, auteur d’un libelle intitulé : Le Censeur du temps , touchant les régences des reines , mères des rois , en 1652. Paris, 1657, 10 pages. Cette édition est augmentée d'une épître dédicatoire à la reine qui n’est pas comprise dans la pagination , non plus qu’un extrait du pamphlet de Sandricourt ; en sorte que la Censure de D'Audi- guier a, en réalité, 20 pages. On trouve aussi une réimpression de 1652, qui porte pour titre : la Pièce intitulée : le Censeur censuré. (S. 1. n. d.), 6 pages ; mais elle doit faire suite à la Réponse de Sandricourt, sur la thèse couchée en la deuxiême partie du Censeur du temps, etc. D’Audiguier écrit avec une politesse dont Sandricourt n’a point suivi l’exemple. Ses raisonnements sont ingénieux et subtils ; mais son zèle l’emporte beaucoup trop loin, quand il qualifie la loi sa- lique de loi bizarre et hétéroclite. « Dès le commencement de la régence, les charges des officiers royaux, nommément des cours souveraines , enchérirent beaucoup de prix ; et les plus jeunes conseillers du parlement et ceux de la moindre naissance se firent porter la robe ; ce qui ne s’étoit jamais vu et n’appartient qu’aux présidents. »
667Censeur (le) du temps et du monde, portant en main la clef du Politique lutin, de l’Accouchee espagnole, de la Descente du politique lutin aux limbes, des Préparatifs et de la France en travail, par le sieur dé Sandricourt.1652Paris218667. Censeur (le) du temps et du monde, portant en main la clef du Politique lutin, de l’Accouchee espa- gnole, de la Descente du politique lutin aux limbes, des Préparatifs et de la France en travail, par le sieur dé Sandricourt. Paris, 1652. Quatre parties , la première de 55 pages , la seconde de 44 la troisième de 48 et la quatrième de 71. Sandricourt se défend assez mal des reproches qui lui ont été faits de choquer les puissances, de se montrer athée, hérétique, impie et libertin. Voici quelques passages qu’il m’a paru utile de reproduire, pour la bibliographie des Mazarinades : « L’un, qui se publie le fidèle sujet du roi (Sentiments d’'un fidèle sujet du roi, à l’occasion de l’arrét du 31 décembre 1651), découvre des sentiments mazarins pour l’idole qu’il adore ; et lautre, qui fait l Apologie du parlement , je sais bien qu’il n’en a pas d’aveu et qu’il est aux gages d’un prince. Celui qui a donné au public les Maximes véritables , a approche plus solidement du point. Celui qui a fait les Motifs des arrêts des parlements de France, propuse des chefs d’accusation très-puissants contre l’ex- travagance de ce ministre étranger. Celui qui a fait les Refexéons politiques sur la harangue de l’archevêque de Rouen , donne des exemples qui convainquent et qui accusent la flatterie sous le ca- mail. » Censeur du temps et du monde, etc. « Tous ces Messieurs les écrivains du temps , la plus grand’part ne sont que des rabolisseurs, orfèvres en vieux cuir, rappetasseurs, et fripiers regrattiers , étaleurs de vieilles nippes, raffatées pour tromper le public, avec des avant-propos plus magnifiques que les propos. » Truisième partie, etc. Le monstre Mazarin , né de l’accouchée , « quand il ment le plus, il dit que c’est la vérité foute pure et la confession révélée et encore le erai etle faux. » Quatrième partie, etc. I paraît que les quatre parties du Censeur ont été publiées à vingt et un jours ou trois semaines de distance. Elles se vendaient de six à douze deniers le cahier. On appelait Morgue la cabale de Châteauneuf et de Villeroy à Poitiers.
668Censeur (le) politique au très-auguste parlement de Paris.1649Paris28668. Censeur (le) politique au très-auguste parlement de Paris. Paris, Mathieu Colombel , 1649, 28 pages. Excellente pièce, dans laquelle on trouve de très-udicieuses ob- servations sur les tailles , sur la justice criminelle, sur les ventes par décrets ou saisies immobilières, sur l’emprisonnement à fins civiles.
669Censure de l’insuffisante et prétendue réponse faite à la réfutation de la Lettre d’avis.1649Paris15669. Censure de l’insuffisante et prétendue réponse faite à la réfutation de la Lettre d’avis. Paris, 1649, 15 pages. Cette pièce appartient à la polemique soulevée par la Lettre d’a- vis à messieurs du parlement de Paris, écrite par un provineial, et dont j’aurai à parler plus tard.
670Censure de monseigneur Illustrissime et Révéren-dissime archevêque de Bordeaux et primat d’Aquitaine sur un libelle fait et imprimé à Bordeaux.1652Paris7670. Censure de monseigneur Illustrissime et Révéren- dissime archevêque de Bordeaux et primat d’Aquitaine sur un libelle fait et imprimé à Bordeaux. Paris, Gilles Dubois, 1652 , 7 pages. Acte ofliciel date de Poitiers , le 27 janvier 1632, et signe, avec l’archevêque de Bordeaux, par les évéques d’Évreux, de Bazas, de Couserans, de Saintes , de Rodez et par le doyen de Poitiers, le‘ siége vaquant. Le libelle censuré est la Question canonique : si M. le prince a pu prendre les armes en conscience, ete.
671Censure (la) ecclésiastique de Rome la sainte contre la vie dépravée de Jules Mazarin.1649Paris12671. Censure (la) ecclésiastique de Rome la sainte contre la vie dépravée de Jules Mazarin. Parts, Fr. Noël, 1649, 12 pages.
672Censure (la) et l’antidote de quelques maximes très-pernicieuses, contenues dans un libelle qui a pour titre : Le Récit du duel déplorable entre MM. les ducs de Beaufort et de Nemours, adressé (sic) à la noblesse,raisonnable et chrestienne.1652Paris12672. Censure (la) et l’antidote de quelques maximes très-pernicieuses, contenues dans un libelle qui a pour titre : Le Récit du duel déplorable entre MM. les ducs de Beaufori et de Nemours, adressé (sic) à la noblesse raisonnable et chrestienne. Paris, 1652 , 12 pages. Rare. Contre le duel. Il y avait eu, peu auparavant, une association de quelques gentilshommes pour combattre et détruire le préjugé du duel. Cette association avait eu l’approbation des maréchaux de France. Elle comptait, parmi ses fondateurs, le marquis de Fé- nelon. ‘
673Censure générale de tous les libelles diffamatoires, imprimés depuis la conclusion de la paix, au préjudice de cet état.1649Paris11673. Censure générale de tous les libelles diffamatoires, imprimés depuis la conclusion de la paix, au préjudice de cet état. Paris, 1649, 11 pages. Les libelles censurés sont : 1. les Soupirs françois sur la paix italienne. « C’est le premier qui ait paru. Parce qu’on ne l’a pas poursuivi, les autres sont venus après ; » 2. la Requéte civile sur la conclusion de la paiz; 3. les Généreux sentiments d’un bon Fran- çois contre la conférence ; 4. la Pure vérité découverte (cachée) ; S. la Cuèrasse (au prince du sang surnommé la Cuirasse); 6. le Pot de chambre ; Î, le Bundeau (de l’honneur). Il faut « qu’on ne mette plus aucune pièce de cette étoffe en lu- mière que dans le feu qu’allumera le bourreau , pour y brûler et l’auteur et l’ouvrage. » :
674Censure ou Réfutation du libelle intitulé : Soupirs francois sur la paix italienne.1649Paris12674. Censure ou Réfutation du libelle intitulé : Soupirs francois sur la paix italienne. Paris, Pierre Du Pont, 1649, 12 pages. J'ai rencontré un exemplaire de ce pamphlet sur le titre duquel un contemporain avait écrit : « Cette pièce n’a été mise en lumière qu’un mois après la vente des Sqæpirs et faite par ceux de Saint- Germain. » L’auteur de la Censere me paraît quelque peu pédant. Il est re- marquable qu’il reproche au poête d’avoir déterré les termes bar- bares de désastreux et larmorer. Î Saintot annonce, dans une lettre citée page 164 des Mémoires du cardimal de Retz, coll. Michaud, une Réponse aux Soupirs francçois, qui ne peut pas être la Censure, et que je ne connais pas.
675Cent quatre vers contre ceux qui font passer leurs libelles diffamatoires sous le nom d'autrui, par M. Scaron.1651Paris8675. Cent quatre vers contre ceux qui font passer leurs libelles diffamatoires sous le nom d'autrui , par M. Scar- ron. Paris, Toussaint Quinet, 1651 , 8 pages. La permission d’imprimer est datée du 16 mars 1651. « D'un ennemi public, étranger ou françois, Par zèle ou par dépit, on se plaint quelquefois ; Mais offenser en vers ses maîtres légitimes, Faire servir en mal l’innocence des rimes , Et pour les débiter, y supposer un nom , C’est être, pour le moins, faux témoin surlarron. » On a publie une contrefaçon, sous ce titre : Irvective de M. Scar- ror contre un dernier libelle, etc. Il est remarquable que Scarron a toujours renié les pamphlets qui lui ont été attribués, sans excéption et sans réserve. Voici, par exemple , comment il s’en explique, dans une lettre adressée à la reine mère, quelque temps après la Fronde, pour réclamer le réta- blissement de sa pension : « Pendant les troubles de la régence, ma malheureuse réputation a été cause que tout ce qu’on a imprimé, à Paris, de bon et de méchant, à été publié sous mon nom ; et cet abus dure encore , quelque peine que j'aie prise à le faire cesser. On m’a imputé des vers insolents contre Son Éminence. Cela a été appuyé par les caresses que m’a toujours faites une autre Éminence, opposée à la sienne, et dont j'ai été connu et honoré dès ma jeu- nesse, et devant qu’elle eût commencé d’être mal à la cour. » Ce désaveu s’applique spécialement à la Mazarinade, dont la pu- blication avait coûté à Scarron une pension de quinze cents livres, et qui, peut-être à cause de cela seul, a été recueillie dans le dixième volume de ses œuvres complètes. Je ne veux pas m’inscrire en faux contre le jugement des contemporains de l’auteur ; je dois pourtant faire remarquer que les Cent quatre vers ont été écrits en 1651, commela Mazarinade, et, selon toutes les apparences , après la Mazarinade. Scarron, d’ailleurs, est, dans toutes ses autres poé- sies burlesques, plus ingénieux , moins violent et moins ordurier. Je ne reconnais pas son esprit dans le sale libelle, qui a eu le triste privilége de faire sortir le cardinal Mazarjn de son impassi- bilité, Un écrivain qui a signé plusieurs pamphlets des initiales S. C., sieur D.P., et du pseudonyme l’Anti-Mazarin, à publié une Réponse au sieur Scarron sur le sujet de ses Cent quatre vers. Il devait être au courant des nouvelles littéraires de la Fronde. Attribue-t-il à Scar- ron la Mazarinade ? non. Lui attribue-t-il au moins quelque pièce du temps? pas davantage. Il ne s’élève pas contre la réclamation de Scarron ; il ne s’en étqnne même pas ; il la loue. Je dois dire pourtant que, dans un pamphlet qui a paru en 1651 et qui est inti- tulé : Zettre de remerctment, envoyée au cardinal Mazarin sur la lettre qu’il a escrite à une dame de la cour pour l’accommodement de ses affaires, Scarron est expressément nommé comme l’auteur de la Mazarinade ; mais ce n'était peut-être qu’un écho du bruit que Guy Joly a répété et qui a été recueilli dans le Segraisiana. La question n’est pas de savoir si Scarron a été accusé d’avoir com- posé la Mazarinade, mais s’il l’a été avec raison et sur quelque so- tide fondement. Outre les Cent quatre vers, je n’ai trouvé certainement de lui que PÆpftre chagrine à son ami Rosteau. Les Étrennes burlesques de M. Scarron, envoÿées au cardinal Mazarin, pourraient être de lui encore, aussi bien que la pièce intitulée : Sur /a conférence de Ruel et l’Adieu du sieur Scarron faict au roi, etc.; mais très-posi- tivement, la Débauche des quatre monopoleurs, la Calotte de Maza- rin et le Cœur des princes, ne lui appartiennent pas. La Lettre de M. Scarron envoyée au cardinal Mazarin n’est autre chose que la Lettre au cardinal burlesque de l’abbé de Laffemas. Enfin on a donné, en 1663, une édition in-8° du Testament véritable de Jules Mazarin; eton a mis le nom de Scarron sur le titre. Je ne vois au- cune raison de suivre cette opinion. L’éditeur des œuvres complètes de Scarron n’a reproduit aucune de ces-pièces ; mais je ne sais pas si c’est une autorité. 1| n’est pas inutile de dire que ni les Étrgines burlesques, ni les vers Sur la conférence de Ruel, ni même P Adieu faict au roy ne font soupçon- ner la Mazarinade. On a écrit que Scarron avait pris des actions dans une société de colonisation pour la Martinique. Voici à cet égard la vérité ; c’est Scarron lui-même qui nous l’apprend dans une Lettre à ***, page 169 du I" vol. de ses œuvres complètes : « Je me suis mis pour mille écus dans la nouvelle compagnie des Indes, qui va faire une colonie à trois degrés de la Ligne , sur les bords de l’Oreillon et de l’Orénoque:(la Guyane françoise,) » Scarron s’était laissé persuader que le soleil de l’Amérique pourrait rendre à ses membres leur souplesse. Il se proposait d’aller habiter, non la Martinique, comme on l'a dit, mais la nouvelle co- lonie. I partit, en effet, dans les premiers jours d’octobre 1632. « Monsieur Scarron , auteur burlesque, Fort aimé du comte de Fiesqué , Est parti de cette cité, Ayant sa femme à son côté , Ou du moins en estant bien proche , Lui dans une chaise, elle en coche , Pour, devers la ville de Tours, Aller attendre, quelques jours, L’embarquement pour l’Amérique. » Évidemment M. le baron Walckenaër s’était arrété trop tôt dans la lecture de Loret, quand il à dit, Mémoires sur Madame de Sévigné, page 423 du II° vol., que Scarron devait étre accompagné de Cé- leste de Palaiseau. La Céleste dont parle le gazetier était sœur de Scarron. L’Épêtre chagrine , adressée des bords de la Loire à l'ami Ros- teau, confirme d’ailleurs le passage de Loret que je viens de citer. Pendant son séjour à Tours, Scarron apprit que les direc- teurs de la compagnie avaient fait de mauvaises affaires et que la flottille, qui devait porter les colons en Amérique , ne partirait pas. II revint à Paris, où Mazarin ne se mit pas en peine de sa présence. A quoi a-t-il tenu que la veuve de Scarron ne devint pas la femme de Louis XIV ?
676Centuries (les) de la naissance de Jules Mazarin, apportee (sic) de Sicile par un courrier à Saint-Germain-en-Laye.1649Paris8676. Centuries (les) de la naissance de Jules Mazarin, apportee (.nc) de Sicile par un courrier à Saint-Ger- main-en- Laye. Paris, Michel Mettayer, 1649, 8 pages
677Champagne (la) désolée par l’armée d’Erlach (sic).1649Paris8677. Champagne (la) désolée par l’armée d’Erlach (szc) Paris, 1649 , 8 pages. Trois lettres, datées des 3, 6 et 7 mai; la deuxième signée d’Alin- court et la troisième , Gervaise. Tl y a une seconde édition, qui ne diffère de la première que par cette addition au titre : Avec les cruautés exercées par icelle, et une troisième augmentée, sous le titre de : les Horribles cruautés faites dans les provmæs de France par les gens de guerre d’Erlac et autres. On doit y ajouter la Relation véritable de ce qui s’est passé és en- virons de la ville de Reims, etc. , et la Requête des provinces et des villes de France à nos seigneurs du parlement de Paris.
678Champagne (la) et la Picardie aux pieds du roi, qui se plaignent des violences qu’on leur fait et qui implorent son assistance.1650Paris24678. Champagne (la) et la Picardie aux pieds du roi, qui se plaignent des violences qu’on leur fait et qui im- plorent son assistance. Paris, 1650 , 24 pages.
679Changement (le) d’ État à la majorité du roi.1651Sans Lieu7679. Changement (le) d’ État à la majorité du roi. (S 1.) 1054 , 7 pages.
680Changement (le) d’État sur la majorité du roi, présenté à Sa Majesté avant son auguste sacre et couronnement.1651Sans Lieu11680. Changement (le) d’État sur la majorité du roi, présenté à Sa Majesté avant son auguste sacre et cou- ronnement. (S. 1.), 1651 , 14 pages. signé D'a. D-3 Cette pièce diffère essentiellement de la précédente , qui a été composée à l’occasion du ministère de Châteauneuf, et sur- tout à la louange du surintendant des finances, marquis de la Vieuville. L’auteur a aussi publié le Triomphe de la monarchie par la majo- rité du rot, etc.
681Chansons mazarines. il y en a quatre sur une demi feuille, petit in folio; deux au recto, de long en large. Pendant et après la prison des Princes.Sans DateSans LieunanChansons mazarines
682Chant (le) royal des Parisiens sur la majorité du roi. Regia rnajorem celebrant nunc carmina regem. Par le sieur Fr. Servient.1651Paris8682. Chant (le) royal des Parisicns sur la majorité du roi. Regia majorem celebrant nunc carmina regem. Par le sieur Fr. Servient. Paris, François Noël, 1651 , 8 pages. Le refrain est : « Cet illustre patron d’un triomphant navire. »
683Chant royal du siége de Paris, dédié à monseigneur de Beaufort1649Sans Lieu2683. Chant royal du siége de Paris, dédié à monseigneur de Beaufort. (S. 1. n. d.), 2 pages. La permission d’imprimer porte la date du 26 février 1649 et nomme le sieur de Barrois. Je ne sais, de ce détestable écrivain, qu'une chose ; c’est qu’il était prètre. On trouve de lui cinq autres pièces, qui sont : 1. La Pyra- lide ; B. Le Flambeau d’Olympe, toutes deux dédiées au duc de Beaufort; 3. L’Écho de la France troublée par le déguisé Mazarin ; 4. Harangue et éloges véritables de deux archevéques; B. Les Vé- ritables sentiments d’état pour la paix.
684Chants rovaux sur l’Éminence et les partisans.1649Sans Lieu10684. Chants rovaux sur l’Éminence et les partisans. (S. 1.), 1649, 10 pages.
685Charactère (le) de Mazarin, trouvé dans son cabinet, après son départ, apporté à messieurs du parlement, avec sa conférence tenue avec les diables.1651Paris16685. Charactère (le) de Mazarin , tvouvé dans son cabi- net , après son départ, apporté à messicurs du parle- ment, avec sa conférence tenue avec les diables. Paris, 1651 , 16 pages. Réimpression du Frai caraetére du tyran, ete.
686Chariot (le) du triomphe de la paix, en vers burlesques.1649Paris8686. Chariot (le) du triomphe de la paix, en vers bur- lesques. Paris, Mathurin Hénault, 1649, 8 pages.
687Charmants (les) effets des barricades, ou l'Amitié durable des frères bachiques de Piquenique, en vers burlesques.1649Paris8687. Charmants (les) effets des barricades, ou l'Amitié durable des frères bachiques de Piquenique , en vers burlesques. Paris, 1649, 8 pages. « Ce jaurd’huy, de mai le seizième, »
688Chasse (la) à Mazarin.1649Paris7688. Chasse (la) à Mazarin. Paris, Michel Mettayer, 1649, 7 pages. La septième page est occupée par une épitaphe prophétique de Mazarin, qui finit par un trait tout à fait impréva : « Toi qui t’arrêtes en ce lieu , Ne laisses pas de prier Dieu ; Car l’écriture nous ordonne De ne juger jamais personne. »
689Chasse (la) aux loups et aux renards, ou la Fin d’aise des maltotiers, en vers burlesques.1649Sans Lieu7689. Chasse (la) aux loups et aux renards, ou la Fin d’aise des maltotiers, en vers burlesques. S. 1., 1649, 7 pag. Après l’arrêt du 17 janvier contre Mazarin.
690Chasse (la) aux satyres du temps, en vers burlesques.1649Paris8690. Chasse (la) aux satyres du temps, en vers bur- lesques. Paris, 1649, 8 pages. L’auteur des Soupirs françois est berné ; quant à celui de la Re- quéête civile, ' a Coups de poing, coups de pied au cul, Buffes , chiquenaudes , nazardes, Lui soient donnés; qu’on le larde - . D’épingles, d’aiguilles et de clous , ete. » L’auteur de la Férité cachée (Pure verité, etc.), est haché ; celui du Pot à pisser (Pot de chambre), est haussé ; celui des vers au Prince la Cuirasse , envoyé aux galères; celui des Généreux sentiments d’un François véritable, marqué de la fleur de lys ; enfin celui de 2 Barbe au premier président, enfermé à la Conciergerie. C’est une imitation burlesque de la Cersure générale des libelles diffamatoires 1ly a été répondu par l’Antisatyre, etc. À son tour l’auteur a répliqué par la Réponse & l’Antisatyre du temps.
691Chasse (la) du maréchal de Turenne par M. le prince, poursuivant les Mazarins avec huit mille chevaux.1652Paris8691. Chasse (la) du maréchal de Turenne par M. le prince, poursuivant les Mazarins avec huit mille chevaux. Paris, 1652 , 8 pages. Turenne était dans son camp de Villeneuve-Saint-Georges.
692Chasse (la) furieuse donnée à la garnison de Corbeil, où il est demeuré plus de deux cent cinquante cavaliers sur la place, et grand nombre de blessés et de prisonniers, par la cavalerie de M. le prince, ensemble le nombre des morts et des prisonniers.1652Paris8692. Chasse (la) furieuse donnée à la garnison de Corbeil, où il est demeuré plus de deux cent cinquante cava- liers sur la place, et grand nombre de blessés et de prisonniers, par la cavalerie de M. le prince, ensemble le nombre des morts et des prisonniers. Paris, Samuel de Larru, 1652, 8 pages.
693Chat (le) qui dort, d’un bon bourgeois de Paris, par lequel on remarquera les généreuses intentions de messeigneurs les princes, le bon et heureux succès de leurs armes, la venue du roi en bref à Paris et la mort de Mazarin assurée en peu de temps.1652Paris6693. Chat (le) qui dort, d’un bon bourgeois de Paris, par lequel on remarquera les généreuses intentions de messeigneurs les princes, le bon et heureux succès de leurs armes, la venue du roi en bref à Paris et la mort de Mazarin assurée en peu de temps. Omnes plaudite gentes manibus jubilate deo in voce exultationis Paris, 1652, 6 pages.
694Chemise (la) sanglante de Mazarin , en vers burlesques.1649Paris7694. Chemise (la) sanglante de Mazarin , en vers bur- lesques. Paris, N. Charles, 1649, 7 pages. Pendant le blocus.
695Cheute (la) de la tyrannie, faisant voir la fausseté de la Décadence de la royauté par un examen des cinq points proposés.1652Sans Lieu15695. Cheute (la) de la tyrannie, faisant voir la fausseté de la Décadence de la royauté par un examen des cinq points proposés. Sans Lieu, 1652, 15 pages. Pièce mazarine assez médiocre. « Les mieux sensés considéroient le cardinal Mazarin pour servir d’entre-deux à ces deux princes (Orléans et Condé), et qu’il n’a eu l’autorité du gonvernement que pour éviter quelque querelle qui pouvoit arriver entr'eux. » « Le conseil a accordé, à la sollicitation du maréchat de Turenne, avec beaucoup de peine, que le prêche se feroit en un lieu où il se faisoit autrefois. (Où?).... On sait le besoin que Je roi a d’argent; et , néanmoins , le conseil a refusé plusieurs millions, que quelques partisans offroient moyennant qu’on recût aux charges et offices les prétendus réformés. »
696Chevalier (le) chrétien parlant des misères du temps à la reine régente.1649Paris23696. Chevalier (le) chrétien parlant des misères du temps à la reine régente. Paris, François Noël , 1649, 23 pages.
697Chevalier (le) de l'Onde, arrivé à Paris le 1er avril 1651.Sans DateSans Lieu19697. Chevalier (le) de l'Onde, arrivé à Paris le 1" avril 1651. (S. 1. n. d.), 19 pages. Si la pièce en valait la peine, je chercherais peut-être à démon- trer que le chevalier de l’Onde est beaucoup plus vulgairement le poisson d’avril, et que, par conséquent , il y a là une intention d’ironie.
698Chronologie des reines malheureuses par l’insolence de leurs favoris, dédiée à la reine régente, pour lui servir d’exemple et de miroir.1649Paris8698. Chronologie des reines malheureuses par l’insolence de leurs favoris, dédiée à la reine régente, pour lui servir d’exemple et de miroir. Paris, Claude Morlot, 1649, 8 pages. Je ne sais si c’est plus insolent que ridicule ; et cela s'imprimait ÿ" ; avec la permission du parlement! d… % VJ
699Chûte (la) de Phaëton par un vieux Gaulois, revêtu et interprété de nouveau, présentée au roi par un Parisien.1651Paris24699. Chûte (la) de Phaëton par un vieux Gaulois , revêtu et interprété de nouveau, présentée au roi par un Parisien. Paris, 1651 , 24 pages. Pièce originale et rare. L’auteur, dans un long commentaire d’une traduction française ou gauloise d'Ovide , prétend montrer que la chute de Phaéton fut glorieuse. Il ne dit pas un mot des af- faires contemporaines ; il ne nomme pas une seule fois Mazarin ; A mais il est aise de découvrir sa pensée. Phaéton a empéché une ba- ; taille entre deux armées , comme Mazarin à Casal ; il a un paren5[u—î‘ Cygnus, et trois sœurs, comme Mazarin un neveu et trois nièces. On en rencontre quelquefois une contrefaçon sous le titre de /a Nouvelle décadence.
700Cistême (sic) général ou Révolution du monde, contenant tout ce qui doit arriver en France, la présente année 1652 , avec le progrès des armes de M. le prince, prédit par l'oracle latin et l'oracle françois, Michel Nostradamus, à messieurs les prévôts des marchands et échevins de Paris.1652Paris16700. Cistême (sic) général ou Révolution du monde, (‘(5”’Ï contenant tout ce qui doit arriver en France, la pré- Ê F sente année 1652 , avec le progrès des armes de M. le prince , prédit par l’oracle latin et l’oracte françois, Michel Nostradamus, à messieurs les prévôts des mar- chands et échevins de Paris. Paris, 1652, 16 pages. C’est le quatrième Avertissement de J. Mengau. Le progrès du prince de Conde ne devaîit pas empècher Louis XIV de se faire couronner empereur à Savonne.
701Clairvoyant (le) de la cour touchant les affaires présentes.1652Sans Lieu8701. Clairvoyant (le) de la coûr touchant les affaires présentes. (S. |.), 1652, 8 pages.
702Claquet (le) de la fronde sur la liberté des princes, avec une élégie aux dames frondeuses, par le Menuisier de Nevers.1651Sans Lieu7702. Claquet (le) de la fronde sur la liberté des princes, avec une élégie aux dames frondeuses, par le Menur- sier de Nevers. (S. 1.), 1651 , 7 pages. Et aussi avec une épigramme aux mémes. Ces pièces, qui n’ajouteront rien à la réputation de M* Adam Billaut, ont été comprises, pour la première fois, dans l’édition de ses œuvres complètes, qui a été donnée à Nevers en 1840.
703Clef (la) du temple de Janus, présenté (sic) au roi par C. M. P. P. P. P.1652Paris28703. Clef (la) du temple de Janus% présenté (sic) au roi par C. M P. P. P.P. Paru, veuve C. Maret, (1652), 28 pages. Signée D. M., au lieu de C. M. que porte le titre.
704Codicile de M. le duc d'Épernon.1650Sans Lieu7704. Codicile de M. le duc d’Épernon. (S. 1.), 1650, 7 pages. Rare. Cet exemplaire est probablement incomplet; car, d’une part, après la signature du notaire, sur la septième page, on lit : suite, acte ; et la suite manque. D’autre part, la quatrième page appar- tient au codicilè et la cinquième, à un testament du 23 mai 1650, à Agen, antérieur, par conséquent, à celui qu’on trouvera plus loin. Par une coincidence singulière, le seul exemplairedu Testament que j’aie vu, paraît également incomplet. {vgm 4 Y<3 Après la seconde gnerre de Bordeaux, c’est—a-dul à la fin de 1650.
705Codicile et suite du testament de très-honorable, très-illustre et très-puissante princesse Charlotte-Marguerite de Montmorency, princesse douairière de Condé, duchesse de Montmorency et de Château Roux (sic), dame de Chantilly, de Merlou et autres terres et seigneuries, décédée à Châtillon-sur-Loing lc deuxième décembre 1650.1651Paris12705. Codicile ct suite du testament de très-honorable,* très-illustre et très-puissante princesse Charlotte- Marguerite de Montmorency, princesse douairière de Condé, duchesse de Montmorency et de Château Roux (sic), dame de Chantilly, de Merlou et autres terres et seigneuries , décédée à Châtillon-sur-Loing lc deuxième décembre 1650. Paris, 1651 , 12 pages. Signé Pellaut, notaire à Châtillon , et daté du dernier octo- bre 1650.
706Codicile très-véritable de Jules Mazarin, fait par la permission du roi dans Saint-Germain-en-Laye.1649Paris8706. Codicile très-véritable de Jules Mazarin, fait par la permission du roi dans Saint-Germain-en-Laye. Paris, Claude Morlot, 1649, 8 pages. Daté du 7 mars. On comprend qu’il n’est pas plus véritable que le Testament, — ä
707Cœur (le) des princes entre les mains de Dieu, ou Réponse au libelle séditieux intitulé: Avis aux malheureux, dédié à l’Altesse de Mademoiselle, par le sieur Scarron.1652Paris8707. Cœur (le) des princes entre les mains de Dieu , ou Réponse au libelle séditieux intitulé : Avis aux mal- heureux , dédié à l’Altesse de Mademoiselle, par le sieur Scarron. Paris, Nicolas Guérard , (1652), 8 pages. Stances trop sottes pour être de Scarron.
708Combat (le) de deux auteurs sur le sujet de leurs pièces du temps, en vers burlesques.1649Paris8708. Combat (le) de deux auteurs sur le sujet de leurs pièces du temps , en vers burlesques. Paris, 1649, 8 pages.
709Combat (le) donné entre les troupes de Son Altesse royale et celles du maréchal de Turenne, entre Essonne et Milly, où deux régiments allemands ont été entièrement défaits.1652Paris7709. Combat (le) donné entre les troupes de Son Altesse royale et celles du maréchal de Tuvenne, entre Essonne ct Milly, où deux régiments allemands. ont été entiè- rement défaits. Paris, Jean Brunet, 1652, 7 pages. Avant le siége d’Étampes.
710Combat donné par les troupes mazarines à l'armée de l’archiduc Léopold, pour l’empêcher de venir à Paris au secours de messieurs les princes , où lesdites troupes mazarines ont été défaites par celles de l’archiduc au deça (sic) de Compiègne.1652Paris8710. Combat donné par les troupes mazarines à l'armée de l’archiduc Léopold, pour l’empêcher de venir à Paris au secours de messieurs les princes , où lesdites troupes mazarines ont été défaites par celles de l’ar- chiduc au deça (sic) de Compiègne. Paris, Philippe Lefèvre , 1652, 8 pages. Quoiqu’il y ait une permission du duc d’Orléans, je ne garantirais pas la véracité du narrateur.
711Combat du bon et du mauvais ange de la reine.1649Paris8711. Combat du bon et du mauvais ange de la reine. Paris, 1649 , 8 pages. -
712Combat (le) et le cartel de défi de l’amour à la paix, en dialogue.1649Paris8712. Combat (le) et le cartel de défi de l’amour à la paix, en dialogue. Paris, Claude Morlot , 1649 , 8 pages.
713Combat (le) furieux de deux Italiens, en vers burlesques.1649Paris8713. Combat (le) furieux de deux Italiens , en vers bur- lesques. Paris, Sébastien Martin, 1649, 8 pages. Signé D. F. Il y a des vers spirituels et bien tournés.
714Combat (le) généreux de monseigneur le duc de Beaufort pour l’honneur du roi et de messieurs de Paris.1649Paris6714. Combat (le) généreux de monseigneur le duc de Beaufort pour l’honneur du roi et de messieurs de Paris. Paris, 1649, 6 pages. Il s’agit de l’affaire du Jardin de Renard. Je ne crois pas qu’au- cun événement ait été l’occasion de plus de pamphlets. Ici le duc de Beaufort n’est rien moins qu’un fils de Mars, l’honneur de la France, le protecteur de Paris et le père de la patrie,
715Combats donnés, sur le chemin de Paris à Charenton et à Brie-Comte-Robert, les 16 et 18 de ce mois.1649Saint-Germain-En-Laye4715. Combats donnés, sur le chemin de Paris à Charen- ton et à Brie-Comte-Robert , les 16 et 18 de ce mois. Saint-Germain-en-Laye, 23 février 1649, 4 pages. Relation officielle. ; On en trouve quelques exemplaires, dont le titre se continue ainsi : Où les Parisiens ont eu, en deux rencontres, plus de six cents cavaliers tués, blessés ou faits prisonniers.
716Comète (le)royal, pronostiquant à la reine un déluge des vengeances du ciel, en punition: 1. Des incestes; 2. Des violements; 3. Des sacrilèges; 4. Des sodomies; 5. Des brutalités qui se commettent dans la guerre qu'elle fomente pour soutenir l'ennemi de la chrétienté.1652Sans Lieu4716. Comète (le)royal, pronostiquant à la reine un déluge des vengeances du ciel, en punition : 1. Des incestes; 2. Des violements ; 3. Des sacrilèges ; 4. Des sodomies ; 5. Des brutalités qui se commettent dans la guerre qu’elle fomente pour soutenir l’ennemi de la chré- tienté. (S. 1.), 1652 , 4 pages. Signé P. M. D. G. (père Michel de Grosbois.) Mailly cite ce pamphlet dans la note de la page 62 de son cin- quième volume ; mais il ne s’est pas aperçu que c’était une con- trefaçon de la Lettre du père Michel de Grosbois au duc d’Angou- lême, etc., 1649.
717Comme (les) et Ainsi de la cour.1649Sans Lieu8717. Comme (les) et Ainsi de la cour. (S. |.), 1649, 8 pages. Suivis d’un dialogue entre le Jacquemard et la Samaritaine. Après la paix.
718Commerce (le) des nouvelles rétabli, ou le Courrier arrêté par la Gazette.1649Paris16718. Commerce (le) des nouvelles rétabli, ou le Courrier arrêté par la Gazette. Paris, 1649, 16 pages. Pièce spirituelle et piquante, qui me servira à compléter l’article du Courrier francois. Voici , en attendant, un passage curieux pour l’histoire des lettres en France : « Nervèze et des Escuteaux (dex-Vecommewk) raffinèrent leur style et commencèrent à parler Phœbus. Ils furent les mignons des dames. Quelques-unes les portoient , au lieu d’henres , à Péglise. S’il se formoit entr’elles quelque différend touchant un terme, on s’en rapportoit à Nervèze ; et qui l’eût voulu contredire , eùt été chassé comme un peteux de la compagnie. »
719Commerce (le) rétabli, en vers burlesques.1649Paris8719. Commerce (le) rétabli, en vers burlesques. Paris, Nicolas de la Vigne, 1649, 8 pages. Pendant la tenue du camp de Villejuif.
720Commission du roy, envoyée pour imprimer, publier et afficher sa déclaration d’amnistie en faveur des bourgeois et habitants de sa bonne ville de Paris.1652Sans Lieu4720. Commission du roy, envoyée pour imprimer , publier et afficher sa déclaration d’amnistie en faveur des bourgeois et habitants de sa bonne ville de Paris. (S. 1.), Antoine Estienne , 1652, 4 pages. Elle est adressée à Antoine Estienne, et datée de Mantes, le 26 sep- tembre 1652. La pièce est complète, quoique , au bas de la qua- trième page , on lise en réclame le mot Déclaration.
721Commission du roi et arrêt du parlement pour informer contre le cardinal de Retz.1654Paris7721. Commission du roi et arrêt du parlement pour informer contre le cardinal de Retz. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1654, 7 pages. ; La commission est du 21 septembre, et l’arrêt du 22. Elle est dans les Mémoires du cardinal de Retz, page 505, coll. Michaud ; mais non l’arrêt.
722Commission envoyée par monseigneur le duc d'Orléans aux trésoriers de France à Caen, pour l’établissement de la subsistance des gens de guerre pour le service du roi.1652Paris6722. Commission envoyée par monseigneur le duc d'Or- léans aux trésoriers de France à Caen , pour l’établis- sement de la subsistance des gens de guerre pour le service du roi. Paris, Jacob Chevalier, 1652, 6 pages. Datée du 7 février et contre-signée de Fromont.
723Comparaison (la) des comparaisons aux Mazarins, burlesque fait à Descain (sic).1652Paris23723. Comparaison (la) des comparaisons aux Mazarins, burlesque fait à Descain (sic). Paris, 1652, 23 pages. Contrefacon de l’Zcare sicilien.
724Comparaison du cardinal Mazarin et du comte d’Olivarez, favori du roi d'Espagne, sur les affaires par le sieur de Lécluse.1652Paris8724. Comparaison du cardinal Mazarin et du comte / fi d’Olivarez, favori du roi d'Espagne , sur les affairest“ par le sieur de Lécluse. Paris, veuve Jean Augé, 1652 , 8 pages. Aussi mauvais que rare.
725Complainte des partisans du cardinal Mazarin sur le rétablissement de leurs bureaux en France.1649Sans Lieu7725. Complainte des partisans du cardinal Mazarin sur le rétablissement de leurs bureaux en France. (S. !.), 1649 , 7 pages.
726Complainte (la) du sieur Coindinet, gentilhomme champenois, envoyée à la reine à Saint-Germain.1649Sans Lieu8726. Complainte (la) du sieur Coindinet, gentilhomme champenois, envoyée à la reine à Saint-Germain. (S. 1.), 1649 , 8 pages.
727Compliment de messieurs les curés de Paris à monseigneur l’Éminentissime cardinal de Retz, sur sa promotion, par le curé de Saint-Paul.Sans DateSans Lieu6727. Compliment de messieurs les curés de Paris à mon- seigneur l’Éminentissime cardinal de Retz, sur sa promotion , par le curé de Saint-Paul. (S. 1. n. d,, b pages. Il à été contrefait sous le titre de Réponse faite au libelle in titulé : Arrêt de la cour, donné contre le cardinal de Retz , du 13 août 1G52.
728Compliment fait, à monseigneur l’éminentissime cardinal de Retz, par M. Hédelin, abbé d'Aubignac, portant la parole pour la congrégation de la propagation de la foi, le 18 mars 1652.1652Sans Lieu4728. Compliment fait, à monseigneur l’éminentissime cardinal de Retz, par M. Hédelin, abbé d’Aubignac, portant la parole pour la congrégation de la propaga- tion de la foi, le 13 mars 1652. (S. 1.), Denys Lan- glois, 4 pages. Sur la promotion du coadjuteur au cardinalat. Il y a de l’abbé d’Aubignac : 1. Le Panégyrique funebre de la princesse douairière de Condé; 2. Le Panégyrique funébre du ma- réchal de Rantzau. ‘
729Complot (le) et entretien burlesque sur l’arrêt du 29 décembre, contenant les principaux chefs d’accusation conitre le ministère du cardinal Mazarin, par le sieur de Sandricourt.1652Paris23729. Complot (le) et entretien burlesque sur l’arrêt du 29 décembre, contenant les principaux chefs d’accusa- *=nH 14 jan e tion/conitre le ministère du cardinal Mazarin, par le Fr+-au sieur de Sandricourt. Paris, 1652, 23 pages. Seconde édition du Procéès du cardinal Mazarin, etc. L’auteur a Pn “ajouté , au commencement , une invective contre/ief Sentiments %:““'* A d’un fidèle sujet du roi sur l’arrét du 29 décembre.
730Conclusions proposées par la reinc régente à messieurs du parlement et à ses sujets, tant pour chercher les moyens de la générale paix, afin de bannir du royaume mille particulières guerres, que pour instruire à fond le procès des princes.1650Sans Lieu24730. Conclusions proposées par la reinc régente à mes- sieurs du parlement et à ses sujcts, tant pour chercher les moyens de la générale paix, afin de bannir du royaume mille particulières guerres, que pour instruire e9 Â à fond le procès des princes. (S. 1.), 1650 , 24 pages. ‘ Une des pièces de Francois Davenne, La reine régente, ici, c’est la vérité ou la sapience éternelle, pour parler le langage de l’auteur. Elle donne ses conclusions contre les princes, Beaufort, le coadjuteur, Mazarin , le duc d’Or- léans, la reine, le parlement; elle les donne en vers détestables, en autant de qu l y a d’accusés. Mais la con. érale est que Davenne somme le parle- ment dad ul Isque Dieu le présente. « Il n’y aura de paix de cette justice. » ans ce pamphlet qu’il défend, contre une interdiction pro- noncée par le coadjuteur de Paris , Charles Ilersent qu’il appelle le visible Jésus dans un parfait prédicateur. Je dois relever, à cette occasion, une erreur qui est échappée aux auteurs de la Biographie universelle. Davenne ne dit pas que Hersent a fait l’apologie du coadjuteur, mais son apologie propre sur l’acte qui venait de le frapper.
731Concordat de l’union faite entre le parlement et la ville de Bordeaux avec nos seigneurs les princes contre les ennemis de l’État.1652Bordeaux15731. Concordat de l’union faite entre le parlement et la ville de Bordeaux avec nos seigneurs les princes contre les ennemis de l’État. Jouxrte la copie imprimée à Bordeaux par Guill. La Court (sic), 1652, 15 pag. Daté du 7 janvier 1652. C’est une véritable charte, en 27 articles. Je n’en citerai que deux : Art. 12. Les ministres dont les parle- ments demanderont la destitution , devront étre renvoyés ; et ceux qui seront nommés à leur place, seront recus sans difficulté. Art. 16. Aucun fils ou gendre de gouverneur, de quelque qualité et mérite qu'’il soit, ne pourra succéder au gouvernement de son père ou beau-père. Le prermnier n’est pas sérieux; il n’était que d’opposition. Il fallait que le second fût bien dans l’opinion, pour qu’on supposât qu’il avait été consenti par le prince de Condé. Inutile de dire que le Concordat est une fiction de quelque pamphlétaire, ou, tout au plus, un projet de quelque frondeur gascon.
732Condamnation (la) de l’incivil perturbateur de la paix.1649Paris11732. Condamnation (la) de l’incivil perturbateur de la paix. Paris, 1649, 11 pages. Mauvaise et souvent grossière réponse à la Requéte civile contre la conclusion de la puix. Elle se termine par un sonnet si plein d’incorrections qu’il en est inintelligible.
733Conditions (les) de l’arrêt rendu sur le jugement d’entre l’auteur de la Verité [illisible] l'Avocat général, partie adverse.165?Parisnan733. Conditions (les) de l’arrêt rendu sur le jugement d’entre l’auteur de la Verité to t l'Avocat gé- néral , partie adverse. Paris, 1 ages. « Voyez et apprenez le Reméde aux malheurs de l'Ét ez par les Présages du changement de l'Etat; apprenez qu’i r les médisants, par le Jugement rendu sur le plaidoyer de l'auteur de la Vérité toute nue ; et retenez l’honneur qu’il faut rendre aux rois par l’Arrêt sur le jugement rendu contre lesdits auteurs. » Le titre de la seconde pièce est inexact. Il faut live : Présage de changement dans la monarchie des François.
734Conduite du cardinal Mazarin depuis son retour en France, adressée aux compagnies souveraines, Maison de Ville et bons bourgeois de Paris.1652Paris15734. Conduite du cardinal Mazarin depuis son retour en France, adressée aux compagnies souveraines, Maison de Ville et bons bourgeois de Paris. Paris, veuve Jean Guillemot , 1652, 15 pages. Après le combat de la porte Saint-Antoine. Le pamphlet se termine sur la 14° page. La 15° ne contient que le privilége accordé à la veuve J. Guillemot par le duc d’Orléans.
735Conférence (la) de deux habitants de Saint-Germain, Simon et Colin, sur les affaires de ce temps.1652Sans Lieu8735. Conférence (la) de deux habitants de Saint-Ger- main, Simon et Colin, sur les affaires de ce temps. (S. 1.), 1652, 8 pages. Pendant le siége d’Étampes.
736Conférence (la) de deux mylords, s’en retournant en Angleterre, contre les méchants ministres et favoris.1649Paris7736. Conférence (la) de deux mylords, s’en retournant en Angleterre , contre les méchants ministres et favo- ris. Paris, Michel Blaguart, 1649, 7 pages. M. de Saint-Aulaire a jugé à propos de reproduire ce pamphlet dans son Histoire de la Fronde, pièces justificatives.
737Conférence (la) de la reyne et du mareschal de Turenne sur le mauvais succès de leur armée.1652Sans Lieu7737. Conférence (la) de la reyne et du mareschal de Turenne sur le mauvais succès de leur armée. (S. 1.), 1652, 7 pages.
738Conférence (la) de Mazarin avec la Fortune, apparue à Son Éminence sous le nom et visage de la dona Isabella, courtisane italienne.1649Paris16738. Conférence (la) de Mazarin avec la Fortune, appa- rue à Son Éminence sous le nom et visage de la dona Isabella, courtisane italienne. Paris, Pierre Sévestre, 1649, 16 pages. Agg®s la mort du roi d’Angleterre.
739Conférence de Mazarin avec les partisans, touchant sa retraite, par le sieur de la Besace.1649Paris16739. Conférence de Mazarin avec les partisans, touchant sa retraite, par le sieur de la Besace. Paris, Nicolas de la Vigne, 1649, 16 pages On lit, au verso du titre, deux épigrammes assez mauvaises des sieurs de la Pointe et de la Valise, chevaliers de la Treille. Il ne faut pas négliger cette pièce, quoiqu’elle ne soit pas très- rare.
740Conférence (la) de M. le premier président avec M. de Châteauneuf sur les affaires du temps.1652Sans Lieu8740. Conférence (la) de M. le premier président avec M. de Châteauneuf sur les affaires du temps. (S. L., 1652), 8 pages. Le premier président venait d’arriver à Poitiers , où la cour at- tendait Mazarin.
741Conférence (la) des députés de Son Altesse royale à Saint-Germain-en-Laye sur l’ouverture de la paix, faite par le roi d'Angleterre; sa harangue à Sa Majesté, avec les propositions des députés et l’impertinente réponse du cardinal Mazarin.1652Paris8741. Conférence (la) des députés de Son Altesse royale à Saint-Germain-en-Laye sur l’ouverture de la paix, faite par le roi d'Angleterre ; sa harangue à Sa Majesté, avec les propositions des députés et l’impertinente réponse du cardinal Mazarin. Paris, Jean Brunet, 1052, 8 pages.
742Conférence (la) du cardinal Mazarin avec le gazetier1649Bruxelles39742. Conférence (la) du cardinal Mazarin avecle gazetier. Jouxte la copie imprimée à Bruxelles,, 1649, 39 pages. Je ne sais pas pourquoi, sur le second titre, il y a : Ænvoyée de Bruxelles, le T mai dernier. Ce qui est certain , c’est qu’au temps où nous reporte la Conférence , la paix n’était pas faite. En voici la preuve : Renaudot dit au cardinal : « J'ai mes enfants à Paris… qui font la Gazette (le Courrier François) pour le parlement. » Pamphlet curieux et spirituel. I] répond primcipalement à la pièce, sans titre ni date, qui commence par ces mots : Le roy veut que le parlement sorte de Paris, etc. ‘ On en trouve des exemplaires , qui portent Conférerce secrète, et où les mots : Ænvoyée de Bruxelles, etc., sont sur le premier titre.
743Conférence (la) du Parisien et du bourdelois sur les affaires de ce temps.1649Paris8743. Conférence (la) du Parisien et du Boumflg‘s_ sur les affaires de ce temps. Paris, 1649, 8 pages. Du commencement d’octobre.
744Conférence du roi , de la reine et du cardlinal Mazarin sur toutes les affaires présentes, et la demande dudit sieur cardinal au roi et à la reine, pour se retirer hors de France, afin de laisser une tranquillité publique dans le royaume.1652Paris16744. Conférence du roi , de la reine et du cardlinal Maza- rin sur toutes les affaires présentes, et la demande dudit sieur cardinal au roi et à la reine, pour se retirer hors de France , afin de laisser une tranquillité publique - dans le royaume. Paris, 1652, 16 pages. E à Après la levée du siége d’Étampes.
745Conférence (la) secrète tenue, à Pontoise, entre le roi, la reine, le cardinal Mazarin, messieurs les princes et plusieurs autres grands seigneurs de la cour.1652Paris16745. Conférence (la) secrète tenue, à Pontoise, entre le roi, la reine, le cardinal- Mazarin, messieurs les princes et plusieurs autres grands seigneurs de la cour. Paris, 1652, 16 pages. Contrefacon d’une pièce qui a paru en 1649, sous les titres de - Histoire des esprits et Roman des esprits revenus de Saint-Germain,
746Conférences (les) du cardinal Mazarin avec un de ses plus grands confidents, tenues à Saint-Denys en France, avant son départ. 1 Il représente toute l'histoire de sa vie depuis son arrivée en France jusques à présent; 2. les traverses qui lui sont arrivés (sic) tant par messieurs les princes, que des jugements contre lui rendus par messieurs du parlement 3. les défenses qu'il a exercées et exerce contre ceux qui lui en veulent; ensemble les réponses du confident du cardinal Mazarin, lui représentant les malheurs qui pourroient lui arriver ci-après, sur toutes (sic) les articles par lui proposées en ces rencontres.165242746. Conférences (les) du cardinal Mazarin avec un de ses plus grands confidents, tenues à Saint-Denys en France, avant son départ. 1. Tl représente toute l’histoire de sa vie depuis son arrivée en France jusques à présent; 2. les traverses qui lui sont arrivés (sic) tant par messieursles princes, que des jugements contre lui rendus par messieurs du parlement ; 3. les dé- fenses qu'il a exercées et exerce contre ceux qui lui en veulent; ensemble les réponses du confident du cardinal Mazarin, lui représentant les malheurs qui pourroient lui arriver ci-après, sur toutes (sic) les articles par lui proposées en ces rencontres. Puris, 1652, 42 pages. Pièce qui ne manque ni de malice ni d’esprit.
747Confession (la) générale de Jules Mazarin, sur tous les crimes par lui commis contre le pape et tous les princes chrétiens.1649Paris4747. Confession (la) générale de Jules Mazarin, sur tons les crimes par lui commis contre le pape et tous les princes chrétiens. Paris, 1649, 4 pages. Curieuse et rare.
748Confession (la) générale des partisans et maltôtiers de France, reconnue par l’examen qu'ils en ont fait dans leur dernière assemblée du mois de mai à Paris, recueillie par M. J. D. L. R., un de leurs commis.1652Paris28748. Confession (la) générale des partisans et maltôtiers de France, reconnue par l’examen qu'ils en ont fait dans leur dernière assemblée du mois de mai à Paris , recueillie par M. J. D. L. R., un de leurs commis. Paris, 1052 , 28 pages.
749Confession (la) générale du cardinal Mazarin et la pénitence que le confesseur lui a imposée pour toutes ses fautes.1652Paris8749. Confession (la) générale du cardinal Mazarin et la pénitence que le confesseur lui a imposée pour toutes ses fautes. Paris, jouxte la copie imprimée à Blois, 1652, 8 pages. Orléans venait de refuser d’ouvrir ses portes au roi. Le confesseur ordonne au cardimal, pour pénitence , de passer sur le Pont-Neuf, trois fois , en criant : Je suis le Mazarin!
750*Confession (la) révéléeSans DateSans Lieunan750*. Confession (la) révélée. Je ne sm us où j'ai rencontré ce titre.
751Confiteor (le) du chancelier au temps de Pâques.1649Paris8751. Confiteor (le) du chancelier au temps de Pâques. (Paris), 1649, 8 pages. « Pai fait bâtir la moitié de l’église Saint-Eustache, du moins où mes armes sont; j’ai aussi fait faire la moitié du maître autel de la même église. De plus j’ai fait bâtir le grand autel des Carmes déchaux , mes premiers confesseurs. Les ayant du depuis quittés, pour prendre les religieux du tiers Ordre de Saint-François, j’ai fait bâtir leur petite église. Pai aussi fait faire les orgues des Jacobins du grand couvent de la rue Saint-Jacques. » Le Confiteor est attribué à M. de Bardonville. C’est de ce pamphlet que Saintot parle dans une lettre, citée page 164 des Mémoires du cardinal de Retz, coll. Michäud, sous le titre de /a Confession de Pâques de M. le chancelier. Le lieute- nant civil fit alors, chez lui, une assemblée des principaux libraires « pour une seconde chasse à ces échoppes de libraires et colpor- teurs, lesquels, dit Saintot, ne vendent plus rien que bien secrète- ment. » Voir la Nocturne chasse du lieutenant civil.
752Congé (le) burlesque de l’armée normande.1649Rouen7752. Congé (le) burlesque de l’armée normande. Jouxte la copie imprimée à Rouen, 1649, 7 pages. Gaie et spirituelle. « Adieu, manchons , adieu, mitaines, Ornements de nos capitaines, » Dites « Que ce qu’on écrit de Coutras, D’Ivry, d’Arque et de Cérisolles, Ne sont que des discours frivoles , Et que vous paroissiez plus beaux Quand vous fûtes à Moulineaux. » Moulineaux est un village sur la route de Rouen à Pont-Aude- mer. Il a conservé, dans les souvenirs du peuple de la première ville , un renom burlesque. ‘- Il ex1ste, de cette pièce, une édition, s. l. n. d., de 4 pages. L’épithète de Burlesque ne se trouve pas au titre. Est—ce Pédition originale ? Cardin Besongne l’a publiée, à son tour, sous letitre de :
753Congé de l’armée normande.1649Paris7753. Congé de l’armée normande. Paris, 1649, 7 pages.
754Congé (le) du cardinal Mazarin, avèc une anagramme sur son nom et surnom.1649Sans Lieu4754. Congé (le) du cardinal Mazarin, avèc une ana- gramme sur son nom et surnom. (S. 1.), 1649, 4 pages. Signé P. M., avocat en cour. Exécrable. L’anagramme de Jules Mazarin est, ici, La luyne (sic) amère. C’est une reproduction de quelque pamphlet contre le connétable de Luynes, dont ’emblème était Pherbe de l'Aluyne ou l’absinthe.
755Congratulation très-humble à monseigneur l’Éminentissime cardinal de Retz, archevêque de Corinthe et coadjuteur en l’archevêché de Paris, sur sa promotion au cardinalat.1652Paris7755. Congratulation très-humble à monseigneur l’Émi- nentissimgcardinal de Retz, archevêque de Corinthe et coadjuteur en l’archevêché de Paris, sur sa promo- tion au cardinalat. Paris, M. Jacquet, 1652, 7 pages. Signé L. Q.
756Conjuration (la) de la maison d’Autriche contre la liberté de l'Europe en la dernière élection, faite à Ratisbonne, le 22 décembre 1636 , avec les artifices et nullités de cette élection en la personne du roi de Hongrie, Ferdinand, prétendu roi des Romains.1649Paris8756. Conjuration (la) de la maison d’Autriche contre la liberté de l'Europe en la dernière élection, faite à Ratisbonne, le 22 décembre 1636 , avec les artifices et nullités de cette élection en la personne du roi de Hongrie, Ferdinand, prétendu roi desRomains. Paris, 1649, 8 pages. Voir les Causes du retardement de la paix, etc.
757Conjuration (la) découverte des sieurs Servient (sic), Le Tellier, de Lyonne et autres, triumvirat du conseil du cardinal Mazarin, contre messieurs les princes et la ville de Paris, proscrits par arrêts de la cour de parlement, 1 pour la justification de la pure intention de S. A. R; 2. dessein du triumvirat pour faire un changement dans l'État; 3. leurs trahisons contre la ville de Paris 4. Mazarin déclaré ennemi juré de la maison royale.1652Paris16757. Conjuration (la) découverte des sieurs Servient (sic), Le Tellier, de Lyonne et autres, triumvirat du conseil du cardinal Mazarin, contre messieurs les prin- - ces et la ville de Paris, proscrits par arrêts de la cour de parlement, 1. pour la justification de la pure inten- tion de S. A. R.; 2. dessein du triumvirat pour faire un changement dans l’État ; 3. leurs trahisons contre la ville de Paris ; 4. Mazarin déclaré ennemi juré de la maison royale. Paris, L. Hardouyn , 1652, 16 pages. Après le combat du faubourg Saint-Antoine.
758Conjuration (la) italienne contre la France par l’introduction des Italiens, des Anglois et des Savoyards au conseil du roi, qui sont les effets de la haine que le cardinal Mazarin porte aux François.1652Paris39758. Conjuration (la) italienne contre la France par l’introduction des Italiens, des Anglois et des Savoyards au conseil du roi , qui sont les effets de la haine que le cardinal Mazarin porte aux François. Paris , 1652, 39 pages. Après l’installation du parlement de Pontoise.
759Conseil (le) de Saint-Germain-en-Laye sur les affaires présentes.1649Paris8759. Conseil (le) de Saint-Germain-en-Laye sur les affaires présentes. Paris, veuve d’Antoine Coulon, 1649, 8 pages. T} y a des exemplaires qui portent au titre : Sur les affaires de Paris. Bonne pièce , qui se termine par un sixain fort mauvais.
760Conseil nécessaire, donné aux bourgeois de Paris pour la conservation de la ville contre les desseins de Mazarin et les libelles qu'il à fait semer.1649Paris8760. Conseil nécessaire, donné aux bourgeois de Paris pour la conservation de la ville contre les desseins de Mazarin et les libelles qu'il à fait semer. Parts, Cardin Besongne , 4641 (1649), 8 pages. L’auteur attribue le billet du chevalier de Lavalette : Pauvre peuple abusé, dessille tes yeux, « à un comédien dans la chaire, fils d’un cabaretier du pays du Maine ; » Cohon , évêque de Dol, qui naquit en Anjou , mais qui fut élevé au Mans. Voir À qui aime la vérité.
761Conseil nécessaire, donné par un Parisien, de la part de tous les bourgeois de Paris, à monseigneur le duc de Beaufort sur les affaires présentes.1649Paris7761. Conseil nécessaire, donné par un Parisien, de la part de tous les bourgeois de Paris, à monseigneur le duc de Beaufort sur les affaires présentes. Paris , Nicolas Gasse , 1649, 7 pages.
762Conseil salutaire au cardinal Mazarin; Gasconnade en vers, dédiée à messieurs les officiers de la Bazoche du parlement de Paris.1652Paris8762. Conseil salutaire au cardinal Mazarin; Gasconnade en vers, dédiée à messieurs les officiers de la Bazoche du parlement de Paris. Paris, veuve Marette, 1652, 8 pages. Rare. Le privilège, signé La Fouasse, greffier en la Bazoche, est daté du 21 mars 1652. Il désigne, comme l’auteur de la Gascorrade, Claude Veyras, avocat en la Bazoche, qui, d’ailleurs, a apposé son nom au bas de la dedicace. Tout l’univers n’a point tant d’hommes, La Normandie tant de pommes, La Touraine tant de melons, Le Maine point tant de chapons, L’Auvergne point tant de fromages , Le Languedoc de heaux visages, La Brie point tant d’angelots, La Picardie tant d’impôts, La Champagne tant de misères, La Provence tant de galères, Lé Dauphiné tant de rochers, La Bretagne tant de vachers, Le Lyonnois tant de commerce, La Bourgogne «e vin en perce, Le Poitou tant de chicaneurs L’Orléanois tant de tanneurs, Le Berry tant de draperie , La Guyenne tant de braverie La Catalogne tant de malheurs , La Navarre de batteleurs, La Saintonge de misérables, L’Anjou de maisons honorables , La Lorraine d’infortunés , L'Artois tant de bourgs ruinés , Que , etc. » Ce Claude Veyras est également auteur de la Fureur des Juifs, et des Plaintes parisiennes sur la mort du duc de Nemours.
763Conseiller (le) d'État sans fourbe, raisonnant sur le choix du Hâvre-de-Grâce pour la détention des princes, et concluant qu’il ne butte qu'à la ruine de l’autorité de Son Altesse Royale, au rétablissement de la tyrannie de Mazarin et à la perte plus assurée de ces illustres, et sur le voyage de Mazarin sans la compagnie du roi, et tirant ensuite plusieurs conséquences au grand désavantage de cet État. Legite sapientes; vestro enim sale conditur hoc embamma. SAL., Prov., I, 1.1650Sans Lieu32763. Conseiller (le) d'État sans fourbe, raisonnant sur le choix du Hâvre-de-Grâce pour la détention des princes, et concluant qu’il ne butte qu'à la ruine de l’autorité de Son Altesse Royale, au rétablissement de la tyrannie de Mazarin et à la perte plus assurée de ces illustres , et sur le voyage de Mazarin sans la compagnie du roi, - et tirant ensuite plusieurs conséquences au grand dés- avantage de cet État. Legite sapientes; vestro enim sale conditur hoc embamma. Sau., Prov., 1,1. (S. 1.), 1650, 32 pages. Une des pièces de Dubosc Montandré.
764Conseiller (le) fidèle.1649Paris12764. Conseiller “e fidèle. Paris, Jean Brunet, 1649, 12 pages. Signé D. B. J'ai rencontré cinq autres pièces qui portent cette signature ; 1. La Sybille moderne ; 2. La Relation du signalé combat et du siége de la table 3. La Remontrance des trois états à la reine régente pour la patæ ; 4. Le Gazetier désintéressé ; 5. Le Ministre d’État flambé.
765Conseiller (le) fidèle au roi.1649Paris8765. Conseiller (le) fidèlf au roi. Paris, Avnould Cotti- net, 1649, 8 pages.
766Consentement (le) donné par le roi à l’éloignement du cardinal Mazarin, le 12 août 1652Sans DateSans Lieu7766. Consentement (le) donné par le roi à l’éloignement du cardinal Mazarin , le 12 août 1652. Jouxte le copie imprimée à Pontoise par Courant , Ï pages. Pièce officielle. Il y a une réponse intitulée : Réfrctation des louanges données à Mazarin, etc. Le Consentement est dans les Mémoires du cardinal de Retz, note de la page 373, coll. Michaud.
767Considérations désintéressées sur la conduite du cardinal Mazarin.1652Paris32767. Considérations désintéressées sur la conduite du cardinal Mazarin. Paris, 1652, 32 pages. L’auteur nous apprend qu’il était de Paris ; qu’il avait été reçu prédicaieur du roi, vingt ans auparavant; que, sa prédication finie, il avait été prêcher dans les principales villes du royaume ; qu’il avait autrefois dédié le Protecteur de la maison de Dieu au cardi- nal Mazarin, dont il avait reçu une bague de diamants; que, cepen= dant, il ne suivait pas la cour et n’avait jamais rien demandé. Il vante Mazarin outre mesure. Il l’appelle grand génie, géant. I] parle de ses ravissements et de ses transports d’admiration. 11 trouve qu’il a fallu au cardinal une merveilleuse habileté, pour se maintenir et surtout pour revenir de son exil. Tout vet étalage de flatterie lui a valu une réponse brutale, intitulée : Le Véritable contre le menteur.
768Considérations sur une lettre du cardinal de Retz, écrite à messieurs les doyen, chanoines et chapitre de l’église de Paris.1655Sans Lieu41768. Considérations sur une lettre du cardinal de Retz, écrite à messieurs les doyen , chanoines et chapitre de l’église de Paris. (S. 1.), 1655 , 41 pages in-folio. Discussion canonique. Publication officielle, sortie des presses de l’imprimerie royale. Rare.
769Consolation (la) à la France.1649Paris3769. Consolation (la) à la France. Paris, 1649, 3 pages. Pendant la conférence de Ruel.
770Consolation au peuple de Paris touchant les affaires de ce temps.1649Paris8770. Consolation au peuple de Paris touchant les affaires de ce temps. Paris, Claude Morlot, 1649, B pages.
771Consolation de la petite Nichon à monsieur le prince de Condé.1650Paris7771. Consolation de la petite Nichon à monsieur le prince de Condé. Paris, 1650, 7 pages. Il faut y joindre les deux Lettres de 1649. Je n’ai pas besoin de dire ce que c’était que Nichon. Ses lettres le font assez connaître.
772Consolation (la) des bons et la défense de leurs écrits sincères contre les calomniateursSans DateSans Lieu8772. Consolation (la) des bons et la défense de leurs écrits sincères eontre les calomniateurs. (S. J. n. d.), 3 pages. Signé J. Douet, E. S. D. R. (écuyer, sieur de Rom-Croissant).
773Consolation (la) des femmes veuves de Paris touchant la mort de leurs maris ou alliés pour le service du parlement.1649Paris7773. Consolation (la) des femmes veuves de Paris tou- chant la mort de leurs maris ou alliés pour le service du parlement. Paris, Claude Boudeville , 1649, 7 pages. '
774Consolations à la reyne de la Grande-Bretagne, d'Ecosse et d’Irlande, tirées du tableau de la passion de Nostre Sauveur.1649Paris7774. Consolations à la reyne de la Grande-Bretagne , d'Ecosse et d’Irlande, tirées du tableau de la passion de Nostre Sauveur. Paris, Claude Morlot, 1649, 7 pages. Jean Hénault a retourné le titre ainsi qu’on le verra ci-après : Consolations tirées , etc.
775Consolations morales et chrétiennes du philosophe françois, dédiées aux curieux.1649Paris7775. Consolations morales et chrétiennes du philosophe françois , dédiées aux curieux. Paris, veuve Jean Remy, 1649, 7 pages.
776Consolations tirées du tableau de la passion de Nostre Sauveur, à la reine de la Grande-Bretagne, d’Écosse et d'Irlande.1649Paris7776. Consolations tirées du tableau de la passion de Nostre Sauveur, à la reine de la Grande-Bretagne , d’Écosse et d'Irlande. Paris, Jean Hénault, 1649, 7 pages.
777Conspiration de quatre femmes des plus nobles et des plus illustres de Paris, qui ont comploté l’entière ruine de Mazarin.1649Paris7777. Conspiration de quatre femmes des plus nobles et des plusillustres de Paris, qui ont comploté l’entière ruine de Mazarin. Parts, Antoine Quenet, 1649, 7 pages.
778Constipé (le) de la cour, avec une prophétie burlesqueSans DateSans Lieu7778. Constipé (le) de la cour, avec une prophétie bur- lesque. (S. |. n. d.), 7 pages.
779Consultation chrétienne et politique, savoir : lequel est le plus expédient et le plus avantageux à la France que le cardinal de Retz ou le cardinal Mazarin gouverne l’Etat.1652Sans Lieu13779. Consultation chrétienne et politique, savoir : lequel est le plus expédient et le plus avantageux à la France que le cardinal de Retz ou le cardinal Mazarin gouverne l’Etat. (S. 1., 1652), 13 pages. L’auteur répond d’abord : ni l’un ni l’autre ; puis il déclare le cardinal de Retz plus vain, plus superbe, plus insolent, plus pré- somptueux, plus téméraire, plus entreprenant, plus à craindre mille fois que le cardinal Mazarin.
780Consultation et ordonnance des médecins de l’État pour la purgation de la France malade, par le sieur Du Teil.1649Paris8780. Consultation et ordonnance des médecins de l’État pour la purgation de la France malade , par le sieur Du Teil. Paris, Claude Huot, 1649 , 8 pages. Il y a, de ce sieur Du Teil, une Ode panégyrique à Monseïgneur l’archevéque de Corinthe , etc., et une pièce intitulée : l’Entrée du roi dans son parlement , etc. On trouve dans le Catalogue des lieres composant la bibliothèque poétique de M. Viollet-Leduc , page 476, l’indication d’un Recueil de ‘diverses Ppièces du sieur Du Teil, etc. Paris, J. B. Loyson, 1653, in-42. ; « Je ne sais ce que c’était que le sieur Du Teil, dit à cette occasion M. Viollet-Leduc. J’apprends, par ses poésies, qu’il avait été attaché à l’amiral duc de Brézé et qu’il avait voyagé en Espagne. Il écrivait correctement et faisait assez bien les vers.» ; La Consultation et l’'Ode panégyrique semblent protester contre l’indulgence de ce témoignage. ; Rangouze a publié des vers de Du Teil dans son Recueil des harangues qui ont été faites à la reine de Suëéde, etc., 1656, un vol. in-12.
781Contenance (la) des principaux de l’État, mais principalement des chefs de parti, en la présence du cardinal Mazarin.1652Sans Lieu16781. Contenance (la) des principaux de l’État, mais prin- cipalement des chefs de parti, en la présence du cardr- nal Mazarin. (S. 1.), 1652 , 16 pages. Mazarin venait d’arriver à Poitiers.
782Contents (les) et mécontents sur le sujet du temps1649Paris8782. Contents (les) et mécontents sur le sujet du temps. Paris, 4649, 8 pages. Pendant la conférence de Ruel. Contents : les armuriers, clinqualhers, bahutiers, faiseurs de malles , valises et fourreaux de pistolets , pâtissiers, boulangers. meuniers, bouchers , épiciers, charcuitiers , fourbisseurs , faiseurs de pistolets, usuriers et préteurs sur gages, cordonniers, impri- meurs , cabaretiers, colporteurs et vendeurs de rogatons, maqui- gnons, panachers, faiseurs de baudriers, vendeurs de poudre et de balle , officiers de guerre et cavaliers. Mécontents : peintres, architectes, seulpteurs, graveurs, horlo- geurs, menuisiers, massons, relieurs, libraires, marchands de soie, lingères, prêtres, passementiers , rubaniers , luthiers, musiciens, violons, rétisseurs, harangères , chaudronniers , avocats, procu- reurs, solliciteurs, sergents à cheval et à verge, miroitiers, éguille- tiers, épingliers, joailliers, vendeurs de babioles, tablettiers, serru- riers, fondeurs, vendeurs d’éventails et d’écrans, teinturiers , blanchisseurs , maquereaux, p , ete. L’auteur dit que ce dernier parti était de beaucoup le plus fort.
783Contrat(le) de mariage du parlement avec la ville de Paris.1649Paris8783. Contrat(le) de mariage du parlement avec la ville de Paris. Paris, veuve J. Guillemot, 1649, 8 pages. Cette pièce qui a paru tout de suite après l’arrêt du 8 janvier, contient les propositions suivantes : le parlement présentera les personnes qui devront avoir part au gouvernement du royaume et à l’éducatien du roi; il pourra les destituer pour déportements ou incapacité ; il recevra Ic serment des ministres et conseillers d’État ; il nommera les candidats à l’administration des finances, ct exer- cera la Èharge de contrôleur général par deux de ses membres en commission ; il aura la nomination à perpétuité des gouverneurs des places à dix lieues à la ronde autour de Paris. Voilà le programme des chefs de la Fronde dans le parlement. Cette pièce est donc des plus importantes. Elle est aussi des mieux faites. Naudé, page 11 du Mascurat, la classe parmi les pièces raisonnées et soutenues. Il y revient encore, page 204 ; et il la cite comme une des meilleures. Je dois ajouter qu’elle n’est pas rare. Dans la leitre de Bruhl, le 40 avril 1651 (1° de l’édition de M. Ravenel) le cardinal Mazarin dit que le coadjuteur a eu quelque part à la composition de ce pamphlet; sur quoi M. Ravenel répond : « Une des clauses du Cortrat porte que, pendant la minorité du roi, il nesera établi aucune coadjutorerie aux préla- tures, et que toutes celles qui pourront avoir été accordées depuis l’avénement du roi à la couronne , seront révoquées et demeure- ront nulles. Le coadjuteur ou des écrivains inspirés par lui auraient- ils tenu un tel langage? » A mon tour, je réplique : les pamphlé- taires du prince de Condé demandaient, aussi haut que les autres, lasuppression « du pernicieux usage de succéder aux gouvernements comme aux patrimomes.… » Le prince lui-même dut, plus d’une fois, se soumettre à cette exigence de l’opinion dans les conféren- ces et les traités. Cependant il s’était brouillé avec la cour parce qu’elle n’avait pas voulu qu’il recueillit l’amirauté dans la succes- sion de son beau-frère , le duc de Brézé. Les partis sont des maîtres bien durs. Ils ne donnent le com- mandement qu’à ceux qui leur rendent une entière obéissance. Il y a, du Contrat, une édition in-8, s. !. n. d., de 6 feuillets.
784Contrat fait et passé en la ville de Pontoise, le 13 août 1652, entre le cardinal Mazarin et le marquis de la Vieuville, surintendant des finances.1652Paris8784. Contrat fait et passé en la ville de Pontoise, le 13 août 1652, entre le cardinal Mazarin et le marquis de la Vieuville, surintendant des finances. Paris, 1652 , 8 pages. Facétie piquante, qui n’est pas précisément une vérité , mais qui n’est pas non plus une calomnie.
785Contre les ennemis de la conférence et de la paix. Alidor à Artiste.1649Paris10785. Contre les ennemis de la conférence et de la paix. — Alidor à Ariste. Paris, 1649, 10 pages. Entre la conférence de Ruel et celie de Saint-Germain.
786Contrecoup (le) du coup de partie, faisant voir qu’après l’établissement d’un régent , 1. on doit faire commandement à toute sorte d'officiers, tant généraux que gouverneurs de villes et de provinces de remettre la personne du roi entre les mains du régent; 2. on doit faire le procès à tous ceux qui ont contrevenu à la déclaration donnée contre Mazarin; 3. on doit casser tout ce qui se sera fait en cour depuis le commencement de ces troubles; 4. on doit ravir aux partisans le bien qu'ils ont pillé au peuple pendant le ministère du Mazarin pour soulager le peuple; 5. on doit fermer au clergé toutes les portes du gouvernement, afin qu'ils ne puissent plus jamais entrer dans le maniment des affaires d'État.1652Sans Lieu16786. Contrecoup (le) du coup de partie, faisant voir qu’après l’établissement d’un régent , 1. on doit faire commandement à toute sorte d’officiers, tant géné- raux que gouverneurs de villes et de provinces , de remettre la personne du roi entre les mains du régent ; 2. on doit faire le procès à tous ceux qui ont contre- venu à la déclaration donnée contre Mazarin ; 3. on doit casser tout ce qui se sera fait en cour depuis le commencement de ces troubles ; 4. on doit ravir aux partisans le bien qu’ils ont pillé au peuple pendant le ministère du Mazarin , pour soulager le peuple; 5. on doit fermer au clergétoutes les portes du gouvernement, afin qu’ils ne puissent plus jamais entrer dans le mani- ment des affaires d’État. (S. 1.), 1652 , 16 pages. Une des pièces de Dubose Montandré.
787Contretemps (les) du sieur de Chavigny, premier ministre de monsieur le prince.1652Sans Lieu8787. Contretemps (les) du sieur de Chavigny, premier ministre de monsieur le prince. (S. 1.), 1652, 8 pages. Ce pamphilet, vif, hardi, insolent, est du coadjuteur qui le dicta, dit-il, à Caumartin. Tl a été reproduit tout entier dans les Mémoi- res du cardinal de Retz, page 355 de la coll. Michaud. Mailly le cite, page 61 de son cinquième volume ; et, à mon avis, il n’en a pas seuti toute la méchanceté.
788Contrevérités (les) de la cour. Quis vetat ridendo dicere verum ?1652Paris6788. Contrevérités (les) de la cour. Quis vetat ridendo dicere verum ? Paris, 1652, 6 pages. Imitation du pamphlet publié, en 1622, sous le mème titre, et compris dans le Recueil des pxèces les plus curieuses qui ont été Jaites pendant le règne du connétable M. de Luynes , 1625, in-8. Je n’en veux citer que deux exemples. En 1622 on disait : « Monsieur fait ce qu’il veut ; et que la reine mère, Sur la foi du Guizar, se veut mettre en colère. » En 1652 : « D’Harcourt fait ce qu’il veut ; et que la bonne reine, Sur la foi du Lorrain, ne se met pas en peine. » En 1622 : « Rien de si généreux que le comte de Braine. » En 1652 : « Rien de si généreux qu’un ravageur Thuresne (sic). »
789Contrevérités (les) du vrai et du faux du cardinal de Retz.1652Paris24789. Contrevérités (les) du vrai et du faux du cardinal de Retz. Paris, 1652, 24 pages. Médiocre réponse au pamphlet du cardimal intitule : Le vrai et le faux 'de M. le prince, etc. Il y en a une autre édition en carac- tères plus petits et de 46 pages.
790Contribution d’un bourgeois de Paris pour sa cotepart (sic) au secours de sa patrie.1649Paris8790. Contribution d’un bourgeois de Paris pour sa cote- part (sic) au secours de sa patrie. Paris, Arnould Coltinet, 1649, 8 pages. Il y en a une autre édition, également de 8 pages et de la même date, mais sans nom de lieu. Cest apparemment celle-cr que Saint-Ange avait été prendre chez Robert Sara (Mascurat, p. 636). Naudé, toutefois, cite le titre de la pièce inexactement. H ne fallait pas dire la Contribution du bon citoyen. . Bon et vigoureux pamphlet qu’il est toujours prudent de prendre quand on le trouve , quoiqu’il ne soit pas très-rare.
791Convulsions (les) de la reine, la nuit de devant le départ de Mazarin, avec la Consolation qu’elle reçut par l'apparition d’une bonne sainte; cause de la résolution qu’elle a prise de ne plus souhaiter le retour du Mazarin, de peur de mettre son royaume en combustion pour la troisième fois.1652Paris31791. Convulsions (les) de la reine, la nuit de devant le départ de Mazarin, avec la Consolation qu’elle reçut par l'apparition d’une bonne sainte ; cause de la résolu- tion qu’elle a prise de ne plus souhaiter le retour du Mazarin, de peur de mettre son royaume en combustion pour la troisième fois. Paris, 1652, 31 pages. Ce pamphlet insolent ne valait pas, à mon avis, la peine que Mailly a prise de le citer et de l’analyser dans la note de la p. 518 de son cinquième volume.
792Copie d’une lettre écrite à madame la duchesse de Longueville.1650Rotterdam13792. Copie d’une lettre écrite à madame la duchesse de Longueville. Rotterdam, 1650, 13 pages non chiffrées. Très-rare. Datée de Rotterdam, le 4 mars 1650, et signée Za Franchise. C’était le surnom que l’on donnait familièrement au duc de La Rochefoucauld. L’auteür répond, très-habilement et avec beaucoup de modéra- tion, à la Zettre de madame de Longueville au roi, à la Reguéte de madame de Longueville au parlement de Roucn. Curieux détails sur la fuite de la duchesse et sur les négociations de Munster.
793Copie de la réponse pour les dames du parlement de Paris à la Lettre des dames du parlement de Bordeaux, avec tous les remerciments et toutes les civilités qu’une (sic) amour réciproque sauroit désiret, et qu’elles garderont inviolablement pour elles.1650Sans Lieu15793. Copie de la réponse pour les dames du parlement de Paris à la Lettre des dames cu parlement de Bor- deaux, avec tous les remerciments et toutes les civilités qu’une(sic)amour réciproque sauroit désiret, ct qu’elles garderont inviolablement pour elles. (S. 1.), 1650, 15 pages. Datée de Paris, le 15 octobre 1_6Ê30. La Zettre des dames du parlement de Bordeaux, etc., est‘datée du 22 septembre. Il y a en outre la Féritable réponse faite au par- lement de Paris, etc., qui est postérieure de quelques jours à la Copie de la réponse. Tout cela n’a pas grand intérèt.
794Copie de la très-humble remontrance que les États de Flandre ont faite, depuis peu, à Sa Majesté catholique sur les nécessités de leurs affaires présentes.1649Paris12794. Copie de la très-humble remontrance que les États de Flandre ont faite, depuis peu, à Sa Majesté catho- lique sur les nécessités de leurs affaires présentes. Paris , François Noël, 1649, 12 pages. Après la paix de Saint-Germain.
795Copie du billet imprimé à Saint-Germain-en-Laye, qui a été semé dans Paris par lechevalier de La Valette, tendant à faire soulever les Parisiens contre le parlement.1649Sans Lieu8795. Copie du billet imprimé à Saint-Germain-en-Laye, qui a été semé dans Paris par lechevalier de La Valette, tendant à faire soulever les Parisiens contre le parle- ment. (S. 1.), 1649, 8 pages. L’original'de ce billet est de 4 pages, s. l. n. d. Il est intitulé : Lis et fais, et signé le Désintéressé & Paris. Il y en a une contrefaçon sous le titre de : Évérements infailli- bles touchant l'autorité du roi, etc., et une réfutation, publiée avec Pautorisation expresse du parlement : l’Antidésintéressé , etc.
796Copie du deuxième billet imprimé à Saint-Germain- en-Laye, qui a été semé dans Paris par le chevalier de La Valette, tendant à faire soulever les Parisiens contre le parlement.1649Sans Lieu8796. Copie du deuxième billet imprimé à Saint-Germain- en-Laye, qui a été semé dans Paris par le chevalier de La Valette, tendant à faire soulever les Parisienscontre le parlement. (S. 1.), 1649, 8 pages. L’original èst intitulé : Æ qui aime la vérité, et signé, comme le premier billet : Le désintéressé à Paris. On a conservé, dans la copie , le titre et la signature.
797Coq à l'asne ou Lettre burlesque du sieur Voiture ressuscité au preux chevalier Guichens, alias mareschal de Gramont, sur les affaires et nouvelles du temps.1649Paris8797. Coq à l'asne ou Lettre hurlesque dLâ sieur V01tme ressuscité au preux chevalier (:umhens, ahas Mmares- chal. de Gramont sur les affaires et gouvelles du temps. Paris, chez la veuve et héritièré de l’auteur, rue Bon-Conseil, à l'enseigne du Bout du Monde, 1649, 8 pages. « Durant le blocus, dit Tallemant des Réaux, page 296 du 2* volume, Sarrazin écrivit, en vers, à M. Arnauld, qu’il nom- moit seulement le maréchal; et comme on imprimoit tout en ce temps-là, cela fut imprimé sous le titre de : Ombre de Foiture au mareschal de Gramont. » ' C’est évidemment l’édition originale du Coq à l’asne. Que cette pièce ait été composée par Sarrazin, je l’accorde ; mais certes elle était adressée au maréchal de Gramont et non à Arnauld. Fn voici la preuve : — Voiture dit : Falloit-il sortir à minuit? Paris que vous prendrez peut-être, Mais aussi peut-être que non. Ces deux vers conviennent bien mieux au maréchal , qui avait le commandement supérieur de la rive gauche de la Seine, qu’à Arnauld, qui ne pouvait être employé qu’en sous-ordre. Et plus bas : Mais quoi! vous étiez en colère ; Et vous aviez fait bonne chère. On sait, que le soir même du jour où le roi sortit de Paris, le duc d’Orléans , le prince de Condé et le cardinal Mazarin avaient soupé chez le maréchal de Gramont. Tallemant des Réaux s’est donc trompé sur le personnage à qui la lettre était adressée. Sans doute il était naturel que Sarrazin, qui était au prince de Conty, écrivit à Arnauld, dont les relations avec le prince de Condé sont connues; mais il était plus naturel encore qu’empruntant le nom de Voiture, il s’adressât au maré- chal de Gramont qui avait vu cet écrivain à Phôtel de Rambouillet dans une sorte de familiarité. Ce rapprochement ne devait pas échapper à Tallemant des Réaux, qui raconte, sur ce sujet, de si plaisantes anecdotes dans l'Historiette du maréchal. Le Cog à l’asne est l’une des pièces les plus spirituelles de la Fronde. Il a été réimprimé, en 1649, sous le titre de : Lertre d’un inconnu, etc On sait que la Zettre du marguillier, etc., est aussi de Sarrazin, qui avait déjà été exilé en 1647, pour avoir, dit madame de Motte- ! ville, fait des vers satiriques contre le gouvernement. Le Frondeur bien intentionné est également attribué à Sarrazin.
798Corps (le) mourant et l’esprit vivant de monsieur le duc de Châtillon, mis en vers par M. M. G. A., Elégie.1649Paris7798. Corps le) mourant et l’esprit vivant de monsieur le duc de Châtillon , mis en vers par M. M. G. À, Elé- gie. Paris, Pierre Du Pont, 1649, 7 pages.
799Coup (le) d’État de la Guyenne, présenté à monseigneur le prince de Condé et à messieurs de Bordeaux, ou Remontrance à tous les ordres de la province.1651Bordeaux15799. Coup (le) d’État de la Guyenne , présenté à mon- seigneur le prince de Condé et à messieurs de Bor- deaux, ou Remontrance à tous les ordres de la province. Sur l’imprimé, à Bordeaux, chez Gilles Dubois, 1651, 15 pages. Pamphlet royaliste, dans lequel l’union de Bordeaux et des princes est attaquée avec vigueur. Il n’est pas des plus communs.
800Coup (le) d’État de monseigneur le duc d'Orléans, envoyé à monseigneur le Prince, touchant les affaires présentes.1652Paris8800. Coup (le) d’État de monseigneur le duc d'Orléans, envoyé à monseigneur le Prince, touchant les affaires présentes. Paris , Jean Pétrinal , 1652, 8 pages. C'est l’arrêt du 29 décembre 1651 que l’auteur appelle un coup d’État du duc d’Orléans.
801Coup (le) d’État de monseigneur le Prince, avec la défaite du mareschal d’Hocquincour (sic) par monseigneur le duc de Nemours, et la prise de huict cents prisonniers portant l’écharpe verte.1652Paris8801. Coup (le) d’État de monseigneur le Prince, avec la défaite du mareschal d’Hocquincour (sic) par monsei- gneur le duc de Nemours, et la prise de huict cents prisonniers portant l’écharpe verte. Paris, Jean Pé- trinal, 1652, 8 pages. boau Il s’agit du combat de Bleneau, dont Phonneur est rapporté au duc de Nemours !
802Coup (le) d’État du parlement des Pairs, ou le Prince convainquant le mazarin par la raison et par l’histoire, 1° que le parlement des pairs a eu le pouvoir de transférer l’exercice de l’autorité souveraine entre les mains de Son Altesse Royale; 2° qu’il a dû se résoudre à ce transport par les nécessités de l'État; 3° qu'il n'est point d'autorité qui puisse en casser l’arrêt, que par une usurpation aussi violente que tyrannique; 4° que les nouveautés du gouvernement, justifiées par les conjonctures de l’État, ne sont pas des coups de caprice; 5° que Son Altesse Royale, en qualité de lieutenant-général absolu, peut faire la paix générale, sans que la cour aît aucun droit de s’y opposer, et que les princes étrangers aient seulement un prétexte pour n’y consentir point.1652Sans Lieu32802. Coup(le)d’État du parlement des Pairs, ou le Prince convainquant le mazarin par la raison et par l’his- toire, 1° que le parlement des pairs a eu le pouvoir de transférer l’exercice de l’autorité souveratne entre les mains de Son Altesse Royale; 2° qu’ila dû se résoudre à ce transport par les nécessités de l'État; 3° qu'il n'est point d'autorité qui puisse en casser l’arrêt, que par une usurpation aussi violente que tyrannique; 4° que les nouveautés du gouvernement , justifiées par les conjonctures de l’État, ne sont pas des coups de caprice; 5° que Son Altesse Royale, en qualité de lieu- tenant-général absolu, peut faire la paix générale, sans que la cour aît aucun droit de s’y opposer, et que les princes étrangers aient seulement un prétexte pour n’y consentir point. (S. 1.), 1652, 32 pages. Dubosc Montandré dit, quelque part, qu’il a composé ce pam- phlet dans un jour. Cela ne m’étonne que médiocrement. Mailly le cite deux fois, sous le titre de le Coup d’État du par- lement de Puris, page 223 du 2* vol., et, page 476 du S* vol., sous son véritable titre. [ P J},.!&
803Coup (le) d’Etat du prince de Condé.1651Paris18803. Coup (le) d’Etatÿd'prince de Condé. Paris, 1651, 18 pages. Le prince était encore à Saint-Maur.
804Coup (le) d’État ou le Vrai manifeste de monseigneur de Longueville, envoyé à Son Altesse Royale, sur le retour du cardinal Mazarin au conseil de Sa Majesté.1652Rouen7804. Coup (le) d’État ou le Vrai manifeste de monsei- gneur de Longueville,, envoyé à Son Altesse Royale, sur le retour du cardinal Mazarin au conseil de Sa Ma- jesté. Jouxte la copie impriméeù Rouen chez Jacques Cailloué, (S. 1., 1652), 7 pages. — Ce n’est pas un manifeste du duc de Longueville ; et cela n’a pas été imprimé à RouenFSot Et rare.
805Coup (le) de foudre ou l’Écho du bois de Vincennes.1650Paris7805. Coup (le) de fodre ou l’Écho du bois de Vincen- nes. Paris, Pierre-Jacques Canabot, 1650, 7 pages. Si quelqu’un leur ouvre la porte , Je veux que le diable l’emporte , Et que l’estafier saint Martin Le tourmente soir et matin.
806Coup (le) de partie qui consiste à faire un régent, jusqu’à ce que le roi soit pleimement désabusé des mauvaises impressions que le Mazarin lui donne, où l’on voit, dans une agréable méthode et par les preuves de la raison et de l’histoire, 1° en combien d’occasions et de rencontres on a vu des régents dans l’État; 2° quelles sont les personnes qu’on doit choisir pour cette dignité, et qui est-ce qui a le droit de choisir; 3° que toutes les raisons qu'on peut avoir pour l'établissement d’un régent, se rencontrent aujourd’huy, et que les personnes qu'on doit choisir pour la régence, et qui ont droit d'en faire le choix , sont dans le parti contraire à celui de l’ennemi de l’État; 4° qu’à moins de procéder bientôt à l’établissement d’un régent , on ne terminera jamais les désordres qu'avec la dernière désolation de cet État, qui ne s'ensuivra pas moins de la paix et de la guerre ; 5° et qu’il est à propos qu’on supplie très-humblement la reine de se retirer dans son apanage.1652Sans Lieu20806. Coup (le) de partie qui consiste à faire un régent, jusqu’à ce que le roi soit pleimement désabusé des mau- vaises impressions que le Mazarin lui donne, où l’on voit, dans une agréable méthode et par les preuves de la raison et de l’histoire, 1° en combien d’occasions et de rencontres on a vu des régents dans l’État; 2° quelles sont les personnes qu’on doit choisir pour cette dignité, et qui est-ce qui a le droit de choisir; 3° que toutes les raisons qu'on pent avoir pour l'éta- blissement d’un régent, se rencontrent aujourd’huy, et que les personnes qu'on doit choisir pour la régence, et qui ont droit d'en faire le choix , sont dans le parti contraire à celui de l’ennemi de l’État; 4° qu’à moins de procéder bientôt à l’établissement d’un régent , on ne terminera jamais les désordres qu'avec la dernière désolation de cet État, qui ne s'ensuivra pas moins de la paix et de la guerre ; 5° et qu’il est à propos qu’on supplie très-humblement la reine de se retirer dans son apanage. (S. 1.), 1652, 20 pages. Dubosc Montandré.
807Couronne (la) de chesne ou le Remerciement de la ville de Bourdeaux aux généraux de son armée, contenant ce qui s'est passé de plus mémorable pendant ces mouvements. Pièce pour servir à l'histoire.1650Bordeaux8807. Couronne (la) de chesne ou le Remerciement de la ville de Bourdeaux aux généraux de son armée , con- tenant ce qui s'est passé de plus mémorable pendant ces mouvements. Pièce pour servir à l’histoire. Bour- deaux , J. Mongiron Millanges, 1650, 8 pages. Trés- rare.
808Couronne (la) de gloire de nos généraux, les Césars françois.1649Paris8808. Couronne (la) de gloire de nos généraux, les Cé- sars françois. Paris, Claude Morlot, 1649, 8 pages.
809Couronne (la) de la reine envoyée du ciel à Sa Majesté.1649Paris10809. Couronne (la) de la reine envoyée du ciel à Sa Ma- jesté. Paris, Pierre Variquet, 1649, 10 pages. Consolation chrétienne à la reine sur ses afflictions.
810Couronnement (le) de la paix ou les Vœux du peuple pour le retour du roi et sur celui de Monseigneur le duc d’Orléans en la ville de Paris.1649Paris7810. Couronnement (le) de la paix ou les Vœux du peu- ple pour le retour du roi et sur celui de Monseigneur le duc d’Orléans en la ville de Paris. Paris, veuve Claude Calleville, 1649, 7 pages. Cette pièce se termine par un fort médiocre sonnet au roi, signé Du Pelletier. « Ce n’est pas une petitelouange au feu roi, d’henreuse mémoire, d’avoir fait boire son cheval dans toutes les eaux de son royaume.»
811Courrier (le), bourdelois apportant toutes les nouvelles de Bordeaux, tant dedans la ville que dehors1649Parisnan811. Courrier (le), bourdelois apportant toutes les nou- velles de Bordeaux, tant dedans la ville que dehors. Paris, Jean Le Rat, 1649. Quelque peine que j’aie prise, il m’a été impossible e débrouil- ler le chaos dans lequel se perd la bibliographie du Courrier bourde- lois. Voici pourtant ce que j’ai cru découvrir : Le Courrier bourdclois a commencé avec la première guerre de Bordeaux, celle de 1649. Il a reparu pendant la seconde et la troi- sième, sous le même titre. Je n’ai vu que trois numéros de la première série ; mais 1l en faut davantage. Combien ? On a réimprimé la seconde série, cn corps d’ouvrage, sous le titre de : l’Histoire de ce qui s’est fait et passé en Guyenne pendant la guerre de Bordeaux... Le tout distingué en autant de courses que l’ordinaire en a fait. Il y à onze courses. C’est donc onze numéros qu’il faut. L’auteur se plaint de « quelques singes qui se sont effor- cés de le contrefaire pendant l’interruption de ses courses. » Faut- il voir ces contrefaçons dans les pièces intitulées : Ærrivées du Courrier bourdelois? peut-être. L’Arrivée du sixième Courrier bour- delois est, en effet , par exemple , en tout semblable à la kuwitième course de l’Histoire. Cependant elles ne paraissent pas avoir été publiées pendant l’interruption des courses. Les Ærrivées du Courrier bourdelois constituent-elles, au con- traire, l’édition originale? et les contrefacons sont-elles les pièces intitulées : Relations , etc.? Au reste , toutes ont été réimprimées avec plus ou moins de bonne foi , la première série comme la seconde et la troisième. Pai compté , de celle-ci , dix-sept numéros. Ce n’est pas tout, puisque le dernier contient le récit du combat livré par le Cha- peau rouge à l'Ormée. Combien en faut-il ? Trois Vérétables Courriers bourdelois. Est-ce tout? Il y avait une concurrence qui prenait le titre de : Courrter de la Guyenne. Quelquefois la guerre à éclaté entre les deux rivaux. J'ai appris par là que le Courréer bourdelois se composait à Paris, par un écrivain des galeries, c’est-à-dire par un écrivain qui ramassait ses nouvelles dans les galeries du Palais. Il ne faut pas s’y fier. Enfin, à côté de ces deux Courriers frondeurs, il y avait encore le Courrier de Bordeaux , qui était royaliste.
812Courrier (le) bourdelois, portant toutes sortes de nouvelles, et contenant ce qui s’est fait et passé à la faveur de messieurs les princes, depuis la déclaration de Sa Majesté.1651Bordeaux8812. Courrier (le) bourdelois, portant toutes sortes de nouvelles, et contenant ce quis’est fait et passé à la faveur de messieurs les princes, depuis la déclaration de Sa Majesté. Bordeauxr, J. Mongiron Millanges, 1651, 8 pages. Il faut noter cette singulière distraction de la 8° page : Jouxte la copie imprimée à Bordeaux, le 10 décembre 1651. C’est, à mon avis, quelque sotte supposition d’un colporteur ou d’un imprimeur.
813Courrier (le) burlesque de la guerre de Bordeaux, apportant ce qui s'est passé de plus secret en la cour du duc d'Épernon.1650Sans Lieu19813. Courrier (le) burlesque de la guerre de Bordeaux, apportant ce qui s'est passé de plus secret en la cour du duc d'Épernon. (S. }.), 1650, 19 pages. Des gasconnades ct des saletés. “ Fette les yeux sur un ouvrage, Qui voit, n’a pas longtemps, le jour. C’est un vrai tableau de la cour, Que j'ai fait en faveur du prince Protecteur de cette province... . Et, pour le discerner au vrai, Il porte en titre ; Manifeste, Que le seul Mazarin déteste , Parce qu’il ne s’en prend qu’à lui, Et qu’il nous fait voir aujourd’hui, D’un style florissant et mâle , Les intrigues de sa cabale. Je ne vois que le Manifeste pour les Bourdelois, ete., auquel il soit possible d’appliquer ce passage.
814Courrier (le) burlesque de la guerre de Paris, envoyé à monseigneur le prince de Condé, pour divertir Son Altesse durant sa prison: ensemble tout ce qui se passa jusqu’au retour de Leurs Majestés.1650Anvers32814. Courrier (le) burlesque de la guerre de Paris, en- voyé à monseigneur le prince de Condé, pour divertir Son Altesse durant sa prison : ensemble tout ce qui se passa jusqu’au retour de Leurs Majestés. Jouxte la co- pie imprimée à Anvers, et se vend à Pavis. 1650, 32 pages. Deux parties. La seconde est intitulée :
815Courrier (le) burlesque, envoyé à monseigneur le prince de Condé, pour divertir Son Altesse durant sa prison, lui racontant tout ce qui se passa à Paris en l’année 1648, au sujet de l’arrêt d’union. Seconde partie.1650Paris36815. Courrier (le) burlesque, envoyé à monseigneur le prince de Condé, pour divertir Son Altesse durant sa prison , lui racontant tout ce qui se passa à Paris en l’année 1648, au sujet de l’arrêt d’union. Seconde par- tie. Jouxte la copie imprunée à Paris, 1650, 36 p. En même temps que cette édition in-4, paraissait une autre édition in-12, qui est assez recherchée aujourd'hui. Dans le petit volume qu’elle forme, on a l’habitude de placer les deux pièces , non dans l’ordre régulier des temps, mais dans l’ordre inverse de la composition; c’est-à-dire que le Courrier burlesque de la guerre de Paris est le second, quoiqu’il ait été publié le premier. ; L’auteur des deux Courriers se nommait de Saint-Julien. Il était né à Paris, sur la paroisse de Saïnt-Paul. Il avait obtenu, en 1650, pour la publication de ses pamphlets, un privilége qu’il céda ensuite à Antoine de Sommaville , qui s’associa Augustin Courbé, Pierre Lami , Toussaint Quinet, etc. Un extrait de ce privilége se lit en tète de l’édition in-12. Cependant, par des raisons que je ne m’explique pas, Saint-Julien a toujours signé l’épître dédicatoire au marquis d’Alluye des lettres A. B. C. D. E.; et jamais aucun imprimeur n’a mis son nom sur l’un ou l’autre des Courriers. Charles Nodier a dit quelque part que « le Courréer burlesque de la guerre de Paris est imprimé, depuis 1719, à la suite des Mémoi- res du cardinal de Retz; mais que le Courrier burlesque envoyé à Monscigneur le prince de Condé a échappé, par sa rarcté, aux recher- ches des éditeurs et du P. Lelong. » Il se peut que les éditeurs des Mémoires n'aient pas voulu imprimer cette seconde partie du pamphlet de Saint-Julien; et je le comprendrais sans peine. Il se peut que le P. Lelong ne l'ait pas connue. Toutefois il ne faudrait pas en conclure qu’elle est bien rare. Pen ai rencontré, pour ma part, plusieurs exemplaires in-4 ; et l’édition in-12 n’est pas très- difficile à trouver. Je conviens que le Courrier burlesque de la guerre de Paris est beaucoup plus commun ; car, outre l’édition in-12 de 16530 , il y en a une autre , de Paris, 1657 ; et , de plus, il n’est lui-même qu’une seconde édition , revue et corrigée , du Courrier françois en vers burlesques *. Revue en 1630, pendant la prison du prince de Condé, et dédiée * Voir le Premier Courrier françois, etc. au marquis d’Alluye, qui était de la cabale du duc de Beaufort, on comprend déjà et sans peine le sens des corrections nombreuses que l’auteur y à faites. Saint-Fulien n’y est presque plus frondeur; il a effacé toutes les nouvelles favorables à la cause du parlement, toutes les tirades sur les arrivées des convois , toutes les injures contre le cardinal Mazarin. Il a adouci, quand il n’a pas pu les supprimer tout à fait, tous les récits qui pouvaient être un sujet d’irritation entre le parti de la vieille fronde et'le parti de la cour. Il a fait plus encore; à la satire du cardinal, il a substitué l’eloge, l’apologie ! Sur l’arrêt du 8 janvier 1849, il avait dit dans le Courrier françois : Et que, veu que le cardinal Est seul autheur de tout le mal Et de la misère présente , Dont on a preuve suffisante, etc. Dans le Courrier burlesque il a écrit : Et parce que le cardinal Leur sembloit l’autheur de ce mal, Qui depuis , par son ministère, Leur a bien prouvé le contraire, etc. ; Voici un autre exemple : L'on dit que Normands députés Se sont tous bien fort aheurtés A l’exil de Son Éminence, Et qu’ils en feront conférence , ° Ny ne despliront leur cahier Qu’il n’ait le pied à l’étrier ; Mais l’on tient pour chose asseurée Que sa monture est déferrée ; Et c’est la raison , sans mentir, Qu’il ne sçauroit sitost partir. (Ceurrier françois.} Mais, s’il est vrai qu’ils le promirent, Ces Normands, après, se dédirent ; Et certes autant à propos Qu’il se put pour nostre repos ; Car qu’on renvoyast , pour leur plaire Un ministre si nécessaire, Comme monsieur le cardinat ; Quelque sot se füt fait du mal , Et plus sot qui l’auroit pu croire, Qu’un prince , jaloux de la gloire, Eüt deffait ce qu’il avoit fait En un favori si parfait, Pour quelque courtaut de boutique Qui n’aimoit pas la politique. Aussi les députés normands , S’ils avoient fait quelques serments De ne desplier point leur rol'e, Ne gardèrent pas leur parolle ; Et cette fois , manquant de foy, Servirent la France et leur roy. (Conrrier burlesque.) On peut croire que la seconde partie du Courrier burlesque ne fut publiée que vers la fin de 1650, et alors que la vieille fronde commencait à se rapprocher du prince de Condé. Saint-Julien n’y paraiît plus aussi pénétré des mérites du cardinal : Je le tiens moins bienfaisant Que le défunt envers la muse. Peut-être aussi que je m’abuse ; Mais je croirai toujours ainsi S’il ne m’en désabuse aussi. Que ne fait-il que je confesse Mon erreur et que je la laisse ? Au moindre bienfait, je promets Que relaps ne serai jamais. En bon français, cela veut dire que la première partie du Cour- rier burlesque ne lui avait pas été payée. Avant de se décider à suivre le mouvement de la vieille fronde , Saint-Julien faisait ses conditions. Le récit de l’engrée du convoi du 10 février, contient six vers empruntés à la pièce intitulée : Fers burlesques envoyés à M. Scarron sur l’arrivée d’un convoi. Saint-Fulien est-il aussi l’auteur de cette pièce? Je n’y verrais pas de difficulté.
816Courrier (le) burlesque de la paix de Paris.1649Paris12816. Courrier (le) burlesque de la paix de Paris. Paris, 1649, 12 pages. Pièce médiocre. l'ourtant on y trouve quelques détails imtéres- sants.
817Courrier (le) de Bordeaux, arrivé à Paris le dimanche 25 septembre 1650, apportant les assurées nouvelles de tout ce qui se passe pour l’accommodement de la paix, procuré vers Leurs Majestés par messieurs les députés de S. A. R. et du parlement de Paris; avec l'Extrait d'une lettre, écrite de Rheims, sur le décampement et éloignement de l'archiduc Léopold; ensemble la Députation de la noblesse et de quelques députés de Provence en faveur de M. le comte d'Aletz vers S. A. R.1650Paris8817. Courrier (le) de Bordeaux, arrivé à Paris le diman- che 25 septembre 1650, apportant les assurées nou- velles de tout ce qui se passe pour l’accommodement de la paix, procuré vers Leurs Majestés par messieurs les députés de S. A. R. et du parlement de Paris; avec l'Extrait d’une lettre, écrite de Rheims, sur le dé- campement et éloignement de l’archiduc Léopold ; ensemble la Députation de la noblesse et de quelques députés de Provence en faveur de M. le comte d’Aletz vers S. A.R. Paris, Jacques Barlay, 1650, 8 pages. Relation royaliste.
818Courrier (le) de l’armée, apportant au duc de Bouillon les fâcheuses nouvelles de la prise de Bellegarde.1650Paris8818. Courrier (le) de l’armée, apportant au duc de Bouil- lon les fâcheuses nouvelles de la prise de Bellegarde. Paris, Pierre Du Pont, 1650, 8 pages. Pamphlet mazariniste.
819Courrier (le) de l’armée de monsieur le Prince, envoyé à Son Altesse Royale, apportant les particularités de tout ce qui s'est passé entre les deux armées.1652Paris8819. Courrier (le) de l’armée de monsieur le Prince, en- voyé à Son Altesse Royale, apportantles particularités de tout ce qui s'est passé entre les deux armées. Pa- ris, 1652, 8 pages. Le prince de Condé était à Saintes et à Saint-Jean d’Angely, le comte d’Harcourt dans les Iles , les Espagnols à Bourg. Ce pam- phlet ne manque pas d’intérêt, et tl n’est pas commun.
820Courrier (le) de la cour, apportant nouvelles de tout ce qui s'est passé en cour, depuis le dixiesme de ce mois (d’avril) jusqu’au départ du roy de la ville de Gien (20), et de la route qu'a prise Sa Majesté pour son retour à Paris.1652Paris8820. Courrier (le) de la cour, apportafit nouvelles de tout ce qui s'est passé en cour, depuis le dixiesme de ce mois (d’avril) jusqu’au départ du roy de la ville de Gien (20), et de la route qu'a prise Sa Majesté pour son retour à Paris. Paris, Jacques Le Gentil, 1652, 8 pages.
821Courrier (le) de la cour, portant les nouvelles de Saint-Germain depuis le 15 mars 1649 jusqu’au 22.1649Paris15821. Courrier (le) de la cour, ‘p0i*tunLl les nouvelles de Saint-Germain depuis le 15 mars 1649 jusqu’au 22. Paris , Denys Langlois , 1649. Deux parties, l’une de 8 et l’autre de 7 pages. La seconde va du 22 au 29 mars. La première partie a été contrefaite par Nicolas De La Vigne ; la seconde par la veuve Musnier. Jean Berthelin , de Rouen, en a donné une édition Sur l’imprimé à Paris. C’est plus d’honneur que n’en méritait ce très-mince pamphlet. La contrefaçon porte au titre : Ær vers burlesques. La veuve Musnier, en réimprimant la seconde partie , a substitué, sur le titre, à la date du 29 mars, le dernier jour du méme mois. C’était pourtant une concurrence au Courrier françois en vers, qui lui a consacré une longue tirade dans sa onzième drrivée. H y a encore un autre Courrier de la cour ; mais il est en prose et de 1652. C’est le précédent.
822Courrier (le) de la Guyenne, apportant le véritable état des affaires.1652Paris8822. Courrier (le) de la Guyenne, apportant le véritable état des affaires. Paris, Jacob Chevalier, 1652, 8 pages. Défense de l’Ormée contre le Courrier bourdelois.
823Courier (le) de la paix, envoyé à Son Altesse Royale.1652Paris7823. Courier (le) de la paix, envoyé à Son Altesse Royale. Paris, Philippes Clément, 1652, 7 pages.
824Courrier (le) de Pontoise, apportant toutes les nouvelles de ce qui s'est fait et passé à la cour.1652Paris7824. Courrier (le) de Pontoise, apportant toutes les nou- velles de ce qui s'est fait et passé à la cour. Paris, Nicolas Lerrein, 1652, 7 pages. Pas la moindre nouvelle de la cour ; mais de pauvres réflexions sur la lieutenance générale du duc d’Orléans et la formation de son conseil.
825Courrier (le) du temps, apportant ce qui se passe de plus secret en la cour des princes de l'Éurope.1649Amesterdam (Paris)32825. Courrier (le) du temps, apportant ce qui se passe de plus secret en la cour des princes de l'Éurope. A7n- sterdam ( Paris), Jean Sansonius, 1649, 32 pages. Ce sont des lettres, supposées de diverses capitales de l’Europe et de quelques villes de France, contre le cardinal Mazarin. Guy Patin avait un goût particulier pour ce libelle; ce qui peut donner une idée assez exacte de l’âcreté de l’auteur. Îl cerit à M. F. C. M. D. R. sous la date du 12 août 1649 : « On n’a rien imprimé ici, depuis quatre mois, de meilleur que le Courrier du temps. Ce sont huit cahiers antimazariniques qui sont fort bons. Si vous ne les avez pas , je vous les offre. » Le 24 septembre, il écrit à Charles Spon : « Il y a quelques honnètes gens à Paris, tous d’un parti , c’est-à-dire ennemis du cardinal Mazarin, qui envoient et distribuent à leurs amis un nouveau libelle intitulé : Ze Courrier du temps, apportant des nou- velles de tous les cantons de l’Europe (le titre est inexact). Il est en huit demi-feuilles in-4. Je ne doute pas que les imprimeurs ne le contrefassent. Chaquè article est contre le Mazarin ; et chaque pro- vince dit quelque mal de lui. Ce ministre italien, ayant vu ce libelle, a été fort irrité contre eeux qu'il en soupconne les auteurs ; mais de malheur pour lui, il n’a plus de crédit pour s’en pouvoir venger, comme font les Italiens très-volontiers. » Enfin Guy Patin , écrivant le 5 novemhre à M. F. C.M. D. R, dit: « L’auteur du Courrier du temps est un brave et.courageux conseiller de la cour , nommé M. Fouquet de Croissy, qui étoit à Munster, durant les traités de paix, avec notre M. d’Avaux, par lequel il fut envoyé en Pologne et vers quelques princes d’Alle- magnèe. » Il est trop souvent parlé de Fouquet de Croissy, dans l’histoire de la Fronde , pour que j’aie besoin de rien ajouter à ce qu’en dit Guy Patin. Je rappellerai seulement qu’il fut un des plus ardents et des plus persévérants partisans du prince de Condé. Je ne sais pas si la prédiction de Guy Patin, sur les contrefacons du Courrier du temps, s'est réalisée ; mais je n’ai rencontre que des exemplaires de la même édition. Il semble résulter de la lettre écrite par le cardinal Mazarin à Bartet, le 30 juin 1651 (Zettres du cardinal Mazarin publiées par M. Ravenel, page 123), que Croissy aurait composé d’autres pam- phlets pour la Fronde ; mais je n’en connais aucun.
826Courrier (le) étranger, contenant la lettre decréance que l'archiduc Léopold a envoyée à messieurs de la cour du parlement de Paris, ensemble ce qui s’est passé en ladite cour sur le même sujet, et la harangue faite par messieurs les gens du roi à Saint-Germain-en- Laye.1649Paris8826. Courrier (le)étranger, contenant la lettre decréance que l'archidue Léopold a envoyée à messieurs de la cour du parlement de Paris, ensemble ce qui s’est passé en ladite cour sur le même sujet, et la harangue faite par messieurs les gens du roi à Saint-Germain-en- Laye. Paris, Gervais Allyot et Jacques Langlois, 1649, 8 pages. Extrait du Journal du parlement, 19 fevrier 1649.
827Courrier (le) extraordinaire, apportant les nouvelles de la réception de messieurs les gens du roi à Saint-Germain-en-Laye et de celle du courrier d'Espagne au palais, avec les harangues qui ont été faites.1649Paris8827. Courrier (le)extraordinaire, apportant les nouvelles de la réception de messieurs les gens du roi à Saint- Germain-en-Laye et de celle du courrier d'Espagne au palais, avec les harangues qui ont été faites. Paris, -Rollin de La Haye, 1649, 8 pages. Se place entre la cinquième et la sixième arrivée du Courrier françois.
828Courrier (le) extraordinaire de l’univers, rapportant les véritables et plus secrètes nouvelles de tout ce qui s'est passé aux quatre parties de l’Europe.Sans DateSans Lieu7828. Courrier (le) extraordinaire de l’univers, rappor- tant les véritables et plus secrètes nouvelles de tout ce qui s'est passé aux quatre parties de l’Europe. (S. l. n. d.), 7 pages. Lettres insignifiantes de Rome, Londres, Vienne, etc., datées de la seconde moitié de janvier 1651.
829Courrier (le) extravagant, portant toutes sortes.1649Paris11829. Courrier (le) extravagant, portant toutes sortes. de nouvelles extravagantes de toutes sortes de lieux, tant de France que des pays étrangers. Paris , Claude Huot, 1649, 11 pages. Critique peu spirituelle de tous les Courriers.
830Courrier (le) françois, apportant toutes les nouvelles véritables de ce qui s’est passé depuis l’enlèvement du roi, tant à Paris qu'à Saint-Germain-en-Laye.1649Parisnan830. Courrier (le) françois, apportant toutes les nouvelles véritables de ce qui s’est passé depuis l’enlèvement du roi, tant à Paris qu'à Saint-Germain-en-Laye. Parts, Rollin de La Haye, 1649. Renaudot, obligè de suivre la cour à Saint-Germain pour conti- nuer sa Gazette et en conserver le privilège, laissa ses enfants à Paris, avec recommandation de faire, de leur côté, une gazette du parlement ; c’est le Courrier françois. Tl était ainsi à la fois le gazetier du roi et de la Fronde. La spéculation devait être bonne ; et elle le fut. Personne ne pouvait entendre aussi bien que ses enfants, qui l’avaient déjà aidé dans la rédaction de sa Gazette, le métier encore très-peu connu de journaliste. On lui fait dire, dans la Conférence du cardinal Mazarin avec le Guzettier : « Vai mes enfants à Paris. . qui font la Gazette pour le parlement *. » Après la paix, quand il put revenir à Paris, il voulut supprimer le Courrier, qui, d’auxiliaire utile , devenait concurrent dange- reux; mais il paraît qu’il éprouva quelque résistance et qu’il dut employer les voies judiciaires. Tel cst, du moins, le sujet de la pièce intitulée : le Commerce des nouvelles rétabli, etc. Le blocus venu, la Gazette « se trouva, dit l’auteur, au bout de son rollet; etne sachant plus de quel bois faire flèche, fut trop heu- reuse de se taire et de se retirer… son silence fut la marque de son interdiction. » , C’est alors que parut le Courrier françois. « Madarne l’Histoire instruisit cet homme de toutes les manigances qu’il falloit pratiquer ; comme il falloit adoucir et couler les mauvaises nouvelles, exagé- rer les avantageuses, assurer les douteuses délicatement, si bien que l’on pût s’en dédire sans contradiction , et faire en sorte de se bien faire venir des puissances , agréer au peuple et n’attirer sur soi la haine ni la malédiction de personne… il est bien vrai qu’il n’étoit pas ignorant. Ses préambules étoient toujours farcis de latin; et sa relation avoit bien du style d’un sermon de village. Il savoit les lieux communs, dont il enrichissoit son discours assez à propos; et lorsque les nouvelles n’étoient pas abondantes, il trouvoit le moyen , comme étant de pratique, de tirer et d’allonger la matière pour achever le cayer.…. Le pain ne se vendoit pas mieux que ses papiers. On y couroit comme au feu; on s’assommoit pour en avoir; et les colporteurs donnoient des arrhes dès la veille, afin qu’ils en eussent des premiers. On n’entendoit, les vendredis, crier autre chose que le Courrier françois ; et cela rompoit le cou à toutes les autres productions d’esprit. » Enfin après douze courses, la paix étant conclue, le Courréer dut rendre sa place à la Gazette. Il fit pourtant une treizième course et en tenta mème une quatorzième ; mais il fut saisi en allant chez l’imprimeur. Pour trouver les treize courses dont parle l'auteur du Commerce des lettres rétabli, il faut compter le Courrier eætraordinaire, qui se * « Il n’est pas jusqu’au Gazettier, Père et fils d’un même mestier, Dont l’un à Saint-Germain ne crie... , Et l’autre en faveur de Paris.... » (La Guerre civile en vers burlesques.) place entre la cinquième et la sixième. Ce Courrier a été désavoué, il est vrai; mais dans la sixième course, de l’imprimerie de Florimond Badier, qui pourrait bien être une contrefaçon. Îl a été imprimé chez Rollin de La Haye, comme les douze courriers ordi- naires; il est de la mème forme et du même style; il rend compte du voyage des gens du roi à Saint-Germain après l’affaire du héraut et la comédie de l’envoyé espagnol, voyage dont le Cour- rier françois ne parle pas; enfin la Suité et douzième arrivée du Courrier françois a été imprimée, la paix étant conclue, ainsi que le dit l’auteur du Commerce des lettres rétabli, puisqu’il y est fait mention de l’entrevue du prince de Condé, du prince de Conty et de la duchesse de Longueville à Chaillot. Donc il faut réellement treize numéros du Courrier Srançois ; et pour être bien complet, on doit y ajouter le Comumerce des lettres rétabli, etc. Il y a des numéros du Courrier françois qui sont sortis de la boutique d’Arnould Cottinet , de celle de Florimond Badier, peut- être d’autres encore , et une réimpression qui a été faite à Rouen par les imprimeurs ordinaires du roi ser l’imprimé à Paris. En somme, le Courrier françois est peu intéressant; et il n’est pas rare. Ce qu’on doit y chercher, ce sont des dates. Voici pourtant un fait qui mérite d’êètre recueilli : « Le samedi 20 février, les prévôt des marchands et échevins de la ville de Paris vinrent au parlement, pour avoir l’ordre de la procession générale, faite en commémoration de la réduction de Paris en l’obéissance de Henri IV. » ; J’en ai vu une édition in-12, Jouxte la copie imprimée à Paris chez Rollin de La Haye, s. |. (Rouen), 1649. Les quatre premières Arrivées sont paginées de 1 à 48 ; ce qui autorise à croire qu’elles ont été imprimées en même temps et seulement après la publica- tion du quatrième Courrier à Paris. La cinquième porte au titre : Sur l’imprimé à Paris, à Rouen, jouxte la copie imprimée ; etle est de 14 pages. La sixième : Sur l’imprimé & Paris, jouxte la capie imprimée à Rouen ; et elle compte 14 pages, comme la cinquième.- Enfin on lit, sur les titres des septième et huitième, qui sont l’une de 13 pages, l’autre de 15 : Jouxte la copie imprimée à Paris, à Rouen. Je ne connais que ces huit Ærrtvées. Les autres ont-elles paru? On sait que le Courrier françois a été traduit en vers burlesques. Voir le Premier courrier françois , etc.
831Courrier (le) général, portant les nouvelles de tout ce qui se passe aujourd’hui dans l’État.1652Sans Lieu16831. Courrier (le) général, portant les nouvelles de tout ce qui se passe aujourd’hui dans l’État. (S. 1.), 1652, 16 pages. Recueil de lettres de différentes villes du royaume : Marseille, Caen, Bayonne, Dieppe , Bordeaux , Cognac, Rennes , etc. Mazarin était arrivé à Épernay, allant rejoindre la cour à Poitiers. Au Mont Saint-Michel , une comète qui s’était éteinte , fut rallumée par un fantôme armé, qui tenait dans sa main un flam- beau, brûlant des deux bouts !
832Courrier(le) plaisant, apportant de plaisantes nouvelles, dédiées aux curieux.1649Paris8832. Courrier(le) plaisant, apportant de plaisantes nou- velles , dédiées aux curieux. Paris , veuve Jean Remy, 1649, 8 pages.
833Courrier (le) polonois, apportant toûtes les nouvelles de ce qui s’est passé en l’autre monde, depuis l’enlèvement du roi, fait par le cardinal Mazarin à Saint-Germain-en-Laye, jusqu'à présent.1649Parisnan833. Courrier (le) polonois, apportant toûtes les nou- velles de ce qui s’est passé en l’autre monde , depuis l’enlèvement du roi, fait par le cardinal Mazarin à Saint-Germain-en-Laye, jusqu'à présent. Paris, veuve Jean Remy, 1649. Il devait y avoir trois parties. La troisième a-t-olle paru? L’Ap- parition d'un fantôme à Saint-Germain, etc., est bien une suite du Courrier polonois ; mais pour qu’elle soit la troisième partie pro- mise, il faudrait qu’elle contint la réponse du prince de Condé à Caron , qui n’y est pas. Les deux premières parties sont, chacune, de 8 pages.
834Courrier (le) provençal sur l’arrivée du duc de Mercœur en Provence.1652Paris7834. Courrier (le) provençal sur l’arrivée du duc de Mercœur en Provence. Paris, Jacques le Provençal, 1652, 7 pages. Rare. Par un partisan du comte d’Alais. On comprend que le duc de Mercœur n’y est pas flatté.
835Courrier (le) sousterrain (sic), apportant les nouvelles de ce qu’il a vu de plus considérable pendant son séjour au pays bas de l’autre monde.1649Sans Lieu12835.7Courrier (le) sousterrain (sic), apportant les nou- velles de ce qu’il a vu de plus considérable pendant son séjour au pays bas de l’autre monde. ( S. 1.), 1649, 12 pages. Pièce assez plaisante , publiée dans le mois de mars 1649.
836Cours (le) de la Reine ou Promenoir des Parisiens.1649Paris16836. Cours (le) de la Reine ou $“omenou‘ des Parisiens. Paris , Denys Langlois, 1649, 16 pages. Après la paix de Saint-Germain.
837Court-bouillon (le) de Mazarin, assaisonné par toutes les bonnes villes de France.Sans DateParis8837. Court-bouillon (le) de Mazarin, assaisonné par toutes les bonnes villes de France. Paris, Claude Morlot, Sans Date, 8 pages. On voit, au recto du titre, un mauvais portrait de Mazarin, gravé sur bois.
838Courte (la) période à messieurs du parlement.Sans DateSans Lieu6838. Courte (la) période à messieurs du parlement. (S. 1. n. d.), 6 pages. À l’occasion de l’arrêét du 29 décembre 1651.
839Courtisan (le) désintéressé ou le Partisan des oppressés, venant rendre compte, à messieurs les princes, de la constante fidélité qu'il a eue pour ne jamais démordre de leur partie, même en un temps où leurs éloges étoient des invectives contre les tyrans, où leur défense étoit un crime d’État, et où l’on ne menaçoit que de potences et de gibets ceux que le zèle intéressoit à leur querelle.1651Paris12839. Courtisan (le) désintéressé ou le Partisan des op- pressés, venant rendre compte, à messieurs les princes, de la constante fidélité qu'il a eue pour ne jamais démordre de leur partie, même en un temps où leurs éloges étoient des invectives contre les tyrans, où leur défense étoit un crime d’État, et où l’on ne menaçoit que de potences et de gibets ceux que le zèle intéressoit à leur querelle. Paris, 4651 , 12 pages. Dubosc Montandré fait, ici, parade d’un désintéressement qu’on ne lui a guère reconnu, 1l se vante d’avoir refusé une pension de Mazarin. Est-ce bien vrai?
840Courtisans (les) de Saint-Germain révoltés contre le cardinal Mazarin.1649Paris7840. Courtisans (les) de Saint-Germain révoltés contre lc cardinal Mazarin. Paris, Claude Morlot, 1649, 7 pages.
841Création de dix conseillers nouveaux au parlement du Mazarin, séant à Pontoise, et des dix ânes rouges qui se trouvèrent à l’ouverture d'icelui, le mercredi 7 août 1652.1652Sans Lieu7841. Création de dix conseillers nouveaux au parlement du Mazarin, séant à Pontoise, et des dix ânes rouges qui se trouvèrent à l’ouverture d'icelui, le mercredi T août 1652. (S. 1.), 1652, 7 pages.*
842Credo (le) de la Fronde.1650Sans Lieu7842. Credo (le) de la Fronde. (S. |.), 1650, 7 pages. Pauvre impiété, qui a vu le jour pendant le procès du prince de Condé contre Beaufort et Gondy-
843Credo (le) des Parisiens, présenté à Son Altesse Royale.1652Paris8843. Credo (le) des Parisiens, présenté à Son Altesse Royale. Paris, Gilles de Halline, 41652, 8 pages.
844Crève-cœur (le) et les sanglots de monsieur le Prince, adressés à la France.Sans DateEnvers7844. Crève-cœur (le)'et les sanglots de monsieur le Prince, adressés à la France.A Envers (sic), Sans Date, 7 pages.
845Crimes (les) de monsieur le prince de Condé.Sans DateSans Lieu1845. Crimes (les) de monsieur le prince de Condé. (S. |. n. d.), 1 page. Les crimes de Condé sont ses victoires. Assez mauvais sonnet, qui n’a que le mérite d’être rare.
846Cris (les) des pauvres aux pieds de Leurs Majestés, demandans (sic) la paix.1649Paris7846. Cris (les) des pauvres aux pieds de Leurs Majestés, demandans (sic) la paix. Paris, veuve Théodore Pépingué et Est. Maucroy, 1649, 7 pages. Gilles le Maine a réimprimé cette pièce, en 1652, avec le titre suivant :
847Cris (les) des pauvres aux pieds de Son Altesse Royale et de ceux qui gouvernent, demandant la paix.Sans DateSans Lieu7847. Cris (les) des pauvres aux pieds de Son Altesse Royale et de ceux qui gouvernent, demandant la paix. 7 pages.
848Crise (la) de Mazarin sur son adieu à la reine.1652Paris7848. Crise (la) de Mazarin sur son adieu à la reine. Paris, Jérôme Leblond, 1652, 7 pages.
849Croisade pour la conservation du roi et du royaume.1652Paris7849. Croisade pour la conservation du roi et du royaume. Paris, 1652, 7 pages. Voilà certainement la pièce la plus curieuse de la Fronde. Pajoute qu’elle est une des plus rares. La croisade fut fondée par soixante-dix personnes de tout rang, au mois de janvier 1652. On ne sera pas fâché de connaître au moins quelques extraits des statuts : « Le saint nom de Dieu sera continuellement invoqué. « Il sera dit trois messes, tous les jours, par les chapelains de la croisade : une à six heures, à l’honneur de la sainte Trinité; une seconde à huit heures, à l’honneur de la mort et passion de Jésus- Christ; la troisième à dix heures, pour obtenir l’assistance du Saint-Esprit. Celui des conjurés qui ne pourra pas entendre une de ces trois messes, dira un pater et un ave. « Il ne sera entrepris et exécuté que sur la personne du cardinal Mazarin. » La croisade avait cent mille écus dans sa caisse. Elle se char- geait de l’entretien des pauvres conjurés. Elle devait ajouter cent mille francs aux cent cinquante mille votés par le parlement pour l’assassin du cardinal. Ces cent mille francs devaient être donnés à la veuve et aux héritiers, si l’assassin était pris et exécuté. S’il mourait dans son entreprise, sans trahir le secret de la croisade, il y avait cinquante mille francs. Le serment devait se prêter sur la croix et le missel entre les mains du prêtre. A la fin de la pièce, on avertit ceux qui voudraient entrer dans la craisade , qu’ils n’ont qu’à faire l’éloge de ses statuts dans les compagnies ou assemblées. Il se trouvera aussitôt un associé qui les abordera. Tout cela a été ecrit sérieusement et imprimé avec permission !
850Crotesque (sic) (le) adieu de carême au peuple de Paris, à Mazarin et à la guerre, en vers burlesques.1649Paris8850. Crotesque (sic) (le) adieu de carême au peuple de Paris, à Mazarin et à la guerre , en vers burlesques. Paris, Claude Morlot, 1649, 8 pages.
851Crotesque (le) carême-prenant de Jules Mazarin, par dialogue.1649Paris8851. Crotesque (le) carême-prenant de Jules Mazarin, par dialogue. Paris, 1649, 8 pages. On trouve aussi le Grotesque caréme-prenant, ete.
852Cruauté (la) de la sinagogue des Juifs de la dernière génération, de plus le Jugement de Minos, rendu à l’âme du pauvre massacré aux Champs-Elisiens, le repos des âmes heureuses. P. A. R. C. L. A. M. B. D. R. T. A. P.1652Paris8852. Cruauté (la) de la sinagogue des Juifs de la dernière génération, de plus le Jugement de Minos, rendu à l’âme du pauvre massacré aux Champs-Elisiens, le repos des âmes heureuses. P. A. R. C. L. A. M. B. D. R. T. À. P. Paris, 1652 , 8 pages. Voir le Récit naif et véritable du cruel assassinat… commis.…. par les fripiers de la compagnie de la Tonnellerie, etc.
853Curé (le) bourdelois, grand défenseur de la cause de messieurs de Bordeaux.Sans DateSans Lieu8853. Curé (le) bourdelois , grand défenseur de la cause de messieurs de Bordeaux. (S. 1. n. d.), 8 pages. Pamphlet royaliste contre le père Louis Bonnet, curé de Sainte-Eulalie de Bordeaux. Voir l’Apologie pour le parlement de Bordeaux , cte.
854Curieuse (la) et plaisante guerre des plaideurs en vogue, en vers burlesques.1649Paris11854. Curieuse (la) et plaisante guerre des plaideurs en vogue , en vers burlesques. Paris, Jean du Crocq, 1649, 14 pages.
855Curieuses (les) recherches faites sur la vie de Jules César, pour montrer les conformités de Mazarin avec les vices de ce Romain, dont il porte une partie du nom, lequel en est le symbole.1652Sans Lieu14855. Curieuses (les) recherches faites sur la vie de Jules César, pour montrer les conformités de Mazarin avec les vices de ce Romain , dont il porte une partie du nom , lequel en est le symbole. (S. 1.), 1652, 14 pages. Le parlement de Pontoise était institué. C’est vraiment un tour de force que d'avoir écrit quatorze pages d’un parallèle entre Jules César et Mazarin, et de l’avoir fait quel- quefois avec esprit.
856Custode (la) de la reyne, qui dit tout.1649Sans Lieu7856. Custode (la) de la reyne , qui dit tout. Sans Lieu, 1649, 7 pages. On sait que les amateurs recherchent, entre toutes les Mazari- nades, huit pièces en vers, qui sont : La Pure vérité cachée, la Cus= tnde de la reine, la Famine, le Gouvernement présent ou Éloge de son Eminence , la Miliade ou Éloge burlesque de Mazarin, la Ma- zarinade, le Testament amphibologique et la Bouteille cassée. La Custode est la plus rare. C’est tout son mérite, à moins qu’on ne veuille lui compter pour quelque chose l’odieux libertinage de trois ou quatre mauvais vers. « Samedi dernier, de grand matin, dit Guy Patin , dans une lettre du (mercredi) 21 juillet 4649, à M. B., fils, un imprimeur nommé Morlot, fut ici surpris , imprimant un libelle diffamatoire contre la reine, sous ce titre : La Custode du lit de la reine. T fut mis au Châtelet ; et, dès le même jour, il fut condamné d’être pendu et étranglé. Il en appela à la cour. Lundi, on travailla à son procès. Hier mardi, il fut achevé, et sa sentence confirmée. Quand il fut sorti de la cour du palais, le peuple commenca à crier, puis à jeter des pierres , à tomber à coups de bâton et d’épée sur les archers, qui étoient en petit nombre. Ils commencèrent à se dé- fendre, puis à se sauver. Le bourreau en fit de même. Ainsi fut sauvé ce malheureux, et un autre qui étoit au cu) de la charrette, qui devoit avoir le fouet et assister à l’exécution de Morlet. Il y eut un archer de tué, plusieurs fort blessés. De cæteris Deus providebit. » T. V, p. 31. ‘ Guy Joly raconte que Le Grant , lieutenant criminel , qui com=- mandait les archers, reçut plusieurs coups de bâton , et eut assez de peine à se sauver. Mémoires , p. 3B, coll. Michaud. Pendant qu’une bande délivrait ainsi Morlot aux abords de la cour du palais, une autre bande se portait-sur la place de Grève, pour y détruire l’instrument du supplice. Elle abattit la potence, rompit l’échelle en plusieurs morceaux , tança des pierres et des cailloux dans les vitres de l’Hôtel de Villes et continua le bruit et le désordre dans la place jusqu’à neuf heures du soir (Registres de l'Hôtel de Ville pendant la Fronde, TI, 34). Selon Guy Joly et le cardinal de Retz, es libérateurs de Morlot étaient des garçons libraires on imprimeurs. D’après un registre des archives concernant la ville de Paris, registre tenu par un prêtre de la paroisse de Saint-Paul, de 1640 à 1638, c’étaient des écoliers ; mais les procès-verbaux de l’Hôtel de Ville les qualifient de gens de néant, vagabonds, sans nom, sans lieu et sans exercice. Dès le lendemain de l’émeute , c’est-à-dire le mercredi 21, il y eut une assemblée de l’Hôtel de Ville, dans laquelle il fut décidé qu’une députation irait témoigner au roi et au duc d’Orléans ses regrets de l'enlèvement de Morlot, et faire le récit de cet enlève- ment au chancelier et au parlement. Les colonels, quarteniers et dixainiers promirent de vailler au maintien de la paix publique (Relation de ce qui s’est passé en l'assemblée tenue en l’Hôtel de Ville, le 21 juillet 1649). Une députation, composée de MM. les prévôt des mar- chands et échevins, du procureur du roi et du greffier de la ville, de MM. d’Oinville, conseiller, Miron , colonel, et Tartarin, quar- tenier, se rendit, en effet, le 23 juillet, auprès du parlement, puis auprès du chancelier, qui était à Paris. Le 29, elle fit le voyage de Compiègne, où elle eut une audience du roi, etune du duc d’Or- léans. Il n’est peut-être pas inutile de remarquer que la rcine mère, dans sa reponse au prévôt des marchands, ne parla que des pam- phlets « qui n’épargnoient pas méme la personne du roi . » Encore le fit-elle dans les termes de la plus grande modération et avec une sorte d’indifférence. Le 27, les colonels avaient été priés, de par le prévôt des mar- chands et échevins, de mander aux capitaines de leurs colonelles « qu’ils fissent en sorte que, par eux et les officiers de leurs compa- gnies, il se pût découvrir qui étoient ceux qui avoient eu l’audace de complotter entr’eux l’enlèvement d’un nommé Morlot, etc. » Déjà, . le 5 du même mois, en suite d’une communication du duc d’Orléans, M. le duc de Montbæzon, gouverneur de Paris, et MM. les pré- vôt des marchands et échevins avaient invité les colonels et quarte- niers « à apporter, pour leur part, tout le soïng qu’ils pourroient pour empêcher qu’il ne s’imprimât, criât, vendit, ne débitât aucun libelle diffamatoire, sous quelque prétexte que ce fût, se saisissant de ceux qui imprimeroient, crieroient, vendroient et débiteroient lesdits libelles , pour être mis ès mains des juges ordinaires. »n J’ai fait connaître ces actes, afin que l’on comprit bien quels engage- ments les colonels avaient pris, en promettant de veiller au main- tien de la paix publique- L’imprimeur de la Custode est nommé Marlot dans les Mé- moires du cardinal de Retz et dans ceux de Guy Joly. C’est une er- reur, aussi bien que le Morlet de Guy Patin. Son véritable nom était Morlot, Claude. Il avait sa boutique dans la rue de la Bûche- rie, à l’enseigne des Vieilles Étuves. Si Morlot à été surpris imprimant la Cust_ode, on comprend qu’il n’existe qu’un très-petit nombre d’exemplaires de ce sale pamphlet. M. le comte Léon de Laborde , qui l’a reproduit dans ses notes du Palais Mazarin, p. 157, l'attribue au fameux Blot; M. le baron Walkenaër, dans les Mémoires sur mgdame de Sévigné, p. 213 du 1er vol., le croit de Morlot Ini-même, qu’il fait poëte et qu’il appelle Marlet. Je ne m’explique ni l’une ni l’autre de ces deux assertions.
857De la nature et qualité du parlement de Paris, et qu'il ne peut être interdit, ni transféré hors de la capitale du royaume, pour quelque cause ni prétexte que ce soit. Curant contritionem filiœ populimei cum ignominid, dicentes: Pax, pax; et non est pax. JEREM., c. vi, vers. 14.1652Paris72857. De la nature et qualité du parlement de Paris, et qu’il nepeut être interdit, ni transféré hors de la capi- tale du royaume, pour quelque cause ni prétexte que ce soit. Curant contritionem filiæ populimei cum ignomi- nit, dicentes : Pax, pax; et non est pax.JEREM., C. VI, vers. 44. Paris, François Preuveray, 1652, 72 pages. Travail peu recommandable, que Mailly cite dans la note de la p.123 de son IF volume , et contre lequel il s’emporte, p. 503 de son V° volume, note. Il est en effet plein d’allégations sans raison, de digressions sans but et de longueurs sans excuses. L’auteur a emprunté quelques phrases aux Féritables mazximes du gouverne- ment de la France, et des pages entières aux Observations vérita- bles et désintéressées , etc.
858De la puissance qu’ont les rois sur les peuples, et du pouvoir des peuples sur les rois.1650Sans Lieu20858. De la puissance qu’ont les rois sur les peuples , et du pouvoir des peuples sur les rois. (S. 1.), 4650, 20 pages. ' Francois Davenne. Voici la doctrine de l’auteur : Les gens prennent un roi, pour les régir en paix ; Mais alors qu’il les vexe à tort dessus la terre, Ils en font un rejet , parce qu'il est mauvais ; Eux mesmes, à la fin, lui lancent le tonnerre.
859De par messieurs les prévost des marchands et eschevins de la ville de Paris.1649Sans Lieunan859. De par messieurs les prévost des marchands et eschevins de la ville de Paris. Zrés-rare. . Ordonnance du 14 février 1649, qui enjoint, à tous les chefs d’hostel et chambrelans , de se trouver en personne aux gardes ordinaires et extraordinaires.
860De profundis (le) de Jules Mazarin, avec les regrets de sa méchante vie.Sans DateParis8860. De profundis (le) de Jules Mazarin, avec lesregrets de sa méchante vie. Paris, Sans Date, 8 pages. Le Nouveau De profurdis de Jules Mazarir, etc., n’en est pas la suite. ; On a composé plusieurs parodies semblables des prières de l’Église , qu’on pourrait appeler l’office du cardinal Mazarin : l’In exitu, l’In manus, le Pater noster , le Salve, reginu , les Lamenta- tions, les Leçons de ténébres ; à quoi il faut ajouter le Grand bre- viatre et le Procés-verbal de la canonisation, etc.
861*De requeste van de drie Standen aen de Heeren des parlements van Vranckrijek voorgedragen, tegens den cardinal Jule Mazarini.1649Sans Lieunan861*. De requeste van de drie Standen aen de Heeren des parlements van Vranckrijek voorgedragen , tegens den cardinal Jule Mazarini. 1649, in-4. Traduction hollandaise de la Requéte des trois États, etc., qui est indiquée dans le catalogue, in-8°, des imprimés du Musée bri- tannique.
862*De tribus nebulonibus.Sans DateSans Lieunan862*. De tribus nebulonibus. Guv PaTin, Lettres à Spon, 1I, 101.
863Débauche (la) de quatre monopoleurs, et leurs entretiens sur les affaires présentes, en vers burlesques, par monsieur Scaron (sic).1652Paris7863. Débauche (la) de quatre monopoleurs , et leurs entretiens sur les affaires présentes, en vers bur- lesques, par monsieur Scaron (sic). Paus Philippe du Mont, 4652, 7 pages. Stupide pièce, qui n’est certainement pas de Scarron.
864Décadence de l’injuste parti des Mazarins refugiés à Saint-Germain, et leurs pernicieux desseins, avortés par la conclusion de la paix.1649Paris12864. Décadence de l’injuste parti des Mazarins refugiés à Saint-Germain, et leurs pernicieux desseins, avortés ‘ par la conclusion de la paix. Paris, veuve André Musnier , 1649, 12 pages. La paix n’était cependant pas faite.
865Décadence (la) des mauvais ministres d’État, et les fruits qu'ils ont reçus pour leurs salaires, dédiée aux amateurs de la paix.1649Paris8865. Décadence (la) des mauvais ministres d’État, et les fruits qu'ils ont reçus pour leurs salaires, dédiée aux amateurs de la paix. Paris, veuve d'Antoine Coulon, 1649 , 8 pages. Le prince de Conty venait d’être reconnu chef de l’armée parle- mentaire.
866Décadence (la) visible de la royauté, reconnue par cinq marques infaillibles: 1. par le peu d'autorité que ceux qui sont intéressés à la soutenir ont auprès de Sa Majesté; 2. par le peu de respect que les peuples ont pour tout ce qui vient de la part du roi 3. par l'usage des fourbes que le conseil fait pratiquer à Sa Majesté, pour abuser de la simplicité des peuples 4. par la facilité des entreprises auxquelles on porte Sa Majesté, sans les concerter comme il faut pour les faire réussir à son honneur; 5. et par le secours que le conseil lui fait emprunter des huguenots, en les rétablissant dans leurs privilèges, pour faire triompher le parti Mazarin avec plus de succès.1652Sans Lieu16866. Décadence (la) visible de la royauté, reconnue par cinq marques infaillibles: 4. par.le peu d’autorité que ceux qui sont intéressés à la soutenir ont auprès de Sa Majesté ; Z. par le peu de respect que les peuples ont pour tout ce qui vient de la part du roi; 3. par l’usage des fourbes que le conseil fait pratiquer à Sa Majesté, pour abuser de la simplicité des peuples ; k. par la facilité des entreprises auxquelles on porte Sa Majesté, sans les concerter comme 1l faut pour les faire réussir à son honneur ; 5. et par le secours que le conseil lui fait emprunter des huguenots, en les réta- blissant dans leurs privilèges, pour faire triompher le parti Mazarin avec plus de succès. Sans Lieu, 1652, 16 pag. Dubosc Montandré affirme ici des faits que je ne garantirais pas. « Les Cévennes, dit-il, ont déjà levé le masque ; le Bas-Languedoc est tout embrâsé par les incendiaires qui arment ouvertement et par ordre de Sa Majesté; les commissaires huguenots rétablissent le prêche dans le Dauphiné, comme 1l y étoit avant l’édit de Nantes. » Il a été répondu précisément à ces assertions dans la Chute de la tyrannie , etc. ' Mailly cite la Décadence visible de la royauté, p. 65de son V* vol.
867Décalogue (le) françois.1649Paris8867. Décalogue (le) françois. Paris, 1649, B pages.
868Décalogue (le) romain.1649Sans Lieu8868. Décalogue (le) romain. (S. |. n. d.), 8 pages. Fcevrier 1649. ,
869Décampement (le) et la honteuse fuite de l’armée du maréchal de Turenne, avec la défaite de son arrière garde, poursuivie par le comte de Tavannes et le marquis de la Boulaye.1652Paris7869. Décampement (le) et la honteuse fuite de l’armée du maréchal de Turenne, avec la défaite de son arrière garde, poursuivie par le comte de Tavannes et le mar- quis de la Boulaye. Paris, L. Laureau , '1652 7 pages. C’est la retraite du camp de V11]eneuve-Samt—Georges On peut juger de la verac1te de la pièce par le titre.
870Décharge (la) des sceaux du chancelier de France, et remis entre les mains de M. de Châteauneuf, et la déclaration du duc de Bouillon touchant sa fidélité au service du roi.1650Paris6870. Decharge (la) des sceaux du chancelier de France, et remis entre les mains de M. de Châteauneuf , et la déclaration du duc de Bouillon touchant sa fidélité au service du roi. Paris, veuve Coulon, 1650, 6 pages. 5 mars 1650. Il y a un second titre, ainsi conçu : l’Aubepin_£' refleuri au mois de mars, ou le Rétablissement de monseigneur de Châteauneuf en la charge de garde des sceaux, On sait que Châ- teauneuf était de la maison de l’Aubépine. C’est à la suite de ce pamphiet que se trouve l’Obéissance des illustres sujets, dont il est parlé dans la notice sur les Mémoires de Turenne, coll. Michaud , p. 318..
871Décision de la question du temps, à la reine régente.1649Paris15871. Décision de la question du temps, à la reine régente. Paris, Cardin Besongne, 1649, 15 pages. e Pièce d’une éloquence grave et triste. L’auteur attaque la reine par la piété, et lui déclare qu’elle offense Dieu par les excès que commettent les troupes du blocus « L'honneur qu’elle me fait de m'écouter quelquefois, et de me communiquer avec confiance ses actions de piété. » Est-ce sérieux ? Naudé, page 11 du Mascurat, met ce pamphlet au nombre des pièces soutenues et raisonnées; Guy Patin le cite parmi les meilleurs, page 190 du I" volume des lettres à Spon.‘ Il ya, de la Décision, trois autres éditions, deux de Paris, jouxte la copie imprimée à Paris chez Cardin Besongne, 1649, in-4° et in-12; la troisième de Rouen , chez Jacques Besongne , 1649, 14 pages. On peut croire aisément qu’elle n’est pas rare. La permission d’imprimer, donnée à Cardin Besongne , est du 27 février.
872Décisions (les) du censeur monarchique touchant la plus juste autorité des régents d’État, préscrivant des bornes à leur pouvoir, faisant voir qu’ils sont absolus avec dépendance et dépendants avec souveraineté , et concluant ensuite, après quelques réflexions tirées du gouvernement d'aujourd’huy, que les régents qui renferment leur pouvoir entre ces deux extrémités de dépendant et d’indépendant, maintiennent en repos la minorité de leurs pupilles, et au contraire, etc. Discite justitiam moniti et non temnere Christos.1651Paris28872. Décisions (les) du censeur monarchique touchant la plus juste autorité des régents d’État, préscrivant des bornes à leur pouvoir, faisant voir qu’ils sont absolus ‘avec dépendance et dépendants avec sou- veraineté , et concluant ensuite, après quelques réflexions tirées du gouvernement d'aujourd’huy , que les régents qui renferment leur pouvoir entre ces deux extrémités de dépendant et d’indépendant, main- tiennent en repos la minorité de leurs pupilles, et au contraire, etc. Discite justitiam moniti et non tem- nere Christos. Paris, 1651 , 28 pages. Dubosc Montandré. Du 17 février 1651.
873*Déclamation en vers contre les députés qui ont fait la paix, lesquels on accuse d’avoir trahi la patrie.Sans DateSans Lieunan873*. Déclamation en vers contre les députés qui ont ‘ fait la paix , lesquels on accuse d’avoir trahi la patrie. Bib. hist., 22987
874Déclaration de la volonté du roi et de la reine régente, sa mère, sur les présents mouvements de la ville d’Aix.1649Sans Lieu4874. Déclaration de la volonté du roi et de la reine régente , sa mère, sur les présents mouvements de la ville d’Aix. Du 48 août. Sans Lieu, 1649, 4 pages.
875Déclaration de la volonté du roi, étant en son conseil, sur la rébellion de Bordeaux.1650Bourg15875. Déclaration de la volonté du roi, étant en son conseil, sur la rébellion de Bordeaux. Bourg, À. Dalvy, 1650, 15 pages. Arrêt du conseil, en date du 30 août 1650, qui déclare les habitants de Bordeaux déchus de tous leurs privileges, et méme du droit de communauté, si, dans trois jours, ils ne reçoivent le roi avec le respect et l’obéissance qui lui sont dus. Il y en a, de Paris , une autre édition par Guillaume Sassier, 8 pages, et une autre encore par les imprimeurs et libraires ordi- naires du roi. Cette dernière ajoüte au titre: publiée le premier septembre 1650. ‘
876Déclaration (la) de messieurs de ville (sic) pour le parti des princes, faite en présence de Mademoiselle, et mise entre les mains de monseigneur le duc de Beaufort, et signee par huit colonels et plusieurs bourgeois, le 1er juillet 1652, avec ce qui s’est fait et passé entre l’armée des princes et celle des Mazarins.1652Paris7876. Déclaration (la) de messieurs de ville (s:c) pour le parti des princes, faite en presence de Mademoiselle, et mise entre les mains de monseigneur le duc de Beau- fort, et s1gnee par huit colonels et plusieurs bour- geois, le 1”" juillet 1652, avec ce qui s’est fait et passé entre l’armée des princes et celle des Mazarins. Paris, S. Le Porteur, 1652, 7 pages. Mauvaise relation du combat de la porte Saint-Antomne. L’au- teur prétend que Mademoiselle prit le maréchal de L’Hôpital par les cheveux ! Il n’y à pas de déclaration. C’est un mensonge publié … avec per- mission de S. À. R!
877Déclaration (la) de messieurs du parlement d’Angleterre, envoyée par leurs députés à monsieur le prince de Condé, sur la marche de dix mille hommes mis sur pied pour son service.1652Sans Lieu7877. Déclaration (la) de messieurs du parlement d’An- gleterre, envoyée par leurs députés à monsieur le prince de Condé, sur la marche de dix mille hommes mis sur pied pour son service. (S. |., 1652), 7 pages. Contrefacon de la Députation du parlement d’Angleterre à M. le Pprince de Condé, etc.
878Déclaration (la) de messieurs les princes, faite à messieurs du parlement dans la dernière assemblée, tenue au palais le mardi 25 juin 1652, au moyen de laquelle il ne reste plus aucun prétexte pour empêcher la paix.1652Paris7878. Déclaration (la) de messieurs les princes , faite à messieurs du parlement dans la dernière assemblée, tenue au palais le mardi 25 juin 1652, au moyen de laquelle il ne reste plus aucun prétexte pour empêcher la paix. Parts, Salomon de la Fosse , 1652, 7 pages. Simple relation, publiée avec la permission expresse du duc d’Orléans. La déclaration n’y est pas rapportée dans son texte.
879Déclaration de messieurs les princes, faite en parlement, toutes les chambres assemblées, chambre des Comptes, cour des Aydes et Hôtel de Ville, le 22 août 1652, touchant la sortie du cardinal Mazarin hors du royaume, avec l’Arrêt dudit parlement donné le même jour.1652Paris7879. Déclaration de messieurs les princes, faite en parle- ment, toutes les chambres assemblées , chambre des Comptes, cour des Aydes et Hôtel de Ville, le 22 août 1652, touchant la sortie du cardinal Mazarin hors du royaume , avec l’Arrêt dudit parlement donné le même jour. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1652 , 7 pages. Il y en a une autre édition : Paris ,(1652. De plus, la veuve F. Guillemot et Denys de Cay en ont publié chacun une édition , mais sans l’arrêt , qu’on trouvera plus loin : Déclaration faite par Son Altesse Royale , etc., Déclaration de Son Altesse Royale, etc. '
880Déclaration de M. le cardinal de Rets (sic), faite à Son Altesse Royale, à messieurs les princes et à messieurs du parlement, le 28 juin 1652.1652Paris7880. Déclaration de M. le cardinal de Rets (sie), faite à Son Altesse Royale, à messieurs les princes et à messieurs du parlement, le 28 juin 1652. Paris, Gilles de Halline, 1652, 7 pages.
881Déclaration de monseigneur le duc d’Orléans, envoyée au Parlement, pour la justification de la conduite de monsieur le Prince.1651Paris7881. Déclaration de monseigneur le duc d’Orléans, envoyée au Parlement, pour la justification de la con- duite de monsieur le Prince. Paris, Nicolas Vivenay, 1651 , 7 pages. Datée du 18 août 1651 , signée Gaston et contre-signée de Fromont. Il en existe une édition Sur l’imprimé à Paris chez Nicolas Vivenay. Lg titre se continue ainsi : « Ensemble la réponse de M. le Prince, présentée au parlement, les chambres assemblées , le 19 août 1651. » 21 pages. La Déclaration a été reproduite dans les Mémoires de madame de Motteville, page 410, cull. Michaud.
882Déclaration de monseigneur le duc d’Orléans et de monsieur le prince de Condé, faite en parlement, toutes les chambres assemblées, avec l’Arrêt de ladite cour des 2 et 3 septembre 1652.1652Paris7882. Déclaration de monseigneur le duc d’Orléans et de monsieur le prince de Condé, faite en parlement , toutes les chambres assemblées , avec l’Arrêt de ladite - cour des 2 et 3 septembre 1652. Paris, par les impri- meurs et libraires ordinaires du roi, 1652, 7 pages.
883Déclaration de monseigneur le duc d’Orléans, faite en personne, et délivrée par écrit, signé de sa main, à messieurs de l’assemblée de la noblesse, portant parole et assurance, de la part de Leurs Majestés pour la convocation et tenue des États-généraux au 8ᵉ jour du mois de septembre prochain, avec les promesses conditions et sûretés requises et nécessaires, tant pour le général que pour les particuliers, en cas de retardement ou d’inexécution.1651Paris7883. Déclaration de monseigneur le duc d’Orléans, faite en personne, et délivrée par écrit, signé de sa main, à messieurs de l’assemblée de la noblesse , portant parole et assurance, de la part de Leurs Ma3«astes pour la con- vocation et tenue des États-généraux au 8° jour du mois de septembre prochain, avec les promesses conditions et sûretés requises et nécessaires, tant pour le général que pour les particuliers, en cas de retar- dement ou d’inexécution. Paris, veuve J. Guillemot, 1651 , 7 pages. Du 25 mars 1651. Le titre promet un peu trop.
884Déclaration (la) de monseigneur le duc de Beaufort, envoyée à messieurs du parlement.1652Paris16884. Déclaration (la) de monseigneur le duc Ède Beau- fort, envoyée à messieurs du parlement. Paris, Claude Le Roy, 1652, 16 pages. Le duc de Beaufort prétend que les troupes espagnoles du duc de Nemours ne sont plus étrangères, dès qu’elles marchent sous un général français !
885Déclaration (la) de monseigneur le duc de Guyse, faite à Bordeaux, le 3 du mois courant, sur la jonction de ses intérêts avec ceux de messieurs les princes, avec toutes les particularites de sa sortie.1652Paris15885. Déclaration (la) de monseigneur le duc de Guyse, faite à Bordeaux, le 3 du mois courant, sur la jonction de ses intérêts avec ceux de messieurs les princes, avec toutes les part1culamtes de sa sortie. Paris, jouxte la copie imprimée à Bordeaux par Guillaume de La Court, 1652, 15 pages. Elle fait partie de toutes les éditions des Mémoires du duc de Guise. Elle a été aussi publiée sous le titre de le Manifeste de monseigneur le duc de Guyse touchant les particularités, etc.
886Déclaration (la) de monseigneur le prince de Conty et de messieurs les généraux, enregistrée en parlement, pour l’exécution de l’arrêt du huitième janvier dernier contre le cardinal Mazarin, pour le soulagement du peuple et la paix générale.1649Paris4886. Déclaration (la) de monseigneur le prince de Conty et de messieurs les généraux, enregistrée en parle- ment, pour l’exécution de l’arrêt du huitième janvier dernier contre le cardinal Mazarin, pour le so ulagement du peuple et la paix générale. Du samedi 20 mars 1649. Paris, Alexandre Lesselin, 1649, 4 pages. Il y en a deux autres éditions : Déclaration de ros généraux, etc.; et Déclaration faite au Parlement par monseigneur le prince de Conty, ete. La dernière est l’édition officielle.
887Déclaration de monseigneur le Prince, faite en personne, et délivrée par écrit, signé de sa main, à messieurs de l'assemblée de la noblesse, portant parole et assurance, de la part de Leurs Majestés, pour la convocation et tenue des États généraux au 8ᵉ jour du mois de septembre prochain, avec les promesses, conditions et sûretés requises et nécessaires, tant pour le général que pour les particuliers, en cas de retardement ou d’inexécution.1651Paris4887. Déclaration de monseigneur le Prince, faite en personne, et délivrée par écrit, signé de sa main, à messieurs de l'assemblée de la noblesse , portant parole et assurance , de la part de Leurs Majestés, pour la convocation et tenue des États généraux au 8° jour du mois de septembre prochain, avec les promesses , conditions et sûretés requises et nécessaires, tant pour le général que pour les particuliers , en cas de retar- dement ou d’inexécution. Paris, veuve J. Guillemot , 1651 , À pages. Du 25 mars 1651.
888Déclaration de nos généraux, faite et enregistrée au parlement, le 20 mars 1649, et envoyée à Ruel.1649Paris4888. Déclaration de nos généraux, faite et enregistrée au parlement, le 20 mars 1649, et envoyée à Ruel. Paris, veuve Antoine Coulon , 1649, 4 pages. Mèême pièce que la Déclaration de monseigneur le prince de Conty, etc.
889Déclaration de Son Altesse Royale et de monsieur le Prince, faite en la chambre des Comptes, sur l’éloignement du cardinal Mazarin1652Paris4889. Déclaration de Son Altesse Royale et de monsieur le Prince, faite en la chambre des Comptes, sur l’éloi- gnement du cardinal Mazarin. Paris, Denys de Cay, 1652, 4 pages. Du 22 août 1652. Autre édition de la Déclaration de messieurs les princes , ete.
890Déclaration (la) de Son Altesse Royale sur le sujet du discours lu au Palais Royal, en présence des députés du Parlement, chambre des Comptes, cour des Aydes et corps de ville de Paris, sous le nom du roi et de la reine régente, ensemble la Réponse de M. le Prince, présentée au Parlement, les chambres assemblées, le 19 août 1651.1651Paris16890. Déclaration (la) de Son Altesse Royale sur le sujet du discours lu au Palais Royal, en présence des députés du Parlement, chambre des Comptes, cour des Aydes et corps de ville de Paris, sous le nom du roi et de la reine régente , ensemble la Réponse de M. le Prince, présentée au Parlement , les chambres assemblées, le 49 août 1651. Paris, Nicolas Vivenay, 1651, 16 pages. La déclaration du duc d’Orléans n’y est pas. On n°y trouve que la réponse du prince de Condé , qui est fort adroite.
891Déclaration (la) des nouveaux Mazarins, faite à messieurs nos princes, qui a été arrêté et accordé (sic) pour le soulagement du peuple, de quitter le parti Mazarin.1652Paris6891. Déclaration (la) des nouveaux Mazarins, faite à messieurs nos princes, qui a été arrêté et accordé (sic) pour le soulagement du peuple, de quitter le parti Mazarin. Paris, Pierre Bon, 1652, 6 pages. On peut juger de la pièce par le titre.
892Déclaration des prétentions de la noblesse, assemblée aux Cordeliers à Paris.1651Paris4892. Déclaration des prétentions de la noblesse, assem- blée aux Cordeliers à Paris. Paris, veuve J. Guillemot, 1651, 4 pages. | Ces prétentions sont bien simples et bien légitimes. La noblesse ne demande que le bien de PÉtat et du public ! Pour le bien de ses intérêts propres, elle s’en remet aux États généraux. Il est naturel qu’après cela, elle s’étonne du silence que garde le Tiers état au milieu de cette agitation. . Voir le Journal de l’assemblée de la noblesse , etc.
893Déclaration des prétentions de messieurs nos généraux, faite et enregistrée au parlement, le samedi vingtième mars 1649, et envoyée à Ruel.1649Paris7893. Déclaration des prétentions de messieurs nos géné- raux, faite et enregistrée au parlement, le samedi vingtième mars 1649, et envoyée à Ruel. Paris, veuve d’Anthoine Coulon, 4649, 7 pages. Ne cherchez pas ici la déclaration; vous ne trouveriez qu’une apologie. '
894Déclaration des volontés du roi sur les mouvements arrivés en la ville d’Aix en Provence, contenant les articles accordés pour le bien et pour le repos de tous ses sujets de ladite province, de quelque qualité et condition qu’ils soient, avec la Lettre de Sa Majesté, écrite à la cour de parlement, pour l’exécution de ses ordres et de ses commandements, vérifiée audit parlement de Provence, les 22 et 25 août 1649.1649Paris8894. Déclaration des volontés du roi sur les mouvements arrivés en la ville d’Aix en Provence, contenant les articles accordés pour le bien et pour le repos de tous ses sujets de ladite province, de quelque qualité et condition qu’ils soient , avec la Lettre de Sa Majesté, écrite à la cour de parlement, pour l’exécution de ses ordres et de ses commandements , vérifiée audit parle- ment de Provence, les 22 et 25 août 1649. Paris, Antoine Estienne, 1649, 8 pages. Du 8 août.
895Déclaration (la) du cardinal Mazarin, envoyés (sic) à Son Altesse Royale, à nos seigneurs les princes et à messieurs du parlement par un courrier extraordinaire.1652Paris8895. Déclaration (la) du cardinal Mazarin, envoyés (sic) à Son Altesse Royale, à nos seigneurs les princes et à messieurs du parlement par un courrier extraordinaire. Parts , Louis Du Sol, 1652, 8 pages. Longue redite de toutes les sottises de 1649 contre le Mazarin.
896Déclaration (la) du ciel. 1651 Avec aussi le Décret promulgué, devant les plus vertueux frondeurs, par le lecteur aux astres.Sans DateSans Lieu4896. Déclaration (la) du ciel. 1651 . Avec aussi le Décret promulgué, devant les plus vertueux frondeurs, par le lecteur aux astres. (S. 1. n. d.), 4 pages. Aussi rare qu’extravagante. La déclaration et l’arrêt sont écrits en français et en latin. Voici les deux derniers vers de l’arrêt : Ce sera vers la Saint-Mathias Qu’il (Mazarin) tombera du haut en bas. La fête de Saint-Mathias se célèbre le 24 février.
897Déclaration du duc Charles, faite à nos seigneurs de parlement et aux bourgeois de Paris, en faveur de la France.1649Paris8897. Déclaration du duc Charles,, faite à nos seigneurs de parlement et aux bourgeois de Paris, en faveur de la France. Paris, veuve J. Remy, 1649, 8 pages. Assez pauvre imagination de quelque frondeur, après la comédie de l'envoyé espagnol.
898Declaration (la) du duc de Lorraine, à Son Altesse Royale et à messieurs les princes, sur l'approche de ses troupes ès environs de Paris , ensemble sa Lettre écrite à messieurs du parlement sur ce sujet.1652Paris8898. Declarat10n (la) du duc de Lorraine, à Son Altesse Royale et à messieurs les princes, sur l'approche de ses troupes ès environs de Paris , ensemble sa Lettre écrite à messieurs du parlement sur ce sujet. Paris, Claude Le Roy, 1652, 8 pages. Datéés foutes deux de Meaux, le 23 mai.
899Déclaration du parlement d’Angleterre, contenant les motifs et raisons de leurs dernières procédures, et pour lesquelles ils ont établi le gouvernement présent en forme de république ou d’État libre, traduite de l’anglois.1649Paris26899. Déclaration du parlement d’Angleterre, contenant les motifs et raisons de leurs dernières procédures, et pour lesquelles ils ont établi le gouvernement présent en forme de république ou d’État libre, traduite de l’anglois. Zondres (Paris), 1649, 26 pages.
900Déclaration du parlement, par laquelle Son Altesse Royale est déclaré (sic) lieutenant général de l’État et couronne de France, et monsieur le prince, généralissime des armées, suivant l’arrêt donné en l’assemblée, cejourd’hui 20 juillet, pour la délivrance de Sa Majesté.1652Paris8900. Déclargtion du parlement, par laquelle Son Altesse Royale est déclaré (sic) lieutenant général de l’État et couronne de France, et monsieur le prince, généra- lissime des armées, suivant l’arrêt donné en l’assemblée, cejourd’hui 20 juillet, pour la délivrance de Sa Majesté. Paris, Jean Brunet, 1652, 8 pages. On sait que le parlement n’a rien déclaré de semblable ; ce qui n’empêche pas que la Déclaration n’ait été publiée avec la permis- sion spéciale du duc d’Orléans.
901Déclaration du roy.1649Sans Lieu7901. Déclaration du roy. (S. 1., 1649), 7 pages. C’est une amnistie pour les Bordelais. Elle est datée du 23 décem- bre 1649. On peut croire, d’après la note qui se lit à la fin de la Zettre du roy (du 25 décembre ), qu’elle a été imprimée par Guillaume Sassier.
902Déclaration du roi, accordée à son parlement et ville de Bordeaux, du 1er octobre 1650, portant amnistie générale de ce qui a été fait depuis la dernière déclaration de Sa Majesté, du 26 décembre 1649, enregistrée en ladite cour le 7 janvier 1650, ensemble les Propositions de monseigneur le duc d’Orléans, registres du parlement de Paris, lettres de Sadite Majesté, portant approbation d'iceux et révocation de M. le duc d'Épernon du gouvernement de Guyenne, avec l'Arrêt d'enregistrement et de publication.1650Bordeaux12902. Déclaration du roi, accordée à son parlement et ville de Bordeaux,, du 1* octobre 1650, portant amnistie générale de ce qui a été fait depuis la dernière décla- ration de Sa Majesté, du 26 décembre 1649, enregistrée en ladite cour le 7 janvier 1650, ensemble les Propo- sitions de monseigneur le duc d’Orléans , registres du parlement de Paris, lettres de Sadite Majesté, portant approbation d'iceux et révocation de M. le duc d'Éper- non du gouvernement de Guyenne, avec l’Arrêt d’en- registrement et de publication. Bordeaux , L. Mon- giron Millanges, 1650, 12 pages. La pièce ne tient pas tout ce que le titre promet; car on n’y trouve ni l’arrêt d’enregistrement, ni les propositions du duc d’Orléans, etc. Ces documents ont été publiés dans la Sæite et la Fraie suite de la décluration du roi, etc. Il y a, de la Déclaration, une édition de Paris dont le titre suit :
903Déclaration du roi, accordée pour la pacification des troubles de Bordeaux, du 1er octobre 1650, à Bourg sur la mer.1650Paris14903. Déclaration du roi, accordée pour la pacification des troubles de Bordeaux, du 1° octobre 1650, à Bourg sur la mer. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1650, 14 pages.
904Déclaration du roi contre ceux qui vendront et achèteront des sels en Normandie à vil prix.Sans DateSans Lieu3904. Déclaration du roi contre ceux qui vendront et achèteront des sels en Normandie à vil prix. (S. l.n. d.) 3 pages. Du 23 février 1649.
905Déclaration du roi contre les officiers et habitants de la ville de Bordeaux, et autres de la province de Guyenne qui se sont unies à icelle.1652Poitiers7905. Déclaration du roi contre les officiers et habitants ‘ de la ville de Bordeaux, et autres de la province de Guyenne qui se sont unies à icelle. Poitrers, par les imprimeurs commandés de Sa Majesté, 1652, 7 pages. Du 10 décembre 1651. La publication en a été ordonnée par arrêt du conseil, en date du 23 décembre. 1l y en a une édition de Paris, par les imprimeurs du roi, 8 pages, et une de Rouen, Jean Viret, 7 pages.
906Déclaration du roi contre les princes de Condé, Conty, et duchesse de Longueville, les ducs de Nemours et de La Rochefoucault, et autres leurs adhérents qui les ont suivis, vérifiée en parlement, le 5 décembre 1651.1654Paris48906. Déclaration du roi contre les princes de Condé, Conty, et duchesse de Longueville, les ducs de Nemours et de La Rochefoucault, et autres leurs adhérents qui les ont suivis, vérifiée en parlement, le 5 décembre 1651 . Paris, parles imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1654, 48 pages. Outre la déclaration, qui est du 8 octobre, il doit y avoir la lettre d’envoi, datée de Bourges, le même jour, une autre lettre du roi sous la date de Poitiers, le 41 novembre, et l’arrèt d’enregistre- ment du 4 décembre , et non du $, comme il est dit au titre. La déclaration a été vérifiée au parlement de Rouen, le 18 de- cembre; et les imprimeurs du roi, dans cette ville, en ont donne ume édition dont le titre ne diffère de celle de Paris que par la men- tion de l’enregistrement , 1651, 8 pages
907Déclaration du roi contre les princes de Condé, de Conty, la duchesse de Longueville, le duc de La Rochefoucault, le prince de Talmont et leurs adhérents, vérifiée en parlement, le roi y séant en son lit de justice, le 13 novembre 1652.1652Paris8907. Déclaration du roi contre les princes de Condé, de Conty, la duchesse de Longueville, le duc de La Rochefoucault, le prince de Talmont et leurs adhérents, vérifiée en parlement, le roi y séant en son lit de justice, le 13 novembre 1652. Paris, par les impri- meurs et libraires ordinaires du r01, 1652, 8 pages. Du 12 novembre.
908Déclaration du roi contre les sieurs duc de Bouillon, maréchaux de Brézé et de Turenne, et de Marsillac, lue, publiée et enregistrée au ‘parlement, le 7 février 1650.1650Paris8908. Déclaration du roi contre les sieurs duc de Bouillon, maréchaux de Brézé et de Turenne, et de Marsillac , lue, publiée et enregistrée au ‘parlement,, le 7 février 1650. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1650 , 8 pages.
909Déclaration du roi contre madame la duchesse de Longueville, les sieurs duc de Bouillon, maréchal de Turenne, prince de Marsillac, et leurs adherents vérifiée en parlement, le 16 mai 1650.1650Paris6909. Déclaration du roi contre madame la duchesse de Longueville, les sieurs duc de Bouillon , maréchal de Turenne, prince de Marsillac, et leurs adherents véri- fiée en parlement, le 16 mai 1650. Paris, Antome Estienne, 1650, 6 pages. Hl y en a une édition jouxrte la copie imprimée à Paris, a Haye, Michei Staël, 1650, 10 pages non chiffrées.
910Déclaration du roi d’Angleterre, faite aux Écossois par le marquis de Montrose, gouverneur et lieutenant général par mer et par terre au royaume d’Écosse pour Sadite Majesté, contre les rebelles d’Ecosse et ceux qui tiennent le parti du parlement d’Angleterre, présentée à la reine d’Angleterre.1650Paris8910. Déclaration du roi d’Angleterre, faite aux Écossois par le marqms de Montrose gouverneur et lieutenant général par mer et par terre au royaume d’Écosse pour Sadite Majesté, contre les rebelles d’Ecosse et ceux qui tiennent le parti du parlement d’Angleterre, présentée à la reine d’Angleterre. Paris , Guillaume Sassier, 1650, 8 pages.
911Déclaration du roi, donnée sur les mouvements arrivés en sa province de Normandie, lue, publiée et enregistrée à Rouen, en parlement, le 9 avril 1649.1649Rouen16911. Déclaration du roi, donnée sur les mouvements arrivés en sa province de Normandie, lue, publiée et enregistrée à Rouen , en parlement, le 9 avril 1649. Rouen, David du Petitval et Jean Viret, 1649, 16 pages.
912Déclaration du roi, du 3 février 1649, par laquelle sont donnés six jours aux habitants de Paris pour rentrer dans leur devoir.1649Saint-Germain-En-Laye4912. Déclaration du roi, du 3 février 1649, par laquelle sont donnés six jours aux habitants de Paris pour rentrer dans leur devoir. Saint-Germain-en-Laye, le 4 février 1649, 4 pages. Il parait que cette: déclaration fut renouvelée le 11 ; car j’en trouve deux exemplaires à cette date, tous deux de Saint-Germain, tous deux de 4 pages, mais l’un avec, et l’autre sans la date de 1649.
913Déclaration du roi, du 25 février 1651, par laquelle Sa Majesté révoque toutes les lettres de cachet données en conséquence de la détention de messieurs les princes de Condé, de Conty, et duc de Longueville, et reconnoit leur innocence, et les remet dans tous leurs biens, gouvernements et charges.1651Paris7913. Déclaration du roi, du 25 février 1651, par laquelle Sa Majesté révoque toutes les lettres de cachet données en conséquence de la détention de messieurs les princes de Condé, de Conty, et duc de Longueville, et recon- noit leur innocence, et les remet dans tous leurs biens, gouvernements et charges. Paris, Guillaume Sassier, 1651, 7 pages. On en trouvera plus loin une édition par les imprimeurs du roi : Déclaration du roï pour l’innocence , etc.
914Déclaration du roi en faveur'de la province de Poictou, vérifiée en parlement.1651Paris8914. Déclaration du roi en faveur'de la province de Poictou , vérifiée en parlement. Paris, Antoine Es- tienne, 1651, 8 pages. La déclaration est du 13 septembre 1651 ; la vérification du 15. Pour la suppression des bureaux de la gabelle.
915Déclaration du roi en faveur de madame la duchesse de Longueville, de M. le maréchal de Turenne et de tous ceux qui ont suivi ou exécuté leurs ordres, vérifiée en parlement, le 19 mai 1651.1651Paris7915. Déclaration du roi en faveur de madame la duchesse de Longueville, de M. le maréchal de Turenne et de tous ceux qui ont suivi ou exécuté leurs ordres, véri- fiée en parlement, le 19 mai 1651. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1651, T pages. Du 5 mai.
916Déclaration du roy en faveur des bourgeois et habitants de la ville de laris, contenant la levée des modifications portées par l’arrest de vérification de l’amnistie, accordée par Sa Majesté.1652Pontoise3916. Déclaration du roy en faveur des bourgeois et habitants de la ville de laris, contenant la levée des modi(ä:ations portées par l’arrest de vérification de l’amnistie, accordée par Sa Majesté. Pontoise, Julien Courant, 1652, 3 pages. Julien Courant en à donné une autre édition, de 4 pages, dont le titre ne porte plus, au commencement, ces mots : Er faveur des bourgeois et habitants de la ville de Paris, mais, à la fin, ceux-ci : Donnée à Mantes, le 26 septembre 1652 ; et une autre encore, de 8 pages, sur le titre de laquelle on lit : Porcant levée des modifica- tions apportées à la vérification de l’'amnistie, vériftée au parlement, le troisième jour d’octobre 1652. L’édition de Paris, Antoine Estienne, a le même titre que la seconde édition de Julien Courant. Elle est de 7 pages.
917Déclaration du roi, par laquelle la séance du parlement de Paris est transférée en la ville de Montargis, avec interdiction de s'assembler, ni faire aucun acte de justice dans Paris1649Saint-Germain-En-Laye8917. Déclaration du roi, par laquelle la séance du parle- ment de Paris est transférée en la ville de Montargis, avec interdiction de s'assembler, ni faire aucun acte de justice dans Paris. Sairt-Germain-en-Taye, 1649, 8 pages. Du 6 janvier. Il en existe une autre édition, s. 1. n. d.
918Déclaration du roi, par laquelle les présidiaux du ressort du parlement de Paris ont pouvoir de juger souverainement, tant en matière civile que criminelle.1649Saint-Germain-En-Laye4918. Déclaration du roi, par laquelle les présidiaux du ressort du parlement de Paris ont pouvoir de juger souverainement, tant en matière civile que criminelle. Saint-Germain-en-Laye, le 6 février 1649, 4 pages. La déclaration est du 22 janvier.
919Déclaration du roi, par laquelle les princes, ducs, seigneurs et leurs adhérents qui ont pris les armes contre son service, sont déclarés criminels de lèze majesté, s’ils ne se rendent près de sa personne dans trois jours après la publication d’icelle.1649Saint-Germain-En-Laye7919. Déclaration du roi, par laquelle les princes, ducs, seigneurs et leurs adhérents qui ont pris les armes contre son service, sont déclarés criminels de lèze majesté, s’ils ne se rendent près de sa personne dans trois jours après la publication d’icelle. Saint-Ger- main-en-Laye, 1649, 7 pages. Du 23 janvier. Il en existe une autre cdition, également de Saine-Germain-en- Laye, mais où la légende &mprimée, etc., se lit au milieu de la 8° page , quoique la pîècc finisse sur la 7e; et une autre encore, de Paris, 8 pages.
920Déclaration du roi, par laquelle tous les officiers du parlement de Rouen sont interdits, déclarés criminels de lèze-majesté, et leurs offices supprimés, en cas qu'ils ne se rendent pas, dans quatre jours, près de Sa Majesté.1649Saint-Germain-En-Laye4920. Déclaration du roi, par laquelle tous les officiers du parlement de Rouen sont interdits, déclarés criminels de lèze-majesté , et leurs offices supprimés, en cas qu'ils ne se rendent pas, dans quatre jours, près de Sa Majesté. Saint-Germain-en-Laye , 1649 , 4 pages. Du 17 février. Il y en a une édition de Paris , Antoine Fstienne.
921Déclaration du roi, portant abolition générale de ce qui s’est passé en la ville de Paris, l’onzième décembre dernier, 1649, vérifiée en parlement le douzième mai 1650.1650Paris6921. Déclaration du roi, portant abolition générale de ce qui s’est passé en la ville de Paris, l’onzième décembre dernier, 1649, vériliée en parlement le dou- zième mai 1650. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1650, 6 pages. Datée de Dijon, avril 1659. C’est l’affaire de Joly et du marquis de La Boulaye.
922Déclaration du roi, portant confirmation de celle du feu roi, son père, par laquelle il a pris la très-glorieuse vierge pour spéciale protectrice de son royaume, avec le Mandement de monseigneur l’Ilustrissime et Révérendissime archevêque de Paris, ensuite de la lettre, à lui écrite, sur ce sujet, par Sa Majesté.1650Paris7922. Déclaration du roi, portant confirmation de celle du feu roi, son père, par laquelle i1üa pris la très- glorieuse vierge pour spéciale protectrice de son royaume , avec le Mandement de monseigneur l’Ilus- trissime et Révérendissime archevêque de Paris, ensuite de la lettre, à lui écrite, sur ce sujet, par Sa Majesté. Paris, Pierre Targa , 1650, 7 pages. La déclaration de Louis XIIT est du 10 février 1638 ; celle de Lonis XIV du 25 mars 1650 ; la lettre du 10 juin ; et le mandement du 12.
923Déclaration du roi portant confirmation des offices de police, vérifiée en parlement, le 31 et dernier décembre 1652.1653Paris14923. Déclaration du roi portant confirmation des offices de police, vévifiée en parlement, le 31 et dernier décembre 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1653 , 14 pages.
924Déclaration du roi, portant décharge du prêt et avance en faveur des officiers des présidiaux et justices royales de ce royaume, vérifiée en la grande chancellerie de France, le 42 octobre 1648.1649Paris4924. Déclaration du roi, portant décharge du prêt et avance en faveur des officiers des présidiaux et justices royales de ce royaume , vérifiée en la grande chancellerie de France, le 42 octobre 1648. Paris, Antoine Estienne , 1649, 4 pages. Antoine Estienne à publié une Liste des officiers auxquels s’ap- pliquait la déclaration.
925Déclaration du roi, portant défenses au cardinal Mazarin, ses parents, alliés et domestiques étrangers, sous quelque prétexte que ce soit, de rentrer dans ce royaume et autres pays sous la protection de Sa Majesté, et, à tous gouverneurs et autres officiers, de les y souffrir sur les peines y mentionnées, vérifiée en parlement, le sixième septembre 1651.1651Paris14925. Déclaration du roi, portant défenses au cardinal Mazarin, ses parents, alliés et domestiques étrangers , sous quelque prétexte que ce soit, de rentrer dans ce royaume et autres pays sous la protection de Sa Majesté, et, à tous gouverneurs et autres officiers, de les y souffrir sur les peines y mentionnées, vérifiée en parlement, le sixième septembre 1654. Paris, par les imprimeurset libraires ordinaires du roi, 1651, 14 pag. Il en existe une édition de Rouer par les imprimeurs du roi, 7 pages. Lecardmal de Retz dit, page 305 de ses Mémoires, Coll. Michaud, qu’elle fut rédigée par le conseiller Portail.
926Déclaration du roi, portant diminution des droits attribués aux receveurs des consignations, et réglement pour la fonction de leurs charges, vérifiée en parlement, le 7 juin 1651, avec l’Arrêt de vérification.1651Paris22926. Déclaration du roi, portant diminution des droits attribués aux receveurs des consignations, et réglement pour la fonction de leurs charges, vérifiée en parlement, le 7 juin 1651, avec l’Arrêt de vérification. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1651, 22 pages.
927Déclaration du roi, portant établissement d’une chambre de justice, du seizième juillet 1648, et Arrêt de vérification d’icelle en la chambre des Comptes, du vingt-un desdits mois et an.1648Paris7927. Déclaration du roi, portant établissement d’une chambre de justice, du seizième juillet 1648, et Arrêt de vérification d’icelle en la chambre des Comptes, du vingt-un desdits mois et an. Pares, Denys de Cay, 1648, 7 pages.
928Déclaration du roi, portant injonction à tous les officiers du parlement qui sont à Paris, de se rendre, dans trois jours, dans la ville de Pontoise, à peine de suppression de leurs charges.1652Pontoise7928. Déclaration du roi, portant injonction à tous les officiers du parlement qui sont à Paris, de se rendre, dans trois jours, dans la ville de Pontoise, à peine de suppression de leurs charges. Pontoise, Julien Courant, 1652, 7 pages. Du 16 août 1652. C’est contre cet acte qu’a été publiée la Réponsc à la dernière Déclaration du roi, etc.
929Déclaration du roi, portant interdiction du parlement de Bourdeaux, donnée à Compiègne, le 12 juillet 1649.1649Bordeaux8929. Déclaration du roi, portant interdiction du parle- ment de Bourdeaux, donnée à Compiègne, le 12 juillet 1649. Bourdeaux, J. Mongiron Millanges , 1649,8 pages. L’édition de Paris comprend 15 pages. On a retranché, du titre, ces mots : Donnée & Compiègne.
930Déclaration du roi, portant pacification pour la tranquillité publique, avec la Déclaration du roi pour le rétablissement du parlement en la ville de Paris, vérifiées en parlement, toutes les chambres assemblées au château du Louvre, publiées, le roi y séant, le 22 octobre 1652.1652Rouen8930. Déclaration du roi, portant pacification pour la tranquillité publique, avec la Déclaration du roi pour le rétahlissement du parlement en la ville de Paris, vérifiées en parlement, toutes les chambres assemblées au château du Louvre, publiées, le roi y séant, le 22 octobre 4652. Rouen, David du Petitval et Jean Viret, 1652, 8 pages. La première déclaration est celle qui éloigne de Paris divers personnages, et défend au parlement de s’occuper des affaires géné- rales du royaume et de la direction des finances:
931Déclaration du roi, portant qu'à l’avenir aucuns étrangers, quoique naturalisés, ni même les François qui auront été promus à la dignité de cardinal, n’auront plus entrée au conseil, ni admis (sic) à la participation des affaires de Sa Majesté, vérifiée en parlement, le 20 avril 1651.1651Paris8931. Déclaration du roi, portant qu'à l’avenir aucuns étrangers, quoïque naturalisés, ni même les François qui auront été promus à la dignité de cardinal, n’auront plus entrée au conseil, ni admis (sic) à la participation des affaires de Sa Majesté, vérifiée en parlement, le 20 avril 1651. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1651 , 8 pages. Datée du 18 avril, et scellée du grand sceau de cire verte. Cest encore unc question de savoir qui l'a scellée, des gardes des : sceaux Châteauneuf et Molé ou du chancelier Séguier. Aubery qui la discute assez longuement, page 142 de l’Histoire du cardinal Mazarin, penche pour Molé ; et ce n’est peut-être pas sans raison.
932Déclaration du roi, portant qu’à l’avenir il ne sera, fait aucune imposition sur ses sujets qu’en vertu d’édits dûment vérifiés, vérifiée en la cour des Aydes, le 21 juillet 1648.1648Paris6932. Déclaration du roi, portant qu’à l’avenir il ne sera , fait aucune imposition sur ses sujets qu’en vertu d’édits — dûment vérifiés, vérifiée en la cour des Aydes, le 21 juillet 1648. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1648 , 6 pages. La déclaration porte la date du 13 juillet.
933Déclaration du roi, portant que les bénéfices dont la disposition appartenoit au prince de Conty, à causé des abbayes dont il étoit titulaire auparavant les lettres de déclaration des 8 octobre 1651 et 12 novembre dernier, demeureront à la nomination de Sa Majesté, sans faire préjudice, néanmoins, à ceux qui ont été nommés, pour l’indult des officiers du parlement de Paris, audit prince de Conty à cause desdites abbayes, ni aux gradués des universités du royaume pour les vacances des bénéfices qui arriveront ès mois à eux affectés par les concordats, vérifiée au grand conseil du roi, le 11 décembre 1652.1652Paris7933. Déclaration du roi, portant que les bénéfices dont la disposition appartenoit au prince de Conty, à causé des abbayes dont il étoit titulaire auparavant les lettres de déclaration des 8 octobre 1651 et 12 novembre dernier, demeureront à la nomination de Sa Majesté , sans faire préjudice, néanmoins, à ceux qui ont été nommés, pour l’indult des officiers du parlement de Paris, audit prince de Conty à cause desdites abbayes, ni aux gradués des universités du royaume pour les vacances des bénéfices qui arriveront ès mois à eux affectés par les concordats, vérifiée au grand conseil du roi, le 11 décembre 1652. Paris, parles imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1652, 7 pages. Du 7 décembre.
934Déclaration du roi, portant que les officiers des compagnies souveraines de Paris, ceux de judicature, finances et autres du ressort d’icelles, qui sont entrés au droit annuel depuis la déclaration du 13 mars et autres données en conséquence, seront reçus à payer ledit droit annuel pour l’année prochaine 1651, lue et publiée en la grande chancellerie de France, le 3 septembre 1650.1650Paris6934. Déclaration du roi, portant que les officiers es compagnies souveraines de Paris, ceux de judicature, finances et autres du ressort d’icelles, qui sont entrés au droit annuel depuis la déclaration du 13 mars et autres données en conséquence, seront reçus à payer ledit droit annuel pour l’année prochaine 4651, lue et publiée en la grande chancellerie de France, le 3 septämbre 1650. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi. 1650, 6 pages.
935Déclaration du roi, portant que les officiers des cours souveraines de ce royaume jouiront cy après durant neuf années, commençant au premier jour de la présente année 1648 , et finissant au dernier décembre 1656, de la dispense de la rigueur des quarante jours que chacun officier doit survivre après le contrôle de la quittance de la résignation de son office, aux conditions portées par ladite déclaration, vérifiée en la grande chancellerie de France, le dernier jour d’avril 1648.1648Paris7935. Déclaration du roi, portant que les officiers des cours souveraines de ce royaume jouiront cy après du- rant neuf années, commençant au premier jour de la présente année 1648 , et finissant au dernier décembreF 1656, de la dispense de la rigueur des quarante jours que chacun officier doit survivre après le contrôle de la quittance de la résignation de son office, aux condi- tions portées par ladite déclaration, vérifiée en la grande chancellerie de France, le dernier jour d’avril 1648. Paris, Antoine Fstienne , 1648 , 7 pages. C’est la restitution du droit annuel aux cours souveraines, sous la condition de la retenue des gages pendant quatre ans. Le roi se réserve la nomination directe des présidents et des procureurs et avocats généraux. Seulement ceux-ci payeront le prix de la charge, sans fraude et avant l’expédition des commissions. Il existe, de la Déclaration, une édition où les cours souveraines sont dénommées au titre, et où la date de la vérification es( fixée au dernier jour de juillet 1648. Paris , Michel Mettayer, 1648, 7 pages.
936Déclaration du roi, portant réglement sur le fait de la justice, police, finances et soulagement des sujets de Sa Majesté, vérifiée en parlement , le 24 octobre 1648.1648Paris22936. Déclaration du roi, portant réglement sur le fait de la justice, police, finances et soulagement des sujets de Sa Majesté, vérifiée en parlement , le 24 octobre 1648. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires J’en ai vu une autre édition, suivie de l’arrét de vérification en la chambre des Comptes, le 27 octobre, Paris, Denys de Cay, 1648; et une autre encore, où se Îit l’arrêt de vérification de la chambre des Comptes de Normandie, le 16 décembre, Rouen , David du Petit-Val, 1648, 22 pages. La cour des A ydes n’a vérifié la déclara- tion que le 30 décembre.
937Déclaration du roi, portant révocation de toutes commissions extraordinaires, même celles d’intendants des justices (sic) ès provinces du royaume, avec décharge, à ses sujets, des restes des tailles avant l’année 1647, et remise d’un demi quartier d’icelles pour les années 1648 et 1649, vérifiée en parlement , le 18 juillet 1648.1648Paris11937. Déclaration du roi, portant révocation de toutes commissions extraordinaires, même celles d’intendants des justices (s/c) ès provinces du royaume, avec dé- charge, à ses sujets, des restes des tailles avant l’année 1647, et remise d’un demi quartier d’icelles pour les ‘années 1648 et 1649, vérifiée en parlement , le 18 juil- let 1648. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi , 1648, 11 pages. La déclaration est datée du 13 juillet. On la trouve dans les Mémoires d'Omer Talon, page 250, Coll. Michaud. C’est la même que les deux qui suivent :
938Déclaration du roi, portant révocation des intendants de justice, et remise, au peuple, des restes des tailles, taillon et subsistance jusques et compris l’année 1646, et d’un demi quartier pour les années 1648 et 49, avec rétablissement des officiers en l’exercice de leurs charges, et arrêt de la chambre des Comptes de vérification d’icelle, du vingtième juillet 1648.1648Paris8938. Déclaration du roi, portant révocation des inten- dants de justice , et remise , au peuple, des restes des tailles, taillon et subsistance jusques et compris l’année 1646, et d’un demi quartier pour les années 1648 et A9, avec rétablissement des officiers en l’exercice de leurs charges, et arrêt de la chambre des Comptes de vérification d’icelle, du vingtième juillet 164%3. Parts, Denys de Cay, 1648, 8 pages.
939Déclaration du roi, portant révocation des intendants de justice, et remise des restes des tailles jusques en quarante-six inclusivement, et d'un demi quartier pour les années quarante-huit et quarante-neuf, avec rétablissement des officiers en la fonction de leurs charges, vérifiée en la cour des Aydes, le 18 juillet 1648.1648Paris12939. Dêclaration du roi, portant révocation des in- tendants de justice, et remise des restes des tailles jusques en quarante-six inclusivement, et d'un demi quartier pour les années quarante-huit et quarante- neuf, avec rétablissement des officiers en la fonction - de leurs charges, vérifiée en la cour des Aydes, le 18 juillet 1648. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1648, 12 pages.
940Déclaration du roi, portant révocation du droit annuel qui avait été accordé par Sa Majesté aux officiers des cours souveraines, registrée en la grande chancellerie de France , le dix-huitième mai mil six cens (sic) quarante-huit.1648Sans Lieu6940. Déclaration du roi, portant révocation du droit annuel qui avait été accordé par Sa Majesté aux offi- ciers des cours souveraines, registrée en la grande chancellerie de France , le dix-huitième mai mil six cens (sic) quarante-huit. (S. |.), Michel Mettayer, 1648 , 6 pages. ; Il y en a une autre édition avec le même titre, chez Pierre Rocolel
941Déclaration du roi, portant suppression de toutes les charges et offices dont sont pourvus les gens ci-devant tenant la cour de parlement de Paris, pour les causes y contenues.1649Saint-Germain-En-Laye16941. Déclaration du roi, portant suppression de toutes les charges et offices dont sont pourvus les gens ci- devant tenant la cour de parlement de Paris, pour les causes y contenues. Saint-Germain-en-Laye, 1649, 16 pages. Du 23 janvier. Il yen a une autre édition , également de Saint-Germain-en- Laye , mais en caractères plus petits , et de 8 pages.
942Déclaration du roi, portanttranslation du parlement de Paris en la ville de Pontoise , avec l’Arrêt d’enregis- trement d’icelle1652Pontoise16942. Déclaration du roi, portanttranslation du parlement de Paris en la ville de Pontoise , avec l’Arrêt d’enregis- trement d’icelle. Pontoise, Julien Courant, 1652, 16 pages. Du 31 juillet 1632. Lue et publiée le 6 août, enregistrée le 7. La Fronde a publié la Réponse à la prétendue déclaration du roi, etc.
943Déclaration du roi, portant translation du parlement qui se tenoit dans la ville de Rouen , dans celle de Vernon.1649Saint-Germain-En-Laye4943. Déclaration du roi, portant translation du parle- ment qui se tenoit dans la ville de Rouen , dans celle de Vernon. Saint-Germain-en-Laye, 1649, 4 pages. Datée du 27 février, enregistrée le 9 mars par la cour, séant à Vernon.
944Déclaration du roi, pour faire cesser les mouvements et rétablir le repos et la tranquillité de son royaume, vérifiée en parlement, le 1er avril 1649.1649Paris16944. Déclaration du roi, pour faire cesser les mouvements et rétablir le repos et la tranquillité de son royaume, vérifiée en parlement, le 1” avril 4649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 16 pages. 1 y en a une édition de Rouen par David du Petit-Val e! Jean Viret, 1649, 12 pages. La Déclaration est dans le Journal de parlement, dans Ÿ Histoire du temps et dans l'Histoire de la Fronde, par M. de Saint-Aulaire , pièces justificatives.
945Déclaration du roi, pour faire cesser les mouvements et rétablir le repos et la tranquillité en son royaume, avec l’Arrêt de la chambre des Comptes de vérification d’icelle, du troisième avril 1649.1649Paris10945. Déclaration du roi, pour faire cesser les mouvements et rétablir le repos et la tranquillité en son royaume, avec l’Arrêt de la chambre des Comptes de vérification d’icelle, du troisième avril 1649. Paris, Denys de Cay, 1649 10 pages. =
946Déclaration du roi pour l'innocence de messieurs les princes de Condé et de Conty, et duc de Longueville, avec rétablissements (sic) de toutes leurs charges et gouvernements, vérifiée en parlement, le 28 février 1651.1651Paris8946. Déclaration du roi pour l'innocence de messieurs les princes de Condé et de Conty, et duc de Longueville, avec rétablissements (sic) de toutes leurs charges et gouvernements, vérifiée en parlement, le 28 février 1651. Paris , par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1651 , 8 pages. Datée du 25 février. Il en existe une édition de Rouer, par les imprimeurs du roi, 1651, 3 pages.
947Déclaration du roi pour l'innocence de monseigneur le prince de Condé, vérifiée en parlement , Sa Majesté y séant, le 7 septembre 1651.1651Paris8947. Déclaration du roi pour l'innocence de monseigneur le prince de Condé, vérifiée en parlement , Sa Majesté y séant, le 7 septembre 1651. Paris, par les impri- meurs et libraires ordinaires du roi, 4651, 8 pages. L’édition de Rouer , par les imprimeurs du roi, n’a que 7 pages.
948Déclaration du roi pour la justification de messieurs les princes de Condé, de Conty, et duc de Longueville, et l’éloignement de Mazarin.1654Paris6948. Déclaration du roi pour la justification de messieurs les princes de Condé, de Conty, et duc de Longueville , et l’éloignement de Mazarin. Paris, Coutance , 1654, 6 pages. C’est l’édit contre les cardinaux francais et étrangers. Il est ici daté de février. La Déclaration qu’on a trouvee plus haut, porte la date du 18 avril. Les deux pièces diffèrent en ce que l’une est précédée d’un préambule, tout à la décharge de Mazarin dont l’autre ne prononce même pas le nom. La première est sans doute celle que le garde des sceaux de Châteauneuf avait refusé de sceller.
949Déclaration (la) du roi pour la paix, donnée au mois de mars, et vérifiée en parlement, le 1er avril 1649.1649Saint-Germain-En-Laye12949. Déclaration (la) du roi pour la paix, donnée au mois de mars, et vérifiée en parlement, le 1" avril 1649, Saint-Germain-en-Laye , le 1" avril 1649, 12 pages. Ce n’est pas le texte de la déclaration; mais une relation de Renaudot. Je ne dirais rien de Renaudot, dont la vie est assez connue , si les auteurs de la Biographie universelle n’avaient complétement passé sous silence son second mariage. Est-ce qu’ils l’auraient ignoré? Après le mariage, est venu le divorce; et ce sont deux circonstances trop importantes pour qu’il soit indifférent de les omettre. Renaudot , veuf depuis plusieurs années, prit femme en novembre 1631. Voici comment s’en exprime Loret, dans la 52° lettre du IF livre de la Muse historique , sous la date du 31 décembre : Je ne devois pas oublier, Mais, de l’autre mois, publier ( Car c’est assez plaisante chose ) Que le sieur gazetier en prose, Autrement monsieur Renaudot, En donnant un fort ample dot, Pour dissiper mélancolie, À pris une femme jolie, Qui n°est encor qu’en son printemps, Quoiqu’il ait plus de septante ans. . . ... Cette épouse, étant pourvue D’attraits à donner dans la vue Des plus beaux et des mieux peignés, Ne l’a pas pris pour son beau nez. On sait que Renaudot avait le nez fort court; ce qui lui valut cette mordante saillie de Guy Patin, après la perte de son prçcès contre la Faculté de médecine de Paris : « Monsieur, vous avez joué à qui perd, gagne; car vous êtes entré camus à l’audience , et vous en sortez avec un pied de nez. » Le second mariage de Renaudot ne fut pas heureux. Loret dit, dans la 36° lettre du II* livre, sous la date du 8 septembre 1652 : Les premiers jours du mariage, Sans noise , sans bruit, sans orage, Coulèrent, sinon plaisamment , Du moins assez paisiblement, Au mari, froid comme une souche, La fomme n’étoit point farouche. Le susdit vieillard, son époux, Lui manioit sonvent le poux (Et c’étoit là tout son possible, N’étant pas d'ailleurs trop sensible).. .. Guy Patin accuse au contraire Renaudot de mœurs fort dissolues ; mais il était trop emporté dans ses haïnes pour que son témoignage ne soit pas suspect. Ces pauvres petits passe-temps Durèrent tant soit peu de temps ; Mais enfin cette déesse orde Que l’on nomme dame Discorde, Parmi leur hymen se foura, De leurs deux esprits s’empara , Les dégouta de leurs caresses , Détruisit toutes leurs tendresses ; Et de son dangereux poison Infectant le docte grison, Et même aussi la demoiselle , Une aversion naturelle, Dans le cœur de chaque moitié Prit la place de l’amitié. ... A la fin, leurs communs parents.. . Ont jugé très fort à propos " Qu’il les falloit mettre en repos ; Si bien que, par leur entremise, Les messieurs de la cour d’église , En ayant été fort priés, Les ont enfin démariés. Dans le Courrier burlesque de la guerre de Paris, Saint-Sulien dit au prince de Condé : Si, de toutes vos défaites, t} Vous me demandiez des gazettes, 1l faudroit être Renaudot, Qui les donne à son fils en dot. Les fils de Renaudot furent reçus membres de la Faculté de me- decine de Paris, Isaac en 1647, et Eusèbe en 1648. On exigea d’eux qu’ils renonçassent au Bureau d’adresse ; mais on leur permit de continuer la Gæzette, au privilége de laquelle ils avaient été associés. Or Eusèbe devait avoir été marié, au plus tard, en 1645, puisque son fils aîné, Eusèbe du même nom que lui, était né en juillet 1646. On peut donc croire que sa part du privilège de la Gazette lui avait été donnée en dot , comme le dit Saint-Julicn. Cela prouverait que la Gazette était d’un bon revenu; ct on pourrait en tirer argument contre ceux qui prétendent que Renaudot fut toujours pauvre. Voici d’ailleurs, sur ce point, un temoignage positif ; c’est celui de l’auteur de la Conférence secrète du cardinal Mazarin avec le Gaze- tier : « Comme c’est sous leur authorité (des ministres) et pour eux que je travaille, et que, par leur moyen, je suis venu de la mendicité à une opulence au-delà d’un homme de ma profession, j’ai toujours fait voir la vérité des choses conformément à leur désir. » Un fait resté inconnu jusqu’ici, c'est que les fils du sieur gazetier en prose, comme dit Loret, rédigeaient à Paris le Courrier françois, tandis que leur père continuait la Gazette à Saint-Germain. Il paraît qu’on attribuait, en général, les pièces de Saint-Germain à Renaudot. Je ne sais certainement de lui que : 1° la pièce, sans titre ni date, qui commence par ces mots : Le roy veut que le parlement sorte de Paris, etc.; 2° la Déplorable mort de Chartes F ; 3° la Paix en France ; 4 la Prise de Charenton ; 5° la Prise de Quillebeuf; 6° la Prise du château de Neufbourg ; T1 la Prise de Brie Comte Robert ; 8° le Siëège mis devant le Ponteau de Mer (sic).
950Déclaration du roi pour le rétablissement du parlement en la ville de Paris, vérifiée en parlement, toutes, les chambres assemblées au château du Louvre, publiée, le roi y séant, le 22 octobre 1652.1652Paris7950. Déclaration du roi pour le rétablissement du parle- ment en la ville de Paris, vérifiée en parlement, toutes , les chambres assemblées au château du Louvre, publiée, le roi y séant, le 22 octobre 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1652, 7 pag.
951Déclaration pour monseigneur le prince de Conty, où sont désavouées les impostures avancées au libelle intitulé : Lettre de monsieur le prince de Conty, écrite au roi sur son voyage de Berry, contre la réputation de M. de Châtcauneuf avec une entière justification du procédé de monseigneur le prince de Conty.1651Sans Lieu20951. Déclaration pour monseigneur le prince de Conty, où sont désavouées les impostures avancées au libelle intitulé : Zettre de monsieur le prince de Conty, écrite au roi sur son voyage de’ Berry, contre la réputation de M. de Châtcaunçuf, avec une entière justification du procédé de monseigneur le prince de Conty. (S. 1.), 1651, 20 pages. C’est assez de dire que l’auteur de celte pièce a écrit aussi l'Apo- logie de M.le prince, pour servir de réponse aux calomnies de deux libelles diffamatoires, etc., et que la Déclaration a paru également sous le titre d’Apologie particulière de Mgr. le prince de Conty, elc.
952Déclaration du roi, pour n’être fait aucunes levées, impositions et taxes qu’en vertu d’édits ou déclarations bien et dûment vérifiés, et Arrêt de la chambre des Comptes de vérification d’icelle, du vingt-quatrième juillet 1648.1648Paris4952, Déclaration du roi, pour n’être fait aucunes levées, impositions et taxes qu’en vertu d’édits ou déclarations bien et dûment vérifiés, et Arrêt de la chambre des Comptes de vérification d’icelle, du vingt- quatrième juillet 1648. Paris, Denys de Cay, 1648, 4 pages. Datée du 43 juillet.
953Déclaration du roi, vérifiée en parlement, Sa Majesté y séant en son lit de justice, le dernier juillet mil six cens (sic) quarante-huit.1648Paris12953. Déclaration du roi, vérifiée en parlement, Sa Majesté y séant en son lit de justice , le dernier juillet mil six cens (sic) quarante-huit. Paris, par les imprimeurs ct libraires ordinaires du roi, 1648, 12 pages. La déclaration est de la même date que la vérification. On la trouve dans les Mémoires de madame de Motteville, page 179, Coll. Michaud, et dans ceux d’Omer Talon, page 254. Il y en a une édition sans nom d’imprimeur, Paris, 1648.
954Déclaration, faite en Parlement par monseigneur le prince de Conty et messieurs les généraux contre le cardinal Mazarin.1649Parisnan954. Déclaration , faite en Parlement par monseigneur le prince de Conty et messieurs les généraux contre le cardinal Mazarin. Du 20 mars 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 4 pag. C’est Pédition officielle. Voir Déclaration (la) de monscigneur le prince de Conty, etc.
955Déclaration faite par Son Altesse Royale et par M. le Prince dans le Parlement, chambre des Comptes, cour des Aydes et Maison de ville de Paris, sur le sujet de l'éloignement du cardinal Mazarin.1652Sans Lieu7955. Déclaration faite par Son Altesse Royale et par M. le Prince dans le Parlement, chambre des Comples, cour des Aydes et Maison de ville de Paris, sur le sujet de. l'éloignement du cardinal Mazarin. 1652, T pages. Du 22 août 41652. On en à vu, plus baut, deux autres éditions : Déclaration de messieurs les princes, etc.; Déclaration de Son Altesse Ravale , etc.
956Déclaration (la) générale des habitants de la ville d’Orléans, et la réception de monseigneur le duc de Beaufort, avec le sujet de son arrivée à la ville de Paris.1652Paris6956. Déclaration (la) générale des habitants de la ville d’Orléans, et la réception de monseigneur le duc de Beaufort, avec le sujet de son arrivée à la ville de Paris. Paris, Jacob Chevalier, 1652, 6 pages.
957*Declaration of card Mazarini touching his departure out of France (Déclaration du cardinal Mazarin touchant son départ de France).Sans DateSans Lieunan957*. Declaration of card. Mazarini touching his depar- ture out of France (Déclaration du cardinal Mazarin touchant son départ de France). Je dois ce titre et quelques autres à l’un de nos bibliographes les plus érudits, M. Gustave Brunet, de Bordeaux , qui l’a extrait du catalogue, in-8, des imprimes du Musée britannique.
958Déclaration sur le sujet et la forme de l’entrée de Son Altesse Impériale l’archiduc Léopold en France, et de sa retraite après l'accommodement fait entre la régence et le parlement de Paris avec les princes et seigneurs associés.1649Cambray8958. Déclaration sur le sujet et la forme de l’entrée de Son Altesse Impériale l’archiduc Léopold en France, et de sa retraite après l'accommodement fait entre la régence et le parlement de Paris avec les princes et seigneurs associés. Camnbray, 1649, 8 pages. Du 10 avril. Cette date indique assez que la pièce est fausse.
959Déclarations des rois Louis XI et Henry III, avec les Articles des ordennances de Blois et d’Orléans, mentionnés ès articles 13 , 14 et 15 de la déclaration du roi Louis XIV , portant réglement sur le fait de la justice, police, finances et soulagement de tous les sujets de Sa Majesté, vérifiée en parlement le 24ᵉ jour d’octobre 1648.1648Paris12959. Déclarations des rois Louis XI et Henry III , avec 3 les Articles des ordennances de Blois et d’Orléans, mentionnés ès articles 13 , 14 et 15 de la déclaration du roi Louis XIV , portant réglement sur le fait de la ustice , police , finances et soulagement de tous les sujets de Sa Majesté , vérifiée en parlement le 24* jour d’octobre 1648. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, t648, 12 pages.
960Décret criminel contre le cardinal Mazarin et ses partisans, sur sa sortie hors de France.1654Paris8960. Décret criminel contre le cardinal Mazarin et ses partisans, sur sa sortie hors de France. Paris, 1654 , 8 pages.
961Décret infernal contre Jules Mazarin et tous les partisans de France.1649Paris8961. Décret infernal contre Jules Mazarin et tous les partisans de France. Paris , François Noël, 1649, 3 pages. Il se termine par un huitain, qui pourrait être plus spirituelle- ment tourné.
962Défaite (la) d’une partie de la cavalerie du régiment de Corinthe et de celui d’infanterie du duc de Bouillon au pont Antoni (sic) et sur le chemin de Paris à Lonjumeau, avec la prise d’un convoi de soixante charrettes chargées de farine, quatre cents chevaux et autre butin, où les Parisiens ont eu plus de cinquante des leurs tués et plus de cent faits prisonniers.1649Saint-Germain-En-Laye8962. Défaite (la) d’une partie de la cavalerie du régiment de Corinthe et de celui d’infanterie du duc de Bouillon au pont Antoni (sic) et sur le chemin de Paris à Lon- jumeau, avec la prise d’un convoi de soixante charrettes chargées de farine, qùatre cents chevaux et autre butin, où les Parisiens ont eu plus de cinquante des leurs tués et plus de cent faits prisonniers. Saint-Ger- mnain-en-Laye, 30 janvier 1649, 8 pages. Relation officielle de la première aux Corinthiens.
963Défaite (la) d’une partie du convoi des Parisiens dans le village de Vitry, où ils ont eu cent ou six vingts hommes tués et plus de quarante faits prisonniers, par le maréchal de Gramont, commandant l'armée du roi.1649Saint-Germain-En-Laye4963. Défaite (la) d’une partie du convoi des Parisiens dans le village de Vitry, où 1ls ont eu cent ou six vingts hommes tués et plus de quarante faits prisonniers, par le maréchal de Gramont, commandant l'armée du roi. Saint-Germain-en-Laye, 16 février 1649, 4 pages.
964Défaite (la) de 800 hommes des troupes du maréchal de La Ferté Senneterre, près Nantheul, par l'armée de l’archiduc Léopold, ensemble les particularités et la perte de leur bagage.1652Paris8964. Défaite (la) de 800 hommes des troupes du maré- chal de La Ferté Senneterre, près Nantheul, par l'armée de l’archiduc Léopold, ensemble les particularités et la perte de leur bagage Paris, L. Hardouin, 4652 Q_ 8 pages.
965Défaite (la) de l’armée du comte d'Harcourt par celle de monsieur le prince de Conty, avec la liste des morts et le nombre des prisonniers, ensemble la prise de trois pièces de canon et du bagage.1652Paris8965. Défaite (la) de l’armée du comte d'Harcourt par A 38 - celle de monsieur le prince de Conty, avec la liste des , morts et le nombre des prisonniers , ensemble la prise de trois pièces de canon ct du bagage. Paris, Samuel de Larru, 1652, B pages. Le combat se serait donné près de Sarlat, après la levée du siége de Villeneuve d’Agen. Je n’en vois pas trace dans l'Histoire de la guerre de Guyenne.
966Défaite (la) de l’armée du duc Charles, commandée par le romte de Ligneville, par M. le marquis de Senneterre, lieutenant général des armées du roi, et le nombre des tués et blessés, avec la prise de tout leur canon, bagage et munitions, apportée à M. de Lhopital, gouverneur de Paris, le 5 octobre 1650.Sans DateParis7966. Défaite (la) de l’armée du duc Charles, commandée par le romte de Ligneville, par M. le marquis de Senneterre, lieutenant général des armées du roi, et nombre des tués et blessés, avec la prise de tout leur canon, bagage et munitions, apportée à M. de Lhopital, gouverneur de Paris, le 1 5 octobre 1650. Pa- ris, Guillaume Sassier, Sans Date, 7 pages. Relation officielle. Il faut y joindre la Re/ation véritable des vic- toires remportées sur les ennemis par les armées du roi en Lor« raine , ete. Le combat eut lieu le 9 octobre.
967Défaite (la) de l’armée du marquis de Poyanne au Mont de Marsan, et la réjouissance faite dans Bourdeaux sur l’heureux succès des armes de monsieur le Prince.1652Paris8967. Défaite (la) de l’armée du marquis de Poyanne au Mont de Marsan, et la réjouissance faite dans Bour- deaux sur l’heureux succès des armes de monsieur le Prince. Paris , jouxte la copie imprimée à Bordeaux par Guillaume de La Court, 1652, 8 pages. Il a été publié, de cette défaite, un Récit véritable et une Relation véritable. C'estla mème pièce sous les trois titres.
968Défaite (la) de Mazarit par les généreux Picards dans la vallée de Vannecourt, avec la prise de tout son bagage.1652Paris7968. Défaite (la) de Mazarit par les généreux Picards dans la vallée de Vannecourt, avec la prise de tout son bagage. Paris, 1652, 7 pages. Il y a un second titre, ainsi conçu : Le Postillon de Mazarin, apportant les particularités de la sortie de son maître hors de France, etc. Vannecourt est un village près d’Ardres. Je ne garantirais pas celte nouvelle ; au contraire.
969Défaite (la) des gens du comte Du D'Ognon (sic) par les troupes commandées par M. le marquis de Sauvebœuf, premier baron du Limosin, général de l'armée du roy sous l'authorité du parlement de Bourdeaux.1649Bordeaux8969. Défaite (la) des gens du comte Du D'Ognon (sic) par les troupes commandées par M. le marquis de Sauvebœuf, premier baron du Limosin, général de l'armée du roy sous l’authorité du parlement de Bourdeaux. Bourdeaux , J. Mongiron Millanges, 1649, 8 p. Très-rare.
970Défaite (la) des Mazarins, devant Estampes, par l’armée de Son Altesse Royale, à l’assaut général qu'ils ont voulu donuer, où ils ont perdu plus de cinq cents hommes, apportée par le courrier de M. le comte de Tavannes, le 6 juin 1652.1652Paris7970. Défaite (la) des Mazavins, devant Estampes, par l’armée de Son Altesse Royale, à l’assaut général qu'ils ont voulu donuer, où ils ont perdu plus de cinq cents hommes, apportée par le courrier de M. le comte de Tavannes, le 6 juin 1652. Paris, Jean Brunet 1652, 7 pages.
971Défaite (la) des troupes des sieurs de Montosier (sic) et de Folleville, dans le Périgord, par celles de monseigneur le Prince, sous la conduite du sieur Balthazar.1652Paris8971. Défaite (la) des troupes des sieurs de Mont051er (sic) et de Folleville , dans le Périgord , par celles de mon- seigneur le Prince , sous la conduite du sieur Bal- thazar. Paris, Nicolas Vivenay, 1652, 8 pages. Il en a été donné une édition Jowxte la copie imprimée à Bor- deaux , sous le titre qui suit : lF
972Défaite (la) des troupes du comte d’Harcourt, que les sieurs de Montosier et Folleville commandoient, par celles de monsieur le Prince, sous la conduite du sieur Balthazar, avec les noms des morts, blessés et prisonniers, et la perte de tous leurs chevaux et bagages.1652Paris8972. Défaite (la) des troupes du comte d’Harcourt, que les sieurs de Montosier et Folleville commandoient, par celles de monsieur le Prince, sous la conduite du sieur Balthazar, avec les noms des morts, blessés et prisonniers,, et la perte de tous leurs chevaux et ba- gages. Paris, J. Brunet, 1652, 8 pages. Voir l’Histoire de la guerre de Guyenne , page 52.
973Défaite (la) des troupes du duc de Lorraine par la noblesse et les communes de Brie et de Champagne, où il est demeuré plus de 1200 hommes.1652Paris8973. Défaite (la) des troupes du duc de Lorraine par la noblesse et les communes de Brie et de Champagne, où il est demeuré plus de 1200 hommes. Paris , À. Chouqueux , 1652, 8 pages. Le duc de Lorrainc est fort maltraité dans ce récit, avec permis- sion du duc d’Orléans ! Mais c’est dans sa retraite, après la levée du siége d’Étampes. Trois combats près de Rosay, de Coulommiers et d_’Épernay. Curieux et rare.
974Défaite (la) des troupes du général Rose, dans la plaine de Brégy, par le duc de Wirtemberg et le comte de Fuensaldagne, et la construction du pont de Charenton par les troupes des princes, et ceux du maréchal de Turenne à celui de la Barre (sic).1652Paris8974. Défaite (la) des troupes du général Rose, dans la plaine de Brégy, par le ducde Wirtemberg et le comte de Fuensaldagne, et la construction du pont de Cha- renton par les troupes des princes, et ceux du maréchal de Turenne à celui de la Barre (sic). Paris, Claude Le Roy, 1652, 8 pages.
975Défaite (la) des troupes du maréchal de Turenne, près Ouchy, par le comte de Fuensaldagne, général de l’armée de l’archiduc Léopold, ensemble la prise de son bagage, avec la liste des morts et prisonniers.1652Paris7975. Défaite (la) des troupes du maréchal de Turenne, près Ouchy, par le comte de Fuensaldagne, général de l’armée de l’archiduc Léopold, ensemble la prise de son bagage, avec la liste des morts et prisonniers. Paris, L. Hardouin, 1652, 7 pages. Je n’ai pas besoin de dire que toutes les relations de ce genre sont fort exagérées. Il y eut, alors, seulement quelques mouve- ments de troupes, ensuite desquels Turenne se retira dans le camp de Villeneuve-Saint-Georges.
976Défaite (la) des troupes du marquis de Sauvebœuf par celles de monsieur le Prince, sous la conduite du sieur Balthazar.1652Paris8976. Défaite (la) des troupes du marquis de Sauve- bœuf par celles de monsieur le Prince , sous la con- duite du sieur Balthazar. Paris, Nicolas Vivenay, jouxte lu copie imprimée à Bordeaux, 1652, 8 pages. Aux portes de Périgueux. « Le sieur Baltazar fit apporter tout le butin qu’il avoit dans la ville de Périgueux, et ayant fait assem- bler les bourgeois, leur dit que , sçachant que ce butin avoit été pris sur eux, il prioit un chacun de prendre ce qui lui appartenoit.» Cette relation est très=rare. Balthazar qui raconte cette affaire dans l’Histoire de la guerre de Guyenne, p. 23, ne dit pas un mot du butin.
977Défaite (la) des troupes du sieur de Biron par celles de monsieur le Prince, sous la conduite du comte de Marchin (sic), ensemble d’autres particulavités des victoires passées.Sans DateParis8977. Défaite (la) des troupes du sieur de Biron par celles de monsieur le Prince, sous la conduite du comte de Marchin (sic), ensemble d’autres particulavités des victoires passées. Paris, Nicolas Vivenay, Sans Date, 8 pages. Après la prise de Caudecôte par le prince de Conty.
978Défaite (la) des troupes mazarines, à l’attaque du château du Plessis, par les paysans réfugies dans le même château, et les désordres commis dans le château de Villebon près Palaiseau, appartenant à M. le président de Novion, avec la route de Sa Majesté.1652Paris8978. Défaite (la) des troupes mazarines, à l’attaque du château du Plessis, par les paysans réfugies dans le même château , et les désordres commis dans le château de Villebon près Palaiseau, appartenant à M. le pré- sident de Novion , avec la route de Sa Majesté. Paris, J. Le Gentil, 1652, 8 pages. Le Plessis près de Lardie, aux environs de Chastres, aujourd’hui Arpajon. Histoire curieuse et rare.
979Défaite (la) des troupes mazarines, devant le château de Mouron, par monsieur le marquis de Persan, où il y a eu huit cents hommes tués sur la place, qui étoient commandés par le comte de Palluau, et leur retraite dans la ville basse de Saint-Amand.1652Paris7979. Défaite (la) des troupes mazarines , devant le châ- teau de Mouron, par monsieur le marquis de Persan , où il y a eu huit cents hommes tués sur la place , qui étoient commandés par le comte de Palluau, et leur retraite dans la ville basse de Saint-Amand. Paris, M. Jacquet, 1652, 7 pages. Mensonge de la Fronde , publié avec permission du duc d’Or- léans. Aujourd’hui rare.
980Défaite (la) du duc d’Épernon par les Bourguignons, avec le nombre des morts et prisonniers.1652Paris8980. Défaite (la) du duc d’Épernon par les Bourgui- gnons, avec le nombre des morts et prisonniers. Paris, jouxte la copie imprimée à Dijon, 1652, 8 pages. Les Bourguignons de la Franche-Comté. Suivant l’auteur, l’af- faire aurait eu lieu dans la nuit du 26 au 27 mai.
981Défaite (la) du maréchal de Seneterre par les troupes de Son A. R., commandées par le comte de Tavannes en l'absence de M. le prince de Condé.1652Paris8981. Défaite (la) du maréchal de Seneterre par les troupes de Son À. R., commandées par le comte de Tavannes en l’absence de M. le prince de Condé. Pr- ris, André Chouqueux, 1652, 8 pages. Du samed: 13 avril. L’auteur prétend que Mazarin avait envoyé au maréchal d'Ho- quincourt, pour le consoler de sa défaite de Bleneau, un carrosse à six chevaux, deux douzaines et demie de plats d’argent et autant d’assiettes d’argent, deux bassins et deux aiguières , qui étaient tombés entre les mains des soldats du prince de Condé !
982Défaite générale (la) de l’infanterie de l’'armée mazarine par l’armée de Son Altesse Royale, commandée par le comte de Tavannes, à l’assaut général donné à la ville d'Étampes, le 5 juin 1652, avec les noms des morts et blessés.1652Paris7982. Défaite générale (la) de l’infanterie de l’'armée mazarine par l’armée de Son Altesse Royale, comman- dée par le comte de Tavannes, à l’assaut général donné à la ville d'Étampes, le 5 juin 1652, avec les noms des morts et blessés. Paris, S. de La Fosse, 1652, 7 pages. Pauvre récit ; pas un nom.
983Défense de messire Philippe de La Mothe Houdancourt, duc de Cardone et maréchal de France, au libelle jetté dans Paris par le chevalier de La Valette, et affiché à Saint-Germain-en-Laye par ordre du cardinal Mazarin.1649Paris36983. Méfense de messire Philippe de La Mothe Hou- dancourt, duc de Cardone et maréchal de France , au libelle jetté dans Paris par le chevalier de La Va- lette, et affiché à Saint-Germain-en-Laye par ordre du cardinal Mazarin. Paris, François Noël, 1649, 36 pages. Quand les factums du procès du maréchal de La Mothe ont été publiés, la Défense est devenue le cinquième. Voir le Premier fac- tum, etc.
984Défense de l'ancienne et légitime Fronde.1651Paris7984. Défense de l'ancienne et légitime Fronde. Paris, 1651, 7 pages. Pamphlet du cardimal de Retz, qui l’avoue dans ses Mémoires sous le titre, d’ailleurs inexact, d’Apologie de l’ancienne et légitime Fronde. C'est le premier qu’il ait fait paraître après sa fameuse retraite. Il le lanca dans Paris, par cinquante colporteurs que sou- tenatent des hommes apostés (Page 258 des Mémoires, Coll. Michaud.) « Écrit sanglant contre le ministre, dit Mailly, page 394 du IV< volume, et satyre plus véhémente encore contre ceux qui se servoient du prétexte de son retour pour abattre l’autorité royale. » Sans périphrase, la satire était dirigée contre le prince de Condé, à qui le cardinal dit fort cräment : « Nous n’avons pas combattu pour le choix des tyrans. »
985Défense de monsieur de Châteauneuf et de madame la duchesse de Chevreuse contre l’extrait de la déclaration et dernière volonté du feu roi Louis XIII, d’heureuse mémoire, du mois d’avril 1643.1651Sans Lieu8985. Défense de monsieur de Châteauneuf et de madame la duchesse de Chevreuse contre l’extrait de la décla- ration et dernière volonté du feu roi Louis XITI, d’heureuse mémoire , du mois d’avril 1643. Sans Lieu, 1651, 8 pages. 4 Pendant le ministère de Châteauneuf. Mauvais pampblet pour les frondeurs contre les princes.
986Défense (la) de monsieur le Prince contre le libelle intitulé: La Suite des intrigues de M. le Prince à la cour.1652Paris8986. Défense (la) de monsieur le Prince contre le libelle intitulé : La Suite des intrigues de M. le Prince à la cour. Paris , Jacques Le Gentil, 1652, 8 pages. Assez pauvre pièce. La seule chose que je veuille remarquer, c’est que l’auteur ne répond pas à l’accusation, très-directement portée contre le prince, d’avoir ordonné l’incendie de l’Hôtel de Ville.
987*Défense (la) du coadjuteur, par Portail.Sans DateSans Lieunan987*. Défense (la) du coadjuteur, par Portail. Mémoires du cardinal de Retz, p. 150. Coll. Michaud.
988Défense (la) du prince invincible.Sans DateSans Lieu6988. Défense (la) du prince invincible. (S. 1. n. d.), 6 pages. Ce prince invincible est le duc de Beaufort! Après le traité des frondeurs avec Mazarin.
989Défense pour le frondeur désintéressé au frondeur soi-disant vrai.1651Sans Lieu11989. Défense pour le frondeur désintéressé au frondeur soi-disant vrai. (S. 1.), 1651, 11 pages. C’est une pièce de la polémique soulevée par le Frondeur désin- téressé, et dont j’aurai à parler ailleurs.
990Défense pour messieurs les ministre (sic), officiers de finances et autres, ou le Combat de la vertu contre la calomnie.1649Sans Lieu10990. Défense pour messieurs les ministre (sic), officiers de finances et autres, ou le Combat de la vertu contre la calomnie. Sans Lieu, 1649, 10 pages.
991Définitions sur l’état et condition d'un chacun.Sans DateSans Lieu7991. Définitions sur l’état et condition d'un chacun. (S. 1. n. d.), 7 pages. Contrefaçon du Catéchisme des courtisans de la cour de Mazarin.
992Délibération (la) des trois États du Languedoc, tenue à Pézénas, du 15 novembre dernier, assemblés par mandement du roi, du 15ᵉ jour dudit mois de novembre, président monseigneur l’archevêque de Narhonne, avec une lettre, écrite à monseigneur le maréchal de Lhopital, gouverneur de Paris, contenant la défaite de la garnison du château d’Aigremont, proche la ville de Langres, par le sieur Garney, prévôt des maréchaux de France à Langres.1650Paris8992. Délibération (la) des trois États du Languedoc , tenue à Pézénas, du 15 novembre dernier, assemblés par mandement du roi, du 15° jour dudit mois de novembre, président monseigneur l’archevêque de Narhonne, avec une lettre, écrite à monseigneur le maréchal de Lhopital, gouverneur de Paris, contenant la défaite de la garnison du château d’Aigremont, proche la ville de Langres, par le sieur Garney, pré- vôt des maréchaux de France à Langres. Paris, Guill. Sassier, 1650, 8 pages. Il s’agit d’une querelle particulière entre les États du Langue- doc et le parlement de Toulouse, et relative à une question d’im- pôt. La délibération fut cassée par l’Arrét du parlement de Toulouse, en date du 15 février 1651. Il paraît que, plus tard , le parlement fit crier à trois jours l'archevèque de Narbonne et décréta d’ajour- nement personnel l’évêque d’Alby. Cette mesure extréme devint l’objet d’une Remonérance, adressée au roi par Godeau, evêque de Vence et de Grasse, au nom du clergé, discours auquel un anonyme répondit par une Remontrance au roï pour le parlement de Tou- louse, etc. Je ne vois pas comment l’affaire s’est terminée.
993Délibérations (les) prises et arrêtées, en l’hôtel de ville, pour la levée des deniers et subsistances des troupes destinées pour la délivrance du roi et destruction du cardinal Mazarin, en présence de Son Altesse Royale et de messieurs les princes, et les articles par eux accordés pour ce sujet.1652Paris7993. Délibérations (les) prises et arrêtées, en l’hôtel de ville, pour la levée des deniers et subsistances des troupes destinées pour la délivrance du roi et destruc- tion du cardinäl Mazarin , en présence de Son Altesse Royale et de messieurs les princes, et les articles par eux accordés pour ce sujet. Du lundi 29 juillet 1652. Paris, 1652, 7 pages. Il faut y ajouter Ja Zettre de messieurs les prévôt des marcheanmds et échevins de la ville de Paris, écrite en conséquence des delibé- rations. .
994Délices (les) de la paix, représentés (sic) par les États et les villes de ce royaume, par le sieur Bertaut.1649Paris20994. Délices (les) de la paix, représentés (sic) par les États et les villes de ce royaume, par le sieur Bertaut. Paris, Nicolas Jacquard,, 1649, 20 pages. La permission d’imprimer est du 24 avril. Bertaut a dédié son pamphlet au premier président Molé, quil déclare, dans son épître dédicatoire, l’auteur principal de la paix. Il avait) publié, précédemment, pendant les conférences de Ruel et de Saint-Germain, les Sentiments du orai citayer, etc., et les Avan- tages de la paix et de l’union, etc.
995Délogement de la discorde, sans trompettes. Vers burlesques.1649Sans Lieu8995. Délogement de la discorde, sans trompettes. Vers burlesques. (S. 1.), 1649, 8 pages.
996Demandes des généraux et des personnes qui sont unies avec eux.Sans DateSans Lieu4996. Demandes des généraux et des personnes qui sont unies avec eux. (S. |. n. d.), 4 pages.
997Demandes des princes et seigneurs qui ont pris les armes avec le parlement et peuple de Paris.1649Sans Lieu8997. Demandes des princes et seigneurs qui ont pris les armes avec le parlement et peuple de Paris. (S. 1.), 1649, B pagcs. C'est, sous les deux titres , une des pièces les plus importantes de cette époque ; car tout l’esprit de la Fronde noble est là. Je crois que le second titre est celui de l’édition originale. L’au- teur a très-bien compris qu’il suffit d’un simple exposé des de- mandes des princes et seigneurs ; aussi déclare-t-il, en commen- çant, qu’il n’en dira pas son avis et qu'il laissera le lecteur en juger. Le contrefacteur a moins de réserve ; il dit nettement que Jes Demandes « vont à déchirer l’État et se le partager. » Les Mémoires de madame de Motteville, p. 267, coll. Michaud, contiennent la première pièce à peu près tout entière, sous le titre de : Demandes particulières de messieurs les généraux et autres intéressés.
998Demandes et réponses entre le Roi et Monsieur, son frère, pour bien et heureusement régir et gouverner le royaume en paix et concorde.1649Paris16998. Demandes et réponses entre le Roi et Monsieur, son frère, pour bien et heureusement régir et gouver- ner le royaume en paix et concorde. Paris, veuve e Musnier, 1649, 16 pages.
999Démocrite et Héraclite, riant et pleurant sur le temps qui court ; dialogue satyrique.1649Paris8999. Démocrite et Héraclite, riant et pleurant sur le temps qui court ; dialogue satyrique. Paris, 1649, 8 pages. Après la comédic de l’envoyé espagnol.
1000Départ(le) de Jules Mazarin, avec la Réponse de l’écho passant par les bons hommes.1649Sans Lieu41000. Départ(le) de Jules Mazarin, avec la Réponse de l’écho passant par les bons hommes. (S. 1.), 1649, A pages. Ce sont d’exécrables stances, signées J. P. N. et adressées à M. P.
1001Départ (le) de Leurs Majestés de la vilie de Bordeaux, avec toutes les particularités de ce qui s’est passé en leur séjour de ladite ville, depuis la déclaration, ensemble le rétablissement de tous les officiers qui s'en étoient retirés, avec les victoires de l'armée dans la Champagne et dans la Lorraine.1650Paris71001. Départ (le) de Leurs Majestés de la vilie de Bor- deaux , avec toutes les particularités de ce qui s’est passé en leur séjour de ladite ville , depuis la déclara- tion, ensemble le rétablissement de tous les officiers qui s'en étoient retirés, avec les victoires de l'armée dans la Champagne et dans la Lorraine. Paris, An- toine Estienne, 1650, 7 pages. Espèce de journal, J’y vois que l’évêque de Dol , Cohon , pré- chant sur la paix , sur l’autorité du prince et les devoirs des su- jets , tira des larmes de tous les assistants avec de grands cris de : Vive le roi!
1002Départ (le) de messieurs les députés des six corps de marchands de cette ville de Paris, hors la ville de Pontoise, dans lequel, outre la réception que le roi leur a faite, est la réponse qu’il a faite par écrit aux sieurs Le Vieux et Piètre, procureur du roi en l’hôtel-de-ville, la déclaration du roi en faveur des bourgeois, et un sommaire de sa réponse par écrit aux députés des six corps de marchands.1652Paris81002. Départ (le) de messieurs les députés des six corps de marchands de cette ville de Paris,, hors la ville de Pontoise, dans lequel, outre la réception que le roi leur a faite, est la réponse qu’il a faite par écrit aux sieurs Le Vieux et Piètre, procureur du roi en l’hôtel- de-ville, la déclaration du roi en faveur des bourgeois, et un sommaire de sa réponse par écrit aux députés des six eorps de marchands. Paris, A. Chrestien, 1652, 8 pages. Récit exact.
1003Départ (le) des Allemands et des Polonois du château de Meudon, en vers burlesques.1649Paris71003. Départ (le) des Allemands et des Polonois du château de Meudon, en vers burlesques. Paris, Jacques Guillery, 1649, 7 pages. Après la paix.
1004Dépit (le) des Muses contre Mazarin, en vers burlesques.1649Sans Lieu81004. Dépit (le) des Muses contre Mazarin, en vers burlesques. Sans Lieu, 1649, 8 pages. , On ne voit plus que la satyre ; ‘ On n’aime plus que de médire, ... Tant de milliers d'esprits Qai florissoient par leurs écrits, Ont êété contraints de se taire. Ce qui doit diminuer les regrets , c’est que les Muses ne nom- ment, dans ces milliers d’esprits, que Colletet et L’Étoile.
1005Déplorable mort (la) de Charles1er, roi dela Grande- Bretagne.1649Saint-Germain-En-Laye81005. Dépiorablemort(la) de Charles1”, roi dela Grande- Bretagne. Saint-Germain-en-Laye, le 18 mars 1649, 8 pages. Cette relation est de Renaudot.
1006Dépositaire (le) des secrets de l’État, découvrant au public 1° les raisons pour lesquelles la reine ne fait entrer dans le conseil que des ministres étrangers ; 2° les raisons pour lesquelles la reine ne veut pas venir à Paris, quoiqu'elle le puisse sans aucun obstacle ; 3° les raisons pour lesquelles la paix domestique ne peut pas être conclue sans la générale, et pour lesquelles la reine ne veut point la générale ; 4° les raisons pour lesquelles le conseil du roi tombe en des manquements déplorables, et qui marquent un sens réprouvé; 5° et que Paris ne peut point espérer la paix, à moins qu’il ne la fasse lui-même, en se déclarant pour les princes, par le sieur D’Orandre (Dubose Montandré).Sans DateSans Lieu321006. Dépositaire (le) des secrets de l’État, découvrant au public 1° les raisons pour lesquelles la reine ne fait entrer dans le conseil que des ministres étrangers ; 2° les raisons pour lesquelles la reine ne veut pas venir à Paris, quoiqu'’elle le puisse sans aucun obstacle ; 3° les raisons pour lesquelles la paix domestique ne peut pas être conclue sans la générale, et pour lesquelles la reine ne veut point la générale ; 4° les raisons pour lesquelles le conseil du roi tombe en des manquements déplorables, et qui marquent un sens réprouvé ; 5° et que Paris ne peut point espérer la paix, à moins qu’il ne la fasse lui-même, en se déclarant pour les princes, par le sieur D’Orandre (Dubose Montandré). (S. t. n. d.), 32 pages.
1007Députation du parlement d'Angleterre à M. le prince de Condé, sur l'offre d'une armée entretenue qu'il lui fait.1652Paris71007. Députation du parlement d'Angleterre à M. le prince de Condé, sur l’offre d’une armée entretenue qu'il lui fait. Paris, 1652, 7 pages. Pauvre pièce , qui a pourtant été contrefaite sous le titre de : La Déclaration de messieurs du parlement d’ Angleterre, ete.
1008Députation générale (la), avec les noms de messieurs les députés, tant des cours souveraines que de messieurs les prévôt des marchands, échevins, quarteniers, bourgeois et corps de métier (sic) de Paris pour l’éloignement de Mazarin et pour la paix générale, avec la réponse de Sa Majesté, ensemble ce qui s’est passé à Saint-Germain-en-Laye sur le sujet de ladite députation.1652Paris81008. Députation générale (la), avec les noms de mes- sieurs les députés, tant des cours souveraines que de messieurs les prévôt des marchands, échevins, quar- teniers, bourgeois et corps de métier (sic) de Paris pour l’éloignement de Mazarin et pour la paix générale, avec la réponse de Sa Majesté , ensemble ce qui s’est passé à Saint-Germain-en-Laye sur le sujet de ladite députation. Paris, Eloi Chereau, 1652, & pages. Voilà un titre effronté ! Il ne s’agit, dans la pièce , que de la dè- putation du parlement et de la chambre des Comptes , le 6 mai 1652; le 7, de celle de la cour des Aydes et du corps de ville. Quelques noms, et puis rien.
1009Déréglement (le) de l’État, où les curieux verront que les véritables causes des désordres sont 1° le mépris de la religion, dans la division de ses docteurs, dans la politique des prédicateurs, et dans le mauvais exemple des grands ; 2° la confusion des trois états, dans l’ambition déréglée du clergé, dans l’abus de la noblesse, et dans le luxe du peuple ; 3° l’impunité des crimes dans les personnes publiques ; 4° la trop grande abondance des richesses dans les ecclésiastiques ; 5° le mauvais usage de la politique dans la pratique des maximes italiennes, contraires à la simplicité des François, avec un discours, ensuite, qui fera voir, dans l’application de ces cing causes à leurs effets, par les exemples du temps, que tous les désordres de l’État en sont provenus.1651Sans Lieu391009. Déréglement (le) de l’État, où les curieux verront que les véritables causes des désordres sont 1° le mé- pris de la religion, dans la division de ses docteurs, dans la politique des prédicateurs, et dans le mauvais exemple des grands ; 2° la confusion des trois états, dans l’ambition déréglée du clergé, dans l’abus de la noblesse, et dans le luxe du peuple ; 3° l’impunité des crimes dans les personnes publiques ; 4° la trop grande abondance des richesses dans les ecclésiastiques ; 5° le mauvais usage de la politique dans la pratique des maximes italiennes , contraires à la simplicité des Fran- çois , avec un discours , ensuite , qui fera voir, dans l’application de ces cing causes à leurs effets , par les exemples du temps, que tous les désordres de l’État en sont provenus. (S. |.), 1651, 39 pages. Ce pamphlet est attribué, non sans quelques raisons,, à Dubose Montandré. Il ne manque pas d’intérét, L’auteur se plaint fort du luxe de la bourgeoisie et de la présence des roturiers dans le par- lement. Les maximes italiennes sont que le roi est maître absolu de la vie et des biens de ses sujets ; qu’il n’est pas obligé de tenir sa pa- role, et que l’intérêt est la seule règle de la dispensation des charges publiques. Elles sont devenues comme lc fond commun des pam- phlets publiés contre Louis XIV par les réfugiés, avant ct après la révocation de l’ édit de Nantcs
1010Dernier arrêt de la cour de parlement contre le cardinal Mazarin, en exécution des précédents arrêts, avec défenses de procéder sur les saisies de ses biens ailleurs que pardevant les sieurs de Broussel et Le Meusnier, conseillers en ladite cour.1651Paris61010. Dernier arrêt de la cour de parlement contre le cardinal Mazarin, en exécution des précédents arrêts, avec défenses de procéder sur les saisies de ses biens ailleurs que pardevant les sieurs de Broussel et Le Meusnier, conseillers en ladite cour. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1651, 6 pages. C’est l’arrét du 24 avril 4651.
1011Dernier avis (le) aux Parisiens, très-nécessaire pour l’intérêt des princes et du parlement.1652Paris61011. Dernier avis (le) aux Parisiens, très-nécessaire pour l’intérêt des princes et du parlement. Paris, 1652, 6 pages. Ce pamphlet est dirigé surtout contre la députation des six corps de métiers. « Le P. Marchand, la Maison , ’Emeril peu précieux , le Plätre, le Mortier, le Lien des pauvres et Ja boutique des Néréides , sont la seule cause et origine du trouble. » Quid ?
1012Dernier avis donné aux Parisiens dans la crise des maux de l'État.1652Paris61012. Dernier avis donné aux Parisiens dans la crise des maux de l'État. Paris, 1652, G pages. Après le combat du faubourg Saint-Antoine, L’esprit de vio- lence dominait déjà dans le parti des princes. L’auteur demande qu’on se défasse du maréchal de L’Hôpital , du prévôt des mar- chands, du coadjuteur et de la Chevreuse. Les deux premiers n’ont-ils pas failli périr dans l’incendie de l’Hôtel de Ville ?
1013Dernier (le) combat donné devant Étampes, à la prise et reprise, trois fois, d’une demi-lune, et la sortie générale que le comte de Tavannes fit faire sur les ennemis, où ils ont perdu plus de huit cents hommes, avec les noms des morts, blessés et prisonniers, la nuit du 2 au 3 juin 1652, et les autres particularités du courrier d’aujourd’huy.1652Paris71013. Dernier (le) combat donné devant Étampes, à la prise et reprise, trois fois, d’une demi-lune, et la sor- tie générale que le comte de Tavannes fit faire sur les ennemis, où ils ont perdu plus de huit cents hommes, avec les noms des morts, blessés et prisonniers, la nuit du 2 au 3 juin 1652, et les autres particularités du courrier d’aujourd’huy. Paris, J. Brunet, 1652, 7 pages. Brunet dit qu’il imprime pour la maison d’Orléans et qu'il ne publie rien que « selon les véritables nouvelles que rapportent les courriers de Son Altesse Royale. » Mais ses récits n'en sont pas plus vrais.
1014Dernier courrier (le) envoyé à Son Altesse Royale par monsieur le prince de Condé, contenant l’ordre de la bataille , ses (sic) noms et le nombre des chefs tant morts, blessés que prisonniers, ensemble la prise de 22 cornettes, 18 drapeaux, 8 pièces de canon, avec tout leur bagage.1652Paris81014. Dernier courrier (le) envoyé à Son Altesse Royale par monsieur le prince de Condé, contenant l’ordre de la bataille , ses (sic) noms et le nombre des chefs tant morts, blessés que prisonniers, ensemble la prise de 22 cornettes, 18 drapeaux, 8 pièces de canon, avec tout leur bagage. Paris, André Chouqueux , 1652, 8 pages. Ce n’est pas le prince de Condé qui a envoyé cette relation men- teuse du combat de Bleneau. L’auteur tue le maréchal d’Hocquin- court de trois coups de feu ! On peut y joindre la Relation véritable contenant le grand com- bat, etc., le Second courrier de la bataille , etc., la Bataille géné- rale, etc.
1015Dernier (le) courrier pour la paix de Bordeaux, arrivé à Paris le 21 septembre 1650.1650Paris61015. Dernier (le) courrier pour la paix de Bordeaux, arrivé à Paris le 21 septembre 4650. Pans Jacques Berlay, 1650, 6 pages.
1016Dernier exorcisme (le) du cardinal Mazarin, présenté à la reine, pour l’obliger à sortir au plus tôt de la France, par un de ses meilleurs amis.1652Paris81016. Dernier exorcisme (le) du cardinal Mazarin, présenté à la reine, pour l’obliger à sortir au plus tôt de la France, par un de ses meilleurs amis. Paris, Jacques Clément, 1652, 8 pageâ}
1017Dernière (la) conjuration du cardinal Mazarin, brassée dans son désespoir contre l’illustre maison de Condé.1651Paris441017. Dernière (la) conjuration du cardinal Mazarin, brassée dans son désespoir contre l’illustre maison de Condé. Paris, 1651, 44 pages.
1018Dernière déclaration du roi, portant attribution des affaires de la chambre de l’édit à la cour de parlement de Paris, transférée à Pontoise, vérifiée en parlement, le premier jour d’octobre 1652, avec la Lettre de M. de Mondejeux (sic), gouverneur d'Arras, écrite à Sa Majesté sur le sujet des présentes affaires.1652Pontoise81018. Dernière déclaration du roi, portant attribution des affaires de la chambre de l’édit à la cour de parle- ment de Paris, transférée à Pontoise, vérifiée en par- lement, le premier jour d’octobre 1652, avec la Lettre de M. de Mondejeux (sic), gouverneur d’Arras, écrite à Sa Majesté sur le sujet des présentes affalres. Pon- toise, Julien Courant, 1652, 8 pages. La déclaration est de Compiègne, le 22 septembre ; et la lettre de Mondejeu, du 4 octobre.
1019Dernière (la) défaite des troupes du cardinal Mazarin par les gens de monseigneur le Prince, avec la prise de son bagage, près de Montargis.1652Sans Lieu71019. Dernière (la) défaite des troupes du cardinal Mazarin par les gens de monseigneur le Prince, avec la prise de son bagage, près de Montargis. (S. |.), 1652, 7 pages. Il n’y a point de combat , partant point de défaite. Ce sont des . injures contre Mazarin ; mais la pièce est rare.
1020Dernière et très-importante remontrance à la reine et au seigneur Jules Mazarin, pour hâter son départ de la France.1652Paris201020. Dernière et très-importante remontrance à la reine et au seigneur Jules Mazarin, pour hâter son départ de la France. Paris, 1652, 20 pages. L’auteur compare la reine à Caligula , qui sut cacher ses vices tant que vécut Tibère ; et il dit à Mazarin : « Puisqu’une éclipse de soleil cause nos malheurs par votre moyen, une éclipse de lune nous est nécessaire pour les guérir. » On peut juger par là du style et de la portée du pamphlet.
1021Dernière (la) lettre de cachet de messieurs les députés , ouverte en parlement , en présence de messieurs les princes, sur le sujet de leur retardement, du 16 juillet 1652.1652Paris41021. Dernière (la) lettre de cachet de messieurs les députés , ouverte en parlement , en présence de mes- sieurs les princes , sur le sujet de leur retardement, du 16 juillet 4652. Paris, S. de La Fosse, 1652, 4 pages. Datée de Saint-Denis.
1022Dernière lettre de M. le duc de Lorraine à monsieur le Prince, apportée par un colonel de son armée, le 25 mai 1652, en laquelle il déclare pleinement toutes ses intentions, les sujets de son retardement et sa marche à grandes journées vers Paris.1652Paris61022. Dernière lettre de M. le duc de Lorraine à mon- sieur le Prince, apportée par un colonel de son armée, le 25 mai 1652, en laquelle il déclare pleinement toutes ses intentions,, les sujets de son retardement et sa marche à grandes journées vers Paris. Paris, Antoine Périer, 1652, 6 pages. Datée de la Ferté-Milon, le 22 mai. Le duc de Lorraine dit que sa marche a été retardée par le ma- réchal de La Ferté ; mais il vaut autant croire que c’est par les né- gociations de Du Plessis Besançon.
1023Dernière remontrance faite au roi par messieurs les députés du parlement.1652Paris151023. Dernière remontrance faite au roi par miessieurs les députés du parlement. Paris, Nicolas Vaillant, 1652, 15 pages. On lit à la fin de la pièce : « présentée au roi le 15 juillet 1652. » C’est une tromperie. La remontrance est de 1649, après l’arrét du 8 janvier.
1024Dernière (la) réponse du roi, faite par le garde des sceaux, à messieurs les députés du parlement de Paris en la ville de Melun, le 3 juin 1652.1652Paris71024. Dernière (la) réponse du roi, faite par le garde des sceaux, à messieurs les députés du parlement de Paris en la ville de Melun, le 3 juin 4652. Paris, Antoine Le Noble, 1652, 7 pages. On y trouve les remontrances très-vertes du président de Nes- mond. Quant à la réponse du roi, il faut la chercher dans la pièce intitulée : Réponses faites aux députés du parlement de Paris, les & et 16 juir 1652, etc.
1025Dernière requête présentée à nosseigneurs du parlement par monseigneur le duc de Beaufort, avant le jugement de la calomnieuse accusation intentée par le cardinal Jules Mazarin.1649Paris81025. Dernière requête présentée à nosseigneurs du parlement par monseigneur le duc de Beaufort, avant le jugement de la calomnieuse accusation intentée par le cardinal Jules Mazarin. Paris, veuve Théod. Pépin- gué et Est. Maucroy, 1649, 8 pages. Signée François de Vandôme.
1026Dernière (la) résolution du roi, apportée à Son Altesse Royale par M. le marquis de Joyeuse, au contentement du public.1652Paris71026. Dernière (la) résolution du roi, apportée à Son Altesse Royale par M. le marquis de Joyeuse, au contentement du public. Paris, Laurent Toussaint, 1652, 7 pages.
1027Dernière (la) ressource de la France, tyrannisée par le cardinal Mazarin.1650Sans Lieu141027. Dernière (la) ressource de la France, tyrannisée par le cardinal Mazarin. (S. 1.), 1650, 14 pages. Pendant la guerre de Guyenne. La princesse douairière de Condé avait présenté sa requête au parlement. L’auteur peraît être un Bordelais. Il a pris pour texte un pas- sage du manifeste publié, de Stenay, par la duchesse de Longue- ville ; et 1l prétend prouver que les Espagnols ne sont pas des étrangers, parce que les rois d’Espagne ont été vassaux des rois de France !
1028Dernière (la) soupe à l’oignon pour Mazarin ou la Confirmation de l’arrêt du huitième janvier 1649, en vers burlesques.1649Paris61028. Dernière (la) soupe à l’oignon pour Mazarin ou la Confirmation de l’arrêt du huitième janvier 1649, en vers burlesques. Paris, Nicolas Jacquard , 1649, G pages. * - Signée Nicolas Ledru. On s’est accordé jusqu’ici à reconnaître , sous cette signature, Isaac de Laffemas. C’est une erreur que la publication des Héisto- riettes de Tallemant des Réaux nous permet de rectifier aujour- d’hui. Isaac de Laffemas n’a composé que les deux parties du Frondeur désintéressé. L’auteur de la Derniére soupe à l’oignon, de la Lettre à M. le cardinal burlesque et du Terme de Pâques sans trébuchet, est un fils puiné d’Isaac, qu’on appelait l’abbé de Laffemas. « Ce garçon à de l’esprit, dit Tallemant des Réaux , fait des bagatelles en vers assez bien, Il fit plusieurs épitres contre le Mazarin durant la Fronde ; mais il a l’honneur de n’avoir pas un grain de cervelle. » (Historiette de Laffemas, pag. 36, 4° vol.) M. le comte Léon de Laborde dit, page 164 des notes du Palais Mazarin, que le cardinal nomme Pabbé de Laffemas dans un de ses carnets.
1029Dernière supplication du cardinal Mazarin, faicte à monseigneur le prince de Conty, pour la seureté de sa personne.1649Paris71029. Dernière supplication du cardinal Mazarin, faicte à monseigneur le prince de Conty, pour la seureté de sa personne. Paris, Jean Dédin, 1649, 7 pages.
1030Dernières (les) actions et paroles de monsieur le président de Barillon, décédé à Pignerol, le 30 août 1645, par le R. P. Antoine Rivière, docteur de Paris, prieur et vicaire général du couvent de Saint-Augustin de Pignerol, dédiées à monsieur l'Esné (sic), conseiller du roi et auditeur en sa chambre des comptes à Paris.1649Paris321030. Dernières (les) actions et paroles de monsieur le président de Baritlon , décédé à Pignerol, le 30 août 1645, par le R. P. Antoine Rivière, docteur de Paris, prieur et vicaire général du couvent de Saint-Augustin de Pignerol , dédiées à monsieur l’Esné (sic), conseiller du rot et auditeur en sa chambre des comptes à Paris. Paris, Sébastien Martin, 1649, 32 pages. La permission d’imprimer est du 29 mars. On lit , à la fin, une épitaphe en prose latine, qui a été inscrite sur le tombeau qu’avaient élevé au président sa femme, Bonne Faiet , ses enfants, son frère et ses proches. C’est un récit touchant de la captivité et de la mort de Barillon. Le président avait proscrit les jurements et les blasphèmes de la garnison de Pignerol. Tous les soirs, les soldats chantaient en chœur les litanies de la Vierge. I n’y a pas de place, dans tout le récit, pour le moindre soup- con d’empoisonnement. Le président avait assez de liberté pour visiter qui il voulait dans toute la ville. I est mort, non dans la ci- tadelle, mais dans la maison du major de la place.
1031Dernières (les) barricades de Paris, en vers burlesques, avec autres vers, envoyés à M. Scarron, sur l'arrivée d'un convoi à Paris.1649Rouen321031. Dernières (les) barricades de Paris, en vers bur- lesques, avec autres vers ,, envoyés à M. Scarron, sur l’arrivée d’un convoi à Paris. Rouen, Jacques Cailloué, Jouxte la copie imprimée à Paris chez Nicolas Bes- sin, 1649, 32 pages. Recueil de cinq pièces. Outre les deux premières, annoncées au titre, il contient : 3. Requéte des partisans présentée & messieurs du parlement ; 4. Lettre à M. le cardinal, burlesque ; B. la Guerre civile , en vers burlesques,
1032Dernières (les) convulsions de la monarchie reconnues 1° par la nécessité d’éloigner Mazarin et par la nécessité de le retenir; 2° par la nécessité de l'élargissement et par la nécessité de la détention des princes ; 3° par la nécessité de faire de grandes impositions pour remplir l'épargne vide, et par la nécessité de soulager le peuple pour tâcher de le remettre; 4° et par les approches de la majorité moins à désirer qu’à craindre.1651Sans Lieu241032. Dernières (les) convulsions de la monarchie reconnues 1° par la nécessité d’éloigner Mazarin et par la nécessité de le retenir; 2° par la nécessité de l'élargissement et par la nécessité de la détention des princes ; 3° par la nécessité de faire de grandes impo- sitions pour remplir l'épargne vide, et par la nécessité de soulager le peuple pour tâcher de le remettre ; 4° et par les approches de la majorité moins à désirer qu’à craindre. (S. 1.), 1651, 24 pages. Dubosc Montandré. Le titre est plus piquant que la pièce.
1033*Dernières (les) finesses de Mazarin.Sans DateSans Lieunan1033*. Dernières (les) finesses de Mazarin. Mémoires de Talon, p. 398, coll. Michaud.
1034Dernières (les) paroles de M. de Châtillon, tué à Charenton, le lundi 8 février 1649.1649Paris81034. Dernières (les) paroles de M. de Châtillon, tué à Charenton, le lundi 8 février 1649. Paris, François Preuveray, 1649, 8 pages.
1035Dernières (les) paroles de M. de Saint-Chamond, décédé en son hôtel à Paris, le 10 de septembre 1649, âgé de soixante-trois années, avec un fidèle récit des belles actions de sa vie, par le sieur de Figuire.1649Paris231035. Dernières (les) paroles de M. de Saint-Chamond, décédé en son hôtel à Paris, le 10 de septembre 1649, âgé de soixante-trois années, avec un fidele récit des belles actions de sa vie , par le sieur de F1gu1re Paris, Cardin Besongne, ‘1649, 23 pages. Melchior Mitte de Chevrières, marquis de Saint-Chamond de Montpezat , comte de Miolans, d’Anjou, etc., conseiller du roi en ses conseils, chevalier de ses ordres, général de ses armées, mi- nistre d’État , deux fois capitaine de chevau-légers , trois fois mestre de camp, deux fois capitaine de gendarmes, quatorze fois maréchal de camp , et trois fois général d’armée, vingt-cing fois ambassadeur extraordinaire, ete. Il était de la maison de Miolans en Danphiné. On sait que M. de Saint-Chamond fut rappelé de l’ambassade de Rome, pour ne s’être pas opposé avec assez de force ou de bonheur à l’élection du cardinal Pamphile. Le sieur de Figuire était un de ses domestiques.
1036Dernières (les) paroles de M. le duc de Châtillon mourant à M. le prince de Condé.1649Paris71036. Dernières (les) paroles de M. le duc de Châtillon mourant à M. le prince de Condé. Parrs, Henry Sara, 1649, 7 pages. C’est presque le même titre que les Derntéres paroles de M. de Châtillon ; et ce sont deux pièces différentes. Tl y en a dix sur ce sujet ; et pas une de bonne. La dernière a paru sous le titre de : L’Injustice des armes de Mazarin témoignée a M. le prince par M. de Chätillon, { A€ fi ë )
1037Dernières (les) paroles du roi d’Angleterre, avec son adieu aux prince et princesse ses enfants.1649Paris81037. Dernières (les) paroles du roi d’Angleterre, avec son adieu aux prince et princesse ses enfants. Paris, François Preuveray, 1649, 8 pages. Le roi d’Angleterre n’a rien dit de tout cela.
1038Dernières (les) paroles et la mort de madame la princesse douairière de Condé.1650Sans Lieu71038. Dernières (les) paroles et la mort de madame la priacesse douairière de Condé. (S. 1.), 1650, 7 pages.
1039Dernières (les) résolutions de la reine prises au conseil du roi, en présence de Sa Majesté, tenu à Poitiers le 23ᵉ janvier 1652.1652Paris151039. Dernières (les) résolutions de la reine prises au conseil du roi, en présence de Sa Majesté, tenu à Poitiers le 23° janvier 1652. Paris, Salomon Dela- fosse, 1652, 15 pages.
1040Dernières (les) résolutions de monseigneur le Prince, après les grandes rigueurs avec lesquelles on l’a traité, envoyées à tous les peuples.1651Sans Lieu201040. Dernières (les) résolutions de monseigneur le Prince, après les grandes rigueurs avec lesquelles on l’a traité, envoyées à tous les peuples. (S. 1.), 1651, 20 pages. C'est le prince qui parle. Ses dernières résolutions sont de chas- ser les partisans de Mazarin d’auprès du roi. Cela n’est pas neuf ; mais le pamphlet est rare.
1041Dernières (les) résolutions de Son Altesse Royale et de messieurs les princes, faites et arrêtées dans l’hôtel de ville, en présence des prévôt des marchands et échevins de Paris, et la harangue du procureur du roi, ensemble les particularités de ce qui s’y est passé, le 4 de juillet 1652.1652Paris81041. Dernières (les) résolutions de Son Altesse Royale et de messieurs les princes, faites et arrêtées dans l’hôtel de ville, en présence des prévôt des marchands et échevins de Paris, et la harangue du procureur du roi, ensemble les particularités de ce qui s’y est passé, le 4 de juillet 1652. Paris, F. Niot, 1652, 8 pages. Pauvre récit, qui n’a pas même le mérite de l’exactitude. I faut toujours se défier des publications faites avec permission de Son Altesse Royale. Le parti des princes en était réduit à tromper le peuple, pour le maintenir dans lobéissance; et il ne s’y épar- gnaut pas.
1042Dernières (les) résolutions des bourgeois de Paris, faites à messieurs les princes.1652Sans Lieu191042. Dernières (les) résolutions des bourgeois de Paris, faites à messieurs les princes. (S. |.), 1652 , 19 pages. Il y a du talent, mais surtout beaucoup de violence contre la reine « qui a l’esprit espagnol, italien et Mazarin. » L’auteur demande la couservation du duc de Beaufort dans le gouvernement de Paris, de Broussel dans la charge de prévôt des marchands, et l’expulsion du cardinal de Retz.
1043Dernières (les) résolutions faites dans le conseil du roi pour la paix, en présence de Sa Majesté.1652Paris71043. Dernières (les) résolutions faites dans le conseil du roi pour la paix, en présence de Sa Majesté. Paris, Simon Legrand, 1652, 7 pages.
1044Dernières (les) résolutions faites en parlement, en présence de Son Altesse Royale et de messieurs les princes, pour la protection de la ville de Paris, le 14 mai.1652Paris81044. Dernières (les) résolutions faites en parlement, en présence de Son Altesse Royale et de messieurs les princes, pour la protection de la ville de Paris, le 14 mai. Paris, Jacques Le Gentil, 1652, 8 pages. L’auteur prétend que le parlement avait commis toute son auto- rité et celle de la ville au duc d’Orléans. ; Ce pamphlet causa une grande rumeur dans Paris. On s’en en- tretenait partout, et principalement sur le Pont-Neuf, sorte de Fo- rum de la Fronde. Il y avait des gens du peuple qui disaient que le duc d’Orléans avait été fait vice-roi. Le parlement s’émut de: toute cette agitation ; et, dans son audience du 15 mai, il lança un décret d’ajournement contre Le Gentil. Le Journal du parlement et les Mémoires du cardinal de Retz (p. 362 , coll. Michaud ), ne mentionnent pas d’autre mesure de répression; mais Conrart, p. 553 de ses Mémoires, dit que le pamphlet fut brûlé par arrét de la grand’chambre ; et Omer Talon , p. 484, ajoute que le duc d’Orléans le désavoua, comme ayant été fait sans son commande- ment. Conrart donne inexactement au libelle de Le Gentil le titre de : les Dernières résolutions de M. le duc d’Orléans, confirmées par le parlement, ete. Mailly reproduit la version du cardinal de Retz (p. 325 de son ° vol.). Le parlement n’était plus assez fort pour empêcher les princes de prendre l’autorité; mais il ne voulait pas qu’on pût dire qu’il l'avait donnée ; et, dans la disposition des esprits , c’était autant qu’il en fallait pour rompre toutes les mesures du parti.
1045Dernières (les) résolutions prises en l’assemblée du parlement, par lesquelles 1° le roi est déclaré prisonnier du cardinal Mazarin; 2 et Son Altesse Royale, lieutenant général de l'État et royaume; 3° et monsieur le Prince, lieutenant général des armées, avec toutes les particularités des avis donnés ès assemblées tenues, pour ce sujet, le 20 (juillet 1652 ).1652Paris81045. Dernières (les) résolutions prises en l’assemblée du parlement, par lesquelles 1° le roi est déclaré pri- sonnier du cardinal Mazarin ; 2 et Son Altesse Royale, lieutenant général de l'État et royaume ; 3° et mon- sieur le Prince, lieutenant géhéml des armées, avec toutes les particularités des avis donnes ès assemblées tenues, pour ce sujet, le 20 (juillet 1652 ). Pans ; Jacques Le Gentil, 1652, 8 pages.
1046Dernières (les) victoires remportées par les Bourdelois sur leurs ennemis.1650Sans Lieu81046. Dernières (les) victoires remportées par les Bour- delois sur leurs ennemis, Ænvers, (s.!., 1650), 8 pages.
1047Derniers (les) suppliants aux pieds de la reine.1649Paris81047. Derniers (les) suppliants aux‘pieds de la reine. Paris , Pierre Du Pont, 1649, 8 pages. Ce sont les pauvres de Paris qui supplient la reine de les secou- rir, par politique , par humanité, par charité. Cette pièce , qui ne manque ni d’adresse, ni d’éloquence, à été réimprimée en 1652, sous le titre de : Harangue au roi et à la reine dans la ville de Me- lun, etc.
1048Déroute (la) des cabalistes au jardin de Renard.1649Sans Lieu81048. Déroute (la) des cabalistes au jardin de Renard (S. l.), 1649, 8 pages. Il s’agit de la querelle du duc de Beaufort et du marquis de Jer sey. L’affaire est présentée ici absolument comme le cardinal de Retz prétend l’avoir proposée ; et si le pamphlet n’est pas de lui, il doit être de son faiseur, l’avocat Bluet.
1049Déroute (la) des Mazarins par les frondeurs.1651Sans Lieu81049. Déroute (la) des Mazarins par les frondeurs. (S. l.), 1651, 8 pages. Après le départ de Mazarin.
1050Déroute (la) des monopoleurs, en vers burlesques.1649Paris111050. Déroute (la) des monopoleurs, en vers burlesques. Paris, veuve Musnier, 1649, 11 pages.
1051Déroute (la) des partisans rostis, en vers burlesques.1649Paris111051. Déroute (la) des partisans rostis, en vers burlesques. Paris, veuve Musnier, 1649, 11 pages. Même pièce sous les deux titres.
1052Déroute (la) des troupes de Mazarin, vue en songe, et présentée à monseigneur le duc de Beaufort, en vers burlesques.1649Paris81052. Déroute (la) des troupes de Mazarin, vue en songe, ÿ et présentée à monseigneur le duc de Beaufort, en vers burlesques. Paris , Claude Boudeville, 1649, 8 pages. « .. Il (Condé) n°étoit pas secondé De Gassion ni de Turenne ; Ce qui fit qu’il gagna la plaine. Le vaillant Guiche rase 000» qui court, Et qui croit être à Honnecourt. » Il n’y a pas de général à qui la perte d’une bataille ait plus complétement aliéné l’opinion publique. On ferait un volume de tous les quolibets qui ont été imprimés contre le maréchal de Gui- che pour cette malheureuse affaire d’Honnecourt. Après l’arrêt du 8 janvier, mais avant tout combat entre les deux armées. Claude Boudeville a réuni, dans une publication postérieure, la Déroute des troupes de Mazarin, ete. et le Rabais du pain. -
1053Désaveu du libelle intitulé : Apologie particulière de M. le duc de Longueville par un gentilhomme breton.1651Sans Lieu421053. Désaveu du libelle intitulé : Apologie particulière de M. le duc de Longueville par un gentilhomme breton. (S. 1.), 1651, 42 pages. L’auteur de l’Apologie est désavoué parce qu’il a manqué de respect au roi, à la reine, au conseil d’en haut; parce qu’il a parlé avec injures de la duchesse d’Aiguillon, de MM. de Matignon , de Beuvron, etc. ; surtout parce qu'il lone moins le duc de Longue- ville que ses ancêtres. Les princes étaient encore en prison, et la duchesse de Longue- ville à Slenay.
1054Descente (la) du polit (sic) lutin aux limbes sur l’enfance et les maladies de l’État, par le sieur de Sandricourt. Demandez au vendeur le Politique lutin et l 'Accouchée espagnole; car en voici la suite.1652Paris241054. Descente (la) du polit (sic) lutin aux limbes sur l’enfance et les maladies de l’État, par le sieur de Sandricourt. Demandez au vendeur le Politique lutin et l’Accouchée espagnole; car en voici la suite. Paris, 1652,24 pages.
1055Description burlesque du combat naval des Vénitiens et des Turcs, avec la solemnité du feu de joie fait par M. l'ambassadeur de Venise devant le pont des Tuileries à Paris.1649Paris161055. Description burlesque du combat naval des Véni- tiens et des Turcs, avec la solemnité du feu de joie fait par M. l’ambassadeur de Venise devant le pont des Tuileries à Paris. Paris , Pierre Variquet, 1649, 16 pages.
1056Description de la boutique de Vivenay. Caprice.1649Paris71056. Description de la boutique Àe Vivenay. Caprice. Paris , Jean Bruret., 1649, 7 pages. Vivenay a été, dans les deux dernières années de la Fronde, l’imprimeur du prince de Condé.
1057Description de la paix particulière, de la fortune universelle des plus grandes puissances de la terre du siècle présent, en vers burlesques.1649Paris81057. Description de la paix particulière, de la fortune universelle des plus grandes puissances de la terre du siècle présent, en vers burlesques. Paris, 1649, 8 pages.
1058Description des magnificences et feux de joie faits à Paris, le 28 juillet 1649, par l’Illustrissime et Excellentissime monseigneur l’ambassadeur de la Sérénissime république de Venise auprès de Sa Majesté Très-Chrétienne, pour la grande victoire navale obtenue contre l’armée turquesque en Asie, consistant en la déroute et perte générale de ladite armée, et de sept mille hommes turcs (sic) de tués.1649Paris101058. Description des magnificences et feux de joie faits à Paris, le 28 juillet 1649, par l’Illustrissime et Excellentissime monseigneur l’ambassadeur de la Sérénissime république de Venise auprès de Sa Majesté Très-Chrétienne , pour la grande victoire navale obtenue contre l’armée turquesque en Asie, consistant en la déroute et perte générale de ladite armée, et de sept mille hommes turcs (sic) de tués. Paris, Antoine Estienne, 1649, 10 pages. Il y en a une autre édition d’Antoine Estienne, en tout semblable à celle-ci, mais dont le titre est moïns pompeux et moins long. On en à retranché tous les superlatifs en essime et 1e membre de phrase qui commence par consistant, etc. Dans la disette des événements politiques, la poésie burlesque s’est emparée de ces magnificences ; et elle a publié Ja Description burlesque du combat naval des Vénitiens, etc.
1059Description des vies, mœurs et façons de faire des péagers, publicains, maletostiers (sic), monopoleurs, fermiers et partisans, non moins facétieuse, naïve et véritable que sérieuse et mystique, composée par Demophile. Le juste s'éjouira quand il verra la vengeance, et lavera ses mains au sang du pêcheur. Pseaume LVII. « ...... Ridendo dicere verum Quis vetat ?...»1649Paris381059. Description des vies, mœurs et façons de faire des péagers, publicains, maletostiers (sic), monopo- leurs, fermiers et partisans, non moins facétieuse , naïve et véritable que sérieuse et mystique, composée par Demophile. Le juste s’éjouira quand il verra la vengeance , et lavera ses mains au sang du pécheur. Pseaume Lvi1. ... Ridendo dicere verum Quis vetat?...» Paris , veuve Théod. Pépingué et Est. Maucroy, 1649, 38 pages. « L’Épaminondas de la France disoit qu’avec une pistole de corde, il feroit venir vingt millions de livres dans les coffres du roi *.» Très-curieux details de mœurs. L’auteur compare le peuple à l’herbe du basilic, qui, dit-il, donne une bonne odeur quand on la manie doucement, et fait des scorpions quand on la frotte avec rudesse. " Les partisans ont « la férocité du lion, la volerie de la chouette, la cautèle du renard, la malice du singe, la brutalité du destrigon, l’envie du chien, la gloutonnie (sic) du loup, la superbe du paon, la lasciveté du satyre, la cruauté du tigre, la trahison du croco- dile et , pour faire court, la haine et le venin du serpent contre lPhomme. »
1060Description véritable d’un phantôme (sic) qui s'est apparu (sic) dans le cabinet de la reine (à Saint- Germain).1649Sans Lieu41060. Description véritable d’un phantôme (sic) qui s'est apparu {sic) dans le cabinet de la reine (à Saiat- Germain). (S. 1.), 1649, 4 pages. Le fantôme représentait la reine « assise proche du feu, sur un fauteuil , coiffée à la romaine , la fraise à l’espagnole, la robe à la jésuite , les manchettes de couleur incarnatte, le vertuguier (sic) à la vénitienne, et, sur les épaules, une houque à la flamande avec des larmes de sang. Il avoit en sa main un papier qu’il lisoit, et en Pautre, une calotte rouge avec laquelle il souffloit le feu. » Mademoiselle qui l’aperçut, de peur âcha son cau. * Cest, je crois, le maréchal de la Meilleraye, dont il est dit, dans les Entretiens de Bonneau, Catelan et la Raillère: « le malheur est qu’il ne se laisse pas charmer à J'argent.
1061Désespoir (le) de Jules Mazarin sur l’arrivée du duc Charles en France.1652Sans Lieu61061. Désespoir (le) de Jules Mazarin sur l’arrivée du duc Charles en France. (S. 1.), 1652, 6 pages.
1062Désespoir (le) de Jules Mazarin sur sa disgrâce.1652Paris71062. Désespoir (le) de Jules Mazarin sur sa disgrâce. Paris, 1652, 7 pages. L’occasion de ce pauvre pamphet a été la désertion du comte d’Harcourt.
1063Désespoir (le) de Mazarin sur la condamnation de sa mort, et l'adveu qu'il faict de tous ces (sic) crimes, en faveur de messieurs les princes et des bourgeois de Paris, présenté à Son Altesse Royale.1652Paris151063: Désespoir (le) de Mazarin sur la condamnation de sa mort , et l'adveu qu'il faict de tous ces (sic) crimes, en faveur de messieurs les princes et des bourgeois de Paris, présenté à Son Altesse Royale. Paris, 1652, 15 pages.
1064Deuil (le) de Paris sur l’éloignement du roi.1649Paris81064. Deuil (le) de Paris sur l’éloignement du roi. Paris, 4649, 8 pages. Après la paix. La cour venait de partir de Saint-Germain pour Compiègne.
1065Deux (les) combats donnés entre la flotte royale et l’armée navale des Bordelois, avec le Te Deum chanté pour les articles de la paix.1649Sans Lieu121065. Deux (les) combats donnés entre la flotte royale et l’armée navale des Bordelois, avec le Ze Deum chanté pour les articles de la paix. (S. l., 1649), Jouxte la copie imprimée à Bordeaux , 12 pages. Relation royaliste très-rare. La première affaire est du 23 dé- cembre. On sait que la paix fut conclue le 26.
1066Deux (les) friperies, ou les Drilles revêtus, raillerie en vers burlesques.1649Paris121066. Deux (les) friperies, ou les Drilles revêtus, raillerie en vers burlesques. Paris, Denys Langlois, 1649, 12 pages. Satire assez spirituelle , dirigée principalement contre les cava- liers de portes cochères. J’y ai trouvé le mot très-populaire de quibus, pour signifier de l’argent.
1067Deux (les) nouvelles lettres coupées, sur le sujet de Mazarin, pour et contre, où il y en a une qui lui servira de pasport (sic), trouvée (sic) dans le cabinet d’un curieux.1649Paris41067. Deux (les) nouvelles lettres coupées, sur le sujet de Mazarin, pour et contre, où 1l y en a une qui lui servira de pasport (sic), trouvée (sic) dans le cabinet d’un curieux. Paris, 1649, 4 pages. Le mérite de cette pauvre invention consiste à imprimer les let- tres sur deux colonnes, de manière à ce qu’elles présentent un sens ) différent suivant qu’on les lit par colonne ou par page. On avait publié ume Lettre coupée sur le sujet de Mazarin, pour et contre. Tl faut bien que cela ait eu du succès, puisqu’un imitateur 1"" ) à jugé à propos d’en faire imprimer deux autres. W
1068Deuxième et dernière requête présentée à Son Altesse Royale, dimanche dernier, 30 juin 1652, par les bourgeois et habitants de la ville et faubourgs de Paris, sur le sujet des affaires pressantes (sic).1652Paris71068. Deuxième et dernière requête présentée à Son ( f- Altesse Royale, dimanche dernier, 30 juin 1652, par les bourgeois et habitants de la ville et faubourgs de Paris, sur le sujet des affaires pressantes (sic). Paris, Louis Hardouin, 1652, 7 pages. La première est intitulée : Requête des peuples présentée à Son Altesse Royale , etc. Ces titres, comme ôn le pense bien, n’ont rien de sérieux. Ce sont de petites ruses des pamphlétaires pour mieux vendre leur prose.
1069Deuxième liste contenant les noms de ceux qui étoient en l’assemblée faite le mardi, 24 septembre 1652, au Palais Royal.Sans DateSans Lieu81069. Deuxième liste contenant les noms de ceux qui étoient en l’assemblée faite le mardi, 24 septembre 1652, au Palais Royal. (S. |. n. d.), 8 pages. p w9ffiJ C’est la suite de la Relatior céritable contenant la liste des Roms W de ceux qui étoient en l’assemblée, etc.
1070Devoir (le) du prince envers ses sujets, et le devoir des sujets envers leur prince, ou le Symmachique d’Isocrat (sic), traduit de grec en françois.1650Paris521070. Devoir (le) du prince envers ses sujets, et le devoâflg des sujets envers leur prince, ou le Symmachique d’Iso- crat (sic), traduit de grec en françois. Paris, François Noël, 1650, 52 pages.
1071Diable (le) exorcisé, ou Mazarin chassé de France par le parlement et le clergé.1651Paris81071. Diable (le) exorcisé, ou Mazarin chassé de France par le parlement et le clergé. Paris, 1651, 8 pages. Réimpression de l’Æzorcisme du D. Mazarin, ete.
1072Dialogue burlesque de Gilles le niais et du capitan Spacamon.1649Paris81072. Dialogue burlesque de Gilles le niais et du capitan Spacamon. Paris, veuve Théod. Pépingué et Est. Mau- croy, 1649, 8 pages. Rare. Avant la paix de Ruel. 4- « Si jamais dans Paris tu entre, On te fera comme au marquis d’Ancre. » Refrain d’une chanson du temps , cité dans le Dialogue.
1073Dialogue contenant la dispute et l’accord de la Paix et de la Guerre, en vers burlesques.1649Paris111073. Dialogue contenant la dispute et l’accord de la Paix et de la Guerre, en vers burlesques. Paris, Claude Huot, 1649, 14 pages. La Paix et la Guerre finissent par boire avec la Conférence ; ce qui montre que l’on négociait encore à Ruel. La Paix dit d’ailleurs à la Guerre : « Votre discours pourroit durer Tout autant que la conférence. » Voici un trait de mœurs assez curieux. C'est la Guerre qui parle : « C’est vous qui, pour la bonne mine, Avez inventé la farine, Et, d’un dessein capricieux, Déguisé les jeunes en vieux. J'entends à ne voir que les têtes ; Car, pour la barbe , les pincettes N’en laissent plus rien qu’un filet , Qui vous rend le magot bien lait (sic). »
1074Dialogue (le) d’État, ou Entretiens des rois Louis XI et Louis XII ès champs élysées, touchant les affaires présentes, image de deux règnes différents.1652Paris321074. Dialogue (le) d’État, ou Entretiens des rois Louis XI et Louis XII ès champs élysées, touchant les affaires présentes, image de deux règnes diffé- rents. Paris , (1652), 32 pages. Réimpression du Dialogue entre le roi Louis XI et te roi Louis XII, ete.
1075Dialogue d'un théologien, d’un astrologue et d’un politique touchant les affaires du temps.1649Paris81075. Dialogue d'un théologien, d’un astrologue et d’un politique touchant les affaires du temps. Paris, 1649, 8 pages. Rare. Voiri comment le théologien présente les maximes de la cour : « les rois sont les images du vrai Dieu sur la terre, par un pouvoir absolu qui les élève pardessus tout, et les rend comme impeccables par la dispensation des lois. » « De même que Dieu ne se communiquoit qu’à Moise, le roi ne doit se communiquer qu’à son ministre. » Mais il ne faut pas oublier que c’est un frondeur qui fait parler le théologien. Le Dialogue a été réimprimé sous le titre de Discours, etc.
1076Dialogue de dame Perrette et de Jeanne la Crotée sur les malheurs du temps et le rabais de leur métier.1649Sans Lieu81076. Dialogue de dame Perrette et de Jeanne la Crotée sur les malheurs du temps et le rabais de leur métier. (S. 1.), 1649, 8 pages.
1077Dialogue de deux feuillantines sur les affaires de Mazarin.1649Paris81077. Dialogue de deux feuillantines sur les affaires de Mazarin. Paris, 1649, 8 pages. Sur l’intérêt du couvent, et non sur les affaires de Mazarin. La mère est mazarine, et la sœur parlementaire, C’est pourquoi la mère dit que dans les couvents « les richesses passent premier que Dieu. » '
1078Dialogue de deux guepeins sur les affaires du temps.1649Sans Lieu71078. Dialogue de deux guepeins sur les affaires du temps. (S. 1.), 1649, 7 pages. Le second titre est : Dialordre d’Indré sus les affaizes du temps qui cort. Rencontre de deux Ingrears, Louet et Braze. « Je te confesserai ingénument, dit Naudé, page 219 du Mascu- rat, qu’entre les plus agréables et ingénieux livrets que l'on ait faits contre le cardinal, Pon peut mettre avec raison… le Dialogue des deux Guespins… parce qu’il est fort naïf én son patois, etsou- tenu de pointes assez gaillardes et de conceptions plus pressantes que celles de beaucoup d’autres, qui ne médisent pas de si bonne grâce, quoiqu’avec plus de malice et à sens plus découvert. » Cette pièce est du commencement du blocus. Elle a été, en 1652, ‘accommodée aux circonstances, et réimprimée sous le titre de Dia- logue guépinois , etc. « L’inclination des Orléanois à la raillerie et leur naturel piquant les a fait surnommer Guépins. » Ménagiana, t. 1, p. 179.
1079Dialogue de deux vignerons cheminant par la France, qui s’entretiennent de tout ce qui s'est fait et passé depuis la majorité du roi jusques à présent, avec une exacte recherche de tout ce qui s’est fait et passé en leur acheminement, et aussi leurs songes et rêveries de ce qui se passait en leur ménage pendant leur absence, dédié aux curieux de ce temps, par J. L. C. P. M.1652Paris81079. Dialogue de deux vignerons cheminant par labe France, qui s’entretiennent de tout ce qui s'est fait et passé depuis la majorité du roi jusques à présent, avec une exacte recherche de tout ce qui s’est fait et passé en leur acheminement, et aussi leurs songes et rêveries de ce qui se passait en leur ménage pendant leur absence, dédié aux curieux de ce temps, par J.L, C. P. M. Paris, J. Le Rat, 1652 (mars), 8 pages-
1080Dialogue de Jodelet et de l’Orviatan (sic) sur les affaires de ce temps.1649Sans Lieu81080. Dialogue de Fodelet et de l’Orviatan (sic) sur les affaires de ce temps. (S. 1.), 1649, 8 pages. De l’esprit, mais du libertinage. Ce sont deux enragés frondeurs, qui injurient tout le monde, la reine et Condé, Molé et le cardinal. « Étant défendu par arrêt de dire vérité. » La paix était faite. « L’an 1647, dit Guy Patin dans une lettre du 6 janvier 1634, p. 220 du 1" volume, l’Orviétan, pour mieux debiter sa drogue , s’adressa à un homme d’honneur, alors doyen de notre Faculté, nommé M. Perreau , pour obtenir de lui, moyennant une bonne somme d’argent qu’il offroit, approbation de la Faculté pour son opiate. Il en fut refusé de belle hauteur. Ce charlatan s’adressa ensuite à de Gorris, qui recçut de lui un présent considérable, et lui promit de faire signer à plusieurs docteurs l’approbation de ce médicament qu’il vendoit sur le Pont-Neuf ; ce qu’il fit faire par une douzaine d’autres affamés d’argent, qui furent les deux Char- tiers, Guénaut, Le Soubs , Rainssant, Beaurains, Pijart, du Clédat, des Fougerais, Renaudot et Mauvilain. Cet imposteur italien, non content de telles signatures, tâcha d’avoir l’approhation entière de la Faculté, et pressa le nouveau doyen qui étoit M. Piètre, mon prédécesseur, de la lui faire donner moyennant quatre cents écus qu’il offroit, sur l’espérance qu’il avoit de mieux débiter sa drogue, s’il pouvoit obtenir ce qu’il désiroit. Ce nouveau doyen , ayant appris, de la bouche du charlatan, tout ce que de Gorris lui avoit fait, lui demanda cette approbation ; et dès qu’il Peut, il fit assem- bler toute la Faculté, où il se rendit délateur contre ces douzc messieurs qui, ayant avoué leur foiblesse et leur mauvaise action, furent chassés de la compagnie par un décret solennel. On les a pourtant rétablis avec de certaines conditions , et notamment celle de demander pardon à la compagnie en pleine assemblée. Quelque chose qu'ils aient pu faire depuis, la tache leur en est demeurée. »
1081Dialogue (le) de la fortune et des habitants du collège des trésoriers, fait par Georges Pileur.1649Sans Lieu101081. Dialogue (le) de la fortune et des habitants du collège des trésoriers, fait par Georges Pileur. Sans Lieu, 1649, 10 pages.
1082Dialogue de Mazarin avec ses amis.Sans DateSans Lieu101082. Dralogue de Mazarin avec ses amis. (S. l. n. d.), 10 pages. De la fin de 1649, peu de temps avant la prison des princes.
1083Dialogue de Rome et de Paris au sujet de Mazarin.1649Sans Lieu201083. Dialogue de Rome et de Paris au sujet de Mazarin. (S. 1.), 1649, 20 pages. Après la paix; var Paris dit : « Je le nourrirai dedans moi, s’il y veut rentrer. » L’auteur fait le parallèle de Richelieu et de Mazarin ; et parmi ses raisons de préférence pour le premier, il ne manque pas de donner celle-ci : que Richelieu était gentilhomme. Il parle d’un pamphlet contre Concini : les Faits du marquis d'Ancre. C'étoit, dit-il, une feuille de papier blanc, pliée en quatre, qui se vendoit sous le manteau. Tl ajonte qu’on en pourrait faire autant du Mazarin.
1084Dialogue (le) de Saint-Germain en Laye en forme de tragédie, par lequel on remarquera la fidélité des Parisiens au roi, dédié à monseigneur le duc de Beaufort, par le S. D. B. P. C. D. S. M. Première partie.1649Paris111084. Dialogue (le) de Saint-Germain en Laye en forme dè tragédie , par lequel on remarquera la fidélité des Parisiens au roi, dédié à monseigneur le duc de Beau- fort, par le S, D. B. P. C. D. S. M. Première partie. Parzs Louis Sévestre, 1649, 11 pages. äfî "fmüh
1085Dialogue de trois paysans picards, Miché, Guillaume et Cherle, sur les affaires de ce temps.1649Sans Lieu231085. Dialogue de trois paysans picards , Miché , Guillaume et Cherle, sur les affaires de ce tem$. (S. 1.), 1649. [ L- }_..t.. u vAX. ditint U d Deux pièces, l’une de 11 , et l’autre de 12 pages. C’est du patois picard. Il n’y a que cela à en dire. rñ LJÜ La cour était à Compiègne.
1086Dialogue du berger Damon et de la bergère Sylvie sur les affaires du temps.1650Paris71086. Dialogue du berger MDamon et de la bergère Sylvie sur les affaires du temps. Paris, Nicolas Bessin, 1650, 7 pages. Sylvie dit à Damon : « Ma foi, vous me vouliez prendre ; Mais je vous ai prévenu. » or, Sylvie est la reine Marie de Médicis; Damon est Henri II, prince de Condé. Cette déclaration galante signifie tout simplement que Sylvie a mis Damon à Vincennes. L’édition originale est de 1614. Dans la réimpression de 1650, Sylvie est Anne d’Autriche, et Damon Louis I, prince de Condé.
1087Dialogue du cardinal Mazarin et du marquis de La Vieuville, surintendant des finances.1652Sans Lieu191087. Dialogue du cardinal Mazarin et du marquis de La Vieuville, surintendant des finances. (S. 1.), 1652, 19 pages. On dit, à la fin, que ce dialogue a été envoyé par un valet de chambre du cardinal à un sien ami, le 12 avril 1652. C’est une date approximative. Quelques détails curieux, mais probablement exagérés, sur l’état des finances.
1088Dialogue (le) du frondeur, ou l’Usage de la Fronde, pour se préserver du venin Mazarin, divisé en quatre parties par demandes et réponses. Premère partie.Sans DateSans Lieu71088. Dialogue (le) du frondeur, ou l’Usage de la Fronde, pour se préserver du venin Mazarin, divisé en quatre parties par demandes et réponses. Première partie. (S. l. n. d.), 7 pages.
1089Dialogue (le) du soldat, du paysan, de polichinelle et du docteur Scatalon, au retour de la paix, avec les remerciments au roi et à la reine.1649Paris81089. Dialogue (le) du soldat, du paysan, de poÏichi- nelle et du docteur Scatalon, au retour de la paix, avec les remerciments au roi et à la reine. (Paris), Jean Hénault, 1649, 8 pages.
1090Dialogue entre le roi de bronze et la Samaritaine sur les affaires du temps.1649Parisnan1090. Dialogue entre le roi de bronze et la Samaritaine sur les affaires du temps, Paris, Arnould Cottinet, 1649. Èr WW‘*' Cinq pièces. Naudé, p. 194 du Mascurat, range l’auteur de ces dialogues parmi ceux qui « s’étoient obligés à faire rouler la presse moyennant une pistole par semaine. » Les deux premiers ont pourtant été réimprimés ensemble à Rouen , par Jacques Resongne , 1649.
1091Dialogue entre le rot et le C. Mazarin, fait en la ville de Saint-Denys, sur le sujet de l'union de messieurs les princes tant avec messieurs du parlement que de la ville de Paris.1652Paris81091. Dialogue entre le rot et le C. Mazarin, fait en la ville de Saint-Denys, surle sujet de l’union de messieurs les princes tant avec messieurs du parlement que de la ville de Paris. Paris, Louis Hardouin, 1652, 8 pages.
1092Dialogue entre le roi Louis XI et le roi Louis XII sur leur différente façon de régner, à savoir lequel est meilleur, ou de les gouverner par amour, ou par force et puissance absolue.1649Sans Lieu111092. Dialogue entre le roi Louis XI et le roi Louis XII sur leur différente façon de régner, à savoir lequel est meilleur, ou de les gouverner par amour, ou par force et puissance absolue, (S. 1.), 1649, 11 pages. « Il est quelquefois bon que les princes soient contrôlés en leurs actions et en leurs volontés; et bien souvent il leur en prendroit mal, si, à point nommé , ils étoient obéis en toutes rencontres. » C’est Louis XIÏ (iui termine ainsi le dialogue; et il est bien entendu que le contrôle des volontés du roi doit être exercé par le Parlement, qui représente, dit l’auteur, les trois États du royaume. Il existe une réimpression de cette pièce, à la date de février 1652, sous le titre de : Ze Dialogue d’État ou Entretien des rois Louis XI et Louis XIT, etc. On y trouve quelques développements et un avant-propos qui ne sont pas dans la première édition. Enfin ce pamphlet à été publié, pour la troisième fois , sous le titre de : Dialogue des rois Louis XI et Louis XI dans les Champs Élysées. (Hollande) , 1691, in-8. Il y en a une contrefaçon intitulée : Rerontrarnce du roi Louis XTI au roï Louis XT, etc.
1093Dialogue guépinois sur les affaires du temps qui cort, ou Entretien de Louet et Braze.1652Paris81093. Dialogue guépinois sur les affaires du temps qui cort, ou Entretien de Louet et Braze. Parts, jouxte la copie imprimée à Orléans, (1652), 8 pages. Je ne crois pas à l’impression d’Orléans. C’est probablement un artifice du libraire, qui ne voulait pas rappeler le Dzalogue des deux guépeins de 1649. « Quand un maistre lasche faire sa breugne a son valet, cela ne va pas bian. » Voilà toute la politique guépinoise.
1094Dialogue (le) métaphorique de l'inconnu avec la ville de Bordeaux, dédié aux Irénopolites.1652Paris321094. Mialogue (le) métaphorique de l'inconnu avec la ville de Bordeaux, dédié aux Irénopolites. Paris, Gilles Dubois, 1652, 32 pages. « Je m’appelie Oudis ; mon pays est l’Agnostic ; el je suis cos- mopolite. » ; Il n’en est pas moins très-royaliste. « Dans une libelle qui parut en ce temps avec ce titre : Dialogue de l’Inconnu , etc,, on a peint, dit Mailly, p. 547 de son 5° vol., de couleurs assez fortes, tous les maux que faisoient souffrir à la ville de Bordeaux les diverses factions. Pignore de quelle main part cette pièce; mais elle ne pallie point les fautes des Bordelois; et on les leur reproche avec une liberté , une énergie qui auroit bien dù leur ouvrir les yeux. » C’est de la première partie que Mailly parle de la sorte. II en faut trois. La seconde a suivi de très-près la première ; mais la troisième n’a été publiée qu’après la paix. , Toutes trois sont écrites avec assez de force. Le style en est trop travaillé, trop tendu pourtant; et le politique s’y montre moins que le rhéteur. « La France, dit l’Inconnu dans la première partie, est le climat de la franchise, et le veritable pays de la liberte. » Il traite fort mal un jurat qui « de la même main qu’il écrivoit les éphémérides de son parti, comptoit l’argent qu’il recevoit pour en trabir les intérêts.…: mauvais historien, mauvais françois et mau- vais compatriote. » C’est Fonteneil. Dans la seconde partie, il attaque vivement messieurs du parle- ment de Bordeaux, qu’il déclare atteints d’urcomanie (la manie du gouvernement). « C’est ce démon qui fit dire à quelques officiers de ce corps, que le roi (Louis XIII) étoit mort, que leur temps étoit revenu, qu’il falloit remonter sur le trône et commander à tour de rôle. C’est ce démon qui fit dire, peu de temps après , à quelqu’un de ces tuteurs des rois, qu’il ne connoissoit point de plus galant homme que le Parlement d’Angleterre , qui montroit aux peuples l’exemple de relever la liberté, et de passer sur le ventre à la royauté. n Il faut dire, à la décharge de cet officier du parlement de Bor- deaux, que le propos qu’on lui reproche, tenu peu après la mort de Louis XIII, était apparemment antérieur, de plus de quatre années, au meurtre du roi d’Angleterre. Au reste l’Inconnu avait d’étran- ges doctrines sur l’autorité des ministres : « Je conclus, dit-il, sans m’éloigner de ma première allegorie, que, comme l’obéissance due au roi estun acte de religion, les résolutions de son ministère sem- blent devoir passer pour des articles de foi, qu’il faut croire avec confiance et observer avec respect. » Entre le second et le troisième dialogue , l’Inconnu a publié : 1° les Larmes de Thémis exilée , etc.; 2° ’Ex:l de l’inconnu ; 3° la Voix du peuple à monseigneur le prince de Conty. La paix faite, l’auteur a réuni ses divers opuscules en un volume, sous le titre général de : OEuvres de l’Inconnu sur les mou- vements de Guyenne, etc. Réunies ou séparées, toutes ces pièces sont rarés, moins peut- être le premier dialogue.
1095Dialogue ou Discours d’un gentilhomme françois avec un cardinaliste, réduit en sonnets et en épigrammes.1649Paris41095. Dialogue ou Discours d’un gentilhomme françois avec un cardinaliste, réduit en sonnets et en épigrammes. Paris, Claude Boudeville, 1649, 4 pages.
1096Dialogue ou Entretien de deux cavaliers, l’un françois, l’autre anglois, touchant les affaires de France et d'Angleterre.1649Paris81096. Dialogue ou Entretien de deux cavaliers, l’un françois , l’autre anglois , touchant les affaires de France et d'Angleterre. Paris, veuve Théod. Pépin- gué et Est. Maucroy, 1649, B pages. Plus rare que curieux. On le trouve dans l’Héistoire de la Fronde de M. de Sainte-Aulaire , pièces justificatives.
1097Diogène (le) françois ou l’'Homme d’Ètat à la France soupirante.1652Paris161097. Diogène (le) françois ou l’'Homme d’Ètat à la France soupirante. Paris, Jacques Poncet, 1652, 16 pages. Réimpression d’un libelle publié sous le même titre en 1615, et relatif à la ligue des princes et des grands , dits les Malcontents. Il se termine par le singulier quatrain que voici : « Misérable siècle où nous sommes, Se disait Alix à Catin. “ Si je n’ai du lait au tétin, Ce défaut me vient faute d’hommes. » M. Leber, art. 4271 de son Catalogue, dit qu’il ne faut pas con- fondre ce Diogère avec un autre pamphlet de la même date, qui serait intitulé : Le Diogène françois contre ur trait de l’Image de la France ; mais 1l me semble que la confusion ne sera plus possible, quand le titre exact de ce pamphlet aura été rétabli : Le Caton et Diogéne françois pour apologie contre un trait de l’Image de la France, où est représenté la réfutation du Caton françois.
1098Dirœ in Angliam ob patratum scelus, IX februarii 1649.1649Paris41098. Diræ in Angliam ob patratumscelus, FX februaru 1649. Parisiis, apud viduam Théod. Pépingué et Steph. Maucroy, 1649, 4 pages. Ainsi signé : Ph. S. P. S.J. S. C.R. « Felix qui primos vindictæ carpet honores ! » La nouvelle du meurtre de Charles I* produisit dans Paris une impression immense. Ce fut un long cri d’indignation chez presque tous les pamphlétaires. Ceux même qui demandaient la paix géné- rate avec le plus d’emportement, acceptaient pourtant deux guer- res : Pune contre le Turc, et l’autre contre l’Anglais.
1099Discours à messieurs de Paris sur le sujet des taxes.1649Paris71099. Discours à messieurs de Paris sur le sujet des taxes. Paris, Nicolas Bessin, 1649, 7 pages.
1100Discours abrégé de la naissance, éducation, études, exercices, entrée et déclaration du roi au parlement de Paris pour sa majorité, avec les harangues de la reine et des princes du sang faites au roi, et le remerciment du roi à la reine, ensembleles réjouissances de la ville de Paris et autres villes du royaume, composé par un aumônier de la reine.1651Paris121100. Discours abrégé de la naissance, éducation , études, exercices, entrée et déclaration du roi au parlem.ent de Paris pour sa majorité, avec les haran- gues de la reine et des princes du sang faites au roi, et le remerciment du roi à la reine, ensemble les réjouis- sances de la ville de Paris et autres villes du royaume, composé par un aumônier de la reine. Paris, François Noël, 1651, 12 pages. Vers latins signés Clemers Durandus , Delphinas , R Ch. F*. L'auteur parle de la prophétie qui annoneait que l’empire Otto- man serait détruit par un roi de Franee.
1101Discours adressé aux soldats françois, dédié à M. Deslandes Payen, conseiller au parlement.1649Paris161101. Discours adressé aux soldats françois, dédié à M. Deslandes Payen, conseiller au parlement. Paris, Louis Sévestre, 1649, 16 pages. Mauväis pamphilet de l’auteur de l’Anti-GCazette de Flandre, etc. « La France est un Estat monarchique , ressemblant au ciel qui ne peut souffrir qu’un soleil. »
1102Discours au parlement sur la détention des princes.1650Sans Lieu311102. Discours au parlement sur la détention des princes. (S. 1., 1650), 31 pages. Il n’y a rien de nouveau dans ce pamphlet; car la violence contre Mazarin n’est pas nouvelle. Le Discours à paru aussi sous le titre de : Relation de tout ce qui s'est fait et passé de messieurs les princes de Condé, de Conty et du duc de Longueville jusques à présent,
1103Discours chrétien et politique de la puissance des rois.Sans DateSans Lieu321103. Discours chrétien et politique de la puissance des rois. (S. 1. n. d.), 32 pages. Voir la Lettre d’avis au Parlement de Paris , écrite par un pro- véncial.
1104Discours consolatoire à madame la princesse douairière sur l’emprisonnement de messieurs les princes de Condé et de Conty, ses enfants.1650Paris151104. Discours consolatoire à madame la princesse douairière sur l’emprisonnement de messieurs les princes de Condé et de Conty, ses enfants. Paris, Pierre Du Pont, 1650, 15 pages.
1105Discours contre le libelle intitulé: Le Manifeste des intentions de M. le Prince, qui ne tendent (à son sens) qu'au rétablissement de Vauthoritésouveraine et du repos des peuples.1651Sans Lieu81105. Discours contre le libelle intitulé: Ze Manifeste des intentions de M. le Prince, qui ne tendent (à son sens) qu’au rétablissement de l’authorité souveraine et du repos des peuples. (S. 1.), 1651, 8 pages. Il vaut la peine qu’on le lise; ne füt-ce que pour voir comment la polémique traitait les princes. Il est d’ailleurs très-rare.
1106Discours d’État et de religion sur les affaires du temps présent, à la reine.1649Parisnan1106. Discours d’État et de religion sur les affaires du temps présent, à la reine. Paris, Arnould Cottinet, 1649. Quatre parties, la première de 8 pages, la seconde et la quatrième de 12, la troisième de 11. Les trois dernières ont été imprimées chez Nicolas Jacquard. Il y a, de la première, une autre édition sans nom d’imprimeur, et une autre encore chez la veuve J. Guil- lemot, toutes deux de 1649. Le premier discours a été écrit en 1648 , commencé avant, et repris après la bataille de Lens et les barricades. C’est, sans contredit, le meilleur. L'auteur prie la reine de considérer què, si les affaires vont mal, c’est qu'on a négligé le service de Dieu. T1 reproche à Mazarin d’être resté couvert devant le roi découvert sur les degrés de la Sainte-Chapelle.
1107Discours d’État, où il est prouvé par un raisonnement invincible que la perte du Mazarin et la délivrance des princes sont absolument nécessaires pour calmer les troubles de la monarchie, et qu’à moins de cela, il faut se résoudre à vivre toujours ou dans la crainte ou dans les effets d’une guerre civile.1651Sans Lieu271107. Discours d’État, où il est prouvé par un raisonne- ment invincible que la perte du Mazarin et la déli- vrance des princes sont absolument nécessaires pour calmer les troubles de la monarchie, et qu’à moins de cela, àl faut se résoudre à vivre toujours ou dans la crainte ou dans les effets d’une guerre civile. (S. L, 1651 }, 27 pages. Dubose Montandré.
1108Discours d’État ou Véritable déclaration des motifs qui obligèrent Louis le Juste, roi de France et de Navarre, à rompre la paix qui fut faite, en 1596, entre Henry IV, son très honoré père, et Philippe II, roi des Espagnes, où se voit le nombre des places et des principautés que les Espagnols ont, devant ce temps-là et du deputs, usurpées à cette couronne.1649Paris381108. Discoursd’État ou Véritable déclaration des motifs qui obligèrent Louis le Juste, roi de France et de Navarre, à rompre la paix qui fut faite, en 1596, entre Henry IV, son très honoré père, et Philippe IT, roi des Espagnes, où se voit le nombre des places et des principautés que les Espagnols ont, devant ce temps-là et du deputs, usurpées à cette couronne. Paris, Fran- çois Noël, 1649, 38 pages. Il est probable que la réimpression de cette pièce fut motivée par l’intervention des Espagnols dans les affaires de la Fronde. Voir les Causes du retardement de la paiz, etc.
1109Discours d’État sur l’absence et la captivité du roi, dans lequel est montré que ceux qui le tiennent éloigné de sa bonne ville de Paris, sont aussi criminels que mauvais politiques, par Souil de Cinq Cieux.1652Paris151109. Discours d’État sur l’absence et la captivité du roi, daus lequel est montré que ceux qui le tiennent éloigne de sa bonne ville de Paris, sont aussi criminels que mauvais politiques, par Souil de Cing Cieux. Paris, 1652, 15 pages. _ Souil de Cing Cicux est auteur de deux autres mauvais pam- phlets : 4. Les Trés humbles remontrances au roi sur la lettre de cachet de Sa Majesté du 10 juillet 1652, etc.; Ÿ. L'Extrait des regis- tres du Parlement touchant les plaintes que Louis, duc d'Orléans, beau-frèére du roi Charles VIII, etc. Je ne vois à relever qu’une phrase du Discours d’État : « Si le roi avoit été à Paris, personne n’auroit osé mettre le feu dans son Hôtel de Ville. » Encore n’est-ce que pour donner la date approxi- mative du pamphlet. Souil de Cinq Cieux n’a pas lui-même un grand respect pour l’autorité du roi, dont il traite, sans façon, une lettre de cachet de libelle diffamatoire. Il cite avec éloge les Maximes véritables touchant le gouverne- ment de la France, etles Observations véritables et désintéressées sur les Sentiments, imprimés au Louvre, contre l’autorité du parlement. (Observations véritables et désintéressées sur un écrit, imprimé au Louvre, intitulé : les Sentiments, etc.) Surle titre d’un exemplaire de la Bibliothèque nationale, un con- temporain a traduit Souil de Cinq Cieux par Ludovix de Quincé,
1110Discours d’un philosophe mécontent, envoyé a madame la Fortune, sur le malheur des savants de ce siècle.1649Sans Lieu71110. Discours d’un philosophe mécontent, envoyé a madame la Fortune, sur le malheur des savants de ce siècle. (S. |.), 1049, 7 pages. Les seuls rois qui aient favorise les savants, sont Chilpéric F*, Charlemagne, Philippe le Bel, Charles V, Charles VIIT, François I‘*, Charles IX et Henry II.
1111Discours d'un théologien, d'un astrologue et d’un politique touchant les affaires du temps.1649Paris81111. Discours d'un théologien, d'un astrologue et d’un politique touchant les affaires du temps. Paris, 1649, 8 pages. C’est le Dialogue d’'unr théologien , etc.
1112Discours de deux aveugles sur la paix et sur les affaires de ce temps, en forme de dialogue.1649Paris81112. Discours de deux aveugles sur la paix et sur les affaires de ce temps, en forme de dialogue. Paris, 1649, 8 pages. Licux communs de la Fronde. Je remarque sculement qu’un des deux aveugles se plaint de ce que sa femme avait payé 25 sous un pain qui était tout de son.
1113Discours de l’autorité que les oncles des rois de France ont toujours eu (sic) pendant la minorité et bas âge de leurs neveux, avec un fidèle récit de ce qui s’est fait de remarquable, jusques à présent, dans le parlement et dans les armées.1652Paris151113. Discours de l’autorité que les oncles des rois de France ont toujours cu (s:e) pendant la minorité et bas âge de leurs neveux, avec un fidèle récit de ce qui s’est fait de remarquable, jusques à présent, dans le parlement et dans les armées. Paris, 1652, 15 pages. Dubosc Montandré. Le duc de Nemours ramenait de Flandre une armée au duc d'Orléans.
1114Discours de la Clémence et de la Justice au parlement, pour et contre Jules Mazarin.1649Paris81114. Discours de la Clémence et de la Justice au parle- ment, pour et contre Jules Mazarin. Paris, veuve d'Anthoine Coulon, 1649, 8 pages. La Clémence trouve que c’est assez d’avoir banni Mazarin, et confisqué ses biens; la Justice veut qu’on le tue.
1115Discours de la ville de Paris à monseigneur le Prince sur son retour, par un Parisien.1651Paris231115. Discours de la ville de Paris à monse:gneur le Prince sur son retour, par un Parisien. Paris, 1651, 23 pages. Signé : par le sieur Lescalopier, conseiller aumônier et prédi- cateur ordinaire du roi. Dans une épitre dédicatoire adressée aux gouverneur, prevôt des marchands et échevins de la ville de Paris, Lescalopier nous apprend qu’il a l’honneur d’être bourgeois de Paris, ël y a plus de deux cents ans, et de parents qui ont exercé les charges de la magistrature. J’ajoute qu’il a publié, en 1645, La femme forte Judith, figure de l’âme généreuse , expliquée en Partie dans les sermons de l’Advent, presché à Paris dans Saint-Paul, l’an 163T, et achevée dans les discours de l’Advent à Saint-Berthé- lémy, l’an1644; à la reine régente, Anne d’Autriche. Paris, P. Roco- let, in-8°; et, en 1653 , Douzetableaux du roïi Louis XIF, de la reine Anne d'Autriche , de Philippe duc d’Anjou, frére unique du roi, et du cardinal Mazarin, exposés par des arcs de triomphe apres le sacre de Sa Majesté, la prese de la ville de Stenay, du Quesnoy et ‘de Clermont, la détiorance d’Arras, etc. en latin et er francois. Paris, in-4°. Amplification un peu précieuse, pour engager le prince deConde à la paix, à l’union de la famille royale et des sujets avec le gou- vernement. Lescalopier est content de tout, trouve des raisons ou des excuses pour tout, et arrange si bien les choses que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. I félicite le roi d’être nè en plein midi, « comme pour montrer qu’il est autant au-dessus des autres hommes que le solei] est au- dessus des astres. » « Durant ces désordres passés, que de paroles, que de chansons, que d’écrits, que de vers dignes du feu et du supplice ! Cependant, ævons-nous vu cette bonne princesse (la reine) s’en émouvoir, s’en plaindre, et en demander la justice, ni commander. qu'on leur imposâl silence? l’innocence qu’elle a pour son partage, étabfis- soit sa propre satisfaction ; et sa bonté pour ses peuples lui arra- choit des mains les châtiments, et lui faisoit dissimujer la vérité de tous ces mensonges. n ‘ Le témoignage de Lescalopier est ratifié par l’histoire. Jamais reine, jamais princesse, jamais femme n’a été plus audacieusement calomniée qu’Anne d’Autriche ; et cependant, on ne voit pas qu’eile ait témoigné le moindre ressentiment des outrages qu’on lui avait faits. Elle a eu, en cela, bien plus de mérite que Mazarin, dont l’in- sensibilité n’était que du mépris. Chez la reine, c’était de la charité et une humilité toute chrétienne. Mazarin regardait les hommes, dont il dédaignait les jugements ; la reine pensait à Dieu, pour lui offrir le sacrifice de ses douleurs. Il faut joindre à cet écrit de Lescalopier les Réffexions conscien- cieuses, etc., du père Charles Magnien. « Des quatre capitaines des gardes, il y en a trois parisiens ; des ducs et pairs, plus de la moitié, des maréchaux de France, les trois parts, et le plus grand nombre des officiers de l’armée. » Le Discours a été publié, la même année 1651, sous le titre de : Remontrance du Parlement à monseigneur le Prince pour. le repos des bourgeois de Paris.
1116Discours de M. le prince de Condé à messieurs du parlement de Bordeaux, touchant son arrivée en ladite ville.1652Paris81116. Discours de M. le prince de Condé à messieurs .du parlement de Bordeaux , touchant son arrivée en ladite ville. Paris, 1 8 pages. Lbtf
1117Discours des misèrês de ce temps, dédié au duc de Beaufort.1649Paris81117. Discours des misèrês de ce temps, dédié au duc de Beaufort. Paris, Michel Mettayer, 1649, 8 pages.
1118Discours désintéressé sur ce qui s'est passé de plus considérable depuis la liberté de messieurs les princes jusqu’à présent.1651Sans Lieu301118. Discours désintéressé sur ce qui s'est passé de plus considérable depuis la liberté de messieurs les princes Jjusqu’à présent. (S. 1.), 1651, 30 pages. L’auteur est un frondeur, admirateur passionné de Gondy, qui regrette de ne pas trouver un Uncelenus qui tue Protadius , favori de Théodoric. Selon lui, le grand artisan de toutes les intrigues est Servien qui, pour brouiller le duc d’Orléans et le prince de Condé, à imaginé de faire donner les sceaux à Mole, et appeler Château- neuf dans le conseil. Ce quil y a de singulier , c'estque, dans les Observations sur un discours venu de Cologne, on l'accuse d'êètre ami de Châteauneuf. Il parle, avec quelques détails, de la résistance des généraux et de larmée aus arrêts du Parlement. On peut consulter sur ce fait le Journal du Parlement, audience du 7 juillet 1631, l Histoire du cardiral Mazarin, par Aubery, et les Mémoires de Puységur.
1119Discours du bon et loyal sujet de la Grande- Bretagne à la reine de ce pays, touchant la paix et affaires d’icelui, à la gloire de Charles premier, roi de ce royaume, séant en son parlement, distingué en tous ses ordres selon la volonté des rois et reines, et représenté par figures en tailles douces.1648Paris391119. Discours du bon et loyal sujet de la Grande- Bretagne à la reine de ce pays, touchant la paix et affaires d’icelui, à la gloire de Charles premier, roi de ce royaume, séant en son parlement, distingué en tous ses ordres selon la volonté des rois et reines, et représenté par figures en tailles douces. Paris, Michel Mettayer, 1648, 39 pages, non compris les explica- tions des trois planches. Rare. Ce sont les planches de ce livret qui, apparemment, ont été re- produites dans la Chaïne du Hercule Gaulois, publiée en 1651.
1120Discours et considérations politiques et morales sur la prison des princes de Condé, de Conty et duc de Longueville, par M. L.1650Paris301120. Discours et considérations politiques et morales sur la prison des princes de Condé, de Conty et duc de Longueville, par M. L. Paris, Sébastien Martin, 1650, 30 pages. C’est une paraphrasé, plus morale que politique, de la lettre du roi au Parlement. L’auteur espère que le prince de Condé proti- tera chrétiennement de sa prison. « Peut-être croyoit-il que le ciel n’étoit pas au-dessus de sa tête! » J’ai rencontré trois autres pièces signées M. L.; ei toutes ont le caractère moral et la gravité religicuse du Discours. Ce sont : 1. Le Bouclier et l’épée du Parlement, etc.; 2. La Réponse ct réfutation du discours intitulé : Lettre d’Avis à messieurs du Parlement, etc.; à. Lettre ou Exhortation d’un particulier au maréchal de Turenne, etc.
1121Discours facétieux et politique, en vers burlesques, sur toutes les affaires du temps, par O. D. C.1649Paris151121. Discours facétieux et politique, en vers burlesques, sur toutes les affaires du temps, par O. D, C. Puris, Guill. Sassier, 1649, 15 pages. Après la prise de Brie-Comte-Robert. Cabarets renommés du temps : Marseille, la Pomme de pin, P’Écu d'argent, Saint-Martin, le Petit voisin, la Montagne, la Croix de fer, la Croix blanche, Notre-Dame, le Chapelet, le Chène vert, l’Aigle royale, l’Écharpe blanche et le Soleil. Voici pour la politique : « On veut rendre aux princes du sang Le juste pouvoir de leur rang, Usurpé, depuis tant d’années, Sur leurs personnes mal menées, Qui ne sont pas moins le support Du trône qui branle si fort, Que les deux anges tutélaires Le sont de l’écu de leurs pères. » Il y a, dans ces vers, anticipation sur le temps; c’est la poli- tique de 1632.
1122Discours faisant voir tout ce qui s’est passé devant et après la retraite du C. Mazarin, tant à Compiègne qu'aux armées de messieurs les princes, en forme d'entretien entre un cavalier frondeur et un cavalier mazarin, sur le chemin de Compiègne à Paris, où se voit l'histoire de sa mauvaise conduite jusques àprésent.1652Paris191122. Discours faisant voir tout ce qui s’est passé devant et après la retraite du C. Mazarin, tant à Compiègne qu’aux armées de messieurs les princes, en forme d’entretien entre un cavalier frondeur et un cavalier mazarin, sur le chemin de Compiègne à Paris, où se voit l’histoire de sa mauvaise conduite jusques à présent. Paris, 1652, 19 pages. Au moins ici le mazariniste défend Mazarin; mais il n’est ques- tion ni de Compiègne, ni de l’armée des princes.
1123Discours fait par les députés du parlement de Provence dans le parlement de Paris, toutes les chambres assemblées, ensemble la réponse de monsieur le premier président, avec l'arrêt de ladite cour, des 15 et 28 janvier 1649.1649Paris61123. Discours fait par les députés du parlement de Provence dans le parlement de Paris, toutes les chambres assemblées, ensemble la réponse de monsieur le premier président, avec l'arrêt de ladite cour, des 15 et 28 janvier 1649. Parts, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 6 pages.
1124Discours héroïque présenté à la reine régente pour la paix.1649Paris81124. Discours héroïque présenté à la reine régente pour la paix. Paris, Guillaume et Jean-Baptiste Loyson, 1649, 8 pages. Signé S. D. N. (Suzanne de Nervèze). Suzanne de Nervèze était, à ce que je crois, sœur de À. de Nervèze, qui a partagé pendant quelque temps avec des Yveteaux le sceptre des ruelles, et qui, par sa Lettre écrite à M. le prince, en 1614, s’est acquis un juste renom de noble indépendance. Un pamphlétaire de la Fronde (/a Vérité de ce qui s’est' passé à Paris dans trois fâcheuses rencontres, etc.) a dit encore de l’auteur de la Lettre du bourgeais désintéressé : « 11 fait le Nervéze, et manie son épée au soleil pour donner dans la vue. » Tous les libellistes s’accordent à dire que Suzanne de Nervèze était dans la plus profonde misère. L’auteur de la Fourberie décou- verte lui adresse ces quatre vers : « Et toi, Nervèze damaiselle, Qui te vante d’être pucelle, Quoiqu’aussi vieille que Gournay, As-tu chez toi un bon diné ? » Je lis dans la Prise du bagage, meubles et cabinet de Mazarin, ete.: « Îtem, des panégyriques de son Éminence par une demoiselle qui n’a pas beaucoup de pain cuit, et qui a fait vœu d’instituer en ce royaume un collége de vestales qui chanteront, jour et nuit, quel- que ballade de Marot en faveur du bonnet rouge, et qui compose- ront des éloges en style de Nervèze, quoique ce style ne soit plus de saison. » Enfin Mazarin dit dans le Mazarin portant la hotte : « J’estime même que Nervèze, Qui n’est pas des plus à son aise, Quoiqu’elle ait de moi pension , Témoigneroit sa passton Contre moi qué personne n’aime. » La pension de Mazarin ne suffisait pas aux besoms de la pauvre fille ; car, dans le Discours héroïgue, Suzanne de Nervèze demande en quelque sorte l’aumône à la reine. « Donnez, lui dit-elle, quel- qu’allègement à mes souffrances. » Et, dans la Réception du. roi d'Angleterre à Saint-Germain, elle écrit à Charles IL: « Pavoue qu’une naissance illustre, non plus qu’une fortune écervelée, ne m’ont pas rendue considérable dans le siècle; mais pour tromper mon mauvais sort, je prendrai même son inimitié pour une preuve de ma valeur ; et en qualité de persécutée des horreurs de la vie, j'offrirai à Votre Majesté, de la part de la France, ses passions et son zèle. » Suzanne de Nervèze à bçcaucoup ferit ; et toujours elle a mérité cette lonange que lui donne Naudé , « qu’elle a fait paroître plus de .bonté et de moralité que d’aigreur dans plus d’une quinzaine de pièces, qui sont de son invention. » Page 8 du Mascurat. Faut-il prendre à la lettre cette expression : Plus d’une quir- zaine de piêces? je ne sais. Toujours est-il que j'ai rencontré, de Suzanne de Nervèze, justement quinze pamphlets, qui sont, outre le Discours héroïque , 1. Le Plus heureux jour de l’année par le retour de Leurs Majestés , etc.; 2. La Lettre d’une bourgeoise de la paroisse Saint-Eustache ; 3. La Monarchie affligée ; . Le Rieur de la cour aux bouffons satyriques ; B. Les Souhaits accomplis ; 6. La Let- tre d’une religieuse présentée au roi; 1. La Réception du roi d’An- gleterre à Saint-Germain ; 8. Le Panégyrique royal; 9. Lettre de consolation à la reine d’Angleterre sur la mort du roi son mari, et ses dernières paroles ; 10. Lettre de consolation au duc de Venta- dour, etc. ; 11. Le Legs royal, ete. ; 12. La France triomphante sur tous les Etats ct Empires du monde, etc,; 13. Le Te Deum des dames de la cour; 14. le Discours panégyrique au duc d’Orléans. Suzanne de Nervèze écrivait encore en 1655; car je lis dans la 21° Épitre burlesque (continuateurs anonymes de Scarron ) : ’' J, - - « : = « J’aurois bien, dès le jour de Mars, % ÆW Larn- C rre Donné ces vers fort peu gaillards ; Mais la divine de Nervèze, ‘ Cn I“° e P’ “ À dame Pallas n’en déplaise, — b 2 y A Savante plus qu’elle cent fois, » 1 - n°- 76 A, depuis des jours plus de trois, —s Tenu la presse Lesseline Sur maint ouvrage d’œuvre fine, “ Qui doît être présenté ÀA l’une et l’autre Majesté. » Je la trouve, enfin, portée sur le testament du cardimal Mazarin pour une pension de quatre cents livres; ce qui prouve qu’elle vivait encore en 1663. Quel âge devait-elle donc avoir puisque, déjà en 1650, elle était ausst vicille que Gournayr®
1125Discours important sur l’autorité des ministres et l’obéissance des sujets, faisant voir 1° que les ecclésiastiques qui flattent les consciences des grands, sont les sources de tous les maux des États; 2° que tous les ordres sont abligés, en conscience, de résister à la tyrannie des ministres; 3° qu’aucunes impositions ne peuvent être faites que du consentement des peuples; 4° que l’obéissance n’est due qu’aux justes; c'est pour cela qu’elle doit être raisonnable, et non pas aveugle1652Paris141125. Discours important sur l’autorité des ministres et l’obéissance des sujets, faisant voir 1° que les ccclé- siastiques qui flattent les consciences des grands, sont les sources de tous les maux des États ; 2° que tous les ordres sont abligés, en conscience, de résister à la tyrannie des ministres ; 3° qu’aucunes impositions ne peuvent être faites que du consentement des peuples ; 4° que l’obéissance n’est due qu’aux justes ; c'est pour cela qu’elle doit être raisonnable, et non pas aveugle. Paris, 1652, 14 pages. Dubosc Montandre.
1126Discours important sur le gouvernement de ce royaume, dédié à la reine régente.1649Paris141126. Discours important sur le gouvernement de ce royaume, dédié à la reine régente. Paris, veuve Mus- nier, 1649, 14 pages. Quelques détails qui ne sont pas sans intérêt, sur les formes du gouvernement.
1127Discours libre et véritable sur la conduite de monsieur le Prince et de monseigneur le coadjuteur.1651Sans Lieu241127. Discours libre et véritable sur la conduite de monsieur le Prince et de monseigneur le coadjuteur. (S. 1.), 1651, 24 pages. Publié en réponse aux Motifs de la retraite de M. le Prince. C’est apparemment le pamphlet que « Caumartin mit et estendit sur le mestier, que le cardinal de Retz broda de toutes les cou- leurs les plus revenantes à ceux à qui il les faisoit voir, » p. 257 des Mémoires, Coll. Michaud. Voici en effet une parole qui est certes du cardinal : « Il s’élèvera autant de rois qu’il y aura de grands qui auront peur. » « *Le cardinal de Retz qui avait dicté le pamphlet à Caumartin, dit qu’il réussit pleinement dans ses desseins. Je le crois; car l’at- taque contre M. le prince était vigoureuse ; et on put ne pas voir alors combien la défense était faible. Caumartin serait également auteur de la Letére de M. le prince e Conty, écrite au roi sur son voyage de Berry.
1128Discours montrant combien les partisans et financiers ont toujours été odieux, ensemble la vie et fin tragique de leur patron.1649Paris81128. Discours montrant combien les partisans et finan- ciers ont toujours été odieux, ensemble la vie et fin tragique de leur patron. Partis, Nicolas de La Vigne, ; 4649, 8 pages. ° « Les 1‘ic_hcs bourgeois et les marchands faisoient expresses défenses ct inhibitions à leurs enfants, par testament, de jamais contracter alliance, ou de se marier avec ceux qui auroient eu le maniement des finances. » « Celui qui a mangé de l’oie du roi, quoiqu’il soit cent ans après, doit en rendre les plumes. » Tout le reste ne vaut rien.
1129Discours ou Entretien d’un bourgeois de Papis (sic) avec un gentilhomme mazarin.1652Sans Lieu81129. Discours ou Entretien d’un bourgeois de Papis (sic) avec un gentilhomme mazarin. (S. 1.), 1652, 8 pages.
1130Discours ou Entretien familier de deux amis se rencontrant sur le pavé de Paris, touchant les affaires de ce temps.1649Paris81130. Discours ou Entretien familier de deux amis se rencontrant sur le pavé de Paris, touchant les affaires de ce temps. Paris, Claude Morlot, 1649, 8 pages. Les députés du Parlement étaient partis, le matin, pour Ruel. Très-respectueux envers la reine, I} n’est pas inutile d’en faire la remarque, à propos d’un libelle sorti des presses de Morlot; mais c'est tout ce qu’on en peut dire.
1131Discours ou Raisonnement sur la lettre de monsieur le Prince, écrite au roi (contre Servien, de Lyonne et Le Tellier).1651Sans Lieu141131. Discours ou Raisonnement sur la lettre de mon- sieur le Prince, écrite au rot (contre Servien, de Lyonne et Le Tellier). (S. ., 1651), 14 pages.
1132Discours panégyrique à monseigneur le duc d’Orléans, oncle unique du roy.1649Paris71132. Discours panégyrique à monseigneur le duc d’Orléans, oncle unique du roy. Paris, Jean Pétrinal, 1649, 7 pages.
1133Discours politique à monseigneur le prince de Condé.Sans DateSans Lieu61133. Discours politique à monseigneur le prince de Condé. (S. |. n. d.), 6 pages.
1134Discours politique aux vrais ministres d’État.1649Paris71134. Discours politique aux vrais ministres d’État. Paris, Pierre du Pont, 1649, 7 pages.
1135Discours politique contenant l'intrigue de la cour on l’Intérêt du cardinal Mazarin dans son retour.1652Paris71135, Discours politique contenant l'intrigue de la cour on l’Intérêt du cardinal Mazarin dans son retour. Paris , Jacob Chevalier, 1652, 7 pages. OÙ bue*
1136Discours politique sur le tort que le roi fait à Son autorité, en ne faisant point exécuter les déclarations contré le cardinal Mazarin, et l'avantage que cela donne à ses sujets1652Bordeaux141136. Discours politique sur le tort que le roi fait à Son autorité, en ne faisant point exécuter les déclarations contré le tardinal Mazarin , -et l'avantage que cela donne à ses sujets. Jouxte la copie imprimée à Bor- deaux, 1652, 14 pages. Le cardinal Mazarin venait de rentrer en France. L’auteur gour- mande fort les Parisiens, qui ne s’agitent, dit-il, que quaud on leur dispute le paîn. ' Cela a été imprimé très-certainement à Paris; et le nom de Bordeaux n’est écrit au titre que pour dérouter le lieutenant civil.
1137Discours politique sur un placard, affiché dans toute la Guyenne par ordre de monsieur le Prince, du 23 février 1652.1652Paris81137. Discours politique sur un placard, affiché dans toute la Guyenne par ordre de monsieur le Prince, du 23 février 1652. Paris , Nicolas Vivenet (sic), 1652, 8 pages. Il ne faut voir que le placard qui se trouve à la fin du pamphlet, et dont le but était d’assurer la rentrée des deniers décimes de la généralité, destinés au payement des rentiers de l’Hôtel de Ville de Paris et des gages des officiers.
1138Discours pour disposer toute la cour a bien faire Pâques.1649Paris121138. Discours pour disposer toute la cour a bien faire Pâques. Paris, 1649, 12 pages. Réflexions pieuses.
1139Discours prononcé, en présence du roi, par le sieur Fournier, président en l’élection et premier échevin de la ville de Paris, l’un des députés d’icelle vers Sa Majesté, le 8ᵉ jour de janvier 1649.1649Paris71139. Discours prononcé, en présence du roi, par le sieur Fournier, président en l’élection et premier échevin de la ville de Paris, l’un des députés d’icelle vers Sa Majesté, le 8° jour de janvier 1649. Paris, P. Rocolet, 1649, 7 pages. On sait que la reine répondit au sieur Fournier « qu’elle aimoit le peuple de Paris, ne lui vouloit point de mal ; que, le Parlement obéissant, elle retourneroit et rameneroit le toi à Paris; que, le Parlement sortant par une porte, elle entreroit par l’autre. » . Le sieur Fournier paraît avoir été l’orateur de la ville ; car ce fut encore lui qui porta la parole devant le roi à l'occasion de la majorité. Voir la Harangue faite au roï par M. Fournier, etc.
1140Discours prophétique contenant quarante quatre anagrammes,sur le nom de Jules Mazarin.1649Paris71140. Discours prophétique contenant quararite quatre anaägramimes ,sur le nom de Jules Mazarin. Paris, Arnould Cottinet , 1649, 7 pages. Il n’y à qu’à répéter le mot de Naudé, page 230 du Mascurat : « Ces anagrammes arrangent Mazarin d’une étrange façon. »
1141Discours prophétique sur la naissance de monseigneur le Prince (due de Valois).1650Paris81141. Discours prophétique sur la naissance de monsei- gneur le Prince (due de Palois). Paris, Denys Pellé, 1650, B pages. Signé P. B. E. (Paul Boyer, écuyer?)
1142Discours que le roi et la reine régente, assistés de monseigneur le duc d’Orléans, des princes, ducs, pairs, officiers de la couronne et grands du royaume, ont fait lire, en leurs présences, aux députés du parlement, chambre des Comptes, cour des Aydes et corps de ville de Paris, au sujet de la résolution qu’ils ont prise de l’éloignement, pour toujours, du cardinal Mazarin hors du royaume, et sur la conduite présente de monsieur le prince de Condé, le 17ᵉ jour d’août 1651.1651Paris81142. Discours que le roi et la reine régente, assistés de monseigneur le duc d’Orléans, des princes, ducs, pairs, officiers de la couronne et grands du royaume, ont fait lire, en leurs présences, aux députés du parle- ment, chambre des Comptes , cour des Aydes et corps de ville de Paris, au sujet de la résolution qu’ils ont prise de l’éloignement, pour toujours, du cardinal Ma- zarin hors du royaume, et sur la conduite présente de monsieur le prince de Condé, le 17° jour d’août 1651. Paris, par les imprimeurs et libraires ordi- naires du roi, 1651, 8 pages. Î y en a une édition de Rouen jouxte la copie imprimée a Paris, 7 pages. Cette pièce est donnée textuellement, sous lemême titre, dans le Journal du Parlement, et dans les Mémoires de madame de Motte- ville, page 407, coll. Michaud. On peut voir dans les Mémoires du cardinal de Retz, page 294 comment, écrite par le président de Bellièvre sous la dictée de Châ- teauneuf, adoucie par le conseil du coadjuteur, elle fut portée au premier président Molé, qui y trouva trop de vinaigre et y mit du sel. Madame de Motieville, dont le récitne s’écarte pas trop de celui du cardinal de Retz, dit que « Molé l’approuva, et qu’il y corrigéa même quelque chose qu’il jugea ne pas être selon l’ordre ; » ce qui est beaucoup plus vraisemblable. Elle ajoute que le Déscours fut communiqué au duc d’Orléans dans l’oratoire de la reime, la veille du jour où il fut envoyé au Parlement, et que ce prince y corrigea deux articles qui ne pouvoient pas être prouvés contre le prince de Condé. »
1143Discours sommaire de la vie du cardinal Mazarin.1652Sans Lieu201143. Discours sommaire de la vie du cardinal Mazarin. (S. 1.), 1652, 20 pages. Il peut avoir été imprimé en 1652 ; mais il ne va pas au delà de la majorité du roi, septembre 1651 . C’est la Fronde qui l’adresse à Messieurs composant les Etats généraux.
1144Discours sur ce qui est arrivé dans l’église de Paris, après la sortie de monsieur le cardinal de Retz de Nantes, avec la décision de la question si le Chapitre de Paris a pu prendre la jurisdiction, et nommer des grands vicaires.1654Paris161144. Discours sur ce qui est arrivé dans l’église de Paris, après la sortie de monsieur le cardinal de Retz de Nantes, avec la décision de la question si le Cha- pitre de Paris a pu prendre la jurisdiction, et nommer des grands vicaires. Paris, 1654, 16 pages.
1145Discours sur l’entrevue du cardinal Mazarin et de monsieur d’Hocquincourt, gouverneur de Péronne.1649Sans Lieu151145. Discours sur l’entrevue du cardinal Mazarin et de monsieur d’Hocquincourt, gouverneur de Pé- ronne. (S. |.), 1649, 15 pages. Bonne pièce, à qui il ne manque que d’être rare. La cour était à Amiens ; et le siége de Cambray avait été levé. Si nous en croyons madame de Motteville, le cardinal voulait seu- lement se raccommoder avec d’Hocquincourt; et il ne songeait pas à lui enlever sa place. Le voyage réussit plemement. « Que tous les François cessent donc de crier que les princes remettent, dans leurs maisons, les puissances de celles d’Orléans et de Bourgogne ; qu’ils veulent faire passer leurs gouvernements à leur postérité, et les rendre biens patrimoniaux de leurs familles. »
1146Discours sur la conduite et sur l'emprisonnement de monsieur le cardinal de Retz.1653Sans Lieu481146. Discours sur la conduite et sur l'emprisonne- ment de monsieur le cardinal de Retz. (S. 1., 1653), 48 pages. « Les grands se jettent dans l’Église pour soutenir leur gran- deur par l’Église ; mais il se jette dans l’Église par le pur mouve- ment de celui qui fait les vocations légitimes. » On peut juger du reste.
1147Discours sur la députation du parlement à M. le prince de Condé.1649Sans Lieu111147. Discours sur la députation du parlement à M. le prince de Condé. (S. 1., 1649), 11 pages. Un des pamnphilets les plus hardis et les plus insolents de toute la Fronde, mais non les plus rares. Je ne sais qui y est le plus maltraité, du Parlement ou du prince, qui est pourtant qualifié « de monstre né pour la ruine et la désolation de son pays. » Voici un passage bien remarquable : « Le temps viendra, sans doute, que vous aurez besoin de réclamer la protection du Parle- ment, que vous avez voulu opprimer… Ce sera lorsque vous implo- rerez en vain l’ordonnance de la sûreté publique, que vous avez violée ; et ce peuple innocent, que vous avez voulu faire périr par la faim, se rira de votre disgrâce et écoutera avec joie, ou tout au moins avec indifférence, la nouvelle de votre prison et le traite- ment rigoureux que l’on vous fera ressentir. » On sait que la prophétie fut pleinement accomplie quelques mois après. C’est de ce pamphlet qu’Omer Talon dit, page 359 de ses Mémoi- res, coll. Michaud : « Contre laquelle députation il y eut un libelle injurieux, qui fut imprimé ; de l’impression duquel un particulier ayant été accusé, faute de preuve ou autrement, ce particulier ne fut pas condamné, ni au Châtelet, ni au Parlement. » Le particulier accusé était Bernard de Bautru, avocat au . conseil privé. J'aurat à parler de son procès, quand viendra le Factum qu’il a publié pour sa défense ; et je signalerai les erreurs que Mailly a commises en ce qui le concerne, page 611 de son deuxième volume. Mailly a, d’ailleurs, raison de dire que le Discours « ne pouvoit partir que de la main du plus déterminé frondeur, et qu’il étoit aussi injurieux à Condé qu’au Parlement. » L’auteur s’appelait Portail ; il était conseiller au Parlement. De la cabale du cardinal de Retz, il fut décrété de prise de corps, avec le marquis de Laboulaye, dans l’affaire de l’assassinat du prince de Condé. C’est lui qui écrivit la Défense du coadjuteur dans la guerre de pamphlets par laquelle se termina la retraite fameuse de ce prélat. Le cardinal de Retz, dans ses Memotres, page 258 , coll. Michaud, l’appelle un habile homme ; et il dit que la Défense du coadjuteur* est d’une très-grande éloquence. Je ne la connais que par ce passage des Mémoires. L’auteur du Caprice sur l’état présent de Paris, qui n’était pas de la Fronde, il est vrai, nous a laissé, de Portail, un portrait repoussant : « Ce bouc pourri, puant comme unail, Ce visage fait à l’antique, Où la barbe fait un émail D’une rougeur sudorifique. » C’est J. Boucher qui a imprime le Discours. Plus alerte que Bautru, il avait pris la fuite dès qu’avaient commencé les poursui- tes du procureur du roi.
1148Discours sur la sûreté demandée par madame la Princesse, à messieurs du Parlement, contre le cardinal Mazarin.1650Sans Lieu141148. Discours sur la sûreté demandée par madame la Princesse, à messieurs du Parlement, contre le cardinal Mazarin. (S. 1., 1650), 14 pages.
1149Discours sur le gouvernement de la reine, depuis sa régence.1649Paris81149. Discours sur le gouvernement de la reine, depuis sa régence. Paris, Claude Hulpeau, 1649, 8 pages. Après la paix de Saint-Germain, mais avant le retour du voi. « Ils ne demandent la paix sur la terre que pour faire la guerre au ciel. » « « Les uns parlent ou écrivent parce qu’ils n'ont point de part au gouvernement du royaume ; les autres, par une mauvaise inclina- tion, et parce qu’ils ne trouvent bien que ce qu’ils font. Il y en a qui tirent de l’argent de leurs écrits , et quelques autres qui ne savent pourquoi ils font du bruit. » Ce Discours mériterait d’être recherché, quand même il serait moins rare.
1150Discours sur le sujet des défiances de monsieur le Prince, qui l’ont obligé de se retirer à Saint-Maur.1651Paris241150. Discours sur le sujet des défiances de monsieur le Prince, qui l’ont obligé de se retirer à Saint-Maur. Paris , 1651, 24 pages.
1151Discours sur plusieurs points cachés et importants de l’État, touchant la nouvelle conduite du cardinal Mazarin, découvert (sic) au roi par un page de la reine, pendant le séjour de Pontoise, et du depuis envoyé par écrit, à Paris, à un des es plus intimes amis.1652Paris241151. Discours sur plusieurs points cachés ct importants de l’État, touchant la nouvelle conduite du cardinal Mazarin, découvert (sic) au roi par un page de la reine, pendant le séjour de Pontoise, et du depuis envoyé par écrit, à Paris, à un deses plus intimes amis. Paris, 1652, 24 pages. Plus rare que curieux.
1152Discours véritable d’un seigneur à son fils, qui vouloit suivre le parti de Mazarin.1649Paris81152. Discours véritable d’un seigneur à son fils, qui vouloit suivre le parti de Mazarin. Paris, Arnould Cottinet, 1649, 8 pages.
1153Discours véritable sur le gouvernement de l’État, où l’on voit les ruses et les trahisons desquelles le cardinal Mazarin s’est servi, pour se rendre nécessaire auprès de Leurs Majestés.1649Sans Lieu321153. Discours véritable sur le gouvernement de l’État, où l’on voit les ruses et les trahisons desquelles le cardinal Mazarin s’est servi, pour se rendre nécessaire auprès de Leurs Majestés. Sans Lieu, 1649, 32 pages. C’est une des premières pièces de la Fronde, mais non des meil- leures.
1154Discussion (la) des quatre controverses politiques : 1° si la puissance du roi est de droit divin, et si elle est absolues; 2° si les rois sont pardessus les lois; 3° si les peuples ou états généraux ont pouvoir de régler leur puissance; 4° si, dans l’état où se trouvent maintenant les affaires, on peut faire un régent ou lieutenant pour le roi.1652Sans Lieu241154. Discussion (la) des quatre controverses politiques : 1° si la puissance du roi est de droit divin, et si elle est absolues Z° si les rois sont pardessus les lois ; 3° si les peuples ou états généraux ont pouvoir de régler leur puissance ; 4° si, dans l’état où se trouvent maintenant les affaires, on peut faire un régent ou lieutenant pour le roi. (S. 1., 1652), 24 pages. Voici les décistons de l’auteur : La puissance des rois est de droit divin naturel, et non positif. Flle est absolue en ce sens qu’elle ne dépend d’aucune autre ; mais elle doit avoir égard au bien public. ; Le roi est supérieur aux lois, mais non pas naturelles ou divines. Deum ama, et fac quod volueris. (Saint Augustin.) Ne touchez au bien et respectez l’honneur de vos sujets. Les états généraux ont le droit de redresser la conduite du roi qui ne tient compte du bien publie , quoique le roi, formaliter, soit au-dessus du peuple. On ne peut faire de régent ou lieutenant pour le roi que dans trois cas : minorité, maladie mentale ou absence. Cependant il est permis de proclamer la lieutenance générale du duc d’Orléans ! Cette Discussion est donc de 1652, au mois de juillet. Mailly qui la cite, dans la note de la page 60 de son Ve volume, l’avait évi- demment mal lue, puisqu’il dit que l’auteur résout les deux der- nières questions par la négative.
1155Disgrâce (la) de Mazarin, avec ses préparatifs à une honteuse fuite.1652Paris81155. Disgrâce (la) de Mazarin, avec ses préparatifs à une honteuse fuite. LÊF. Paris, 1652, 8 pages. Il n’est pas, le moins du monde, question de disgrâce; mais l’au- teur demande, à grands renforts d’injures, un Brutus ou un Vitry pour tuer Mazarin.
1156Disgrâce (la) du cardinal Mazarin, arrivée depuis la conférence de Ruel.1649Paris81156. Disgrâce (la) du cardinal Mazarin, arrivée depuis la conférence de Ruel. Paris, veuve André Musnier, 1649, 8 pages. ‘ Les courtisans paraissaient devant Mazarin le chapeau sur la tête et commençaient à l’appeler monsieur.
1157Disgrâce (la) du courtisan ou la Bouffonnerie fortunée.1649Sans Lieu61157. Disgrâce (la) du courtisan ou la Bouffonnerie fortunée. (S. 1.), 1649, 6 pages. Signé : le Courtisan inconnu.
1158Disgrâce (la) du maréchal de Turenne, avec les motifs de sa retraite, ou les justes raisons qui l’ont obligé de quitter le commandement de l’armée Mazarine.1652Paris81158. Disgrâce (la) du maréchal de Turenne, avec les motifs de sa retraite, ou les justes raisons qui l’ont obligé de quitter le commandement de l’armée Maza- rine. Paris, S. Le Porteur, 1652, 8 pages. Il fallait que ce mensonge füt de nature à produire un grand effet sur les Parisiens, puisqu’il fait le sujet d’un autre libelle inti- tulé : Kelation véritable de ce qui s’est passé à Pontoise en la disgrâce du maréchal de Turenne , etc. Il avait probablement pour prétexte le bruit qui s’était répandu , que Mazarin avait été mécontent du maréchal au combat du faubourg Saint-Antoine.
1159Divers arrêts de la cour de parlement, tant sur la venue ce l’héraut (sic), procès du chevalier de La Valette, qu’autres affaires, des 12, 13, 15 et 16 février 1649.1649Paris71159. Divers arrêts de la cour de parlement, tant sur la venue ce l’héraut (src), procès du chevalier de La Valette, qu’autres affaires, des 12, 13, 15 et 16 février 1649. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1649, 7 pages. Le 13, arrêt pour procéder à l’interrogatoire du chevalier; le 15, arrét qui ordonne la continuation des poursuites, malgré la lettre du prince de Condé, et qui renvoie cette lettre aux commissaires. Le moine qui était dans le carrosse du chevalier de La Valette , s’appelait Sébastien Larmet, de l’ordre des Récollets. Le 16, arrêt qui défend, aux maires et échevins du ressort, d’obéir à d’autres arrêts et ordres que ceux du Parlement.
1160Diverses pièces de ce qui s'est passé à Saint-Germain-en-Laye, le 23 janvier 1649 et suivants.1649Sans Lieu201160. Diverses pièces de ce qui s'est passé à Saint-Ger- main-en-Laye , le 23 janvier 1649 et suivants. (S. 1., 1649), 20 pages. La première pièce est la déclaration du roi contre les princes, ducs et seigneurs parlementaires. La seconde intitulée : Swite de ce qui s’est passé à Saint-Germain- en-Laye, est la pièce, sans titre ni date, qui commenee par ces mots : « Le roy veut que le Parlement sorte de Paris, etc. » Comme elle avait été publiée dans l’intérét et par l’ordre de la cour, l’éditeur parisien, qui voulait se mettre en règle avec la justice de la Fronde, y a ajouté cette seule ligne : « Par cet écrit, lon peut juger des intentions qu’ont les ennemis du Parlement. » Voir Pièce sans titre ni date, etc.
1161Diverses pièces sur les colomnes (sic) et piliers des maltôtiers, et les vingt rimes sur leur patriarche.1649Paris81161. Diverses pièces sur les colomnes (sic) et piliers des maltôtiers, ct les vingt rimes sur leur patriarche. Paris, Jacques Guillery, 1649, 8 pages. | Douze pièces assez médiocres : épigramme, rondeau, etc.…. La première est celle qui est appelée au titre : les Vingt rimes sur le patriarche des maltôtiers. C’est peut-être la meilleure ; mais ici elle à vingt et une rimes; et elle est remplie de fautes typographiques. Jen ai rencontré, à la bibliothèque de Sainte-Geneviève, une copie manuscrite, qui ne compte que vingt vers, et dont le texte est correct. J’ai vu que, si elle n’a pas trois rimes qui sont dans Pim primé, elle en a, en revanche, deux qui n’y sont pas. Celles-m for- ment justement le début de la pièce : « Dedans le Parlement, cet homme que l’on hue , Qui d’un lieu sacrosaint à fait nne cohue.….» Les vers ajoutés dans l’imprimé, sont, après le 17° : « De son abaissement, sa fortune est venue : Sa seule lâcheté l'a toujours maintenue ; On sait par quels ressorts ce colvsse remue ; » et après le 19° : « Son nom se trouye cher au milieu de la rue ; La voie de la vertu il n’a jamais conaue, » Quant aux fautes typographiques , je n’en signalerai que deux. Le 3° vers est imprimé de la manière suivante : « Il est doux à seller ; il ne mord, ni ne rue. » le manuserit porte : « il est douæ au sceller… On va savoir, tout à l’heure, pourquoi cette dernière lecon est préférable. On a pu remarquer plus haut que le 19° vers n’a pas de sens; mais c’est que, dans l’imprimé, le mot chera été substitué au mot écrit. Il s’agit du chancelier Séguier, qui avait été intéressé dans le parti des boues , et qui y avait gagné, dit je ne sais plus quel pam- phlétaire, dix-neuf cent mille livres de rente ! « Son nom se trouve écrit au milieu de la rue. » La pièce intitulée : Sur Je bonhomme d’Hémery, se retrouve dans POrigine des partisans, etc. ; et le sonnet sur les écuries de Maza- rin, dans l’Oygnon, etc.
1162Divertissements(les) du carnaval, ou Ode bachique sur l’éloignement du cardinal Mazarin et le prochain retour des princes.1651Paris71162. Divertissements(les) ducarnaval, ou Ode bach:que sur l’éloignement du cardinal Mazarin et le prochain retour des princes. Paris, 1651, 7 pages. Signe C. C. On avait. . .. . . « des verres à la fronde Façonnés en nid d’Alcyon. » Il y en a une autre édition, intitulée : Ode bachique , etc. ; et Sautereau de Marsy l’a reproduite dans son Nouveau stècle de Louis XIF, t. 1, p. 292.
1163Divine révélation, arrivée à un bon religieux, du retour de la paix.1649Paris71163. Divine révélation, arrivée à un bon religieux, du retour de la paix. Paris, 1649, T pages.
1164Divines (les) révélations et promesses faites à saint Denys, patron de la France, et à sainte Geneviève, patronne de Paris, en faveur des François contre le tyran Mazarin, apportées du ciel en terre par l’archange saint Michel.1649Paris81164. Divines (les) révélations el promesses faites à saint Denys, patron de la France, et à sainte Geneviève , patronne de Paris, en faveur des François contre le tyran Mazarin, apportées du ciel en terre par l’archange saint Mmhel Paru Claude Boudeville, 1649, 8 pages. Les révélations ont été posées sur le grand autel de Saint-Denys et celui de Sainte-Geneviève , où on les a trouvées, écrites en let- tres d’or sur un papier merveilleux, de couleur azurée, qui disparut au moment qu’on en eut fait des copies. À leur insignifiance, il faut soupçonner les copistes d’infidélité.
1165Divins (les) articles de la paix générale.1649Paris161165. Divins (les) articles de la paiigénérale. Paris, veuve Jean Remy, 1649, 16 pages. Gloses sur quelques paroles des psaumes, divisées en dix articles.
1166Doctrine catholique et véritable de M. Mercier, touchant l'observation du carême, et les motifs pourquoi monseigneur l'archevêque a permis l'usage de la viande.1649Paris71166. Doctrine catholique et véritable de M. Mercier, touchant l’observation du carême, et les motifs pour- quoi monseigneur l'archevêque a permis l'usage de la viande. Paris, Claude Boudeville, 1649, 7 pages. Ce M. Mercier est un pauvre écrivain. J'ai vu de lui sept autres pièces, et peut-être huit : 1° Le Trône royal et magnifique de Louis XIW ; 2° le Panégyräçuè royal de Louis XIF ; 8°le Panégyrique à l’honneur du roï, etc.; 4° la Lettre d’État de M. Mercier, envoyée à la reine; B° le Paralièle du duc de Beaufort avec le roi David ; 6° le Trtomphe de la paix ; T° la France prosternée aux pieds de la Vierge. Est-ce le même auteur que Mercier de Poissy? dans ce cas il faudrait ajouter la Letére du sieur Cermier de Sypois au dùc Œ'Or- léans, etc. ' Les pamphilets de Mercier n’ont aucune valeur, ni politique, ni littéraire. Dans le Parégyrique à l’honneur du roi, il déclame con- tre les flatteurs; et il appelle Louis XIV un chef-d’œuvre de la nature! Il fait, de Mécène un conseiller d’Alexandre, et'd’Anacréon, un politique. Pour le dire en passant , tes deux lourdes bévues doivent apparemment lé distirnguer de Mercier de Poissy qui était sous-principal au collége de Navarre. Dans le Parallèle du dc de Beaufort avec le roi Dasid; Àl demände pardon au roi des halles de lc comparer à un berger. ‘A 109 Il y a pourtant de ces pamphlets qui ne sont pas communs, par exemple la Doctrine catholique.
1167Doctrine (la) chrétienne des bons François.1652Paris71167. Doctrine (la) chrétienne des bons François. Paris, N. D., dit Gassion, 1652, 7 pages. Mazarin venait de rentrer en France avec l’armée commandée par le maréchal d’Hocquincourt. L'auteur, qui est bon royaliste pourtant, dit que celui qui le tuera n’encourra pas l’infamie du meurtrier, qu’il sera le libérateur de la patrie! « Quand l’État ou la République ( par ces termes , j'entends les gens de bien) est en danger, pour lors le roi peut et doit disposer des corps et des biens des particuliers pour Pen retirer. Hors ces cas et faits, les corps ni les biens ne sont point au roi. » Remarquable et peu commune. -
1168Dæmon Julii Mazarini in Gallos, ad lectores : «Hic Mazarinus adest ; sed qualem creditis ! ô si Vota mihi cedant , sic Mazarinus eris !»1649Sans Lieu321168. Dæmon Julii Mazarini in Gallos, ad lectores : a Hic Mazarinus adest ; sed qualem creditis ! 6 si Vota mihi cedant , sic Mazarinus eris !» Parisiis, apud viduam Theod. Pépingué et Steph. Mau- croy, 1649, 32 pages. C’est un recueil de vers latins sur les barricades, sur Broussel et Servin, sur l’enlèvement du roi, sur Mazarin, sur ses nièces, etc. « Intolerabilius nihil est quàm fœmina regnans , © Lege carens omni, dùm furit imperio. » ‘ 2° pièce, « Tres tibi sunt neptes, damnat quas fama puellas : Non credo; ast verum dicere posse velim. » . M. Oettingen, dans ses Archives historiques, attribue ces vers, je ne sais sur quel fondement, à un certain J. Albert dont il ne donne d’ailleurs que le nom.
1169Doléances (les) de la noblesse de Provence au roi.1651Sans Lieu111169. Doléances (les) de la noblesse de Provence au roi, (S..l. , 1651), 11 pages. Rare. Pour le comte d’Alais. » fi «00045 La noblesse accuse le Parlement de républicanisme. « I! a loué les Anglois, dit-elle, d’avoir aboli la royauté. » Ce pamphlet a paru egalement sous le titre de les Plaintes de la noblesse de Provence: etc. ; on l’a combattu par la Réponse du fidéle Procencal, ete. joH
1170Donjon (le) du droit naturel divin contre toutes les attaques des ennemis de Dieu et de ses peuples, donnant la camusade au très-illustre grammairien de Samothrace. « Revelatur ira Dei de cælo super omnem impietatem « et injustitiam hominum eorum qui veritatem Dei « in injustitiâ detinent. » AD ROM., cap. I, vers. 18.1649Paris121170. Donjon (le) du droit naturel divin contre toutes les attaques des ennemis de Dieu et de ses peuples, donnant la camusade au très-illustre grammairien de Samothrace. « Revelatur ira Dei de cælo, super omnem impietatem « et injustitiam hominum eorum qui veritatem Dei « in injustitiâ detinent. » An Rom., cap. 1, vers. 18. Paris, 1649, 12 pages. Voir la Lettre d’avis à MM. du Parlement, écrite par un provin- czal.
1171Donneur (le) d'avis aux partisans, sortant du cabinet des idées.1649Paris101171. Donneur (le) d'avis aux partisans, sortant du cabinet des idées. Paris, 1649, 40 pages. Signé L. G.
1172Donnez-vous (le) de garde du temps qui court.1652Paris111172. Donnez-vous (le) de garde du temps qui court. Paris , 1652, 11 pages. Réimpression d’un pamphlet publié sous le même titre, s. 1. n. d. {environ 1615).
1173Douceurs (les) de la paix et les horreurs de la guerre.1649Paris111173. Douceurs (les) de la paix et les horreurs de la guerre. Paris, Claude Huot, 1649, 11 pages.
1174Doux (les) entretiens d’un caporal de la ville, étant en garde, en vers burlesques.1649Paris81174. Doux (les) entretiens d’un caporal de laville, étant en garde, en vers burlesques. Paris, Pierre Targa, 1649, 8 pages. C’est une satire de la milice bourgeoise qui pourrait être plus spirituelle. « La justice et les généraux VQ"""C Ont tant fait que la paix est faite. » =
1175Duc (le) de Beaufort aux bons bourgeois de Paris.(s.d.)Sans Lieu71175. Duc (le) de Beaufort aux bons bourgeois de Paris. Cinquième affiche. Le 30 juillet 1651 . Pendant cette maladie du duc de Beaufort, qui causa tant d’émo- tion dans Paris, et que Ja populace attribuait à un empoisonne- ment. Le duc cautionne le prince de Condé auprès des Parisiens ; et il laisse entendre qu’il aurait bien pu être empoisonné ! Cette affiche a été publiée en pamphlet, dans le même temps, sous le même titre, s. 1. n. d., 7 pages. Elle n’en est pas plus com- mune.
1176Duel (le) de M. le duc de Beaufort justifié par l'innocence de ses moeurs, par le succès de ses armes, et par sa fidélité incorruptible envers les bourgeois de Paris, avec le parallèle de ses actions et de celles du coadjuteur, pour servir de preuve à ses (sic) trois raisonnements.1652Paris321176. Duel (le) de M. le duc de Beaufort justifié par l’innocence de ses mœurs, par le succès de ses armes, et par sa fidélité incorruptible envers les bourgeois de Paris, avec le parallèle de ses actions et de celles du coadjuteur, pour servir de preuve à ses (sie) trois raisonnements. Paris, 1652, 32 pages. Très-pauvre pamphlet, où je ne vois de neuf qu’une anecdote, qui est un odieux mensonge : « Si le duc de Beaufort a été mis à la Bastille, c’est qu’il avoit vu Mazarin dans la chambre de la reine, assis sur une chaise dans la ruelle du lit, et qu’il avoit entendu ses discours amoureux… »
1177Échelle (l’) des partisans, en vers burlesques.1649Sans Lieu151177. Échelle (l’) des partisans, en vers burlesques. (S. 1.), 1649, 15 pages. S On y trouve une trentaine de vers assez bien tournes. « Les parchemins et les papiers Sont rendus vieux par artifice. On les enfume , et on les plice (sie) ; On les casse bien proprement, Pour en faire un beau monument De vieillerie et d’antiquaille. » Il a paru,en K6:i , une contrefaçon de l’Échelle, sous le titre de Réponse au Catéchisme des partisanse .
1178Écho de la France troublée par le déguisé Mazarin, représenté par la figure d’un ours, par le sieur Barroys.1649Paris81178. Écho de la France troublée par le déguisé Maza- rin, représenté par la figure d’un ours, par le sieur Barroys. Paris, Nicolas Vivenay, 1649, 8 pages. Moitié prose , moitié vers ; le tout fort ridicule.
1179Écho (l') du temps, touchant les divers changements de la fortune de Mazarin.1652Paris151179. Écho (l') du temps, touchant les divers change- ments de la fortune de Mazarin. Paris, 1652, 15 pages.
1180Écho (l’) lugubre de la France, avec l’oppression de la ville de Paris, et les ruses du renard sicilien découvertes.1649Paris71180. Écho (l’) lugubre de la France, avec l’oppression de la ville de Paris, et les ruses du renard sicilien découvertes. Paris, Jacques Guillery, 1649, 7 pages.
1181Éclaircissement de quelques difficultés touchant l’administration du cardinal Mazarin. Première partie. Par le sieur de Silhon.1650Parisnan1181. Éclaircissement de quelques difficultés touchant l’administration du cardinal Mazarin. Première partie. Par le sieur de Silhon. Paris, de l’imprimerie royale, 1650, in-folio. On sait que la seconde partie n’a jamais été publiée. « Cet ouvrage, apparemment, aura quelque durée, dit Silhon lui-même dans un placet au roi, que cite l’historien de l’Académie; et il fitun effet considérable sur l’esprit même des plus mal inten- tionnés. » D’accepte ce jugement pour ma part. Le livre de Silhon est écrit froidement , mais non sans une certaine habileté. Il faut bien remarquer, d’ailleurs, qu’il avait le plein assentiment du cardinal Mazarin. XIl en parut, en 1651, deux éditions, l’une jouxte la copie à Paris , etc.…, petit in-12 (Hollande, Elzevier), l’autre à Rouen, par la société, in-4. Elles contiennent toutes deux l’Avis aux Flamens (sic), que Silhon regardait comme une sorte de complément de son livre, et qu’il avait compris dans la première édition. Pai un exemplaire in-folio dans lequel on à conservé deux pages de la première rédaction de l’auteur, qui ont été modifiées avant la publication (car les passages supprimés ne se retrouvent pas dans les deux éditions de Rouen et de Hollande), mais après le tirage. Les corrections semblent de peu d’importance. En voici pourtant une qui mérite peut-être d’être signalée : Silhon avait dit au xxin° chapitre du livre I, page 191 de l’édition ëz-folio : « Cette conquête... (de Piombino et de Portolongone) a affaibli la puis- sance que l’Espagne avoii dans le conclave, pour des considéra- tions qu’il seroit trop long de rapporter ici, et qui se toucheront au doigt aux promotions futures des papes. » Sur le carton il a ajouté : « si cette conquête nous demeure. » Cctte variante pourrait aisé- ment devenir le texte d’un commentaire dont tous les développe- ments sont dans les pamphlets de la Fronde ; mais après avoir longuement disserté, nous trouverions probablement qu’elle a été dictée par la plus vulgaire prevoyance. Il était certes permis de penser qu’à la paix, la France rendrait Portolongone et Piombino, d’autant mieux qu’elle avait de plus utiles conquêtes à garder. Le livre de Silhon a été traduit en latin, et imprimé à la suite de l’Histoire du cardinal de Richelieu, Wurtabourg, 1662, im-8. On voit, dans le Journal du Parlement, qu’il fut dénoncé , dans la séance du 27 février 1651, par le président Le Coigneux ; mais je ne sache pas qu’aucune poursuite ait été ordonnée.
1182Éclaircissement des affaires du temps présent, envoyé par un secrétaire de monseigneur le Prince.1652Paris151182. Éclaircissement des affaires du temps présent, envoyé par un secrétaire de monseigneur le Prince. Paris, Jacob Chevalier, 1652, 15 pages. Ce sont des détails curieux sur ce que Mazarin a fait en Langue- doc, M. le prince en Guyenne, Du Dognon'à la Rochelle, etc. L’Éclaircissement ne concerne que la guerre de Guyenne, qui venait de commencer.
1183Écueil (l’) dela royauté, oul a Politique du conseil, où l'on verra, dans un raisonnement pathétique, 1° que le conseil nous fait appréhender le retour du roi, lorsque nous le désirons avec passion, et qu'il veut le faire revenir en tyran, lorsque nous demandons qu'il revienne en roi ; 2° que le conseil fait appréhender ce règne, en ce qu'il ne veut pas que le roi relâche même dans les choses qui sont les plus contraires à l’avantage des peuples; 3° que le conseil fait mépriser le roi, en ce qu'il le fait parler fièrement, lors même qu'il n’a pas assez de force pour vouloir ce qu'il veut; 4° que le conseil fait agir le roi, non pas pour établir les intérêts de la royauté, mais pour établir les intérêts de ses ministres; 5° que le conseil semble dégrader le roi, en ce qu’il le fait agir en sujet ambitieux qui veut s'établir par complot et par intrigue, Par le sieur d’Orandre (Dubosc Montandré).1652Sans Lieu321183. Écueil (l’) dela royauté, oula Politique du conseil, où l'on verra, dans un raisonnement pathétique, 1° que le conseil nous fait appréhender le retour du roi, lorsque nous le désirons avec passion, et qu'il veut le faire revenir en tyran, lorsque nous demandons qu'il revienne en roi ; 2° que le conseil fait appréhen- der ce règne, en ce qu'il ne veut pas que le roi relâche même dans les choses qui sont les plus contraires à l’avantage des peuples ; 3° que le conseil fait mépri- ser le roi, en ce qu'il le fait parler fièrement, lors même qu'il n’a pas assez de force pour vouloir ce qu'il veut ; 4° que le conseil fait agir le roi, non pas pour établir les intérêts de la royauté, mais pour établir les intérêts de ses ministres ; 5° que le conseil semble dégrader le roi, en ce qu’il le fait agir en sujet ambi- tieux qui veut s'établir par complot et par intrigue, ‘ Par le sieur d’Orandre (Dubosc Montandré). (S. 1., 1652), 32 pages. Après la députation de Compiègne.
1184Édit du roi portant amnistie de tout ce qui s’est passé à l'occasion des présents mouvements, à la charge de se remettre, dans trois jours, dans l’obéissance du roi, vérifié en parlement le 26 août 1652.1652Pontoise151184. Édit du roi portant amnistie de tout ce qui s’est passé à l'occasion des présents mouvements, à la charge de se remettre, dans trois jours, dans l’obéis- sance du roi, vérifié en parlement le 26 août 1652. Pontoise , Julien Courant, 1652, 15 pages. Par l’arrêt de vérification, le Parlement excepte de l’amnistie : 1° les auteurs et complices de l’attentat fait à la justice, le 25 juin ; 2° et ceux qui se trouveront coupables de l’incendie et des assas- sinats commis en l’Hôtel de Ville, le 4 juillet. On en a publié une insolente critique sous le titre de : Examer de l’écrit dressé par Molé, etc.
1185Édit du roi portant amnistie générale de tout ce qui s’est fait à l'occasion des mouvements passés jusques à présent, vérifié en Parlement, toutes les chambres assemblées au château du Louvre, publié, le roi y séant, le 22 octobre 1652.1652Paris81185. Édit du roi portant amnistie générale de tout ce qui s’est fait à l'occasion des mouvements passés jusques à présent, vérifié en Parlement, toutes les chambres assemblées au château du Louvre, publié, le roi y séant, le 22 octobre 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1652, B pages. Il y en a une édition de Rouen, chez David du Petitval et Jean Viret, 1G52, 8 pages.
1186Édit du roi portant augmentation de 700,000 livres de gages héréditaires à tous les officiers, soit de judicature, de finance et autres généralement quelconques, vérifié en Parlement, le roi y séant, le dernier décembre 1652.1653Paris61186. Édit du roi portant augmentation de 700,000 livres de gages héréditaires à tous les officiers , soit de judicature , de finance ct autres généralement quelconques, vérifié en Parlement, le roi y séant, le dernier décembre 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1653, 6 pages. Il fallait ajouter : à la condition de payer les taxes.
1187Édit du roi portant décharge, aux officiers, de la restitution et confirmation en leurs droits, lu, publié et registré en Parlement, le roi y séant, le dernier, décembre 1652.1653Paris71187. Édit du roi portant décharge, aux officiers, de la restitution et confirmation en leurs droits, lu, publié et registré en Parlement, le roi y séant, le dernier ,Ç décembre 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires Wrdinaires du roi, 1653, 7 pages.
1188Édit du roi portant rétablissement des dix sols du gros pour muids de vin, et des deux sols pour livre, lu, publié et registré en Parlement, le roi y séant, le dermer décembre 1652.1653Paris81188. Édit du roi portant rétablissement des dix sols du gros pour muids de vin, et des deux sols pour livre, lu, publié et registré en Parlement, le roi y séant , le dermer décembre 1652. Paris, par les impri- meurs et libraires ordinaires du roi, 1653, 8 pages. C’étaient des droits supprimés ou contestés en 1648 et 1649.
1189Édit du roi pour création d’office et maréchaussée de France, vérifié en parlement, le roi y séant, le dernier jour de décembre 1652.1653Paris351189. Édit du roi pour création d’office et maréchaussée de France, vérifié en parlement, le roi y séant, le dernier jour de décembre 1652. Paris, par les impri- meurs et libraires ordinaires du roi, 1653, 35 pages. Cette fois, il s’agissait de payer les Suisses.
1190Édit du roi pour faire couper dans les forêts de Sa Majesté jusques à la somme de douze cents mille livres de bois, par ventes extraordinaires, vérifié en Parlement, le roi y séant, le dernier décembre 1652.1653Paris61190. Édit du roi pour faire couper dans les forêts de Sa Majesté jusques à la somme de douze cents mille livres de bois, par ventes extraordinaires, vérifié en Parlement, le roi y séant, le dernier décembre 1652. Paris , par les imprimeurs et libraires du roi, 1653, 6 pages.
1191Édit du roi pour l’extinction de la chambre de justice, vérifié en Parlement, le roi y séaut, le dernier décembre 1652.1653Paris121191. Édit du roi pour l’extinction de la chambre de Bo justice , vérifié en Parlement, le roi y séaut, le dernier b décembre 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1653, 42 pages.
1192Édit du roi pour la taxe des francs fiefs et nouveaux acquêts, vérifié en Parlement , le roi y séant , le dernier jour de décembre 1652.1653Paris241192. Édit du roi pour la taxe des francs fiefs et nouveaux acquêts, vérifié en Parlement , le roi y séant , le dernier jour de décembre 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1653, 24 pages.
1193Édit du roi pour la vente et revente des domaines, et pour faire payer une année de revenu aux engagistes pour confirmation de leurs engagements, vérifié en Parlement, le roi y séant, le dernier décembre 1652.1653Paris141193. Édit du roi pourla vente et revente des domaines, et pour faire payer une année de revenu aux enga- gistes pour confirmation de leurs engagements, vérifié en Parlement, le roi y séant, le dernier décembre 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires ordi- naires du roi, 1653, 14 pages.
1194Édit du roi pour le rétablissement des droits de Massicault, lu, publié et enregistré en Parlement, le roi y séant, le dernier jour de décembre 1652.1653Paris61194. Édit du roi pour le rétablissement des droits de Massicault, lu, publié et enregistré en Parlement, le roi y séant, le dernier jour de décembre 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1653, G pages.
1195Édit du roi pour le rétablissement du demi-parisis des regrattiers, vérifié en Parlement, le roi y séant, le dernier jour de décembre 1652.1653Paris101195. Édit du roi SËur le rétablissement du demi-parisis des regrattiers, vérifié en Parlement, le roi y séant, le dernier jour de décembre 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1653, 10 pages.
1196Édit du roi rétablissant des offices et droits supprimés par la déclaration du mois d’octobre 1648, vérifié en Parlement, le roi y séant, le dernier décembre 1652.1653Paris101196. Édit du roi rétablissant des offices et droits supprimés par la déclaration du mois d’octobre 1648, vérifié en Parlement, le roi y séant, le dernier décembre 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1653, 40 pages.
1197Édit et déclaration du roi portant confirmation des droits attribués aux jurés vendeurs et contrôleurs de vins en la ville et faubourgs de Paris, lu, publié et enregistré en Parlement, le roi y séant, le dernier décembre 1652.1653Paris81197. Édit et déclaration du roi portant confirmation des droits attribués aux jurés deurs et contrôleurs de vins en la ville et faubourgs Œ Paris, lu, publié et enregistré en Parlement, le roi y séant, le dernier décembre 1652. Paris , par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1653, 8 pages. Douze édits du mème jour. Le roi avait besoin d’argent après la guerre. Il battait monnaie en Parlement.
1198Édit et déclaration du roi portant suppression du contrôle et réglement sur le fait des bénéfices et du temps auquel les banquiers doivent insinuer les actes, pour conserver également les droits des patrons et collateurs ordinaires, et de ceux qui ont obtenu des grâces expectatives, lu, publié et enregistré au Parlement le 2 août 1649.1649Paris321198. Édit et déclaration du roi portant suppression du contrôle et réglement sur le fait des bénéfices et du temps auquel les banquiers doivent insinuer les actes, pour conserver également les droits des patrons et collateurs ordinaires, et de ceux qui ont obtenu des grâces expectatives, lu, publié et enregistré au Parle- ment le 2 août 1649. Paris, Antoine Estienne, 1649, 32 pages.
1199Effets (les) admirables de la providence de Dieu sur la ville de Paris, ou Réflexions d’un théologien, envoyées à un sien ami solitaire, sur les affaires du temps présent.1649Paris121199. Effets (les) admirables de la providence de Dieu sur la ville de Paris, ou Réflexions d’un théologien, envoyées à un sien ami solitaire, sur les affaires du temps présent. Paris, Alexandre Lesselin, 1649, 12 pages.
1200Éffroyable (l) accouchement d’un monstre dans Paris et de ce qui s’est ensuivi apres sa naissance.1649Paris61200. Éffroyable (l) accouchement d’un monstre dans Pams et de ce qu1 s’est ensuivi apres sa naissance. Parzs Jean Pétrinal , 4649 6 pages. Ce monstre est Mazarin. « La musique cerbérine, Chanter à la Mazarine , Sur un agréable ton : Il est à nous, Guéridon. » Un guéridon était un distique salitique On en avait fait un per- sonnage dans les libelles de la minorité de Louis XII.
1201Élégie de la France aux frondeurs, par le sieur Montfleury, comédien ordinaire du roi.1652Sans Lieu41201. Elegœ de la France aux frondeurs, par le sieur Montfleury, come<ën ordinaire du roi. (S. 1., 1652), 4 pages. « Le combat de Saint-Antoine et le massacre de l'Hôtel de Ville donnèrent lieu, à un poête, d’exercer sa verve dans une élégie inti- tulée : La France aux frondeurs, où il déplore, dans des vers qui ne sont pas ceux de Racine, tous les désastres de sa patrie. Ce qu’il y a peut-être de moins mauvais dans cette pièce, dont il faut louer du moins l’intention, c’est l’article qui regarde le duc de Lorraine : « Les Lorrains, enrichis de mes champs désolés , Revendent, dans leur camp, les hiens qu’ils nvont volés ; Et leur perfide prince, où vostre espoir se fonde, Qui se trompe lui mesme en trompant tout le monde , Ce juif errant, que Dieu ne peut voir sans courroux , S’en reva sans combattrc, et se moque de vous, » Mairy, note de la p. 444 de son V* vol. Ce jugement est comme la pièce ; il n’en faut louer que l’inten- tion. Un imprimeur s’est emparé, la même année , des vers de Mont- fleury, et les a publiés, sans nom d’auteur, sous le titre de Za France aux frondeurs, élégie. Mailly n’a évidemment connu que cette édi- tion, qui est de beaucoup la plus commune.
1202Élégie sur la jalousie des culs de la cour.1649Sans Lieu71202. Élégie sur la jalousie des culs de la cour. (S. 1. 1649), 7 pages. Le poète gémit sur les jalousies irritées par le tabouret de madame de Fleix. Tl faut y joindre les deux parties de la Guerre des tabourets, non pour avoir de bons vers, mais pour être complet.
1203Éloge de monseigneur le duc de Beaufort, faite (sic) par la voix publique des habitants de la ville de Paris.1649Paris81203. Éloge de monseigneur le duc de Beaufort , faite (sic) par la voix publique des habitants de la ville de Paris. Paris, Pierre Du Pont, 1649, 8 pages. Daté du 7 mars, et signe Paris. -
1204Éloge (l’) de monseigneur le prince de Conty.1649Paris71204. Éloge (l’) de monseigneur le prince de Conty. Paris, veuve d’Antoine Coulon, 1649, 7 pages. L
1205*Éloge (l’) du clergé de Paris, à l’occasion de la prise et persécution de monseigneur son archevêque, où il est, depuis tantôt trois années, sous le nom du roi très-chrétien, très-peu chrétiennement.Sans DateSans Lieunan1205*. Éloge (l’) du clergé de Paris, à l’occasion de la prise et persécution de monseigneur son archevêque, où il est, depuis tantôt trois années, sous le nom du roi très-chrétien , très-peu chrétiennement. Aurery, Histoire du cardinal Mazarin, t. IIT, p. 480.
1206Éloge du cœur royal de monseigneur le duc de Beaufort, pair de France, etc., et de ses généreuses actions à Saint-Denys.1649Paris81206. Éloge du cœur royal de monscigneur le duc de Beaufort, pair de France, ctc., ct de ses généreuses actions à Saint-Denys. Paris, Nicolas Gasse , 1649, 8 pages. Signé Roveyrol. J’ai vu, de ce détestable écrivain, dont le nom est écrit ailleurs Roverol, deux autres pièces : 1. la Lettre de consolation envoyée dans les Champs Élysées au sultan Hibraïm (sic), etc.; 2. l’Oracle des rertus héroïques et cardinales du prince de Conty. Si on en croit l’auteur de la Liste des empereurs et des rois qui ont perdu la vie en leur royaume, ete., Roveyrol ne serait rien moins que le petit-fits du dernier roi d’Arles.
1207Éloge funèbre du R. Père Louis Bonnet, curé de S. Eulalie de Bourdeaux, de la congrégation de l'Oratoire, où il est traité du devoir des gouverneurs de la province.1651Paris81207. Éloge funèbre du R. Père Louis Bonnet, curé de S. Eulalhie de Bourdeaux, de la congrégation de l’Oratoire, où il est traité du devoir des gouverneurs de la province. Paris, jouxte la copie imprimée à Bordeaux, 1651, 8 pages. C’estassurément la pièce dont l’avocat général Dussaut dit, dans le Jugement du curé bordelois: « J'avois écrit l'éloge funèbre du père Bonnet; et mon fils avoit contribué de sa veine, qu’il appelle frondibulaire, cette épitaphe incomparable : Ici gît le père Bonnet, Homme de son nom bon et net ; et nous avions fait imprimer nostre ouvrage. » L’épitaphe n’est point de l’invention du pamphlétaire; car la voici telle qu’elle se trouve à la fin de l’Zloge funèbre : Passant, cy gist Louis Bonnet, Homme de son nom bor et net. Aussi crois-je que de cet aage Les malices et saletés N’auroient pu souffrir davantage Ses bontés et ses nettetés, Rien n’autorise à dire que cette épitaphe n’est pas de Dussaut, le père ; et, sur ée point, le pamphilétaire a pu se tromper. Sans aucun doute, il y a, de PZloge, une édition de Bordeaux ; mais je ne l’ai jamais vue. Je ne connais mème, de l’édition de Paris, que l'exemplaire de la Bibliothèque de l’Arsenal. « Et présume-je que ceux qui, après son décès, ont ramassé ses écrits, en ont trouvé de très-beaux, nommément aucuns qui con- tiennent les relations de nos persécutions, et lesquels il destinoit pour justifier nos procédures, et pour estre une apologie du Parle- ment et de la ville de Bourdeaux contre les calomniateurs, s’il y en a maintenant que les vérités sont descouvertes. » L’Éloge funêbre doit être consulté sur les prétentions du Par- lement.
1208Éloge royal présenté à Sa Majesté, sur la représentation d’Apollon et des neuf Muses au feu de joie fait, devant l’hôtel de ville, par messieurs les prévôt des marchands et échevins de Paris, en commémoration de la miraculeuse naissance du roi et de son agréable retour à Paris.1649Paris71208. Éloge royal présenté à Sa Majesté, sur la repré- sentation d’Apollon et des neuf Muses au feu de joie fait, devant l’hôtel de ville, par messieurs les prévôt des marchands et échevins de Paris, en commémoration de la miraculeuse naissance du roi ct de son agréable retour à Paris. Paris, Alexandre Lesselin, 1649, 7 pages. Voir Explication du magnifique dessin, etc.
1209Éloges (les) de la jusiice, à nos seigneurs du conseil, élégie.Sans DateSans Lieu71209. Éloges (les) ‘de la jusiice, à nos seigneurs du conseil, élégie. (S. 1. n. d.), 7 pages. Signé : Philodante.
1210Éloges (les) et louanges des peuples adressées (sic) à monseigneur l’archevêque de Corinthe, coadjuteur de Paris, ensemble le progrès des armes des bons François, par le sieur Rozard.1649Paris81210. Éloges (les) et louanges des peuples adressées (sic) à monseigneur l’archevêque de Corinthe, coadjuteur de Paris, ensemble le progrès des armes des bons François, par le sieur Rozard. Paris, veuve Jean Remy, 1649, 8 pages.
1211Embassade (sic) burlesque envoyé (sic) à Mazarin de la part de Pluton, où se voit, par dialogues, comme l’enfer lui reproche l’énormité de ses crimes.Sans DateSans Lieu121211. Embassade (sic) burlesque envoyé (sic) à Mazarin de la part de Pluton, où se voit, par dialogues , ‘comme l’enfer lui reproche l’énormité de ses crimes. (S.1. n. d.), 12 pages. Détestable et rare.
1212Emblêmes (les) politiques présentés à Son Éminence.1649Paris71212. Emblêmes (les) politiques présentés à Son Émi- nence. Paris, 1649, 7 pages. Contrefacon du Secret à l’oreille d’un domestique de Mazarin à Mazarin.
1213Embrâsement (l) pitoyable arrivé dans la ville d'Yssoudun (sic) en Berry, où plus de six à sept maisons ont été consumées par le feu, avec plusieurs personnes et quantité de biens, ensemble l'incendie arrivé en la ville de Méru en Picardie, avec beaucoup de dommages à plusieurs bourgeois de Paris.Sans DateParis81213. Embrâsement (l) pitoyable arrivé dans la ville d'Yssoudun (sic) en Berry, où plus de six à sept maisons ont été consumées par le feu, avec plusieurs personnes et quantité de biens, ensemble l'incendie arrivé en la ville de Méru en Picardie, avec beaucoup de dommages à plusieurs bourgeois de Paris. Paris, André Chouqueux, Sans Date, 8 pages. Rare. L’embrasement d’Issoudun eut lieu le 21 septembre 1651. Détails intéressants.
1214Embrion, etc. Voir Ambrion.Sans DateSans Lieunan1214. Embrion, etc. Voir Ambrion.
1215Endormi (l) resveillé (sic) s’adressant au grand frondeur désintéressé.1652Sans Lieu81215. Endormi (l) resveillé (sic) s’adressant au grand frondeur désintéressé. (S. 1.), 1652, 8 pages.
1216Enfer (l') burlesque ou le Sixième livre de l’Eneïde travestie et dédiée à mademoiselle de Chevreuse, le tout accommodé à l’histoire du temps.1649Paris361216. Enfer (l) burlesque ; ou le Sixième HstÉ” de l’Eneïde travestie et dédiée à mademoiselle de Chevreuse, le tout accommodé à l’histoire du temps. Jouxte la copie imprimée à Anvers, Paris, 1649, 36 pages, sans le titre, les épitres et l’avis au lecteur. Les épîtres sont, toutes d_ewf, adressées à mademoiselle de Che- vreuse, l’une, en prose, signée C. M. C. P..D.; l’auÈre, en vers. L’Enfer burlesque a été publié après la paix de Saint-Germain; car 1° l’auteur dit que le retour de mademoiselle de Chevreuse est un des plus doux fruits de la paix (1° épître ) ; 2° je lis dans l’Avis au lecteur : « je me résolus à souffrir le débit d’un livre qui se ressent des derniers troubles. » Ce n’est ni le sixième livre de Scarron , ni celui des trois Per- rault. Il y a pourtant de la facilité, de l’esprit; et généralement les rimes y sont riches. L’auteur nomme Champagne, le coiffeur , l’abbé Le Normant, qui parle avec science de la providence ; Gilles, le baigneur ; et Godenot, dont il y est dit que, dans la soutane, on appelle les détours des procureurs les godenot de la chicane. Le mot était connu ; mais savait-on bien qu’il vient de l’Ænfer burles- que ? / « On y vout (dans l’enfer des damnés) des parlementaires, Et ceux qui troublent les affaires, Si parfois , et quand il le faut , Un roi veut lever un impôt. » L'auteur cite, en marge de la p. 6, une chanson du temps qui commence ainsi : « Si vous n’êtes Italiens, Vous ne verrez pas l'Orphée. » On reprochait à Mazarin de n’admettre aux spectacles de la cour que des Italicns.
1217Enfer (l'), le purgatoire et le paradis temporel de la France.1649Paris81217. Enfer (l), le purgatoire et le paradis temporel de la France. Paris, François Preuveray, 1649, 8 pages. Pendant la conférence de Ruel: « on souffre la faim; on va à la garde ; on dépense beaucoup ; et les gains sont fort petits. » Voilà la vie de Paris.
1218Enfer (l’) révolté sur l’étrange désordre qui y est arrivé, depuis peu, par les tyrans et les favoris des premiers siècles, où, par une merveilleuse application, toute l’histoire du temps présent se trouve parfaitement représentée.1649Paris301218. Enfer (l’) révolté sur l’étrange désordre qui y est arrivé, depuis peu, par les tyrans et les favoris des premiers siècles, où, par une merve1]leuse application, toute l’histoire du temps présent’se trouve parfaite- ment représentée. Paris, Pierre Variquet, 1649, 30 pages. L'auteur dit qu’étant à Fontainebleau, six semaines environ après la déclaration du blocus, il réva qu’il se trouvait en enfer, où il assistait à des d!sputes entre les rois et leurs favoris, les con- quérants et les législateurs, les tyrans et les historiens. L’idée n’était pas mauvaise; mais… la pièce n’est pas commume.
1219Enigmes (les) royales de ce temps, présentés (sic) à Leurs Majestés.1650Paris141219. Enigmes (les) royales de ce temps, présentés (src) à Leurs Majestés. Paris, Pierre Du Pont, 1650, 14 pages. Jupiter raconte à la nature, en très-mauvais vers, l'histoue abré- gee des rois de France. [I dit de saimt Louis : « C’est de lui que viendra la maison des Valois , Et celle des Bourbons, qui donnera des lois Aux princes de l’Asie, et pleine d’allégresse , Des fers de Mahomet delivrera la Grèce, »“ La prophétie s’est accomplie : la Grèce a été délivrée par Char- les X. C’était, à cette époque, une opinion commune que l’Orient ap- pelait l’influence , sinon la domination française. Je pourrais en emprunter plusieurs preuves aux pamphlétaires de la Fronde. Je n’en produirai qu’une seule. Dans la Requéte au maréchal de Villeroy, etc., le poête demande que l’on ramène au plus tôt le roi dans Paris , « Avec monsieur Je duc d’Anjou, Qui sans doute doit, sous son joug, Soumettre le Croissant de Grèce. » Quarante ans plus tôt, Régnier écrivait son discours à Henri IV; etil y disait : « Attendant que ton fils, instruit par ta vaillance,, Dessous tes étendarts sortant de son enfance , Plus fortuné que toi , mais non pas plus vaillant, Aille les Ottomans jusqu'au Caire assaillant, Et que, semblable à toi, foudroyant les armées, Il cueille avez le fer les palmes idumées, » Dans le ballet de la Nuwit, exécuté sur le théâtre du Petit-Bour- bon, vers la fin de février 1833, Benserade fait dire à Louis XIV, qui y paraissait sous la figure d’un soleil levant : « Quand j’aurai dissipé les ombres de la France, Vers les climats lointains ma clarté paraissant Ira,, victorieuse , au milieu de Bysance Effacer le Croissant. » Ce que je veux conclure de ces citations, c’est que les peuples gardent longtemps leurs traditions et leurs souvenirs. Pour les pamphlétaires de la Fronde, il ne s’agit ni de Constan- tinople, ni du Caire , mais de la Grèce. Cela s’explique par l’expé- dition que tenta le duc de Nevers en 1619, expédition combinée avec un projet d’insurrection dans le Magne, et sur laquelle M. Ber- ger de Xivrey a publié, en 1841, des détails fort curieux et des documents complétement inédits. Cet écrit, lu à l’Académie des inscriptions et belles-lettres, a paru dans la Bibliothèque de l’école des chartes (juillet-août 1841 ), sous le titre de : Mémoire sur une tentative d’insurrection organisée dans le Magne, de 1612 à 1619, au nom du due de Nevers. Tl en a été tiré à part quelques exem- plaires.
1220Enigmes sur le Te Deurn qu’on a chanté pour la paix.1649Sans Lieu71220. Enigmes sur le Ze Deurn qu’on a chanté pour la paix. (S. 1.), 1649, 7 pages.
1221Entrée (l') de l’armée du duc de Lorraine en France, et sa marche pour se joindre à celle de Son Altesse Royale, commandée par monseigneur le duc de Beaufort.1652Paris71221. Entrée (l') de l’armée du duc de Lorraine en France, et sa marche pour se joindre à celle de Son Altesse Royale, commandée par monseigneur le duc de Beaufort. Paris, Philippe Clément, 1652, 7 pages, à la Sphère.
1222Entrée de l’armée du roi dans les Pays-Bas, commandée par M. le maréchal d'Aumont, avec la défaite des Espagnols au passage de la rivière du Lys.1651Paris61222. Entrée de l’armée du roi dans les Pays-Bas, commandée par M. le maréchal d’Aumont, avec la défaite des Espagnols au passage de la rivière du Lys. Paris, 1651, 6 pages. Rare. Lettre écrite du camp de Gorges, le 2 juillet 1651, et signée H, D.
1223*Entrée (l’) de Leurs Majestés à Bordeaux1650Parisnan1223*. Entrée (l’) de Leurs Majestés à Bordeaux. Paris, 1650. Bib. hist., 23484. Extrait de la Gazette.
1224Entrée (l’) de monsieur le marquis de La Boulaye dans la ville du Mans, et la honteuse fuite des Mazarinistes, en vers burlesques.1649Paris71224. Entrée (l’) de monsieur le marquis de La Bou- laye dans la ville du Mans, et la honteuse fuite des Mazarinistes, en vers burlesques. Paris, Mathieu Colombel, 1649, 7 pages. Au bas de la 7* page , on lit la date de la pièce en six vers dont voici le premier : « Fait à Paris en mars six cent quarante-neuf. » Il y a bien un peu d’esprit , mais pas trop.
1225Entrée (l’) du roi dans son Parlement, pour la déclaration de sa majorité.1654Paris151225. Entrée (l’) du roi dans son Parlement, pour la déclaration de sa majorité. Parts, Nicolas Jacquard, 1654, 45 pages. Ce médiocre pamphlet se termine par un sonnet non moins mé- diocre, signé Du Teil. « Entin, c'est aujourd’huy que vous avez d'années Autant que ce sonnet vous présente de vers. » La belle chute! Plus tard on a retranché le sonnet ; on a ajouté la lettre du prince de Condé ; et on a publie :
1226Entrée (l') du roi dans son Parlement pour la déclaration de sa majorité, ensemble la lettre écrite au roi par M. le Prince sur le sujet de son absence à l'action de sa majorité.1651Sans Lieu81226. Entrée (l') du roi dans son Parlement pour la déclaration de sa majorité, ensemble la lettre écrite au roi par M. le Prince sur le sujet de son absence à l’action de sa majorité. Jouxrte la copie imprimée chez Nicolas Jacquard, 1651, & pages.
1227Entrée (l') et la marche de l’armée de monseigneur le duc d’Orléans, commandée par M. le duc de Nemours, avec la défaite de quatre cents chevaux du duc d'Elbeuf, et la posture du cardinal Mazarin à la cour.1652Paris71227. Entrée (l') et la marche de l’armée de monseigneur le duc d’Orléans, commandée par M. le duc de Nemours, avec la défaite de quatre cents chevaux du duc d’Elbeuf, et la posture du cardinal Mazarin à la cour. Paris , Jean Brunet, 1652, 7 pages. Rare.
1228Entrée (l’) magnifique et triomphante de Mardi Gras dans toutes les villes de son royaume, avec les réjouissances de toutes les harangères de Paris, et les arrêts donnés tant contre les critiques, rabatjoies, mauplaisants et troublefêtes, ensemble les privilèges octroyés à tous bons frippelippes, patelins, rabelistes et enfants sans souci.1650Paris111228. Entrée (l’) magnifique et triomphante de Mardi Gras dans toutes les villes de son royaume, avec les réjouissances de toutes les harangères de Paris, et les arrêts donnés tant contre les critiques, rabatjoies, mauplaisants et troublefêtes, ensemble les privilèges octroyés à tous bons frippelippes, patelins, rabelistes et enfants sans souci. /’aris, 1650, 11 pages. Zrées-peu commune.
1229Entrée (l’) pompeuse et magnifique du roi Louis XIV en sa bonne ville de Paris, par N. J. T.1649Paris81229. Entrée (l’) pompeuse et magnifique du roi Louis XIV en sa bonne ville de Paris, par N. J. T. Paris, Arnould Cottinet, 1649, 8 pages. Nicolas Jamin, Tourangeau, qui ne se fait connaître ici que par ses initiales, est aussi l’auteur : 1° du Five le roë des Parisions, etc.; 2° du Paranymphe du roi; et 3° des Gabelles épuisées , etc. Toutes ces pièces n’ont pas grande valeur. La dernière pourtant contient es anccdotes historiques de quelque intérèt. Je ne sais pas si des liens de parenté attachaient Nicolas à Ama- dis' Jamin ; mais, à coup sûr, son devancier ne lui avait pas trans- mis le don de la poésie. '
1230Entrée (l') royale de Leurs Majestés dans leur bonne, célèbre et fidèle ville de Paris , avec les protestations et réjouissances de tous ses bourgeois et habitants, présentée à Leurs Majestés.1649Paris71230. Entrée (l') royale de Leurs Majestés dans leur bonne , célèbre et fidèle ville de Paris , avec les protestations et réjouissances de tous ses bourgeois et habitants , présentée à Leurs Majestés. Paris, Guillaume Sassier, 1649, 7 pages.
1231Entremises (les) de Son Altesse Royale et de l’archiduc Léopold pour la paix générale d’entre la France et l’Espagne.1650Paris71231. Entremises (les) de Son Altesse Royale et de l’archidue Léopold pour la paix générale d’entre la France et l’Espagne. Parts, 1650, 7 pages.
1232*Entretien d’un avocat et d’un marchand sur les affaires de Provence.Sans DateSans Lieunan1232* Entretien d’un avocat et d’un marchand sur les affaires de Provence. C’est le titre sous lequel Bouchie, dans son Histoire de Provence, t. IL, p. 975, parle du pamphilet qui suit :
1233Entretien d’un gentilhomme, d'un avocat et d’un marchand sur les divisions du Parlement, et les affaires du temps.1652Sans Lieu201233. Entretien d’un gentilhomme, d'un avocat et d’un marchand sur les divisions du Parlement, et les affaires du temps. (S. 1.), 1652, 20 pages. Z'rés-rare. Ce pamphlet a paru au mois de janvier 1652. Il est en faveur des magistrats du Parlement d’Aix qui tenaient le parti des princes, et qu’on appelait les Sabreurs, 11 répond à la Férité manifestée, cte,
1234Entretien d’un Parisien et d’un Gascon sur le sujet des affaires de Bordeaux.1650Sans Lieu101234. Entretien d’un Parisien et d’un Gascon sur le sujet des affaires de Bordeaux. (S. 1.), 1650, 10 pages. Moins intéressant que rare.
1235Entretien de Fanchon, Toinon et Nichon, sur l’arrivée de leurs galants, pièce morale, par le sieur Baugion.1650Sans Lieu141235. Entretien de Fanchon, Toinon et Nichon, sur l’arrivée de leurs galants, pièce morale, par le sieur Baugion. (S. 1.), 1650, 14 pages. « Le siècle est si pervers et si déprave que si j'avuis mis une intitulation sainte à ces remontrances chrétiennes , on m’auroit appelé trouble fête, bigot, mangeur de chapelets; au lieu qu’en ayant mis une burlesque , elle sera débitée beaucoup mieux. » L’idée est originale au moins ; et la pièce n’est pas commune. On était en carnaval.
1236Entretien de la crosse et de la fronde avec le bonnet rouge.1651Sans Lieu71236. Entretien de la crosse et de la fronde avec le bonnet rouge. (S. 1.), 1651 , 7 pages. La crosse , c’est le coadjuteur ; la fronde , le duc d’Orléans ; le bonnet rouge, Mazarin. Plus grossier que spirituel; mais peu com- mun.
1237Entretien (l') de Mazarin avec M. de Bar, gouverneur de la citadelle du Havre de Grâce, avec sa confession générale, faite à messieurs les princes avant leur sortie dudit Hâvre, et ses regrets de quitter la France.1651Paris81237. Entretien (l') de Mazarin avec M. de Bar, gouver- neur de la citadelle du Hävre de Grâce, avec sa confession générale, faite à messieurs les princes avant leur sortie dudit Hâvre, et ses regrets de quitter la France. Paris, 1651, 8 pages. Il n’y à pas d’entretien avec M. de Bar, et Mazarin ne se confesse pas aux princes; mais il se confesse assez sottement. Je n’aurais rien dit de ce pamphlet s’il était plus commun.
1238Entretien de monsieur le duc de Vendôme avec messieurs les ducs de Mercœur et de Beaufort, ses enfants.1649Sans Lieu101238. Entretien de monsieur le duc de Vendôme avec messieurs les ducs de Mercœur et de Beaufort, ses enfants. (S. 1.), 1649, 10 pages. Sur le projet de mariage du duc de Mercœur avec la nièce de Mazarin.
1239Entretien (l') des Muses, à monseigneur le prince de Condé, sur ses victoires et son retour à Paris.1652Paris71239. Entretien (l') des Muses, à monseigneur le prince de Condé, sur ses victoires et son retour à Paris. Paris, Noël Poulletié, 1652, 7 pages.
1240Entretien (l') du cardinal Mazarin avec ses nièces.1651Sans Lieu81240. Entretien (l') du cardinal Mazarin avec ses nièces. (S. 1.), 1651, 8 pages. Rare et détestable.
1241Entretien (l’) familier du roi avec monsieur le duc d'Anjou, son frère, fidèlement recueilli par un des officiers de Sa Majesté.1649Paris81241. Entretien (l’) familier du roi avec monsieur le duc d'Anjou, son frère, fidèlement recueilli par un des officiers de Sa Majesté. Paris, Henry Sara, 1649, 8 pages. Il y a ici quelque modération. Le roi est frondeur. Il traite Mazarin de tyran, et parle de se mettre entre les mains des princes parlementaires ; mais sa mère n’est point injuriée. Le pamphlet qui suit, est au contraire insolent contre la reinevs jusqu’à la bétise. Le roi fait de sottes questions à sa mère , qui y répond crûment dans le sens des opinions de la Fronde ; c’est-à- dire qu’elle s’accuse de cruauté, d’hypocrisie et de libertinage.
1242Entretien (l') familier du roi et de la reine régente, sa mère, sur les affaires du temps.1649Rouen121242. Entretien (l') familier du roi et de la reine régente, sa mère, sur les affaires du temps. Rouer, 1649, 12 pages. Le second titre se continue ainsi : Avec l’avis de M. le duc d’An- jou au roi, présenté à Sa Majesté par un fidèle officier de sa mai- son , à Saint-Germain en Laye , le jour des Cendres 1649. Voici une anecdote fort plaisante, que je ne garantis pas : la chan- celière avait fait ôter, de ses Heures, les commandements de Dieu qu’elle trouvait trop vieux pour elle. On a réimprimé à Paris, en 1649, l’'Entretien famzlær avec les Généreux sentiments des 0t:ntables François sur la conference et la paix de Ruel, etc.
1243Entretien politique de Jaquelon et de Catau sur le retour du roi.1649Sans Lieu81243. Entretien politique de Jaquelon et de Catau ur le retour du roi.f(S. 1.), 1649, 8 pages. Le roi était à Amiens. « Je gage que les colporteurs vendront notre entretien pour un sol tapé (une pièce de six liards.) »
1244Entretien secret de messieurs de la cour de Saint- Germain avec messieurs de la cour de Parlement de Paris.1649Paris231244. Entretien secret de messieurs de la cour de Saint- Germain avec messieurs de la cour de Parlement de Paris. Paris, Jean Hénault, 1649, 23 pages. Ce n’est pas un entretien; c’est un discours de messieurs de la cour de Saint-Germain. Il y a quelque raison, de l’énergie, mais de la passion surtout. Messieurs de Saint-Germain demandent au Parlement ce qu’il a fait contre le jansénisme « pire que la guerre, la peste et la famine. » Et ailleurs ils s’écrient : « Comment souffrez-vous qu’on dise qu’il faut faire un dieu nouveau, et que celui que nous adorons, est trop vieux? » On lit à la marge d’un exemplaire de la Biblio- thèque de Sainte-Geneviève, d’une écriture contemporaine : Parole du prince de Condé. L’auteur de l’Infidélité de Prince attribue en effet au prince de “ Gondé un propos à peu près semblable ; il lui reproche d’avoir dit que « l’Être éternel étoit trop vieux. »
1245Entretien (l’) secret du cardinal Mazarin avec la république d’Angleterre , intercepté par le comte d’Acrive, et envoyé à la cour.1651Sans Lieu161245. Entretien (l’) secret du cardinal Mazarin avec la république d’Angleterre , intercepté par le comte d’Acrive, et envoyé à la cour, (S. 1.), 1651, 16 pages. C'est une lettre de Mazarin aux Anglais, lettre par laquelle :l leur demande un asile , leur promettant en retour ses conseils contre la France , et assez d’argent pour lui faire la guerre. Elle a paru dans le même temps sous le titre de : la Relatior extraordinaire contenant le traité de Mazarin avec le Parlement d’Angleterre , elc.
1246Entretiens (les) amoureux d’un jeune meunier de Vaugirard avec la veuve d’un pâtissier du même village.Sans DateSans Lieu41246. Entretiens (les) amoureux d’un jeune meunier de Vaugirard avec la veuve d’un pâtissier du même village. (S. 1. n. d.), 4 pages.
1247Entretiens (les) burlesques de Mᵉ Guillaume, le savetier, avec sa ribaude maîtresse, dame Ragonde.1649Sans Lieu81247. Entretiens (les) burlesques de M° Guillaume, le savetier, avec sa ribaude maîtresse , dame Ragonde. (S. 1.), 1649, 8 pages. Il n’y a pas lombre d’entretien. L’auteur, sous le nom de M° Guillaume, attaque vivement un poête qui a publié un Grand trésor. « N’en déplaise à ce romaniste, Dont le style est cent fois plus triste Qu’un bonnet sans coiffe de nuit , Dont les écrits font peu de bruit, Quoique vers la Samaritaine On les voie aller par centaine. » J'ai cite ces vers, d’abord parce qu’on y trouve une rectification importante du dicton vulgaire : tréste comme un bonnet de nuit. Tl faut dire : comme un bonnet sans coïffe de nuie. Puis j’ai à demander si ce romariste ne serait pas Antoine Oudin, secrétaire interprète du roi pour les langues étrangères, fort savant, comme on sait, dans la langue italienne ou de Rome (d’où le nom de romaniste), qu’il eut, en 4631, l’honneur d’enseigner à Louis XIV. Oudin avait publié ses Reckerches italiennes et fran- çoises et le Trésor des langues espagnole et françoise , ce dernier ouvrage en 1643, in-4°. Ce serait le Grand érésor dont parle le pamphlétaire. Toutefois je n’ai rencontré aucune pièce que je puisse avec quel- que fondernent attribuer à Oudin.
1248Entretiens (les) de Bonneau, de Catelan et de la Raillière touchant leur retour à Paris.1649Paris71248. Entretiens (les) de Bonneau, de Catelan et de la Raillière touchant leur retour à Paris. Paris, 1649, 7 pages. La paix etait faite. Les trois traitants , encore à Saint-Germain , font déjà des projets de parti. La Raillière raconte qu’il fut gran- dement étonné quand le maréchal de La Meillerave voulut lui donner de sa canne sur les épaules, parce qu’il disait que les par- tisans avaient entretenu le roi depuis sa minorité. Le malheur est, reprend Bonneau, qu’il ne se laisse point charmer à l’argent.
1249Entretiens (les) de Mazarin et de La Rivière au retour du sabbat.1649Paris81249. Entretiens (les) de Mazarin et de La Rivière au retour du sabbat. Paris, 1649, 8 pages. Au commencement du blocus. Il y a de l’esprit, mais encore plus d’ordure. Moustarot était apparemment un grand sorcier, puisque c’était lui qui donnait des Caractères à Mazarin pour la reine, et à La Ri- vière pour le duc d’Orléans... à moins qu’il ne soit une corruption d’Astaroth.
1250Entretiens (les) de MM. de Thurenne (sic) et de Tavannessur les affaires présentes, ensuite la harangue à eux faicte par M. le comte de Tonnerre.1652Paris81250. Entretiens (les) de MM. de Thurenne (sic) et de Tavannes sur les affaires présentes, ensuite la harangue à eux faicte par M. le comte de Tonnerre. Paris, 1652, 8 pages. Aussi rare que détestable.
1251Entretiens (les) de saint Maigrin (sic) et de Mancini aux champs élysiens (sic), et l’arrivée du duc de Nemours au même lieu, avec la description de l’appartement qu’on prépare à Mazarin dans les enfers.1652Paris321251. Entretiens (les) de saint Maigrin (sec) et de Mancini aux champs élysiens (s:c), et l’arrivée du duc de Nemours au même licu, avec la description de l’appartement qu’on prépare à Mazarin dans les enfers. Paris, 1652, 32 pages. Mailly qui met ce pamphlet au nombre des plus ingénieux et des plus plaisants qui se soient faits pendant la Fronde, a pris la peine de l’analyser longuement dans une note de la page 492 de son V* volume.
1252Entretiens (les) du prince de Condé et du prince de Conty, répondant l’un à l’autre par dialogue.1650Paris71252. Entretiens (les) du prince de Condé et du prince de Conty, répondant l’un à l’autre par dialogue. Paris, Claude Boudeville, 1650, 7 pages. Non moins mauvais que rare.
1253Entretiens (les) du roi à Saint-Germain.1649Sans Lieu81253. Entretiens (les) du roi à Saint-Germain. (S. 1.), 1649, 8 pages. Ce n’est guère qu’un abrégé de l'Entretien familier du roi et de la reine, etc., et de l’Entretien familier du roï avec M. le duc d’An- jou, etc.
1254Entretiens (les) du sieur Cormier avec le sieur Lafleur, dit le Poictevin, sur les affaires du temps.1649Paris111254. Entretiens (les) du sieur Cormier avec le sieur Lafleur, dit le Poictevin, sur les affaires du temps. Paris, 4649, 11 pages. Cormier était arracheur de dents. Il est parlé de lui dans l’Agréable récit des barricades. La Fleur était charlatan, marchand de curiosités.
1255Entretiens (les) importants de la reine avec le cardinal Mazarin sur le sujet de sa tête mise à cinquante mille écus.1652Paris81255. Entretiens (les) importants de la reine avec le cardinal Mazarin sur le sujet de sa tête mise à cin- quante mille écus. Paris, Louis Hardouin, 1652, & pages.
1256Entretiens (les) mystérieux des trois princes en cage dans le bois de Vincennes, sous les figures du lyon, du renard et du singe, dialogue.1650Paris201256. Entretiens (les) mystérieux des trois princes en cage dans le bois de Vincennes, sous les figures du lyon, du renard et du singe, dialogue. Paris, 1650, 20 pages. « Quand on annonça au duc d’Orléans la nouvelle (de l’arrestation des princes), Son Altesse Royale dit : « Voilà un beau coup de filet ! On vient de prendre un lion, un singe et un renard. » Guy Joly, page 33, coll. Michaud.
1257Entretiens (les) sérieux de Jodelet et de Gilles le niais, retourné de Flandre, sur le temps présent.1649Paris81257. Entretiens (les) sérieux de Jodelet et de Gilles le niais, retourné de Flandre, sur le temps présent. Paris , 1649, & pages.
1258Entrevue (l') de Mazarin et de monsieur Bitaut, conseiller au Parlement de Paris.1652Paris141258. Entrevue (l') de Mazarin et de monsieur Bitaut, conseiller au Parlement de Paris. Paris, Jacob Cheva- lier, 1652, 14 pages. Bitaut venait d’être fait prisonnier à Pont-sur-Yonne par l’armée du maréchal d’Hocquincourt.
1259Entrevue (l') de messeigneurs les ducs de Beaufort et de Nemours, avec la jonction de leurs armées.1652Paris71259. Entrevue (l') de messeigneurs les ducs de Beaufort et de Nemours, avec ja jonction de leurs armées. Paris, Jean Brunet, 1652, 7 pages.
1260Entrevue (l’) de Son Altesse Royale, de M. le Prince et de M. de Beaufort, et leur magnifique entrée dans le palais d'Orléans, ensemble leur entretien touchant les affaires du temps, durant le chemin.1652Paris71260. Entrevue (l’) de Son Altesse Royale, de M. le Prince et de M. de Beaufort, et leur magnifique entrée dans le palais d’Orléans, ensemble leur entretien touchant lesaffaires dutemps, durant le chemin. Paris, 1652, 7 pagesÏ"“ Après le combat de Bleneau. Sotte pièce, dont il faut dire pour- tant qu’elle n’est pas commune.
1261Entrevue du sultan Hibraïm (sic), empereur des Turcs, et du roi d'Angleterre aux champs élysées.1649Paris81261. Entrevue du sultan Hibraïm (sic), empereur des Turcs, et du roi d'Angleterre aux champs élysées. Paris, 1649, 8 pages.
1262Envoi (l’) à Paris d’un héraut d’armes de la part du roi, et ce qui s’est passé ensuite.1649Saint-Germain-En-Laye41262. Envoi (l’) à Paris d’un héraut d’armes de la part du roi, et ce qui s’est passé ensuite. Saint-Germain- en-Laye, le 25 février 1649, 4 pages. Le héraut ne s’appelait pas de Mignonville , comme le portent quelques pamphlets, et méme le Jouwrnal du Parlement, mais de Loyaque, héraut d’armes du titre de Navarre. La pièce contient les instructions qui lui avaient été données. En cela elle est fort curieuse; et de plus elle est rare.
1263Envoi de Mazarin au mont Gibel, ou l’Étique Mazarin.1649Paris81263. Envoi de Mazarin au mont Gibel, ou l’Étique ” Mazarin. Paris, 1649, 8 pages. Il n’y a ni un mot, ni une idée. - €r
1264Épilogue, ou Dernier appareil du bon citoyen sur les misères publiques.1649Paris111264. Épilogue, ou Dernier appareil du bon citoyen sur les misères publiques. Paris, Robert Sara, 1649, 11 pages. C’est la suite du Manuel! du bon citoyen, etc. Ces deux pièces ont eu, lors de leur apparition, un grand retentissement.'Naudé, page 11 du Mascurat, les cite parmi les pamphlets sontenus et raisonnés ; Guy Patin, dans sa lettre à Spon, sous la date du 14 mai 1649, veut qu’elles soient « réputées les meilleures , avec le Théologien d’État, etc. » Mailly, sans contester le mérite litté- raire de P Æpilogue, en dit : « ce dernier est le plus affreux de tous les libelles; et c’est de là que sont extraites les plus dangereuses maximes que je cite. » ( Note de la page 123 de son IT° vol.) Je ne puis, pour ma part, souscrire à ce jugement, qui me parait beaucoup trop absolu. L’Épilogue contient, il est vrai, des opi- nions erronées ; il exagère même certaines doctrines du Manuel ; mais il y a pis que cela; et d’ailleurs la thèse qui y est dévelop- pce est bonne et vraie. Seulement elle aurait gagné à être sou- tenue par de meilleures raisons. ‘ L’auteur s’élève avec force contre la théorie de la puissance absolue. Il prétend que la première ordonnance dans laquelle la formule : Tale est placitum nostrum (traduit plus tard par : Tel est notre plaisir) a été employée,, est Pordonnance de Charles VIII, 1485, qui défend les habits d'or et de soie aux personnes de moin- dre condition. « Il dépend, puis après, ajoute-t-il, des Parlements et des autres moindres juges, d’examiner la justice de telles lettres, et de vérifier si elles sont trouvées justes et raisonnables. » C’est à l’article du Manuel du bon citoyen que les doctrines poli- tiques de l’auteur pourront être exposées dans leur sens exact et complet. L’Épilogue a été publié pendant la semaine sainte.
1265Epistola ad cardinalem Mazarinum, per quam validis rationibus suadetur, et ipsis Francisci Petrarchæ verbis admonetur, ut tyrannidem quam in Francos et in bonos omnes crudelissimè exercet, citiùs deponat, vel se fortunæ inconstantis mox ludibrium et omnibus suppliciis objectandum proponat, ac speret nunquàm pœnas, sibi meritas, evasurum.1619Paris81265. Epistola ad cardinalem Mazarinum, per quam validis rationibus suadetur, et ipsis Francisei Petrar- chæ verbis admonetur, ut tyrannidem quam in Francos et in bonos omnes crudelissimè exercet, citiüs deponat, vel se fortunæ inconstantis mox ludibrium et omnibus suppliciis objectandum proponat, ac speret nunquäm pœnas, sibi meritas, evasurum. Parisiis, 1619, 8 pag. Ce pamphlet se compose, outre les deux pages du titre, de l’épître à Mazarin , 2 pages, et du 95* dialogue de Pétrarque sur la tyrannie, 4 pages.
1266Épitaphe de la sainte boutique d'un maître savetier de la rue des Prêcheurs.1649Paris41266. Épitaphe de la sainte boutique d'un maîtrev savetier de la rue des Prêcheurs. Paris, 1649, 4 pages. Sainte Boutique etait le sobriquet du savetier, qui s’appelait Thomas Mouthié. Cependant j’ai vu deux autres exemplaires de cette pièce qui portaient au titre : de la vénérable boutique.
1267Épitaphe de monsieur de Nemours.Sans DateSans Lieu41267. Épitaphe de monsieur de Nemours. (S. 1. n. d.), A pages. Quatre sonnets détestables : le premier est l’épitaphe ; le second est intitulé : Au père et l’Aleyon de la France, Son ÂAltesse Royale ; le troisième : À messieurs les princes ; le quatrième : le Citoyen de Paris. Signé J. de S. N.
1268Épitre chagrine1652Sans Lieu131268. Épitre chagrine. (S. 1., 1652), 13 pages non chiffrées. Édition originale et rare d’une des meilleures pièces de vers de Scarron. Scarron écrit des bords de la Loire, peut-être de Tours, à son ami Rosteau : « Toï qui, de tous temps, as été Le fidèle dépositaire De ma moindre petite affaire… Depuis que je suis venu boire Des eaux du beau fleuve de Loire, Et que, de crainte d’un blocus Et de la dizette d’écus... . Pai quitté Paris sans trompette... . Il faut porter dans l’Amérique Un chagrin si mélancolique, Et voir si, sous un autre ciel, Son absinthe deviendra miel, » Il règne dans ceite pièce un ton de mélancolie qu’on n’attend guère de Scarron, quoique le burlesque n’y perde pas tous ses droits. Le poëte se plaint de la mauvaise fortune des poëtes : « De Corneille les tragédies Si magnifiques, si hardies, De jour en jour baissent de prix.. . . L’auteur du fameux Ærtamène (Scudéry) À perdu son gouvernement.….… . Notre ami Tristan , gentiïhomme Autant qu’un dictateur de Rome.. . Atiend encor que la fortune Contre lui n’ait point de rancune. » Scarron se plaint de ce que d’Aorrétes gens ne lui rendaient pas l’argent qu’il leur prétait. Je crois que ce fait est assez nouveau. En 1639, il fit paraître une Seconde épêtre chagrine qui ne vaut pas la première. N’est-ce pas l’Épître chagrine que Mailly signale sous le titre inexact de : Voyage du sieur Scarron en Amérique, page 265 de son deuxième vol.
1269Épitre héroïque au roi sur sa première communion, ou les Espérances triomphantes du roi très-chrétien, prises du premier et du plus important exercice du christianisme, par Charlotte Hénault.1649Paris101269. Épitre héroïque au roi sur sa première communion, ou les Espérances triomphantes du roi très-chrétien, prises du premier et du plus important exercice du christianisme , par Charlotte Hénault. Paris, François Noël, 1649, 10 pages.
1270Épouvantable (l’) vision apparue sur l’abbaye de Marmoutiers lez Tours, envoyée par une lettre d’un bourgeois de la ville à un sien ami, à Paris.Sans DateSans Lieu31270. Épouvantable (l’) vision apparue sur l’abbaye de Marmoutiers lez Tours, envoyée par une lettre d’un bourgeois de la ville à un sien ami, à Paris. (S. 1. n. d.), à pages. La lettre est signée J. Dufresnoy.
1271Équipage (l') nécessaire pour aller à la chasse aux larrons de ce royaume.1649Paris81271. Équipage (l') nécessaire pour aller à la chasse aux larrons de ce royaume. Paris, Nicolas de La Vigne, 1649, B pages. Cette pièce n’est pas sans mérite.
1272Équiproquo (l’) de l'autre monde sur l’arrivée du Mazarin, et l’arrêt irrévocable rendu contre ce cardinal du même nom. Un courrier, arrivé depuis peu de l'autre monde, m'en a appris des nouvelles dont je veux vous faire part, mon cher Damon, si vous l'avez pour agréable; voici à peu près ce qu'il m'a dit.1649Paris121272. Équiproquo (l’) de l'autre monde sur l’arrivée du Mazarin, et l’arrêt irrévocable rendu contre ce cardinal du même nom. Un courrier, arrivé depuis peu de l’autre monde, m'en a appris des nouvelles, dont je . veux vous faire part , mon cher Damon, si vous l’avez pour agréable; voici à peu près ce qu’il m’a dit. Paris, Jean Brunet, 1649, 12 pages. C’est peut-être le seul exemplaire “qui porte l’Équeproguo ; au moins est-il certain que j'en ai rencontré plusieurs autres où le Quiproquo était très-régulièrement écrit. Dans tous les cas cette édition, si c’en est une, ne se distingue que par la faute du titre.
1273Eslection (l’) du comte d’Harcourt au gouvernement de l’Alsace et de la ville et forteresse de Brissac (sic) et Philisbourg par les garnisons.1652Paris81273. Eslection (l’) du comte d’Harcourt au gouverne- ment de l’Alsace et de la ville et forteresse de Bris- sac (sic) et Philisbourg par les garnisons. Paris, Louis Hardouin, 1652, 8 pages. L’auteur prétend que Mazarin avait voulu retirer Tilladet de Brisac pour y mettre Charlevoix. C’était tout le contraire.
1274Espagne (l’) affligée et en trouble de voir la France paisible, et exempte du naufrage où elle pensoit que nos derniers troubles devoient la faire abymer.1649Paris161274. Espagne (l’) affligée et en trouble de voir la France paisible, et exempte du naufrage où elle pensoit que nos derniers troubles devoient la faire abymer. Paris, 1649, 16 pages.
1275Espagne (l’) demandant la paix aux pieds de la Majesté Royale et du Parlement.1649Paris81275, Espagne (l’) demandant la paix aux pieds de la Majesté Royale et du Parlement. Parts, Jean Dédin, 1649, 8 pages.
1276Espérance (l') de la paix et de l'abondance des vivres à Paris.1649Paris81276. Espérance (l') de la paix et de l'abondance des vivres à Paris. Paris, Louis Sévestre, 1649, 8 pages. ' Le Parlement venait de nommer ses députés pour la conférence de Ruel.
1277Espérance (l’) de la paix universelle, présentée à Son Altesse Royale en faveur de la naissance de monseigneur le Prince, fils unique de monseigneur le duc d'Orléans, avec la prédiction dudit prince, né sous le signe du Lion.1650Paris71277. Espérance (l’) de la paix universelle, présentée à Son Altesse Royale en faveur de la naissance de monseigneur le Prince, fils unique de monseigneur le ducd'Orléans, avec la prédiction dudit prince, né sous le signe du Lion. Paris, André Chouqueux, 1650, 7 pages. Signé J. Canu, sieur de Bailleul, capitaîne de l’Académie royale pour l’infanterie.
1278Espérance (l') des bons villageois et leurs réjouissances publiques sur les heureux progrès des armées parisiennes, conduites par messieurs les princes de Conty, de Beaufort, d'Elbeuf et autres grands seigneurs.1649Paris81278. Espérance (l') des bons villageois et leurs réjouis- sances publiques sur les heureux progrès des armées parisiennes, conduites par messicurs les princes de Conty, de Beaufort, d'Elbeuf et autres grands sei- gneurs. Paris, Claude Boudeville, 1649, 8 pages.
1279Esprit (l') d’Alexandre le Grand présenté au roi pour la paix générale et soulagement de son peuple.1652Paris241279. Esprit (l') d’Alexandre le Grand présenté au roi pour la paix générale et soulagement de son peuple. Paris, Louis Hardouin, 1652, 24 pages. C’est une longue déclamation sur les prétentions de Mazarin à la couronne. L’esprit d’Alexandre n’est que dans le titre.
1280Esprit (l’) d’intérêt, ou la Censure des deux libelles intitulés: l’Esprit de paix et l’Esprit de guerre.1652Paris151280. Esprit (l’) d’intérêt, ou la Censure des deux libelles intitulés: l’Esprit de paix et l’Esprit de guerre. Paris , Nicolas Guérard, 1652, 15 pages. Ce n’est plus ici l’expression d’un parti ; c’est une petite spécu- lation d’écrivain.
1281Esprit (l’) de feu la reine mère, parlant à la reine sur l’état de sa régence.1649Paris161281 . Esprit (l’) de feu la reine mère, parlant à la reine sur l’état de sa régence. Paris, 1649, 16 pages. Peu commun ; mais sans pensée et sans style. Ce pamphilet a été réimprimé en 1652.
1282Esprit (l') de guerre des Parisiens contre l’Esprit de paix du Corinthien, refuté article par article1652Sans Lieu201282. Esprit (l') de guerre des Parisiens contre l’Esprit de paix du Corinthien, refuté article par article. (S. L), 1652, 20 pages. « Corinthien, vous êtes un séditieux, aussi impudent que crimi- nel. » On connaît après cela le ton du pamphlet. L’auteur ne discute pas ; il injurie. Parlementaires frondeurs : le président de Nesmond, les prési- dents d'Hodie, Charton, Viole, Molé, de Thou, Lagrange, et MM. Broussel, Le Meusnier, Deslandes-Payen , Portail, Coulon, Dorat, Montauglan, Pithou, Foucault, Leclerc de Courcelles, Bitaut, Canais (sic), Védeau, Pinon, Durand, Petau, Croissy, Mar- tineau , Géniers, Cumont, Pontcarré et Machaut. Royalistes : le premier président, les présidents de Bailleul, Novion, de Mesmes, Lecoigneux, Bocquemare, Guénégaud, de Lamoignon,, Perot, Le Féron, les conseillers Doujat, Prévost, Sévin, Quélin (sic), Champré , Grasseteau, Lefèvre , Tibeuf , Ri- bier, Caumont, Bernard-Ressé, Bragelogne, Corbeville, Labarre et Fouquet , procureur général. « La naissance et la bonté de Son Altesse Royale, le courage et les victoires du prince de Condé, la vertu et la science du prince de Conty, le zèle et l’affection du duc de Beaufort, la sagesse et la générosité du duc de Nemours, l’assistance et la modération du duc de Rohan, l’effort et la conduite du duc de Sully, les peines et les fatigues du duc de Richelieu, les soins et la fidélité du duc de Larochefoucault, la douceur et la franchise du duc d’Angouléme, la bonne grâce et la civilité du prince de Tarente, la qualité et l’expérience de M. le chancelier, l’adresse et l’esprit de M. de-Chavigny, les emplois de Marsin, la vigilance de Tavannes, les défaites de Baltazar, les forces du Doignon, et la résolution de tous les chefs qui commandent dans l’armée des princes, nous obligent à suivre un si juste parti. » Barbier, sur la foi de Van Thol , attribue ce pamphlet à Dubosc Montandré, art. 5401; maiïs je ne saurais dire sur quoi se fonde lopinion de Van Thol,
1283Esprit (l') de la vérité représentant nuement la puissance et l’autorité du roi, dédié à Son Altesse Royale.1652Paris161283. Esprit (l') de la vérité représentant nuement la puissance et l’autorité du roi, dédié à Son Altesse Royale. Paris, 1652, 16 pages. Dulbrose Montandré. Sa conclusion est que le peuple peut détré- ner le roi qui n’a pas les qualités nécessaires pour gouverner; mais c’est Dieu qui ôte ou dénie ces qualités; en sorte que le peuple n’est que son instrument.
1284Esprit (l’) de paix.1652Sans Lieu41284. Esprit (l’) de paix. (S. 1., 1652), 4 pages. Pamphlet royaliste, remarquable de pensée et de style. L’auteur conseille aux Parisiens d’aller au palais d'Orléans demander le roi sans condition et la paix. « Que le roi soit maître sans condition; le peuple sans oppres- sion ; le royaume sans guerre ; les princes en leur devoir ; les lois en leur force; le bourgeois en paix; la campagne libre; le paysan dans sa maison; les armées sur la frontière; et l’ordre rétabli pour user doucement de la vie. » Ce pamphlet fit une grande sensation dans Paris. Le parti des princes se hâta d’y répondre par l’EÆsprit de guerre des Pari- siens, etc. L’auteur de ce dernier Hibelle raconte qu’on avait arrêté le porteur de l’Æspret de paz, qui avait déclaré que cette pièce lui avait été remise chez le coadjuteur; et il ajoute aussitôt : « Il est encore au Châtelet. » Je ne vois pas qu’aucune procédure ait été instruite ni contre le porteur, ni contre l’Æsprit de paix; ce qui n’infirme en rien le récit du pamphlétaire. Le Châtelet aurait bien pu être obligé de recevoir le prisonnier; mais le forcer d’instruire était beaucoup plus diffi- cile. Il n’avait jamais été du parti des princes; et le Parlement n’en était presque plus. Cette arrestation n’empécha pas le pamphlet de se répandre, car on en fit presque aussitôt une autre édition de 7 pages , Paris, 1652, jouxte la copie semée par la ville de Paris ( dans la nuit du 25 juin). En même temps, au moins dans le même mois de juin, l’affi- che suivante offrit aux Parisiens une sorte de traductiion du passage de l’Esprit de paix que j'ai cité, mais un peu accommo- dée aux dispositions des frondeurs : I faut renvoyer Mazarin Une lieue au delà de Turin ; Et que jamais messieurs les princes Ne soient gouverneurs de provinces ; Le Parlement à son mestier, À juger Tibaut et Gautier ; Le marchand dedans sa boutique, Sans se mesler de politique ; Faire punir les séditieux , Sans pardonner aux grands messieux ; Point de colporteurs dans la rue; Le paysan à sa charrue ; Tous les chicanoux au Palais ; C’est le moyen d’avoir la paix. Il existe à la bibliothèque de Sainte-Geneviève deux exem- plaires de l’Æsprit de paix, sur l’un desquels on lit, d’une écriture du temps : 25 juir 1632, et sur l’autre : par e P. Faure. L’auteur de l’Fxamen des divers sentiments sur l’arrét du Par- lement du 20 juillet, ete., dit quelque part : « Les écrits qui calom- nient la conduite du Parlement et des princes, sont attribués ‘au coadjuteur, ou à quelque autre bonne plume.… : quelques-uns ont cru que la Pièce de Pontoise partoit de la même main que celui de l'Esprit de puizx et de la Vérité (toute) nur, ete. » Pour quiconque sait live, la Pièce de Pontoise et la Vérité toute nue ne sont évidemment pas du coadjuteur; mais au contraire elles s’accordent très-bien avec les sentiments et les opinions du P. Faure. Elles procèdent d’ailleurs, aussi bien que l’Esprèe de paiæ, de la même pensée. On ne peut en douter. Donc il ne faut pas“s’arrêter à la supposition de l’auteur de l’Esprit de guerre, qui s’en prend au coadjuteur plutôt par Phabi- tude du parti que par une attentive appréciation de l’esprit et du style de l’Esprit de paix; et puisque le choix est entre Gondy et le P. Faure, je n’hésite pas à me prononcer pour le dernier. Sandricourt a fait à l Esprit de paix une assez pauvre Réponse; et un anonyme a publié la Réponse au séditieux écrit intitulé: l’Es- prit de paix , etc. Outre les trois pièces dont j’ai donné les titres plus haut, on a publié du P. Faure, pendant la Fronde : la Harangue funèbre de M. de Châtillon , etc., et la Réponse du père Faure au pére Char- treux, etc., dont je ne garantis pas l’authenticité. Le père Faure était cordelier et docteur de Sorbonne. Il a éte successivement prédicateur, confesseur de la reine mère, évêque de Glandèves, de Montpellier et d’Amiens. Plus homme de cour qu’il ne convenait à sa profession, il n’allait ordinairement dans son diocèse que pour les fètes de Pâques. Aussi l’appelait-on le père Paschal. « M. D’Amiens, dit l’éditeur du Méragiara, p. 122 du deuxième volume, a fait trois oraisons funèbres, entre lesquelles est celle de la reine mère , sa bienfaitrice, pour laquelle il devoit faire tous ses efforts, mais où 1l ne réussit pas mieux qu’aux deux autres qu’il avoit prononcées à la cour, et dont on n’étoit pas content. On dit au roi qu’il en vouloit faire une quatrième. M. de La Feuillade dit : « Sire, c’est qu’il demande le tout du tout. » 10
1285Esprit (l') du duc de Châtillon apparu à monsieur le prince de Condé.1649Paris81285. Esprit (l') du duc de Châtillon apparu à monsieur le prince de Condé. Paris, Nicolas Jacquard , 1649, B pages. R enpon rrrs E Rauen - Fane T A Au é
1286Esprit (l') du feu roi Louis le Juste à la reine, lui témoignant ses sensiblés regrets sur le mauvais gouvernement de l’État.1652Paris311286. Esprit (l') du feu roi Louis le Juste à la reine, lui témoignant ses sensiblés regrets sur le mauvais gouvernement de l’État. Paris, 1652, 31 pages. Un des pamphlets les plus violents et les plus insolents. Louis XIII reproche à la reiue son libertinage et ses larmes de crocodiile ! « Tout ce qui a commencé peut prendre fin; et si ceux qui vinrent d’Allemagne avec les rois, ont laissé des successeurs qui les aiment (les rois), le sang des Gaulois, sur lesquels ils ont usurpé cette puissance, en est naturellement enremi. » Il y à vingt-cinq ans qu’an nous a donné pour du neuf cette idée vieille de plus d’un siècle. Nous n’avons rien inventé, pas même nos sottises. L’esprit de Louis XIII parle en prose. Quand il a fini , l’auteur reprend en vers: « Ainsi, dit ce grand roi qui, sous le nom de Juste, Eut toujours le bonheur et la force d’Auguste.…. Son épouse, insensible autant qu’inexorable, Se plaît à voir languir un peuple misérable.. . Mais, à Ciel, juste Ciel , si telle est son envie, Daigne abréger les jours de sa fatale vie ; Et pour nous soulager, fais-nous grâce en ce point De ne point séparer ce que toi-même as joint. » Mailly a cité ces vers dans la note de ia page 60 de son V* vol.
1287Esprit (l') du feu roi Louis XIII à son fils Louis XIV, lui montrant que la mauvaise conduite de Mazarin est la cause des troubles de l’État, et lui donnant les moyens infaillibles de les appaiser par son retour en sa bonne ville de Paris.1652Paris461287. Esprit (P) du feu roi Louis XIIL à son- fils Louis XIV, lui montrant que la mauvaise conduite de Mazarin est la cause des troubles de l’État, et lui donnant les moyens infaillibles de les appaiser par son retour en sa bonne ville de Paris. Pares, 1652, 46 pages. C’est en quelque sorte une suite que l’auteur a voulu donner à la pièce qui précède; et il s'y est surpassé lui-même. Je cite : « Il est vrai qu’on auroit sujet de s’étonner comment Senèque et Burrhus..…. prétèrent leur consentement au funeste dessein que faisoit Néron de perdre sa mère, Agrippine,.…. si ce n’est que la raison nous apprend qu’il n’est pas juste qu’une personne, pour flatter sa passion et satisfaire quelque désir de vengeance mal fondé , trouble le repos de tout un empire, et qu’il est permis d’éteindre un flambeau qui ne luit que pour la ruine du genre humain. » J’ai besoin de dire qu’au moment où ces lignes exécrables s’im- primaient, le peuple de Paris avait rompu avec la Fronde.
1288Estendart (l') de la liberté publique.1649Sans Lieu111288. Estendart (l') de la liberté publique. (S. t.), 1649, 11 pages. Homélie contre les partisans.
1289Établissement universel de la paix générale, ou Sentences morales et politiques sur les plus importantes matières de l’État contre les usurpateurs du bien public, où le droit des gens et la cause commune sont équitablement défendus, en faveur des souverains et des peuples, touchant la véritable création et la légitime autorité des rois, et la mutuelle obligation des princes envers leurs sujets et des sujets envers les princes; pièce rare et instructive pour le tiers état et pour la noblesse.1649Paris151289. Établissement universel de la paix générale, ou Sentences morales et politiques sur les plus impor- - tantes matières de l’État contre les usurpateurs du bien public, où le droit des gens et la cause commune sont équitablement défendus, en faveur des sou- verains et des peuples, touchant la véritable création et la légitime autorité des rois, et la mutuelle obliga- tion des princes envers leurs sujets et des sujets envers les princes ; pièce rare et instructive pour le tiers état et pour la noblesse. Paris, Pierre Variquet, 1649, 15 pages. La paix venait d’être faite. Pensées vulgaires; science confuse ; Scipion et Cicéron empe- reurs des Romains ! « N’est-ce pas une chose inouie qu’un prinee de quatre ans, de son propre mouvement, et sans autre inspiration que celle de la science, ait su répondre avec un zèle incroyable à tous les mystères d’un sacrement où Jésus-Christ se trouve lui-même en personne? Monseigneur l’éminentissime évéque de Meaux qui le baptisoit, en fut tellement surpris qu’il ne savoit si c'étoit une illusion ou quel- que autre espèce de ces images décevantes. N’étoit-ce pas encore une chose merveilleuse d’entendre cette voix enfantine et toute céleste raisonner avec une harmonie qui n’en eut jamais de sem- blable, sur une matière si délicate que celle de l’ablution inté- rieure de-nos âmes... Il ne s’oublia pas encore de répondre hardiment à toutes les propositions qn’on lui faisoit sur sa créance, selon les termes du rituel romain, et qu’il n’étoit pas ignorant en l’art de se faire obéir au vent, ni en l’art de remuer les montagnes. Ensuite, pour confirmer les paroles que ce digne monarque venoit de dire, il récita hautement, devant tous les assistants d’une action si noble et si pieuse que la sienne, le symbole des apôtres et l’orai- son dominicale ; puis tenant un cierge ardent entre les mains, il se mit à prier Dieu durant tout le reste de la cérémonie. » C’est le baptème de Louis XIV.
1290État (l’) de la marche et le lieu où est à présent l’armée de l’archiduc Léopold, commandée par le marquis de Noirmoutier et le comte de Fuensaldagne, avec ce qui s’y est passé de plus mémorable.1649Paris81290. État (l’) de la marche et le lieu où est à présent l’armée de l’archiduc Léopold, commandée par le marquis de Noirmoutier et le comte de Fuensaldagne, avec ce qui s’y est passé de plus mémorable. Paris, veuve d'Antoine Coulon, 1649, 8 pages. L’auteur prétend avoir vu que l’armée était encore le 19 mars à Vaudancourt, d’où Noirmoutier avait daté sa déclaration du 16.
1291État déplorable auquel est à présent réduit le sieur de Marchin, baron de Modaluc et de Ramezée, mareschal des camps et armées du roy, et son lieutenant général en Catalongne, gouverneur de Tortose.1650Sans Lieu31291. État déplorable auquel est à présent réduit le sieur de Marchin , baron de Modaluc et de Ramezée, mareschal des camps et armées du roy, et son lieu- tenant général en Catalongne, gouverneur de Tortose. (S. 1., 1050), 3 pages in-folio. Tres-rare.
1292État déplorable des affaires de finance au mois de mars 1651.1651Sans Lieu71292. État déplorable des affaires de finance au mois de mars 1651. (S. 1.), 1651, 7 pages. Quelques détails, mais peu.
1293État (l') déplorable des femmes d’amour de Paris, la harangue de leur ambassadeur envoyé au cardinal Mazarin, et son succès.1649Paris71293. État (P) déplorable des femmes d’amour de Paris, la harangue de leur ambassadeur envoyé au cardinal Mazarin, et son succès. Paris, 1649, 7 pages. Pièce ordurière et médiocrement spirituelle.
1294État (l' ) des troupes de monsieur le prince de Condé, et de tout ce qui s’est passé dans la Guienne et le Berry depuis son arrivée en la ville de Bordeaux.1651Sans Lieu81294. État (l ) des troupes de monsieur le prince de Condé, et de tout ce qui s’est passé dans la Guienne et le Berry depuis son arrivée en la ville de Bordeaux. (S. [.), 1651, 8 pages. Curieux et peu commun. « Le roi partde Bourges pour se rendre à Tours pour l’assemblee des États généraux. » On peut eroire par là que la pièce est de septembre 1651
1295État (l') des vérités du cardinal Mazarin après son retour.1652Paris61295. État (l') des vérités du cardinal Mazarin après son retour. Paris , 1652, 6 pages.
1296État (l’) en trouble par le gouvernement des étrangers, où l'on verra que c’est une maladie ordinaire à tous les États de ne pouvoir souffrir un gouvernement étranger, et que, tant que nous serons gouvernés par eux, il est bien difficile que nous ayons une bonne paix, par M. N. R. F. J.1652Paris151296. État (l’) en trouble par le gouvernement des étrangers, où l'on verra que c’est une maladie ordi- naire à tous les États de ne pouvoir souffrir un gou- vernement étranger, et que, tant que nous serons gouvernés par eux, il est bien difficile que nous ayons une bonne paix, par M. N. R. F. J. Paris, Antoine Chrétien, 1652, 15 pages. L’auteur n’attaque Mazarin que dans sa qualité d’étranger. Il respecte sa conduite, couverte, dit-il, de l’approbation du roi.
1297État et tarif des droits de barrages à prendre sur les marchandises et denrées entrant dans la ville et faubourgs de Paris, tant par terre que par eau, ensemble l’ordonnance de messieurs les président et trézoriers de France de la généralité de Paris, concernant lesdits droits de barrages, du vingt septième octobre 1648.1648Paris121297. État et tarif des droits de barrages à prendre sur les marchandises et denrées entrant dans la ville et faubourgs de Paris, tant par terre que par eau, ensemble l’ordonnance de messieurs les président et trézoriers de France de la généralité de Paris, concer- nant lesdits droits de barrages, du vingt septième octobre 1648. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1648, 12 pages. Le tarif est de 1640.
1298État général de l’armée des princes, et leur jonction, d’où s'ensuit les noms des généraux , Son Altesse Royale, messieurs les princes de Condé, de Conty, les ducs de Longueville, de Beaufort et de Nemours, avec la liste des officiers, ensemble l’ordre des troupes qui sont tant à Chartres (Chastres) qu'aux environs.1652Paris81298. État général de l’armée des princes, et leur jonc- tion, d’où s'ensuit les noms des généraux , Son Altesse Royale, messieurs les princes de Condé, de Conty, les ducs de Longueville, de Beaufort et de Nemours, avec la liste des officiers, ensemble l’ordre des troupes qui sont tant à Chartres (Chastres) qu'aux environs. Paris, Claude Le Roy, 1652, 8 pages. C’est une contrefacon de la Liste de l'armée de M, le Prince, ete., à laquelle on a ajouté un préambule, et quelques lignes à la fin.
1299État (l') général des affaires de Guyenne et de tout le pays au-delà de la Loire.1652Sans Lieu81299. État (l') général des affaires de Guyenne ct de tout le pays au-delà de la Loire. (S. |., 1652 ), 8 pages. La cour était à Poitiers. L’auteur raconte qu’un milord était dé- barqué à Bordeaux ; mais il ne veut ni de républicains, ni de par- ricides. L’Anglais d’ailleurs lui a bien l’air d'être venu pour les religionnaires.
1300État général des revenus du royaume.1649Sans Lieu111300. État général des revenus du royaume. (S. 1.), 1649, 11 pages. Fermes qui se payentdirectementäl’épargne 35,085,6151. 1%s. 6d. Tailles, taillon , domaine et subsistance. . . 50,359,208 10 8 Total.. . ... 85,444,8241. 6s. 2d. Il y à un tirage pour lequel on a ajouté sur le titre : de France; exemplaires en tout semblables d’ailleurs. -
1301État (l’) présent de la fortune de tous les potentats et de toutes les puissances de l'Europe, en proverbes.1652Paris161301. État (l’) présent de la fortune de tous les poten- tats et dc toutes lcs puissances dc l'Europe, en pro- verbes. Paris, 1652, 16 pages. Sandricourt. Orléans : j'ai su me tenir sar le bon bout. Blois : it a plu sur ma mercerie. Ces deux proverbes confirment la date que j'ai trouvée écrite à la main sur un exemplaire de la bibliothèque de Sainte-Geneviève : 27 scptembre.
1302État sommaire des misères de la campagne et besoins des pauvres aux environs de Paris, des 20, 22, 24 et 25 octobre 1652.Sans DateSans Lieu121302. État sommaire des misères de la campagne et besoins des pauvres aux environs de Paris, des 20, 22, 24 et 25 octobre 4652. (S. 1. n. d.), 12 pages. Voir le Mandement de l’archevêque de Paris pour le secours des pauvres.
1303*État succinet des troubles suscités par le cardinal Mazarin, et de la misère à laquelle il a réduit le royaume.Sans DateSans Lieunan1303* État succinet des troubles suscités par le cardinal Mazarin, et de la misère à laquelle il a réduit le royaume. Rib. hist., 22514.
1304État (l) véritable des forces de la ville de Mouzon, et de la faiblesse et impuissance de l’armée ennemie, lors de sa reddition, contre les mensonges du gazettier, insérés dans la relation du 16 du présent mois de novembre, contenant le journal de ce siège.1650Sans Lieu111304. État (l) véritable des forces de la ville de Mou- zon, et de la faiblesse et impuissance de l’armée ennemie, lors de sa reddition, contre les mensonges - u gazettier, insérés dans la relation du 16 du pré- sent mois de novembre, contenant le journal de ce siège. (S. |.), 1650, 11 pages. Le narrateur accuse la lâcheté, la trahison peut-être, du gouver- neur de Mouzon , qui avait rendu la ville aux Espagnols. —
1305Éthimologie (l') de Mazarin, avec l’explication de ses armes.1649Paris81305. Éthimologie (l') de Mazarin, avec l’explication de ses armes, Paris, veuve Musnier, 1649, 8 pages. Mazarin, de Mazar, bourreau, et de iz, privatif de toute bonne qualité. Des faisceaux consulaires, l’auteur fait des haches, et des trois étoiles, trois roues, Médiocrement spirituel.
1306Étonnement (l’) de la cour de l’esprit qui va de nuit1652(s. l)161306. Étonnement (l’) de la cour de l’esprit qui va de nuit. (S. 1.), 1652, 16 pages. Sorte de coc-à-l’âne, dont il n’y a rien à dire si ce n’est qu’il n’est pas commun,
1307Étrennès (les) burlesques de M. Scarron envoyées à Mazarin.1652Paris81307. Étrennès (les) burlesques de M. Scarron envoyées à Mazarin. Paris, 1652, 8 pages. « À Paris le dernier du mois Six jours devant le jour des rois (1651). » Cette pièce a parù également sous le titre de Relation burlesque véritable de tout ce qui s’est passé dans la Fronde de Paris jusques à présent, etc.
1308Étrennes burlesques pour le premier jour de l’an mil six cent cinquante1650Paris81308. Étrennes burlesques pour le premier jour de l’an mil six cent cinquante. Paris, J. Dédin, 1650, 8 pages.
1309Étroite (l') alliance, ou la Jonction du Parlement de Bretagne et des trois États de la province avec le Parlement de Paris.1649Paris111309. Étroite (l') alliance, ou la Jonction du Parlement de Bretagne et des trois États de la province avec le Parlement de Paris. Paris, 1649, 11 pages. On sait que le prétendu arrêt de jonction du Parlement de Bre1 tagne, publié par les frondeurs, était faux, et que les exemplaires en ont été supprimés par arrêt du Parlement de Paris.
1310Évangéliste (l’) de la Guyenne, ou la Découverte des intrigues de la petite Fronde dans les négociations et les mouvements de cette province, depuis la détention de messieurs les princes jusqu'à présent.1652Paris161310. Évangéliste (l’) de la Guyenne, ou la Découverte des intrigues de la petite Fronde dans les négocia- tions et les mouvements de cette province, depuis la détention de messieurs les princes jusqu'à présent. Paris, veuve J. Guillemot, 1652, 16 pages. Accusations de l’Ormée contre les meneurs du Parlement, Pi- chon, Guyonnet, Taranque; contre Chambon, gouverneur de Saintes , etc., auxquels l’auteur reproche d'avoir opprimé et volé les peuples , trompé et trahi les princes. Quelques faits curieux. L'Évangéliste a été publié principalement contre le livre de Fon- teneil , l’Histoire des mouvements de Bourdeaux.
1311Évangéliste (l') du salut public, où il est traité des moyens que l’on doit tenir pour remettre l’État en son ancienne splendeur, et pour le rendre très redoutable à toutes les puissances de l'Europe, divisé en deux parties: en la première nous faisons voir que l’État ne se sauroit jamais bien délivrer de ses oppressions que par la convocation des trois États; en la seconde, nous découvrons ce qu'il faut observer pour avoir un fonds capable d’obliger les ennemis à nous donner la paix générale.Sans DateSans Lieu381311. Évangéliste (l) du salut publie, où il est traité des moyens que l’on doit tenir pour remettre l’État en son ancienne splendeur, et pour le rendre très redoutable à toutes les puissances de l'Europe, divisé en deux parties : en la première nous faisons voir que l’État ne se sauroit jamais bien délivrer de ses oppressions que par la convocation des trois États ; en la seconde, nous découvrons ce qu'il faut observer pour avoir un fonds capable d’obliger les ennemis à nous donner la paix générale. (S. Î. n. d.), 38 pages. L’auteur raisonne bien dans les généralités; mais quand il passe à l’application, il n’est pas exempt de reproches. Il à une haine furieuse contre Mazarin. Il professe cette opinion que les États peuvent délibérersur les affaires du gouvernement, et prendre des sûretés en l’absence du roi; ce qui donne à son pamphlet la date de 1652. Son style est remarquable de clarté et de force. Voici une curieuse nomenclature d’impôts : « Augmentation des soldes et des gabelles, taillons , emprunts, francs fiefs, nouveaux acquêts, aliénations de domaines, aydes , création de bureaux, foraine, offices vendus, deniers de confirmation et des consigna- tions , droits pris sur la valeur et l’altération des monnaies, enlè- vement du fonds et des mumitions de guerre , retranchement des vivres et des gages des officiers, étapes, équipages, aisés, aug- mentations d’entrées, etc. » Les moyens de faire un fonds sont parfaitement simples - « Faire rendre compte à tous ceux qui ont manié les finances ; prendre la meilleure partie des revenus-ecclésiastiques, et même, s’il y a lieu, _vendre le temporel. » ;
1312Évènements infaillibles touchant l’autorité du roi envers ses sujets.Sans DateSans Lieu81312. Évènements infaillibles touchant l’autorité du roi envers ses sujets. (S. |. n. d.), 8 pages. Contrefaçon du billet du chevalier de La Valette, intitulé : Zis et fais.
1313Exacte (l') recherche des désordres que la mauvaise conduite de M. le Prince a causé (sic) dans l'État, depuis sa liberté jusques à sa retraite, et notamment tous les maux que son voyage de Bordeaux et son armement nous font déjà souffrir, et ceux qu'il nous fera encore éprouver s'il tient la même conduite.1651Paris201313. Exacte (l') recherche des désordres que la mau- vaise conduite de M. le Prince a causé (sic) dans l’État, depuis sa liberté jusques à sa retraile, et notamment tous les maux que son voyage de Bordeaux et son armement nous font déjà souffrir, et ceux qu'il nous fera encore éprouver s’il tient la même conduite. Paris, 1651, 20 pages. Signé P. M. L. D. R. C’est une apologie du prince de Condé.
1314Examen de l’écrit dressé par Molé, Servien et Zondedei (sic) sous le titre de : Édit du roi portant amnistie de tout ce qui s’est passé à l’occasion des présents mouvements, à la charge de se remettre, dans trois jours, dans l'obéissance du roi.1652Paris151314. Examen de l’écrit dressé par Molé, Servien et Zondedei (sic) sous le titre de : Édit du roi portant amnistie de tout ce qui s’est passé à l’occasion des présents mouvements, à la charge de se remcttre, dans trois jours, dans l'obéissance du roi. Paris, 1652, 15 pages. FRare. « Destime que le règne de Néron seroit pour nous le siècle d’or.» « Il ne faut point de pardon, Tout ce que les princes ont fait, mérite plutôt des récompenses que des abolitions. » « Les violences qui se faisoient sur le Pont-Neuf le 25 juin, et tous les complots étoient préparés dans l'hôtel de Lhôpital, et in- ventés par le coadjuteur, madame de Chevreuse et madame de Rhodes. » Ces trois citations font assez connaître l’esprit et le parti , pour ainsi dire , de ce libelle.
1315*Examen de la remontrance du Parlement de Provence.Sans DateSans Lieunan1315*. Examen de la remontrance du Parlement de Provence. Bib. hist., 23018. Ce titre a été emprunté à Prrrow, Histoire de la ville d’Aix, p- 329. Il n’est probablement qu’une abréviation de celui qui va survre.
1316Examen de la Très-humble remontrance du Parlement de Provence au roi sur le gouvernement de M. le comte d'Alais.1649Sans Lieu411316. Examen de la Très-humble remontrance du Parlement de Provence au roi sur le gouvernement de M. le comte d'Alais. (S. |., 1649), M pages. Tres-rare.
1317Examen de la vie des juifs, de leur religion, commerce et trafic dans leur synagogue.1652Paris81317. Examen de la vie des juifs, de leur religion, commerce et trafic dans leur synagogue. Paris, Fr. Preuveray, 1652, 8 pages. C’est contre ce pamphlet qu’a été publiée la Réponse des prin- cipaux de la synagoguc , etc. Les deux pièces se rattachent à l’as- sassinat de l’épinglier de la rue Saint-Honoré. Voir le Récit naïf et véritable du cruel assassinat , etc.
1318Examen des divers sentiments sur l’arrêt du Parlement du 20ᵉ juillet, et du discours sur la lieutenance, ou Réponse à la Pièce de Pontoise.1652Paris161318. Examen des divers sentiments sur l’arrêt du Parlement du 20° juillet, et du discours sur la lieu- tenance, ou Réponse à la Pièce de Pontoise. Paris, 1652, 16 pages. « L’État est par-dessus les rois; et quand il ne pourra subsister sans la lieutenance, ceux qui en sont les principaux sujets, ont le droit de l’ériger et de l’établir. » On reconnaît à ce passage le parti des princes.
1319Examen des parallèles faits par un excellent prédicateur entre David et le cardinal Mazarin, ou, pour mieux dire, entre le traître Campo-Basso, Italien, avec le même Mazarin, au jugement du lecteur, par M. B. J. V. D. R. D. L. P. P. T.1652Paris81319. Examen des parallèles faits par un excellent prédicateur entre David et le cardinal Mazarin, ou, pour mieux dire, entre le traître Campo-Basso , Italien, avec le même Mazarin, au jugement du lecteur, par M. B. J. V. D. R. D. L. P. P. T. Paris, 1652, B pages.
1320Examen (l') des princes pour gagner le jubilé dans le bois de Vincennes.Sans DateSans Lieu121320. Examen (l') des princes pour gagner le jubilé dans le bois de Vincennes. (S. Î. n. d.), 12 pages. L’auteur proteste en trois lignes de prose à la fin de sa pièce qu’il n’a eu le dessein d’offenser personne. La précaution n’est pas de trop; car il va jusqu’à supposer les princes sodomistes.